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Enchainé par le stress ? 3 méthodes pour ne pas se laisser dépasser avant une épreuve.

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L’horizon est pur. Peut-être trop pur, le bleu du ciel paraît insolent. Pas une tâche blanche ne vient recouvrir les cimes des montagnes. Aucun vent ne dérange les branches des arbres. La montagne est silencieuse mais, comme nous l’annonce notre guide de montagne, derrière ce silence rassurant se cache le tumulte de l’orage. Alors, notre gorge se noue.

Vous êtes vous déjà retrouvé en haute montagne pendant un orage ? En à peine une heure, la plus belle des après-midi d’été se transforme en cauchemar. Le principal problème n’est pas la pluie qui vient vous glacer les os ou les bourrasques de vent qui essayent, les unes après les autres, de vous faire tomber. Mais plutôt la foudre qui vous menace à chaque pas. Quiconque a vu frapper la foudre à quelques centaines de mètres de lui dans le vacarme assourdissant du tonerre connaît la peur. A partir de ce moment, la moindre évocation d’un orage en haute montagne suffit à le remplir de stress.

Pourtant, ce stress est son pire ennemi. C’est lui qui, bien plus que la brûme masquant sournoisement le sentier qu’il est sensé emprunté, risque de le faire agir irrationellement, prendre les pires risques et le vider de son énergie en lui faisant oublier les précautions les plus élémentaires… On commet les erreurs les plus graves sous l’effet du stress.

De la même façon que l’approche d’un orage fait angoisser les montagnards les plus expérimentés, l’approche des concours entraîne une vague de stress énorme parmi les étudiants, même ceux qui sont le mieux préparé. Et cela est d’autant plus vrai chez les étudiants en médecine pour lesquelles il a été montré que le niveau de stress pendant les études est plus important que dans les autres filières (1).

On le sait, anxiété importante rime avec troubles de la mémoire, nuits âgités, perte d’efficacité, nausées… Y’a t’il une façon de s’affranchir de son stress ? Ou du moins diminuer celui-ci pour ne pas qu’il affecte nos performances ?

Une revue de la littérature en l’an 2000 avait recensé plus de 600 études portant sur le stress pendant les études (2). Depuis, de nombreuses recherches ont été mené, permettant une meilleure compréhension des phénomènes physiopathologiques sous-tendant l’anxiété et la mise en place de suivi longitudinal d’individus soumis à différentes méthodes de gestion du stress. (3) Que peut-on en retenir aujourd’hui ? Que conseiller à la veille des épreuves de l’ECN blanc à tous ceux qui doivent faire face à leur stress ?

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I) De l’activité physique et des exercices de respiration…

Une bonne manière de diminuer son stress est de bouger. Sortez, courrez, faîtes du vélo ou de la natation. Cela diminue le taux d’hormone de stress dans le sang et vous permettra de mieux dormir. (4)

De même, on peut vous conseiller de faire des exercices de respiration le matin avant votre épreuve. Respirer profondément permet de diminuer le rythme cardiaque et d’inhiber la sécrétion de certaines hormones du stress.

II) Favoriser les interactions sociales

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Ne restez pas seul dans votre bureau avec votre stress. Allez voir des amis, de préférences pas ceux qui font médecine ! Parlez avec vos frères et soeurs, vos parents, votre gardienne même… Cela permet de relativiser l’importance de l’examen, changer de perspective… Si l’on généralise à l’homme les résultats d’une étude effectuée sur des chiampanzés, ces interactions sociales permettent même de réduire les taux d’hormone de stress dans notre corps (5). D’ailleurs, nous vous conseillons, dès que vous aurez finit de lire cet article, d’éteindre votre ordinateur et de socialiser…

III) Identifier les éléments concrets qui vous stressent

Faîtes la liste de ce qui vous stress le plus. Est-ce la peur d’être comparé aux autres ? Une matière que vous n’avez pas bien réviser ? La sensation de ne pas en avoir fait assez ? Identifier ces facteurs concrets permet de s’en affranchir et de mettre en place des mesures pragmatiques pour y remédier. (6) Cette approche est réputée comme l’une des plus efficace pour les professionniels de santé. (7)

Enfin, notre expérience du concours, nous permet d’ajouter quelques conseils pratiques :

a) ne prenez jamais d’anxiolytiques de type benzodiazépines : ils diminuent les performances et entraînent des troubles de la mémoire.

