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Coup de pompe après le déjeuner ? Les deux techniques pour une après midi de révision vraiment efficace…

adorable-blur-child-57325314H10 : Vous êtes penchés à votre table de travail, prêt à attaquer une belle après-midi de révision. Le soleil a enfin repris ses droits et pour une fois vous êtes motivés. Malheureusement, un prédateur vorace vous a repéré. Il vous guettait depuis quelques heures et se précipite sur vous tel un lion sur sa proie : le sommeil s’abat de tout son poids sur vos paupières.

Ce coup de barre après le déjeuner, tout le monde le connait. Peu importe ce que l’on mange, ce qu’on a fait de sa nuit ou de la température de la bibliothèque… il fait partie du rythme naturel de notre horloge biologique. D’ailleurs, des neuroscientifiques se sont intéressés à cette baisse de performance et ont mis en place une étude pour déterminer s’il existait une stratégie efficace pour lutter contre ce « coup de fatigue » du début d’après-midi.

Deux méthodes ont fait l’objet d’étude sérieuse randomisée et ont montré une efficacité sur les performances des participants :

  1. Une sieste de 20 à 30 minutes dans le noir complet.
  2. L’exposition à une intensité lumineuse élevée.

1. La petite sieste du début d’après-midi est une méthode dont l’efficacité pour « relancer sa journée » est connue de longue date. Se mettre dans le noir complet et fermer les yeux pendant au moins un quart d’heure permet de « repartir de zéro » un peu comme si que la journée recommençait.

Le seul problème est que la plupart du temps il n’est pas possible de s’accorder une sieste dans la vie de tous les jours.

2. C’est là que l’autre méthode a tout son intérêt : s’exposer à une lumière intense pendant au moins trente minutes. Dans les études les chercheurs ont défini une lumière intense comme « une source de lumière dont l’intensité est supérieur à 2000 lux ». Cela correspond en pratique à l’intensité lumineuse présente dehors à la mi-journée (et cela même lorsque le temps est nuageux !). D’ailleurs, quand le ciel est bleu et inondé de soleil l’intensité lumineuse atteint alors plus de 20 000 lux.

Effectivement, une intensité lumineuse supérieure à 2000 lux stimule un certain type de cônes présent sur la rétine. Ces cônes ont une terminaison dans la glande pinéale et permettent une régulation fine des taux de dopamine et de mélatonine circulants. Il est très probable que l’augmentation de performance et la diminution de la sensation de fatigue mesurées chez les personnes participant aux expériences soient permises par cette régulation hormonale.

Maintenant, vous avez la méthode pour ne plus rencontrer de « coup de pompe » en début d’après-midi. Après votre repas, mettez un minuteur de vingt minutes et dormez. Ou bien, si ce n’est pas possible, sortez dehors vous exposer directement à la lumière du jour pendant minimum vingt minutes. Notre corps est bien fait il capte vite le message : il fait grand jour, il est temps de travailler !

Bon courage à tous nos randonneurs !

Un doute, une question, écrivez nous ! Si nos articles vous plaisent, n’hésitez pas à les partager avec vos amis…

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Source : Slama H, Deliens G, Schmitz R, Peigneux P, Leproult R. Afternoon nap and bright light exposure improve cognitive flexibility post lunch. PLoS One. 2015 May 27;10(5):e0125359. doi: 10.1371/journal.pone.0125359. eCollection 2015. PubMed PMID: 26016658; PubMed Central PMCID: PMC4446306.

Où disparaît notre confiance en soi ? Et comment la retrouver…

À mesure que l’année avance, je reçois de plus en plus de mail d’étudiants qui me font part de leurs doutes. Ils perdent leur confiance en eux. Plus ils travaillent, plus ils trouvent qu’ils sont mauvais, qu’ils n’ont pas le niveau, qu’ils vont rater leur vie… Si vous aussi vous êtes dans cet état d’esprit, sachez que la perte de confiance en soi est un processus normale au cours de la préparation d’un concours. Ce phénomène est nommé : l’effet Dunning-Kruger :

Notre cerveau a une tendance à surestimer nos performances quand nous sommes inexpérimentés et à les sous-estimer à mesure que l’on s’entraîne. Cela est due à un biais cognitif que nous partageons presque tous.

Les étudiants qui obtiennent les moins bons scores sont ceux qui ont prédit qu’ils obtiendraient les scores les plus haut.

Lorsque l’on demande à des étudiants de prédire leurs résultats à un test, presque systématiquement, les étudiants qui obtiennent les moins bons scores sont ceux qui ont prédit qu’ils obtiendraient les scores les plus haut. Plus les étudiants se sont entraînés, plus le biais cognitif s’inverse : leur cerveau a tendance à sous estimer leurs performances.

Ainsi, l’amélioration de ses résultats passe par une perte de confiance en soi. Il serait même bon signe de passer par une phase de doute car elle fait partie du chemin vers l’excellence.

Donc, doutez et surtout continuez à apprendre et vous entraînez sans relâche ! Vous n’en serez que meilleur…

Bonne année et bonne chance !

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Source pour en savoir plus sur l’effet Denning-Krueger : Kruger, J and Dunning, D. “Unskilled and unaware of it: How difficulties in recognizing one’s own incompetence lead to inflated self-assessments.”. Journal of Personality and Social Psychology, 77(6), 1999, pp. 1121–1134.

