Archives de catégorie : Rando-D4

ECNi 2019 : les tendances annoncées par les experts du CNCI

Cet été, un comité d’expert a été formé pour analyser les épreuves des ECNis de 2016. Composé de deux internes de neuvième semestre et six chefs de clinique-assistants (CCA), 18 universitaires expérimentés (PU-PH), dont 4 membres de groupes experts du Conseil national du concours de l’internat (CNCI).

Analyse des questions de l’ECNi 2016

Après analyse des 387 questions, leur première conclusion est que 21% des questions posées en 2016 n’étaient pas pertinentes : les réponses n’étaient pas dans le référentiel ou alors, les connaissances n’étaient pas au programme. Par ailleurs, la moitié des questions ne faisaient appel qu’à des capacités de mémorisation : « du par cœur pur ». Par contre, concernant l’épreuve de LCA, la moitié des questions portaient uniquement sur la compréhension du texte et aucune ne demandait à l’étudiant d’utiliser uniquement sa mémoire.

Par ailleurs, ils ont remarqué que la pertinence des questions étaient significativement plus faibles dans les cinq dernières questions des dossiers comparés aux cinq premières.

Ce groupe d’expert a donc formulé des « pistes pour améliorer les épreuves ». Vu qu’une partie de ces experts font partie du CNCI et que certains sont très investis dans la conception du concours (comme le Pr Vignes), il y a de grandes chances que ces « pistes » soient prises en compte très sérieusement pour la conception des sujets de 2019 et 2020.

Les voici en avant-première : (l’article n’est pas encore publié dans la revue papier)

1. Des dossiers plus courts :

Le texte de loi régissant les ECNis prévoit que les dossiers peuvent être composés de 13 à 15 questions. Vu que les rédacteurs ont beaucoup de mal à écrire 15 questions pertinentes, il y a de grandes chances que les prochains dossiers soient plus courts. Soit des DP de 13 questions ; cela devrait favoriser leur qualité et les rendre plus naturellement progressif.

2. Des vignettes cliniques dans les questions isolées :

La conclusion du comité d’expert est formelle : il faut limiter les questions ne sollicitant que la mémoire des étudiants. Il est donc demandé pour les épreuves futures d’écrire un maximum de questions isolées sous la forme de vignettes cliniques. On avait déjà observé cette tendance en 2018, cela devrait se confirmer cette année avec une majorité de question sous la forme de Mme Y se présente… / M X est admis aux urgences pour…

3. Une place importante pour la physiologie, l’anatomie et la pharmacologie :

Un des objectifs de la réforme en 2016 était d’introduire plus de questions sur les connaissances fondamentales. 2017 et 2018 ont confirmé cette tendance. En 2019, préparez-vous à au moins une question d’anatomie et une question de physiologie par DP.

En espérant que cet article, vous aidera dans vos révisions. Face à un dossier, souvenez vous toujours qu’une partie des questions n’est pas pertinente et ne sera pas sélective. Ne restez pas focalisé dessus et concentrer vous sur les QCMs qui vont vous rapporter des points. En LCA, entraîner vous avant tout à bien comprendre l’article qui vous est proposé.

Courage, on est avec vous.

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Source :

Pr Rivière et Pr Vignes : deux experts du CNCI de Bordeaux très investis dans la conception des épreuves

Rivière E, et al. Analyse docimologique des premières Épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) de 2016 : propositions d’amélioration. Rev Med Interne (2018), https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.07.006

On est en Janvier et je n’ai toujours pas fini mon premier tour !…

Le découragement de l’artiste – Henri Fentin Latour

… Et en février non plus j’aurai pas fini ! 
C’est grave docteur ?

Les fêtes sont terminées, et avec elles meurt une de vos résolution principale :

“avoir fini son premier tour avant le début de l’année 2019”

Pour le concours blanc, c’était pas grave, personne n’avait fini de toute façon… Mais voilà que la deuxième semaine de 2019 commence et il vous reste une liste d’items longue comme le bras à finir.

Déjà, les conférenciers commencent à vous taquiner sur un éventuel 2e tour qu’il aurait fallu commencer…
Vous regardez à droite, à gauche, tout vos camarades qui avancent tandis que vous non. Vous, vous calez. 
La pression monte. L’angoisse avec elle.