b) A l’approche des épreuves, si vous tournez en rond dans votre bureau. Que vous vous mettez à ouvrir tous vos livres, relire frénétiquement vos fiches et brasser du vent, n’hésitez pas à vous arrêter et prendre une pause d’au moins une demi-heure. Ensuite, choisissez un item très important. Par exemple, « syndrome coronarien aigu » ou « tuberculose » et ne travaillez que sur celui-ci. Lisez le de long en large, récitez-le, faîtes toutes les questions isolées de la base SIDES… Cela permettra de canaliser votre énergie et sera forcément rentable à un moment ou un autre.

c) Pour finir, préparez votre dernière semaine de révision à l’avance. Certains font un carnet regroupant les points les plus important de chaque item, d’autres récitent leurs fiches, d’autres encore travaillent une liste précise de trente items. LA méthode ultime n’existe pas mais l’astuce est de bien planifier sa dernière semaine de révision pour être efficace et ainsi mieux gérer son stress.

d) N’oubliez jamais que vous vous battez contre vous même et pas contre les autres. Donnez vous au maximum. Là où d’habitude vous faîtes des fautes d’inattention, là où vous perdez bêtement les points ne les perdez pas pendant les épreuves c’est comme cela que l’on réussit. En bref soyez meilleur que vous même et vous serez fier de vous.

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Courage et pugnacité ! Nous sommes là pour vous aider jusqu’au bout.

Ne lachez rien cette semaine !

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Bibliographie

  1. de La Rosa-Rojas G, Chang-Grozo S, Delgado-Flores L, Oliveros-Lijap L, Murillo-Pérez D, Ortiz-Lozada R, Vela-Ulloa G, Yhuri Carreazo N. Gac Med Mex. 2015 Jul-Aug;151(4):443-9. Spanish. PubMed PMID: 26290019.
  2. Stress management in medical education: a review of the literature.Shapiro SL, Shapiro DE, Schwartz GE Acad Med. 2000 Jul; 75(7):748-59
  3. Garber MC. Exercise as a Stress Coping Mechanism in a Pharmacy Student Population. Am J Pharm Educ. 2017 Apr;81(3):50.
  4. Cairney J, Kwan MYW, Veldhuizen S, Faulkner GEJ. Who uses exercise as a coping strategy for stress? Results from a national survey of Canadians. J Phys Act Health. 2014 Jul;11(5):908–16.
  5. Wittig, R. M., Crockford, C., Weltring, A., Langergraber, K. E., Deschner, T., & Zuberbühler, K. (2016). Social support reduces stress hormone levels in wild chimpanzees across stressful events and everyday affiliations. Nature communications, 7, 13361. doi:10.1038/ncomms13361
  6. Shimanoe C, Hara M, Nishida Y, Nanri H, Otsuka Y, Horita M, et al. Coping strategy and social support modify the association between perceived stress and C-reactive protein: a longitudinal study of healthy men and women. Stress. 2018;21(3):237–46.
  7. Yildiz Findik U, Ozbas A, Cavdar I, Yildizeli Topcu S, Onler E. Assessment of nursing students’ stress levels and coping strategies in operating room practice. Nurse Educ Pract. 2015 May;15(3):192–5.

Le top 5 des items à revoir : partie 2

En décembre dernier, nous vous avions partagé un petit groupe d’items indispensables à maîtriser avant le concours blancs parisien.

https://medium.com/@randoecni/le-top-5-des-items-de-no%C3%ABl-185535bd59e5

Le concours blanc national approchant, nous remettons le couvert avec 5 nouveaux items!

N°335: AVC

Classique parmi les classiques. Il est tombé à la fois au dernier CB national mais aussi au dernier ECNi.

Nombreux sont ceux qui se sont maudits de ne pas connaître le Wallenberg sur le bout des doigts, et nombreux sont ceux qui se mordront les doigts devant un sujet d’AVC Sylvien banal en laissant bêtement échapper des points qui valent chers.

N’en soyez pas !

N°11 : Soins sans consentement

Si un dossier de psychiatrie tombe à un moment donné – et c’est plus que probable- vous avez de bonnes chances de devoir hospitaliser votre patient sans son consentement.

Ce ne sera alors pas le moment de douter sur combien de certificats signés par qui sont nécessaire.

Ces points sont faciles. Les perdres est fatal.

C’est un item clé.

Il va de paire avec l’item n°346 qui sera sans doute le début du dossier.

N°258 : Néphropathies Glomérulaires

De même que l’item précédent, c’est l’item central d’un dossier de néphrologie.

