Ce matin, en triant de vieux papier je tombe sur une des feuilles de brouillon d’une des épreuves blanches que j’ai passé. J’avais probablement fini l’épreuve quelques minutes en avance car j’ai eu le temps de noter mes ressentis et me fixer des objectifs pour la poursuite des révisions.
Une phrase vaut la peine d’être partagée avec vous :
« Fin de l’épreuve blanche, de la rigueur et une maîtrise sans faute des connaissances de base seront les clés pour réussir. »
Six ans après je pense la même chose. Cette épreuve blanche m’avait rendu clairvoyant sur ce qu’on me demandait : maîtriser la base.
Alors à vos fiches et cas clinique concentrez vous sur les connaissances qui permettent de poser rapidement un diagnostic et organiser une prise en charge c’est cela qui sera favoriser le jour de l’épreuve.
Nouveaux acronymes, nouveaux examens, nouveau chemin. Depuis le début de ce blog, la randonnée vers son poste d’interne s’est bien modifié. Finit le concours sur 3 jours en fin de 6ème année. Maintenant les épreuves sont plus étalées dans le temps. L’acronyme n’est plus ECNi mais EDN pour « examen dématérialisé national. Il doit avoir lieu bien plut tôt que les ECNi en fin de cinquième de médecine. C’est pourquoi nous avons décidé d’écrire cette nouvelle feuille de route :
Vous êtes sur le point d’embarquer pour une aventure épique, une randonnée en montagne vers votre poste d’interne de rêve. Comme tout voyage en montagne, il y aura des hauts et des bas, mais avec de la détermination, de la préparation et de la persévérance, vous pouvez atteindre le sommet.
Étape 1 : Planifiez Votre Itinéraire
Tout grand voyage commence par une planification minutieuse. Dans ce cas, il s’agit de se préparer aux examens nationaux dématérialisés. Choisissez votre destination (ville et spécialité), étudiez les cartes (programmes et références), et établissez un plan de voyage (calendrier d’étude). La clé ici est la discipline.
Étape 2 : Équipez-vous Correctement
Pour une randonnée réussie, il est essentiel d’avoir le bon équipement. De même, assurez-vous d’avoir les livres, les ressources en ligne, et surtout, le soutien de vos pairs et mentors. Ne sous-estimez jamais la valeur de la communauté médicale.
Étape 3 : Entraînez-vous Régulièrement
La préparation aux examens est comme s’entraîner pour une randonnée en montagne. Vous ne pouvez pas vous attendre à gravir des sommets sans avoir d’abord renforcé vos muscles. Étudiez régulièrement, résolvez des cas cliniques, et familiarisez-vous avec les compétences cliniques requises.
Étape 4 : Anticipez les Conditions Changeantes
En montagne, la météo peut changer en un instant. De même, attendez-vous à des défis imprévus pendant votre préparation. Soyez flexible, adaptez-vous et surmontez les obstacles qui se présentent.
Étape 5 : Respectez Votre Santé Physique et Mentale
La randonnée en montagne exige une excellente condition physique, tout comme la médecine. Prenez soin de votre corps et de votre esprit. Dormez suffisamment, mangez bien, et accordez-vous des pauses régulières pour vous ressourcer.
Étape 6 : Restez Concentré sur l’Horizon
Pendant la montée, il peut être facile de perdre de vue l’objectif final. Restez concentré sur votre objectif de devenir interne. Visualisez le poste de vos rêves et laissez cette vision vous motiver.
Étape 7 : Célébrez les Victoires Intermédiaires
Chaque sommet atteint mérite d’être célébré. N’oubliez pas de reconnaître et de célébrer vos succès intermédiaires, que ce soit une bonne note à un examen blanc ou une compétence clinique maîtrisée.
Étape 8 : Le Sommet Approche
À mesure que vous vous rapprochez de la fin de votre préparation, rappelez-vous que le sommet de votre montagne est à portée de main. Restez confiant, faites de votre mieux, et rappelez-vous que chaque effort compte.
Étape 9 : Profitez de la Vue au Sommet
Une fois que vous aurez réussi vos examens nationaux dématérialisés et que vous obtiendrez le poste d’interne de vos rêves, prenez un moment pour savourer la vue depuis le sommet. Vous avez accompli quelque chose de grandiose, et le monde de la médecine s’ouvre devant vous.
Chers futurs médecins, votre parcours pour devenir interne peut sembler ardu, mais rappelez-vous que chaque étape vous rapproche de votre objectif. Avec détermination, préparation et persévérance, vous pouvez atteindre les plus hauts sommets de la médecine. Bonne chance dans votre randonnée vers le succès !