Pourtant, PRENNEZ LE TEMPS POUR VOTRE PREMIER TOUR!

C’est le plus important.

Ce serait une bien mauvaise idée que de le bâcler en se disant que vous reverrez tel ou tel chapitre au tour suivant. Il ne faut pas avancer pour avancer et n’aborder qu’en superficie les items. 
Le premier tour sera le seul ou vous verrez véritablement tous les items en profondeur. 
Quoi qu’on en dise.

Lors du 2e vous relirez. Lors du 3e- si 3e il y a– vous survolerez. 
Alors c’est maintenant qu’il faut prendre le temps.

Qu’importe ce que disent les conférenciers, qu’importe ce que fait votre voisin à la BU, qu’importe le petit intello de la promo qui en est à son 25ème tour…
Ce qui compte c’est vous ! Ne laisser pas la pression monter en vous et envahir votre planning de révision : vous en deviendrez CONTRE-PRODUCTIF. Certain(e)s de vos internes sont passés par là et vous le confirmerez si vous leur poser la question.

La D4 est aussi et pour beaucoup une affaire de stress à gérer. 
Ne vous laissez pas bouffer par lui.
Nous n’avançons pas tous à la même vitesse. Et les connaissances ne s’impriment pas aussi durablement dans la mémoire de tout le monde. A chacun sa méthode. A chacun son rythme.

Nous étions à votre place l’an dernier. 
Au final, nous avons tous fait tous les items. 
Certains ont fait 2 tours. D’autres 3. 
Certains ont fini le premier en février, d’autres en mars-avril. Et vous savez quoi ? 
Pour tous et toutes ça c’est bien passé.

Bonne ascension,
Ne lâchez rien, 
N’angoissez pas,
Si vous êtes arrivés jusque là c’est que vous en aviez le potentiel. Et ça n’est pas donné à tout le monde!

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Vous êtes parfaits.

Pablo Morales.

Relecture : Gabriel Hallali

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2019 – Quelle résolution prendre pour les ECNis et comment la tenir ?

Au matin du 1er janvier, on a le sentiment d’avoir passer un nouveau cap. Un je-ne-sais-quoi quoi dans l’atmosphère donne une impression de changement. Le moment est alors propice pour prendre de nouvelles habitudes. Malheureusement, on ne les respecte souvent que quelques temps puis on les abandonne. Parfois, l’année suivante, on se souvient avec regret de sa bonne résolution et on se dit :

« Si seulement j’avais réussi à la respecter ! »

Est-ce réellement une fatalité ? Sommes nous condamnés à ne pas respecter nos engagements du premier janvier ? Afin de répondre à cette question, nous avons rapidement interrogés la littérature scientifique (via NCBi, voir sources à la fin de l’article) et bonne nouvelle, il n’est pas si difficile d’adopter de nouvelles habitudes sur le long cours… A condition de suivre la bonne recette ! Nous souhaiterions donc vous livrer les points clés de cette recette en utilisant un exemple concret qui vous aidera à réussir le concours.

En effet, un étudiant qui prépare l’internat doit adopter de nouvelles habitudes et les garder sur plusieurs années. Une d’elle, pourtant plébiscitée par de nombreux PUPH, est réputée extrêmement difficile à entériner : s’entraîner régulièrement à faire de la LCA (lecture critique d’article). Il a été prouvé qu’il est extrêmement bénéfique pour la santé de son classement de faire de la LCA très régulièrement ! C’est à dire, en D3, deux fois par mois et une fois par semaine en D4.

Voici donc une méthode pour y arriver :

1) formuler clairement son objectif :

Ici se serait pour un D4 : « Faire un article de LCA par semaine jusqu’aux ECNis quoi qu’il arrive. »

Il est beaucoup plus facile de suivre une habitude qui a été formulé de manière positive avec des verbes d’action (faire, suivre, changer) qu’une habitude formulée de manière négative (ne plus, arrêter de…)

2) Se fixer une heure précise dans son calendrier pour « faire » sa nouvelle habitude.

Il est bon de choisir un moment juste avant une activité qui nous fait plaisir. A titre d’exemple, nous avions choisi de faire de la LCA le samedi en fin d’après-midi car le samedi soir était réservé pour sortir. Il était alors beaucoup plus facile d’accepter de faire 3 heures de LCA de 17h30 à 20h30 sachant que l’on allait s’amuser juste après.