Souvent ces dossiers sont complexes. Vous avez d’excellentes vidéos sur YouTube qui vous aideront à y voir plus claires.

PS: la maladie de Berger et la GNRP tombent très souvent…

N°191 :Horton

Oui c’est vrai, il y a plus sexy comme dossier de rhumato. La polyarthrite Rhumatoïde, la spondylarthrite etc.

Et puis il y a le Horton.

Soit celui qu’on voit arriver à des kilomètres avec un dossier standard (attention à l’histologie et à la décroissance des corticoïdes !)

Soit celui du vieux qui en milieu de dossier se met à avoir mal à la tête. Ne pas l’évoquer est fatal.

Aux ECN, un vieux qui a mal à la tête = Horton noté en rouge sur le brouillon jusqu’à preuve du contraire !

N°350: Hémorragie digestive

Encore un grand classique de début de dossier, il ouvre la porte à des dizaines de possibilités : cirrhose, ulcères, cancérologie, mici, diverticulite… Encore faut il ne pas tuer le malade dès la question 3!

Il est tombé il y a 2 ans. Il retombera…

Cette liste n’est en rien une prédiction de ce qui tombera la semaine prochaine (même si le myélome de décembre …). Simplement 5 items sur lesquels aucun D4 ne peut se permettre de faire l’impasse.

Si ça n’est pas pour cette fois, ils tomberont la suivante. Méfiez vous!

Si vous aimeriez avoir plus de petites listes d’items dans le même style que cet article, n’hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires.

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Portez vous bien,

Si on s’approche doucement du sommet c’est que le plus long du trajet est derrière nous.

Les choses sérieuses se font dans les derniers mètres.

Ne lâchez rien,

Vous êtes parfaits !

Pablo Morales.

Que faire une semaine avant une épreuve ? J-7 avant les ECNis Test.

Sommet en vue !

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Non ! Ce n’est plus un geste vague du guide désignant un pic invisible, une idée abstraite à laquelle vous avez renoncé depuis longtemps… Il est là devant vous, majestueux et presque palpable. Plus que quelques jours de marche et vous y serez. Mais comment aborder l’ascension finale ? Par quelle voie attaquer la pente abrupte qui y mène ? Faut-il continuer de marcher au même rythme en suivant les balises ou poser ses propres mousquetons, installer ses propres cordes ?

De même, avant une épreuve, et particulièrement avant les épreuves tests, on se pose des dizaines questions. Le doute nous assaille. Faut-il suivre son programme de révision sans se soucier de l’échéance qui approche ou faut-il  au contraire y dédier une semaine spécifique de révision ?

Notre réponse est simple. Si vous avez déjà un programme de révision bien ficelé auquel vous faîtes parfaitement confiance, alors suivez-le jusqu’au bout sans hésiter ! Ne vous souciez pas des ECNs tests.

Dans le cas contraire, nous conseillons de dédier une semaine de révision spécifique.

En effet, cela possède deux avantages majeurs :

  1. Arriver serein le jour J avec le sentiment d’avoir fini ses révisions
  2. Tester et affiner son programme de révision que l’on utilisera la semaine avant les vrais épreuves.

Assurément, la dernière semaine de révision constitue une véritable clé de voûte des révisions. L’objectif est de faire la synthèse des longues semaines de révision. Il est très utile de préparer en avance son programme de révision pour la dernière semaine avec chaque jour une liste de tâche précise.

D’ailleurs, une technique répandue est de garder un petit carnet (sous format papier ou virtuel) tout au long de ses révisions pour y noter les points clés de chaque item. La notion qui tombe tout le temps, que vous avez révisé cent fois et sur laquelle vous ne voulez en aucun cas vous tromper car se serait trop rageant. Imaginez un randonneur qui se foule la cheville cent mètres avant le sommet parce qu’il n’a pas pris quelques secondes pour refaire son lacet ! Dosage des anticoagulants dans l’embolie pulmonaire, traitement de la tuberculose, prise en charge de l’infarctus du myocarde, facteurs de risque des cancers du cavum vs rhinopharynx, génotypes des virus HPV oncogènes : en relisant tous ces détails quelques jours avant les épreuves vous vous assurez d’éviter de nombreuses erreurs frustrantes.