Ce post très court a pour but de vous donner un conseil très important pour le bon déroulement de vos épreuves :
Fuyez à tout prix les discussions futiles : ne parlez pas des épreuves tant qu’elles ne sont pas terminées.
Au pire vous passerez pour un sauvage pendant les trois jours d’épreuves mais ne faîtes pas l’erreur de discuter des questions avec les autres étudiants qui viennent de passer l’épreuve.
En effet, chaque année, nous avons des exemples de D4 qui paniquent à l’issue du premier jour d’épreuve. Déverse leur stress sur d’autres qui méchamment au lieu de les soutenir les enfonce en les faisant encore plus douter de leurs réponses.
Ne prenez pas le risque, cela ne vaut pas le coup…
Courage et persévérance
Le sommet est tout proche.
RandoMédicale
PS : si vraiment vous avez besoin de parler après les épreuves, vous pouvez nous envoyer un mail On répondra de manière bienveillante.
SIDESOLOGUE (du grec ancien, πλευρές,SIDES / λόγος, lógos : étude) : Spécialiste de la réponse aux dossiers progressifs et questions isolées présents sur la plateforme SIDES.
Apparu en 2015, cette profession connait un succès sans précédent parmi les étudiants en médecine de toute la France.
En tant que spécialiste de SIDES, la mission principale du sidesologue est de se connecter chaque jour à partir du portail de son université sur la plateforme SIDES. Son travail consiste à explorer sans relâche les bases de données de QCMs à sa disposition et de donner son avis sur les questions qui lui sont soumis. Il devient ainsi un expert dans l’identification des items exacts des QCMs relatifs aux différentes sous-spécialités médicales proposées sur le site internet. Un sidesologue est capable de repérer en un coup d’œil les leures qui se glissent dans les QCMs, les phrases à double négation et autres pièges en tout genre des rédacteurs vicieux des dossiers.
L’autre occupation principale est de commenter la qualité des questions et de critiquer les corrections des QCMs. D’ailleurs, certains sidesologues discutent régulièrement entre eux sur les réseaux sociaux et recensent les meilleurs commentaires trouvés sur la plateforme. (exemple : Neurchi de Sides)
Un bon sidesologue explore plus de 60% de la base de données disponible sur la plateforme en trois à quatre ans et peut répondre jusqu’à 1800 questions par jour.
Devenir expert en sidesologie n’a qu’un seul but : réussir à répondre aux QCMs qui sont proposés chaque année pendant trois jours sur la plateforme supérieure du Centre de Gestion (CNG). En effet, chaque année, le CNG classe l’ensemble des sidesologues à travers la France. Ce classement permet à chacun d’entre eux de choisir une des sous-spécialités médicales de SIDES et après quelques mois de vacances de soigner de vrais patients dans les services hospitaliers de toute la France.
Le parcours pour devenir sidesologue est très compétitif. Il nécessite de réussir le concours de première année de médecine et de valider son diplôme de formation initiale en sciences médicales. Il existe de nombreux organismes privées qui aident les sidesologues dans leur carrière. Heureusement des projets d’entraide comme le site www.randomedicale.com existent.
Il arrive lors d’une marche en montagne qu’un ciel parfaitement bleu disparaisse en quelques minutes et laisse place à un épais brouillard. En effet, chaque vallée possède son propre microclimat. un itinéraire peut être à l’abri du vent et des orages à un certain moment et se retrouver couvert de nuages l’instant d’après.
De même, le climat sur une randonnée vers son poste d’interne n’est pas toujours au beau fixe.
Il faut apprendre à marcher par n’importe quel temps. Il y a des jours où l’on avance bien, les cas cliniques semblent faciles, on comprend facilement son cours… Mais, voilà qu’au milieu d’une longue après-midi de révision, on a l’impression de se retrouver dans un épais brouillard. Plus de repère ! Le chemin vers le sommet qui paraissait si facile à suivre se dérobe. La température baisse. Les gouttes d’une pluie de larmes se mettent à ruisseler le long de nos jougs.
Ces moments de mauvais temps, on les vit tous pendant l’externat. L’important est de ne pas se laisser coincer par l’averse et apprendre à se répérer en cas de brouillard.