4) Fixer des rappels dans son emploi du temps.

Créer une alerte sur son téléphone, surligner 3 fois la plage horaire sur son agenda, demander au voisin de sonner à votre porte…Tous le moyens sont bons à condition qu’ils soient efficace en donnant le bon signal au bon moment.

6) Surveiller son habitude et se féliciter de la tenir.

A la fin de chaque mois il peut être utile de reporter sur une feuille le nombre de séances de LCA réellement effectuées. Une autre façon est de se lancer dans sa nouvelle habitude avec un autre étudiant et de se soutenir l’un l’autre en « surveillant » si l’autre respecte bien son engagement.

7) Abandonner une fois de temps en temps mais jamais deux fois de suite.

Une étude s’intéressant au taux de maintien de nouvelles habitudes de santé à montrer que de manquer une opportunité avait peu d’influence sur le maintien de cette habitude au long cours par contre, quand les patients étudiés manquaient deux opportunités de suite, ils abandonnaient significativement plus souvent leur bonne résolution.

8) Respectez votre engagement 21 fois pour qu’il devienne automatique.

Un mythe circulant sur internet dit qu’il suffit de suivre sa nouvelle habitude 21 fois pour qu’elle devienne automatique. En réalité, les études montrent qu’elle doit être adoptée au moins 66 fois de suite…

Par conséquent, si vous arrivez déjà à faire de la LCA une fois par semaine d’ici le mois de juin soyez très fier de vous.

Votre classement vous remerciera à coup sûr de l’effort fournit.

Prêt à te lancer dans l’aventure ?

Partages cette article avec un ami et lancez-vous dans le challenge hebdomadaire de LCA.

Sinon, tu peux envoyer un mail à randoecni@gmail.com avec le texte ci-dessous rempli. Nous nous engageons à te soutenir dans ta bonne résolution jusqu’au mois de juin.

« Je m’engage à faire de la LCA, une fois par semaine jusqu’au mois de Juin. J’ai décidé de faire de la LCA tous les *choisir un jour de la semaine* à * choisir une heure*. »

Meilleurs vœux de réussite pour cette année

Gabriel Hallali

Tous les conseils pour les ECNis sont sur facebook.com/randoecni1

https://goo.gl/forms/4rsFDCMGLdpv092n1

Source :

(1) Gardner, Benjamin et al. “Making health habitual: the psychology of ‘habit-formation’ and general practice” British journal of general practice : the journal of the Royal College of General Practitioners vol. 62,605 (2012): 664–6.

(2) Chatzisarantis, N. L., & Hagger, M. S. (2007). Mindfulness and the intention-behavior relationship within the theory of plannedbehavior. Personality and Social Psychology Bulletin, 33, 663 – 676.

(3) Pirolli, Peter et al. “Implementation Intention and Reminder Effects on Behavior Change in a Mobile Health System: A Predictive Cognitive Model” Journal of medical Internet research vol. 19,11 e397. 30 Nov. 2017, doi:10.2196/jmir.8217

(4) European Journal of Social Psychology Eur. J. Soc. Psychol. 40, 998 – 1009 (2010) Published online 16 July 2009 in Wiley Online Library (wileyonlinelibrary.com) DOI: 10.1002/ejsp.674 How are habits formed : modelling habit formation in the real world.

Plan d’action : trouver la motivation

Quand on prépare les ECNi, on entend en permanence qu’il faut rester motivé. Chaque jour, de l’interne de ton service le matin au conférencier de santé publique le soir, quelqu’un se débrouille pour te glisser un mot sur l’importance de continuer jusqu’au bout et de ne rien lâcher jusqu’aux ECNi. Combativité, pugnacité, persévérance etc… ils n’ont que ça à la bouche et pourtant…

Les Naufragés du Fol Espoir

… Pourtant, en trois ans d’externat, je n’ai pas connu une seule semaine où ma motivation n’a pas été mise à mal. Cela se manifestait par une sensation de na pas avancer et d’avoir la mauvaise méthode de travail. A cela venait se rajouter un sentiment d’inutilité… Face à mon bureau, les moments de solitude et de désespoir ont été nombreux et souvent douloureux. Ainsi, il fallait très régulièrement trouver la motivation de se mettre au travail.