En outre, c’est le moment idéal pour réciter son cours. Le plus efficace est d’identifier une liste des items centraux du programme et de prendre 30 à 45 minutes pour réciter tout ce que l’on connaît dessus. Une fois un maximum de connaissances réactivées, il est possible de prendre un quart d’heure pour relire sa fiche et répondre à quelques questions isolées ou à un dossier. Nous conseillons d’insister sur les items d’infectiologie et de cancérologie qui sont les matières les plus discriminantes.

Courage et persévérance !

Nous répondons à vos questions par mail et MP.

Gabriel Hallali

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4 techniques pour s’échapper de stage, la 5e va vous surprendre !

Pas besoin d’être un ninja brésilien pour partir sans être vu par ton chef de service ou ton CCA à l’affut !

N°1 : « Je brancarde un patient à l’imagerie. »

Le patient remontera 3h plus tard. Seul. Le brancardier, lui, sera déjà loin ! (Probablement à la BU…)

Notre astuce : Marche aussi avec « je descends une demande d’examen » et « je vais faxer un truc je reviens ».

N°2 : « Je peux pas rester, j’ai cours d’anglais… »

Pour la 3 e fois de la semaine. A 11h12. En plein milieu des vacances scolaires. Of course !

N°3 : Commencer par présenter ses patients au début de la visite et prétexter aller chercher un truc dans le bureau médical.

Une fois que c’est fait personne ne remarquera que vous n’êtes plus que 14 dans la chambre du patient de la 27.

N°4 : Ne pas venir du tout.

Tu n’as pas besoin de fuir le stage si tu n’y vas pas…

Ideal pour bâtir des relations saines et épanouies avec tes coexternes !

Petit article troll qui vous renvoie a celui de dimanche dernier:

https://randomedicale.com/2019/02/24/faut-il-aller-en-stage-ou-a-la-bu/

Nous revenons dès dimanche prochain pour de nouveaux articles au format habituel.

Courage, ne lâchez rien !

Il fait beau, les pauses ça se fait dehors.

Vous êtes parfaits !

Rando Ecni.

Coup de pompe après le déjeuner ? Les deux techniques pour une après midi de révision vraiment efficace…

adorable-blur-child-57325314H10 : Vous êtes penchés à votre table de travail, prêt à attaquer une belle après-midi de révision. Le soleil a enfin repris ses droits et pour une fois vous êtes motivés. Malheureusement, un prédateur vorace vous a repéré. Il vous guettait depuis quelques heures et se précipite sur vous tel un lion sur sa proie : le sommeil s’abat de tout son poids sur vos paupières.

Ce coup de barre après le déjeuner, tout le monde le connait. Peu importe ce que l’on mange, ce qu’on a fait de sa nuit ou de la température de la bibliothèque… il fait partie du rythme naturel de notre horloge biologique. D’ailleurs, des neuroscientifiques se sont intéressés à cette baisse de performance et ont mis en place une étude pour déterminer s’il existait une stratégie efficace pour lutter contre ce « coup de fatigue » du début d’après-midi.

Deux méthodes ont fait l’objet d’étude sérieuse randomisée et ont montré une efficacité sur les performances des participants :

  1. Une sieste de 20 à 30 minutes dans le noir complet.
  2. L’exposition à une intensité lumineuse élevée.

1. La petite sieste du début d’après-midi est une méthode dont l’efficacité pour « relancer sa journée » est connue de longue date. Se mettre dans le noir complet et fermer les yeux pendant au moins un quart d’heure permet de « repartir de zéro » un peu comme si que la journée recommençait.

Le seul problème est que la plupart du temps il n’est pas possible de s’accorder une sieste dans la vie de tous les jours.

2. C’est là que l’autre méthode a tout son intérêt : s’exposer à une lumière intense pendant au moins trente minutes. Dans les études les chercheurs ont défini une lumière intense comme « une source de lumière dont l’intensité est supérieur à 2000 lux ». Cela correspond en pratique à l’intensité lumineuse présente dehors à la mi-journée (et cela même lorsque le temps est nuageux !). D’ailleurs, quand le ciel est bleu et inondé de soleil l’intensité lumineuse atteint alors plus de 20 000 lux.

Effectivement, une intensité lumineuse supérieure à 2000 lux stimule un certain type de cônes présent sur la rétine. Ces cônes ont une terminaison dans la glande pinéale et permettent une régulation fine des taux de dopamine et de mélatonine circulants. Il est très probable que l’augmentation de performance et la diminution de la sensation de fatigue mesurées chez les personnes participant aux expériences soient permises par cette régulation hormonale.