En montagne, les autres randonneurs laissent de petits tas de cailloux le long du chemin à suivre pour aider les randonneurs en cas de brouillard. Pour la préparation de l’internat, c’est plus compliqué. Il faut souvent avoir préparé soit même ses repères si l’on ne veut pas se perdre lorsque nos révisions se noient dans le brouillard. Voici nos conseils pour faire face au mauvais temps lors des révisions :
Passer du temps pour préparer son planning de travail. Un planning de révision, c’est comme un itinéraire de randonnée, cela se prépare. Lorsque l’on sait quels chapitres on doit réviser à tel ou tel moment, il est facile de conserver son cap même en cas de journées de travail peu efficace.
Prendre conseil auprès de ses co-externes plus âgé et de ses internes. Souvent, la matière qui nous parait impossible, d’autres l’ont aussi révisé et en ont tiré de précieux conseils qu’ils peuvent transmettre.
Avoir un abri. Quelqu’un à qui l’on peut tout dire, déverser son angoisse, se réfugier quand tout va mal. Une sorte de toit où s’abriter le temps que le mauvais temps se dissipe. Cela peut-être sa meilleure amie qui fait de supers cookie ou la cuisine de sa grand-mère avec son gâteau au chocolat.Peu importe, l’important est d’avoir un endroit et quelqu’un sur qui on peut compter pour sortir de son brouillard.
Courage et persévérance
N’hésitez jamais à nous contacter si vous avez besoin d’aide ou de conseils
Ce soir pour 8000 d’entre vous la nuit sera agitée.
Une seule consigne avant d’arriver au sommet : de la pugnacité.
Si vous êtes arrivés jusqu’ici c’est que vous en êtes capable. Peu importe les sujets. Peu importe vos erreurs ne lâchez rien.
Vous vous battez contre vous-même. Certains lorsqu’ils font une erreur se disent que c’est fichu et qu’ils ont raté : ne faîtes pas cette erreur. Répondez à chaque question comme si que c’était la première !
Peu importe les dossiers tordus, peu importe les questions isolées mal posées, donnez le meilleur de vous même et vous vaincrez !
Courage on y est ! Il y a même cette odeur d’Eucalyptus dans l’air !
Le sommet approche. Le moment est donc venu de vous transmettre quelques conseils à appliquer quand vous serez plongé au cœur des épreuves de l’internat.
1° Commencer chaque journée en vous disant que vous allez donner le meilleur de vous même.
Vous vous êtes investis pendant tout l’externat et en particulier pendant toute la D4. Vous arrivez au moment de vos études où vous connaissez le plus de chose dans chaque spécialité. Entrez dans la salle d’examen la tête haute, fier de vous avec la conviction que vous allez faire mieux que vous même. L’important à un concours est de se dépasser soi-même. Peu importe ce que font les autres, peu importe les sujets, la seule chose que vous pourrez maîtriser et dont vous serez fier, c’est votre performance. Dépassez vous pendant les épreuves !
2° Dès le matin des épreuves ne laissez rien vous déconcentrer. Le mieux est de se couper du monde. Pas de télévision, pas de radio, pas de réseaux sociaux. L’idéal est même d’éteindre son téléphone portable. Peu importe ce qui se passe dans le monde, rien n’est plus important que votre concentration
Et de toute façon au sommet des montagnes ça ne capte pas !
3° En aucun cas, AUCUN, ne parlez des sujets et de vos réponses avec d’autres étudiants qui passent le concours. Déversez votre rage contre les questions mal posées et les sujets tordus que les experts vous ont préparé contre votre chat ou les arbres du jardin public mais ne laissez personne vous déstabiliser en vous parlant de ses réponses, des pièges dans lesquels il ne fallait pas tomber.
Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes.
Vous avez le droit de ne dire bonjour à personne et d’être entièrement associable pendant ces trois jours. Personnes ne vous en voudra !
Courage et persévérance. Les derniers jours de révisions sont les plus importants ne lachez rien.
Le titre peut paraître déroutant. Pourtant nous allons vous révéler dans cet article une astuce qui nous a permis de tenir les trois dernières semaines avant le concours : la pause corde à sauter.
À l’approche du concours, il est de plus en plus difficile de trouver du temps pour faire des pauses. Il faut « rentabiliser » au maximum sa journée. Qui n’a pas trois jours ou plus de retard sur ses révisions à ce stade de l’année ?
C’est pourquoi, il est impératif de trouver un moyen de faire des pauses qui soient suffisament courtes et reposantes pour avoir des journées de révisions efficaces. La pause corde à sauter prend trouve alors toute sa place. Toutes les deux heures, au moment où la concentration baisse il est proposé de faire cinq minutes de corde à sauter. Lancer un chrono sur votre téléphone et metter votre musique préférée. C’est parti pour quelques minutes de sport intense.