Les premiers temps, la musique « Eye of the Tiger » du film Rocky me donnait suffisamment d’énergie pour tout un après-midi. Mais, comme toute substance addictive, un phénomène de tolérance est apparu et il a fallu changer de méthode.

J’ai alors décidé de tester différentes façon de me motiver à travailler les jours où le moral était au plus bas. Je me suis donc inspiré de théories empiriques de psychologie ou de conseils de mes amis et de ma famille. J’aimerai ici vous partager une méthode pour déclencher une forte motivation à travailler. Testée plusieurs fois avec succès.

Le plan d’action MOTIVATION

Les jours où je ne trouvais ni l’envie ni la force de travailler et cela même après une bonne douche et un petit déjeuner fort en caféine. J’adoptais un plan d’urgence. D’abord, je rangeais ma table de travail et fermais tous les collèges ouverts dessus. Ensuite, il fallait sélectionner un item de mon programme de révision dont je savais qu’il était ni trop long, ni trop difficile. L’important était que :

1) je sois intimement convaincu de pouvoir le terminer en une seule séance de travail.

2) je perçoive cet item comme ayant une forte utilité ; non pas pour le concours mais pour moi.

Je choisissais donc un chapitre dont j’avais la sensation que sa maîtrise détaillée me permettrait d’être un meilleur médecin. Les compétences que je cherchais à acquérir pendant ces séances de travail “forcés”, sans motivation, étaient avant tout destinées à me satisfaire.

Un exemple en pratique :

Je me souviens d’un gros coup de mou le mardi de ma semaine de révision de pneumologie du premier tour qui tombait en plein mois de Décembre. La journée était très mal partie : je tournais distraitement les pages de ce collège, admirant sa belle couverture bleue et lisant ça et là des bouts de phrase. A 10h30, voyant l’inutilité de mon travail et mon manque total de motivation pour me plonger dans des détails obscurs de la sarcoïdose pulmonaire. J’ai donc décidé d’appliquer ma méthode spéciale de motivation. Je suis donc passer à l’item 155 : Tuberculose pulmonaire ! C’était pour moi, l’item dont je me sentais le plus à même de faire efficacement le tour complet en quelques heures et surtout que je percevais comme central pour ma future vie de médecin en région parisienne. J’avais déjà vu des dizaines de patients tuberculeux et je pense en voire encore des centaines d’ici la fin de mon internat… Ainsi, cette technique m’avais permis de “sauver” une journée de travail. Je suis sorti ce jour-là de mon bureau avec le sourire de quelqu’un qui a accompli quelque chose de satisfaisant pour lui-même. Le jour J, c’est la tutu qui est tombée… Bien sûr, cela ne marche pas à tous les coups. Mais, avoir ce plan d’urgence “motivation” en tête permet parfois de sauver sa journée…

Allez, courage 😉

Gabriel Hallali

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Pour ceux qui veulent (et qui ont le temps… !) en savoir plus cette technique motivationnelle a été théorisé par Allan Wigfield et Jacquelyne Eccles en l’an 2000. (Source : Wigfield A, Eccles JS. Expectancy-value theory ofachievement motivation.Contemp Educ Psychol 2000;25:68–81.)

Théorie simplifié de Wigfield et Eccles

Rando-LCA : Qu’est ce qu’un biais d’attrition ?

Le biais d’attrition est une notion importante en LCA qui est difficile à comprendre. Sa définition varie selon les sources et cela entraîne une grande confusion. Nous allons essayé avec cet article de clarifier ce biais en analysant un cas concret. Une fois que la notion est bien comprise, il est plus facile de la retenir et de ne plus être piégé par les questions s’y rapportant.

Avant toute chose, ce biais est présent uniquement dans les études longitudinales. Il implique qu’il y ait eu un suivi des patients au cours du temps.

Imaginez une étude avec 100 patients.

Etude longitudinale comparant deux régimes

Le but de l’étude est de déterminer si un régime à base uniquement de graisse (régime cétogène) peut diminuer le poids des patients. Les patients sont randomisés : 50 reçoivent le régime riche en graisse, les 50 autres reçoivent un régime standard. Au bout de six mois, on veut comparer l’efficacité du régime sur la perte de poids.