Maintenant, vous avez la méthode pour ne plus rencontrer de « coup de pompe » en début d’après-midi. Après votre repas, mettez un minuteur de vingt minutes et dormez. Ou bien, si ce n’est pas possible, sortez dehors vous exposer directement à la lumière du jour pendant minimum vingt minutes. Notre corps est bien fait il capte vite le message : il fait grand jour, il est temps de travailler !

Bon courage à tous nos randonneurs !

Un doute, une question, écrivez nous ! Si nos articles vous plaisent, n’hésitez pas à les partager avec vos amis…

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Source : Slama H, Deliens G, Schmitz R, Peigneux P, Leproult R. Afternoon nap and bright light exposure improve cognitive flexibility post lunch. PLoS One. 2015 May 27;10(5):e0125359. doi: 10.1371/journal.pone.0125359. eCollection 2015. PubMed PMID: 26016658; PubMed Central PMCID: PMC4446306.

Concours blancs : amis ou ennemis ?

Cela fait maintenant un petit moment que l’idée d’un article à propos des concours blancs me trotte dans la tête. J’ai d’abord pensé faire un article très rationnel présentant les pour et les contres des épreuves blanches ; je me suis vite rendu compte que je n’allais qu’enfoncer des portes ouvertes.

A la place, j’ai décidé de vous faire part de mon histoire. Je n’ai fait que 3 concours blancs : les 2 ECNis blancs francilien et l’ECNi blanc national.

En décembre, pour les premières épreuves franciliennes, j’ai eu un classement, bien que correct, très en dessous de mes attentes. J’étais loin d’avoir fini mon premier tour, toutes les facs n’avaient pas fait les épreuves au même moment (et on sait tous combien 1 semaine représente en terme de nombre d’item revus !)…J’avais bien conscience que en bien ou en mal, les choses étaient susceptibles de changer et que le classement n’avait pas grand intérêt.

Certains de ma cordée sont arrivés bien mieux classés que moi. D’autres ont vraiment chuté. Et pendant de longues semaines on était à peine capable de mettre un pied devant l’autre. Nous sommes restés soudées et après quelques sous-khôlles de motivation, on a repris notre ascension.

La chute est arrivée pour moi au concours national avec un classement catastrophique.

Pourtant les dossiers étaient abordables. Voir même simples. Oui mais voilà, quand c’est simple, la moindre erreur se paye cash. Et des erreurs j’en ai fait. Trop. Bien trop. Le choc a été violent et a amené avec lui le pire ennemi du D4 : le Doute.

Étais-ce vraiment un accident ? Mon premier classement relevait peut-être uniquement de la chance ? Est-ce que j’ai le temps de rattraper le tir ? Est-ce que cela a encore le moindre sens de viser telle ou telle spécialité ?

Dans cette situation, il y a ceux qui tentent de vous soutenir, ceux qui se taisent gênés à l’annonce de votre classement et ceux qui vous disent que dans la promo de l’an dernier personne n’a remonté de place au vrai ECN après le national. Par ego, j’ai privilégié la thèse de l’accident et j’ai bien fait.

J’ai pris un week-end pour comprendre mes erreurs, ma méthodologie, identifier où est ce que ça avait coincé… Puis j’ai repris ma marche. Fermement décidé à prouver que c’était un accident.

Le dernier concours blanc est arrivé. Ultime répétition. Tellement proche de du vrais ECN qu’il faisait presque office d’échauffement. Le classement fut comparable à celui de décembre. Un peu mieux même. Pourtant il m’a paru bien plus difficile.

Et l’ECN est arrivé.

Au final, j’ai remonté 3000 places comparé au National. J’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé en début de D4.

C’est pourquoi, je tenais à écrire cet article. Les concours blancs officiels permettent avant tout de se confronter au stress de l’épreuve, à l’ambiance hostile qui règne dans les amphis... Ils aident à mieux gérer votre stress et à affiner votre gestion du temps. Ils ont comme avantage de se dérouler dans la salle d’examen où vous passerez les vrais épreuves et de proposer pour la plupart des dossiers de haute qualité.

Mais, une erreur fréquente est de les considérer comme un objectif en soi. Le classement a une valeur indicative faible. L’ECNi se joue à peu de chose, certains se reposent sur leur classement et tombent de haut le jour du vrai concours, d’autres redoublent de ténacité et atteignent des sommets.
Enfin, j’aimerai insister sur l’inutilité de la multiplication des classements : avec le foisonnement des préparations privées on observe une explosion du nombre de situation où l’on se retrouve avec un numéro à côté de notre nom (numéro très souvent extrêmement démoralisant).