L’effet est immédiat, la tête se vide à mesure que le corps rebondit au rythme de la corde. La fréquence cardiaque s’accélère, les poumons se remplissent d’air frais. De plus les surrénales se déchargent d’une partie de leurs cathécholamines et cela a très probablement une action bénéfique sur le stress et l’anxiété.
Il fait beau, il fait chaud, c’est l’heure de l’apéro !
Le soleil vous dit bonjour par la fenêtre. La température augmente de quelques degrés… et le stress aussi. L’été bondit au coin de la rue et apporte son parfum de liberté. On se laisse griser par les roses des jardins qui explosent à chaque coin de rue. Une envie de tout arrêter palpite dans le ventre de tous les D4.
Néanmoins, le concours est là tout proche, c’est la dernière montée. La plus dure. Le sommet est en face de vous et il n’y a plus l’ombre d’un arbre pour s’abriter le temps d’une sieste. Juste un petit replat de temps en temps qui permet de souffler, boire un peu d’eau, manger une petite barre de céréales et repartir.
D’où notre conseil cette semaine : accordez vous une petite pause dans votre programme de révision habituel. Seul avec vous même ou avec votre meilleur pote de la promo ; mettez vous au soleil et servez-vous un bon jus de fruit bien frais avec une barre de chocolat et du pain bien croustillant .
Prévoyez 1 heure : 15 minutes pour parler de tout et de rien puis 45 minutes pour ressortir vos cours et fiches de bactériologie. Oui, vous avez bien lu : nous vons conseillons de faire un apéro bactério. (On avoue le mot apéro est surtout là pour la rime).
Depuis trois ans les questions de bactériologie ont une place de plus en plus importante au concours. Et cette année, nous parions qu’elles auront une place de choix car le jury du CNCI est parsemé d’infectiologue et autre bactériologiste.
Ainsi, nous vous proposons de prendre une petite heure pour vous assurez que pour chaque item d’infectiologie vous connaissez :
la bactérie la plus fréquemment en cause dans cette infection
l’antibiotique de première intention
la classe et les effets indésirables de cette antibiotique
Insistez bien sur la tuberculose et verifiez que vous n’avez aucun doute sur la liste des bactéries qui sont des cocci gram +.
Reprenez un verre de jus d’ananas si besoin et retournez à votre programme de révision habituel…
A l’approche des épreuves des ECNis et des partiels de fin d’année, nous pensons qu’il est important de vous transmettre des astuces qui peuvent changer votre épreuve. Les 3 jours de concours sont équivalents à un marathon. Bon nombre d’étudiants ne s’en rendent pas suffisament compte avant de les vivre et certains rencontrent une panne lors de la dernière après-midi. Les points perdus à cause d’une petite baisse de concentration peuvent coûter cher en points et en classement. Mieux vaut savoir les éviter.
#1 Barre de céréales et fruits secs…
Qui est la meilleure amie du randonneur à n’importe quelle heure ? La barre de céréale. Elle doit devenir votre meilleure amie pour le concours.
NB : le jour de l’ECNi tout se que vous rentrez dans la salle est vérifié. Il ne faut pas qu’il y est d’emballage et tout doit tenir dans une pochette transparente. Il faut donc prévoir des barres de céréales qui ne fondent et qui ne collent pas. Testez les en amont, pour vérifier qu’elle ne vous donne pas trop soif. Choisissez celles qui ont un taux de glucides élevées et un taux de lipides le plus bas possible. Leur efficacité en sera d’autant plus grande.
Les fruits secs ou les pommes sont aussi une très bonne source d’énergie pour les baisses d’énergie en cours d’épreuves.
Souvenez-vous qu’il est difficile de manger le matin des épreuves et qu’il faut prévoir plus de « ressources » le matin.
#2 Préparez votre régime à l’avance.
Passer un concours est épuisant physiquement. Le cerveau est le premier consommateur d’énergie de votre corps et il va fonctionner à plein régime pendant 18 heures. Afin de le préparer à un tel effort nous vous conseillons de lire l’item Alimentation du sportif du collège de nutrition.
La semaine des épreuves, nous avions privilégiés les sucres lents (pâte, pomme de terre) en particulier pour le soir. Certains conseillent de prendre du riz la veille du premier jour pour limiter l’effet du stress sur la motilité intestinale. Le midi il faut éviter un apport en protéines qui sont plus difficiles à digérer et risque de favoriser le coup de barre post prandiale…
L’internat détermine votre carrière professionnel. Ne laissez rien au hasard ! Une alimentation adapté mettra toutes les chances de votre côté…