Le problème est que sur les 50 patients qui ont reçu le régime riche en graisse, 33 l’ont arrêté car ils ont présenté trop d’effets secondaires et 5 ont été perdus de vue. Les perdus de vue sont systématiquement dans le groupe régime riche en graisse. L’exclusion des sujets ayant arrêté le régime en raison des effets secondaires risque de surestimer l’efficacité de ce régime.

Prenons un exemple chiffré :

Exemple chiffrée de l’effet du biais d’attrition sur la conclusion d’une étude

Il est possible de limiter le biais d’attrition en réduisant au maximum le nombre de perdus de vue et en effectuant une analyse en intention de traiter : tous les patients randomisés sont inclus dans l’analyse des données.

Après cette explication et cette exemple, nous espérons que la définition du glossaire de LCA devient claire :

Un biais d’attrition est une différence systématique entre les groupes de comparaison dans les sorties d’étude ou les exclusions de sujets de l’analyse.

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Tableau résumé à retenir

Gabriel Hallali

Sauver son DP grâce à sa feuille de brouillon !

En D4, je me suis rendu compte qu’une bonne utilisation de ma feuille de brouillon pouvait me faire marquer des points.

Au début de mon externat, je n’utilisais jamais cette feuille de couleur jaune ou violette fournie avec la tablette. Je me demandais même pourquoi la fac continuait à nous fournir du papier brouillon alors que l’épreuve consistait uniquement à cocher des cases.

J’ai compris que le brouillon pouvait améliorer mes résultats grâce au major de notre promo : il utilisait à chaque épreuve une à deux feuilles de brouillon. Quand je lui ai demandé la raison, il me révéla avec bienveillance pourquoi et comment il utilisait son brouillon pendant l’épreuve. Je vous transmets donc à mon tour cette méthode :

a) Lire une première fois l’énoncé sans prendre de note et laisser les premières idées fermentés dans sa tête.

b) Relire l’énoncé et noter les points forts du cas clinique : âge du patient, symptôme principal, côté de la lésion, antécédents utiles ou potentiellement source de piège.

c) Pour des cas où le côté atteint joue un rôle central dans la prise en charge comme pour un AVC ou une fracture, ne pas hésiter de faire un petit dessin du patient et colorer les parties du corps concernés par les lésions.

d) A mesure que dossier avance, noter les nouvelles informations fournies par les énoncés intermédiaires : tout le long des dossiers progressifs, les rédacteurs ajoutent discrètement de nouvelles données fondamentales pour le cas. Un traitement peut être débuté ou arrêté, une insuffisance hépato-cellulaire peut être suggérée avec le résultat d’une prise de sang. Le piège est alors de prescrire « par inattention » un médicament contre indiqué quelques questions plus tard.

Une fois que l’on a pris l’habitude de noter toutes ses informations pertinentes à mesure qu’elles sont présentées. Il est possible de servir de sa feuille de brouillon avant de valider chaque question.

Check list au bloc

Le brouillon se transforme en une véritable check-list qui permet d’éliminer les erreurs « bêtes » dans les dossiers et gagner les points que l’on mérite pour notre travail.

Pour la petite anecdote, lors de l’ascension de mon premier glacier, le guide qui m’accompagnait m’avait montré sa feuille de secours : il gardait au fond de son sac “un brouillon” de la randonnée au cas où la carte se perde une fois en haut. Ce petit brouillon l’a sauvé un jour que sa carte de randonnée s’était perdue et qu’il s’était retrouvé dans le brouillard.

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Salaire d’un interne de premier semestre

Premier salaire d’interne en médecine à quoi s’attendre ?

Pay day — Charlie Chaplin

C’est une question qui traverse légitimement un jour ou l’autre l’esprit de tout étudiant en médecine mais dont la réponse est très difficile à trouver sur internet. Retrouvez ici le montant exact du premier salaire d’un interne. (Source : fiche de Paie novembre 2018 ; interne de phase socle sans garde)

La base de rémunération brute d’un interne de premier semestre est de 1392,06€. Cela correspond à 12 demi-journées de travail soit officiellement 48 heures par semaine.

Vu que les internes ne sont, pour l’écrasante majorité, non logé et non nourrit par l’hôpital. (Ne vous laissez pas tromper par leur titre d’ « interne des hôpitaux »). Ils touchent une indemnité de sujétion de 435,18€ par mois à laquelle s’ajoute 70€ pour se loger et 40€ pour se nourrir.