L’important pendant l’externat n’est pas d’être classé mais de progresser à partir de ses erreurs.

Les épreuves blanches sont là pour nous aider à identifier nos lacunes et s’en débarrasser une fois pour toute.


À tous ceux qui n’ont ou n’auront pas le classement qu’ils espèrent à un concours blanc : écoutez ceux qui vous tirent vers le haut et qui vous réchauffent de leurs paroles. Laisser les autres loin derrière sur votre chemin, ils ne sont là que pour vous détourner de votre objectif : votre sommet à vous.

Recevez régulièrement des conseils pour vous préparer aux ECNis

Courage,

Vous êtes parfaits.

Pablo Morales

Relecture : Gabriel Hallali

Travailler à plusieurs, oui ou non ?

Une cordée pour survivre…

 » – Personne n’atteint un sommet tout seul ! »

Le regard sérieux, mon guide de haute montagne nous interpella sur un ton grave. Il s’assit à la table où nous préparions nos sacs à dos et nous parla de tous les dangers de la randonnée que nous allions entreprendre. Crevasses, blocs de glace instables, bourrasques de vent : un glacier est un milieu hostile, un peu comme une année de préparation à un concours. Une fois là-haut, l’arme la plus efficace contre tous ces dangers est la cordée. Une cordée est une solide corde en nylon qui relie les randonneurs l’un à l’autre pendant toute l’ascension. Si l’un des membres de la cordée vient à être piégé par la montagne, sa cordée peut le secourir. Chacun est responsable du morceau de corde qui le relie aux autres : chacun est responsable de la cordée.

Ce n’est qu’à plusieurs que l’on peut atteindre un sommet.

La préparation à l’internat est un chemin difficile et hostile. Certes il n’y a pas de glace, pas de crevasses, le vent ne peut se cogner que contre les vitres épaisses de la bibliothèque. Mais, combien de moments de détresse ? De découragements face à un concours blancs ratés ? De pièges tendus de tous les côtés ?

C’est pour ces raisons que nous pensons qu’il est indispensable de créer sa cordée, son groupe d’ami indissociable, qui restera solidaire tout le long du parcours.

Travail d’équipe !

L’idéal est de trouver des personnes dans sa promo avec un peu près le même niveau et les mêmes objectifs et de former un groupe de deux, trois ou grand maximum quatre personnes. Ce groupe sera votre groupe de sous-khôlles.

Toutefois, si vous n’avez pas la chance de trouver des gens de votre promo qui répondent à ces critères, demandez à une ou deux personnes proches de vous de jouer ce rôle de « camarade de cordée » et de vous accompagner jusqu’à la fin du concours. Cela vous permettra de passer les moments les plus difficile de l’externat.

Et un groupe de sous-khôlle pour ?

C’est bon ? Vous avez trouvé un petit groupe d’amis avec qui travailler. Vous vous êtes engagé à vous soutenir jusqu’au bout… Mais que faire en pratique ?

La première chose à faire est de créer un groupe de discussion commun. Un lieu privé où l’on peut partager ses questions, ses doutes, ses ras-le-bol, ses selfies « craquage »…

Ensuite, si votre groupe de sous-khôlle est motivé pour aller plus loin que le simple soutien psychologique : il est intéressant de prévoir une soirée dans la semaine pour se réunir. Surtout en sixième année où la vie sociale se fait rare et le rythme est intense. Pendant une à deux heures, on peut alors profiter d’une ambiance détendue pour poser ses questions et s’interroger sur son cours. L’idéal et que chacun des membres de la sous-khôlle prépare un item pour interroger les autres dessus. On peut aussi présenter des questions que l’on a inventé ou que l’on a trouvé intéressante… Cette réunion peut alors devenir un moment privilégié d’entraide bienveillante dans la semaine.

Pour s’assurer que le groupe fonctionne bien et reste efficace, il est astucieux de nommer un « responsable » de la sous-khôlle chaque semaine. Tel le premier de cordée en randonnée, il doit donner le rythme et s’assurer que les conversations ne dérivent pas trop.
Même si travailler à plusieurs n’est souvent pas aussi efficace que de travailler seul ; un groupe de sous-khôlle permet d’avoir, une fois par semaine, une bouffée d’oxygène frais, vital.