Les cotisations sociales représentent 309,02€.

Ce qui fait un salaire total de 1393,29€ pour le mois de novembre 2018 pour un interne de phase socle qui ne fait aucune garde.

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Erreur d’inattention : déclaration de guerre.

Comment lutter efficacement contre les erreurs d’inattention ? Analyse des résultats des ECNi blanches franciliennes.

Répartition des notes suivant une courbe de Gauss (loi normale) (DP ECNi blanc francilien)

Cette semaine, nous avons eu le privilège d’accéder aux statistiques des réponses de l’ECNi blanc francilien. Pour chaque question il est possible de voir le taux de bonne réponse et leur capacité à discriminer les étudiants. Trois grands types d’erreurs se détachent de l’analyse :

– L’étudiant n’avait aucune idée de la bonne réponse (énoncé mal formulé, notion hors programme) (chaque item reçoit le même pourcentage de coche et la question n’est pas discriminante.

– L’étudiant n’avait pas la connaissance : les 25% des étudiants ayant les notes les plus élevés cochent les bonnes réponses alors que les autres non. La question est très discriminante.

– L’étudiant a fait une faute d’inattention. La question était simple mais une erreur s’est glissée dans la copie. On retrouve plus de 20% de fautes d’inattention dans les copies. Ces erreurs sont la source d’une grande frustration pour les étudiants, le but de cet article est d’explorer leurs causes et de proposer des solutions pour lutter efficacement contre ce fléau.

Une erreur d’inattention est définie par le fait qu’un étudiant commet une erreur alors qu’il maîtrise les compétences nécessaires pour trouver la bonne réponse. Les erreurs d’inattention ont surtout été étudiées par les professeurs de mathématiques[1] car elles sont faciles à identifier dans les copies. L’apprenant a le bon raisonnement, il suit les bonnes étapes pour résoudre le problème mais au milieu il inverse un signe, une lettre et la réponse finale est fausse.

4 causes majeures d’erreurs d’inattention ont été alors identifiées :

  • La précipitation (sous-utilisation du temps imparti pour une épreuve)
  • Une erreur de lecture dans l’énoncé (manque d’attention aux informations de l’énoncé, sauts et inversions de mots…)
  • Un stress important
San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y
  • Une concentration importante: une étude réalisée par des professeurs de l’université de Columbia[2] a montré que plus un étudiant a l’air concentré sur sa tâche, plus il fait des erreurs d’inattention ! La cause suggérée par cette étude est un excès de confiance en soi : la sensation de maîtriser son sujet et d’avoir les connaissances créent une situation favorable à la multiplication des erreurs d’inattention.

Identifier ces 4 causes permet de lutter efficacement contre l’inattention. Entrez en guerre contre ces erreurs ! Ne les laissez pas vous faire perdre de précieux points lors du concours :

I) Prenez votre temps lorsque vous répondez aux questions, forcez-vous à utiliser au maximum le temps imparti pour l’épreuve.

II) Utilisez votre brouillon pour noter les informations importantes en particulier lorsque celles-ci sont données dans des énoncés intermédiaires. De nombreux chefs adorent glisser ce genre de piège dans leurs dossiers.

III) Faîtes un maximum d’épreuves blanches pour apprendre à gérer votre stress. Mangez, bougez, dormez, faîtes l’amour… Détendez-vous avant les épreuves !

Ceintures et bretelles !

IV) Mettez ceintures et bretelles ! L’image est marquante : les rédacteurs des dossiers cherchent à vous déstabiliser. Ils mettent à nu vos connaissances ! A vous de prendre vos précautions pour rester habillé : relisez plusieurs fois votre réponse et l’énoncé. Forcez-vous à prendre votre temps sur des questions qui semblent évidentes. (Surtout celles de début de dossier). Lorsque vous validez une réponse le jour J, il ne faut pas que vous le regrettiez. Ce n’est pas parce que l’on est concentré et que l’on connaît son sujet que l’on ne fait pas d’erreur d’inattention. Ne vous laissez pas avoir par les questions qui paraissent évidentes, se sont celles-là qui font baisser votre note et votre pantalon ! Les erreurs d’inattention doivent être traquées à chaque question, ne leur laissez aucun répit.

Courage et persévérance !

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Une question, besoin de conseils ou de soutien ? N’hésitez pas à envoyer un mail à randoecni@gmail.com

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[1] Clements, M. A. “Careless Errors Made by Sixth-Grade Children on Written Mathematical Tasks.” Journal for Research in Mathematics Education 13, no. 2 (1982): 136–44. doi:10.2307/748360.

[2] San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y

ECN 2019 – TOP 5 des conseils pour le mois de Décembre

Ce week end, c’est le mois de Décembre. Il fait froid et il pleut. Les journées sont tellement courtes que l’on voit à peine la lumière du soleil et cela donne certainement un petit coup au moral. Heureusement, nous avons le remède !

Vous trouverez ici 5 conseils qui nous ont été transmis par des anciens et qui nous avaient permis de franchir cette étape.

#1 Gardez le cap !

Depuis plusieurs mois, vous travaillez sur votre premier tour. Vous frayez difficilement votre chemin parmi les 362 items du programme et les 32 matières. Les livres des collèges s’accumulent dans votre chambre. Souvent, on a l’impression de ne pas en voir le bout. Il faut impérativement garder le cap. Certes, le CSCT et l’ECNi blanc francilien approchent. Il est tentant de laisser tomber son programme pour essayer de réviser le plus possible d’items avant le CSCT. Ce n’est pas une stratégie payante car votre mémoire à long terme ne vas pas être mise en jeu et le jour du concours vous ne vous souviendrez plus de ce que vous aurez appris… Donc, suivez votre programme malgré l’approche du CSCT. Le but est d’être prêt le 17 juin.

#2 Faire des annales du CSCT

La stratégie la plus payante pour le CSCT est de faire les annales de la fac. Prévoyez quelques heures dans votre emploi du temps pour faire toutes les annales de la fac. L’année dernière un dossier entier est ressorti à l’identique ! De plus, les dossiers sont en majorité de bonne qualité et permettent un entraînement transversal sur toutes les matières.

#3 Participer aux ECNi blanc franciliennes

L’approche de ces épreuves blanches introduit du doute et du stress parmi vous. Certain ont la sensation qu’ils vont perdent trois jours de révision et qu’ils ne sont pas prêts… Pourtant, il serait dommage de ne pas profiter de cette entraînement en condition réelle. Personne n’a fini son premier tour à ce moment de l’année, vous ne partirez donc pas avec un handicap par rapport aux autres. C’est une occasion rare de se mettre dans les conditions réelles de l’examen. Vous passez les ECNi blanches dans la même salle que les ECNs et sur les mêmes tablettes, les dossiers sont rédigés par toutes les facs parisienne et sont pour la plupart de très bonne qualité. Ils sont même légèrement plus difficiles que ceux du vrai concours ; comme dit l’adage : “qui peut le plus peut le moins !”

Par ailleurs, vous n’aurez que deux autres occasions de vous entraîner à l’épreuve de LCA dans les conditions réelles : la LCA est une épreuve longue qu’il est souvent difficile de finir dans les temps. Il est rare de réussir à faire deux articles de suite en 3 heures lorsque l’on s’entraîne seul chez soi.

Profitez aussi des ECNi pour apprendre à gérer vos feuilles de brouillon pendant les épreuves : une bonne feuille de brouillon peut aider à trouver le diagnostic lors d’un dossier difficile et d’éviter les pièges introduits par les rédacteurs lors de la progression du dossier. (exemple : proposition de prescription de vitamine K à la question 15 chez une patiente qui saigne mais dont les AVK ont été arrêté à la question 10. DP4 ECNI décembre 2017)

#4 Utilisez les ECNi blancs pour identifier vos points faibles.

Le classement, jetez y à peine un coup d’oeil. Par contre, vos notes aux dossiers analysez les en détail. Combien avez vous au dossier de cardio, de pneumo ou de médecine interne ? Combien avez vous lorsque vous vous entraînez sur SIDES ? Où avez vous perdus les points ? Est ce que vous êtes tombés dans un piège ? Est-ce que vous n’étiez pas assez certain de vos connaissances ?… Cette analyse fine vous permettra d’adapter votre stratégie de révision, ciblez vos points faibles et la prochaine fois vous augmenterez vos notes aux dossiers et donc votre classement !