Merci à tous les randonneurs qui nous suivent et nous envoient des messages de remerciements, cela nous fait chaud au coeur.

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Bon courage à tous pour ce mois de février.
Gabriel Hallali

Spéciale dédicace à ma cordée de D4 : Ivana, Pablo & Thalia.

Comment une pause café peut booster nos performances.

La fatigue me serre les épaules. Courbé sur mon bureau comme sur une table d’opération, j’essaye de disséquer les pages de mon livre. Je tente malgré la fatigue d’’extraire le sens des mots qui défilent devant mes yeux. Il n’est que 17h mais tout se mélange dans ma tête. Il semble que mes tentatives pour me concentrer sont vaines. La petite pause-café que je me suis accordé n’a servi à rien. Tout le monde autour de moi est concentré et puis de toute façon personne ne peut m’aider à réviser mon cours. Je le sais, je suis seul face à moi-même : si je n’arrive pas à respecter mon programme de révision aujourd’hui, je le regretterai.

Il me vient alors cette question : n’y a-t-il pas un moyen de rester concentrer une après-midi entière ? Comment fait-on pour rester efficace dans son travail ? Peut-on faire en sorte que notre cerveau reste attentif et prêt à emmagasiner de nouvelles connaissances tout au long de la journée ?

Cette question, je suis loin d’être le premier à me la poser; depuis les années 2000, les neuro-scientifiques s’interrogent régulièrement sur le sujet. D’ailleurs un des résultats de leurs recherches m’a interpellé : une méta-analyse des données de plusieurs expériences, publiée par des chercheurs de l’université des neurosciences de New-York montrait qu’une activité sportive même brève permettait d’augmenter la concentration et de diminuer le stress. J’ai donc décidé de tester sur moi-même cette conclusion.

Ainsi naquit la “pause-manège”.

D’abord seul, puis rejoint par mon groupe d’amis, nous avons modifié radicalement notre façon de prendre nos pauses : au lieu de rester à discuter devant la BU notre café à la main, nous faisions le tour du bâtiment de la fac. Une fois, deux fois, dix fois de suite… en marchant ou parfois en courant. À notre retour, après cette courte activité physique, nous étions tous d’accord pour dire que les résultats de l’étude n’étaient pas que théorique : nous avions la sensation d’avoir fait une pause bénéfique pour notre cerveau et que notre travail était plus efficace par la suite. La fatigue se dissipait, c’est avec un poids en moins que nous retournions à notre table de travail.

Il me tenait donc à cœur de partager cette astuce avec vous :

profitez de vos pauses pour bouger.

Lorsque vous sentez une baisse de régime, que votre travail semble moins efficace, n’attendez pas ! Marchez, trotinez, faites le tour de votre pâté de maison : cela vous aidera à vous reconcentrer, diminuera votre stress voir, améliorera votre mémoire :

Les sujets testés sur la mémorisation d’une liste de mots avaient de meilleurs performances après un exercice physique d’une durée de 15 minutes (voire figure en Illustration)

Et vous ? Que faites vous durant vos pauses ? N’hésitez pas à commenter cette article ou à défiez vos amis…

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Et Voici la source de l’étude scientifique qui nous a permis de développer cette méthode : 
Basso, J. C., & Suzuki, W. A. (2017). The Effects of Acute Exercise on Mood, Cognition, Neurophysiology, and Neurochemical Pathways: A Review. Brain plasticity (Amsterdam, Netherlands), 2(2), 127-152. doi:10.3233/BPL-160040

Courage, ne lâchez rien !

Gabriel Hallali

Comment continuer à travailler sans motivation ?

Lors de l’ascension de mon premier glacier, après les cinq premières heures de marche et sept cent mètres de dénivelé, je me suis assis sur le bord du chemin. Les pieds abîmés par mes chaussures trop neuve, toute ma motivation s’est envolée à la vue de mes ampoules. Le sommet me paraissait inatteignable et je me demandais comment j’avais pu me retrouver dans une telle situation !

Lors de la préparation d’un concours, nous traversons tous des moments comparables. Une sensation d’épuisement nous envahit et on se met à remettre en question nos objectifs et notre orientation. Il existe un moyen de lutter efficacement contre ces sentiments délétères : les contrats d’Ulysse.