#5 Entourez vous d’énergie positive

Si vous avez l’habitude de passer les fêtes de fin d’année en famille, le nouvel an avec vos amis, ne vous privez pas. Prenez quelques jours pour vous reposez et changez vos idées. Vous serez d’autant plus efficace le mois de janvier.

A l’approche des épreuves, entourez vous de vos amis et n’écoutez que les discours positifs. Vous êtes les meilleurs, on a pleinement confiance dans votre promotion. Vous travaillez un maximum et vous allez donner le meilleur de vous même. Le résultat sera là au mois de Juin.

Entrez dans les salles d’examens la tête haute : le résultat n’en sera que meilleur !

Enfin, peu importe ce qu’il se passe dans l’actualité : à l’approche des examens ne vous occupez pas des infos. Les informations à la télé ou à la radio sont une source de stress reconnue. Inutile de vous en rajoutez !

Courage et pugnacité ! Vous allez nous éblouir !

Gabriel Hallali

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Des questions, des doutes, je suis disponible par MP ou par mail : gabrielhallali@gmail.com

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Combativité vs esprit de compétition

L’ECNi, examen classant national informatisé n’a d’examen que le nom. En réalité c’est un concours. Tous les étudiants en médecine de France doivent le passer. Le classement a un impact déterminant sur le choix de spécialité, la ville où se déroulera l’internat et indirectement sur les choix de stage tout au long de cet internat. On comprend ainsi pourquoi ce concours génère un tel stress et devient une obsession pour certains étudiants. Toutefois, une des erreurs classiques commises par ceux qui le préparent est de le considérer comme une compétition contre les autres étudiants et non pas comme une compétition contre eux même.

Dans tous les sports de compétition, le mental joue un rôle fondamental ; lors des ECNi aussi. Contrairement à ce que l’on pense, les athlètes de haut niveau au moment de faire leur performance ne pensent pas : “il faut que je batte untel ou untel.” Ce qui les obsède c’est de se battre eux-même, ils veulent dépasser leur meilleur temps, courir plus vite que lors de leur dernier entraînement, sauter plus haut…

Lors de la préparation aux ECNs, on se mesure à soi-même. Le but n’est pas de battre le premier de la promo ou ceux qui sont assis à côté dans l’amphi. La mentalité gagnante est de considérer ce concours comme une occasion de dépasser ses propres limites.

A chaque concours blanc, il faut non pas regarder son classement mais les notes obtenues à chaque dossier progressif et voir où l’on a manqué les points : un dossier d’infarctus où l’on obtient seulement 70% alors que lors des entraînements on a 85%, le sujet de rhumato que l’on pensait cartonner mais où l’on obtient à peine la moyenne… C’est sur eux qu’il faut se concentrer, comprendre où sont les erreurs et travailler pour ne plus les refaire. Devant chaque dossier, il faut se fixer une note cible et la comparer à son résultat. Identifier les endroits où l’on a perdu les points et comprendre. Il est inutile de se comparer aux autres ou de vouloir battre quelqu’un d’autre. Il faut se battre soi-même.

Il en va de même le jour J. Pendant que l’on passe l’épreuve, il faut se dépasser, donner le meilleur, ne pas tomber dans les pièges déjà rencontrés lors des concours blancs, montrer la précision de ses connaissances. C’est comme cela que l’on gagne.

Objectif 80% à tous mes dossiers progressifs

J’aimerai illustrer mon propos avec un témoignage personnel : en début de sixième année, j’avais comme objectif d’arriver dans les cinq cent premiers. J’ai donc analysé les notes des concours 2016 et 2017 et j’ai remarqué que les étudiants ayant un tel classement validait la majorité des dossiers progressifs avec minimum 80% de bonnes réponses et les questions isolées avec au moins 75%. C’est donc devenu mon objectif principal augmenter mes notes aux dossiers. L’été entre la D3 et la D4, j’obtenais entre 60 et 70% des points à presque tous mes dossiers, soit entre 12 et 14/20. Tout le travail de la D4 a eu pour objectif d’augmenter cette note pour avoir au minimum 80% soit 16/20 aux dossiers progressifs. Lors de chaque entraînement (concours blanc, SIDES), je revenais sur les dossiers où je n’avais pas obtenu cette note et j’essayai de comprendre pourquoi pour que cela n’arrive plus. Le jour J, j’ai tout fait pour réussir cet objectif et j’ai eu le classement que j’attendais.

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