Ulysse lors de son odyssée bien connue s’était mis en tête d’écouter le champ des sirènes. Ce chant si beau que quiconque l’écoute ne peut s’empêcher de rejoindre ces sirènes si douce et si belle et ainsi se faire tuer sournoisement par celle-ci. Ulysse demanda à ses matelots, dont il boucha soigneusement les oreilles, de l’attacher au mât et de l’empêcher d’abandonner le navire quoi qu’il arrive et quoi qu’il dise.

De même, juste avant ma randonnée, mon guide avait pris soin de m’enregistrer. Lorsque je me suis retrouvé assis là sur le bord du chemin, il me montra la vidéo : souriant et déterminé, je pointais du doigt le sommet affirmant que rien ne pourrait m’empêcher d’y arriver. Revoyant cette vidéo, j’ai oublié mes ampoules et je suis reparti malgré la douleur et le découragement. Lorsque l’on s’est engagé à faire quelque chose et que quelqu’un de confiance nous rappelle notre engagement, on se sent responsable et on cherche à l’accomplir coûte que coûte.

D’où notre conseil ce soir : faites vous un “contrat d’Ulysse”.

Mettez par écrit votre objectif et engagez vous à tout donner quoi qu’il arrive pour le respecter.

Ensuite confier le lieu à votre meilleur(e) ami(e) (ou votre mère ça marche aussi…) et demandez lui de vous le ressortir le jour où vous avez envie de tout abandonner. Redécouvrir votre engagement, relire ce texte où vous avez décrit le médecin que vous rêvez depuis toujours de devenir vous redonnera sûrement les forces nécessaires pour donner le meilleur de vous même.

Ne lâchez rien ! La suite vaut vraiment le coup…

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Gabriel Hallali

Comment dormir plus permet de mémoriser plus ?

Entre Scylla le monstre aux 6 têtes et les tourbillons de Charybdis

L’horloge de mon bureau marque 23h00. Aujourd’hui, je n’ai pas fini mon programme. Un coup d’œil sur la liste des chapitres que je devais réviser me donne la nausée : je n’ai même pas respecté la moitié de mes objectifs du jour. Dois-je lutter contre le sommeil ? Ou au contraire, dois-je plonger sous mes couvertures et profiter pleinement de ma nuit ? Ne vais-je pas perdre du temps ? Ne serait-ce pas plus raisonnable de sacrifier quelques heures de sommeil pour rattraper mon retard ?

Ces questions, on se les pose tous : pendant les révisions, à l’approche des partiels, la semaine avant les épreuves de l’internat… La réponse la plus « sensée » lorsque le retard s’accumule est de reporter l’heure douce où l’on rejoint son matelas pour travailler plus. Cela apaise son stress et « déculpabilise”. Pourtant, j’ai décidé de faire confiance à plusieurs études scientifiques sur le sommeil et la mémoire et de toujours privilégier un sommeil régulier et assez long par rapport à une ou deux heures de plus de travail.

En effet, il est très bien démontré que le sommeil a un rôle fondamental pour la mémoire. Afin qu’une longue journée de travail soit efficace il faut une bonne nuit de sommeil.

Regardons ensemble une des figures d’un article paru en 2004 dans la revue Neuron :

L’expérience consiste à apprendre aux participants à reconnaître une série d’images. Il y a deux groupes de sujets (rouge et vert sur la figure).On test les sujets immédiatement après l’apprentissage des images, puis après 10 heures. Le groupe rouge dort avant d’être de nouveau testé alors que le groupe vert non. On observe ainsi une différence significative entre les deux groupes. Alors que les résultats des sujets testés étaient identiques lors du premier test, on découvre que les sujets qui ont dormi ont une amélioration de leurs performances significativement meilleurs que ceux qui sont restés réveillés.

Ces résultats ont été confirmé par une série d’autres études. Des chercheurs ont même essayé de trouver quelle phase du sommeil était responsable de cette amélioration en répétant l’expérience et en privant les dormeurs d’une certaine phase de leur sommeil. Ils ont alors mis en évidence que c’était la phase la plus profonde du sommeil (Le sommeil lent profond) qui jouait un rôle dans l’amélioration de la mémoire. Or, cette phase est prédominante dans la première partie de la nuit (souvenez-vous la figure de l’item 108) :

Alors n’hésitez plus profitez de votre nuit sans culpabiliser : vous retiendrez d’autant mieux ce que vous apprenez !

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Source : Walker MP, Stickgold R. Sleep-dependent learning and memory consolidation. Neuron. 2004 Sep 30;44(1):121–33. Review. PubMed PMID: 15450165.

https://goo.gl/forms/h124IdWLM3Zc2ehk1