Plan d’action : trouver la motivation

Quand on prépare les ECNi, on entend en permanence qu’il faut rester motivé. Chaque jour, de l’interne de ton service le matin au conférencier de santé publique le soir, quelqu’un se débrouille pour te glisser un mot sur l’importance de continuer jusqu’au bout et de ne rien lâcher jusqu’aux ECNi. Combativité, pugnacité, persévérance etc… ils n’ont que ça à la bouche et pourtant…

Les Naufragés du Fol Espoir

… Pourtant, en trois ans d’externat, je n’ai pas connu une seule semaine où ma motivation n’a pas été mise à mal. Cela se manifestait par une sensation de na pas avancer et d’avoir la mauvaise méthode de travail. A cela venait se rajouter un sentiment d’inutilité… Face à mon bureau, les moments de solitude et de désespoir ont été nombreux et souvent douloureux. Ainsi, il fallait très régulièrement trouver la motivation de se mettre au travail.

Les premiers temps, la musique « Eye of the Tiger » du film Rocky me donnait suffisamment d’énergie pour tout un après-midi. Mais, comme toute substance addictive, un phénomène de tolérance est apparu et il a fallu changer de méthode.

J’ai alors décidé de tester différentes façon de me motiver à travailler les jours où le moral était au plus bas. Je me suis donc inspiré de théories empiriques de psychologie ou de conseils de mes amis et de ma famille. J’aimerai ici vous partager une méthode pour déclencher une forte motivation à travailler. Testée plusieurs fois avec succès.

Le plan d’action MOTIVATION

Les jours où je ne trouvais ni l’envie ni la force de travailler et cela même après une bonne douche et un petit déjeuner fort en caféine. J’adoptais un plan d’urgence. D’abord, je rangeais ma table de travail et fermais tous les collèges ouverts dessus. Ensuite, il fallait sélectionner un item de mon programme de révision dont je savais qu’il était ni trop long, ni trop difficile. L’important était que :

1) je sois intimement convaincu de pouvoir le terminer en une seule séance de travail.

2) je perçoive cet item comme ayant une forte utilité ; non pas pour le concours mais pour moi.

Je choisissais donc un chapitre dont j’avais la sensation que sa maîtrise détaillée me permettrait d’être un meilleur médecin. Les compétences que je cherchais à acquérir pendant ces séances de travail “forcés”, sans motivation, étaient avant tout destinées à me satisfaire.

Un exemple en pratique :

Je me souviens d’un gros coup de mou le mardi de ma semaine de révision de pneumologie du premier tour qui tombait en plein mois de Décembre. La journée était très mal partie : je tournais distraitement les pages de ce collège, admirant sa belle couverture bleue et lisant ça et là des bouts de phrase. A 10h30, voyant l’inutilité de mon travail et mon manque total de motivation pour me plonger dans des détails obscurs de la sarcoïdose pulmonaire. J’ai donc décidé d’appliquer ma méthode spéciale de motivation. Je suis donc passer à l’item 155 : Tuberculose pulmonaire ! C’était pour moi, l’item dont je me sentais le plus à même de faire efficacement le tour complet en quelques heures et surtout que je percevais comme central pour ma future vie de médecin en région parisienne. J’avais déjà vu des dizaines de patients tuberculeux et je pense en voire encore des centaines d’ici la fin de mon internat… Ainsi, cette technique m’avais permis de “sauver” une journée de travail. Je suis sorti ce jour-là de mon bureau avec le sourire de quelqu’un qui a accompli quelque chose de satisfaisant pour lui-même. Le jour J, c’est la tutu qui est tombée… Bien sûr, cela ne marche pas à tous les coups. Mais, avoir ce plan d’urgence “motivation” en tête permet parfois de sauver sa journée…

Allez, courage 😉

Gabriel Hallali

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Pour ceux qui veulent (et qui ont le temps… !) en savoir plus cette technique motivationnelle a été théorisé par Allan Wigfield et Jacquelyne Eccles en l’an 2000. (Source : Wigfield A, Eccles JS. Expectancy-value theory ofachievement motivation.Contemp Educ Psychol 2000;25:68–81.)

Théorie simplifié de Wigfield et Eccles

Sauver son DP grâce à sa feuille de brouillon !

En D4, je me suis rendu compte qu’une bonne utilisation de ma feuille de brouillon pouvait me faire marquer des points.

Au début de mon externat, je n’utilisais jamais cette feuille de couleur jaune ou violette fournie avec la tablette. Je me demandais même pourquoi la fac continuait à nous fournir du papier brouillon alors que l’épreuve consistait uniquement à cocher des cases.

J’ai compris que le brouillon pouvait améliorer mes résultats grâce au major de notre promo : il utilisait à chaque épreuve une à deux feuilles de brouillon. Quand je lui ai demandé la raison, il me révéla avec bienveillance pourquoi et comment il utilisait son brouillon pendant l’épreuve. Je vous transmets donc à mon tour cette méthode :

a) Lire une première fois l’énoncé sans prendre de note et laisser les premières idées fermentés dans sa tête.

b) Relire l’énoncé et noter les points forts du cas clinique : âge du patient, symptôme principal, côté de la lésion, antécédents utiles ou potentiellement source de piège.

c) Pour des cas où le côté atteint joue un rôle central dans la prise en charge comme pour un AVC ou une fracture, ne pas hésiter de faire un petit dessin du patient et colorer les parties du corps concernés par les lésions.

d) A mesure que dossier avance, noter les nouvelles informations fournies par les énoncés intermédiaires : tout le long des dossiers progressifs, les rédacteurs ajoutent discrètement de nouvelles données fondamentales pour le cas. Un traitement peut être débuté ou arrêté, une insuffisance hépato-cellulaire peut être suggérée avec le résultat d’une prise de sang. Le piège est alors de prescrire « par inattention » un médicament contre indiqué quelques questions plus tard.

Une fois que l’on a pris l’habitude de noter toutes ses informations pertinentes à mesure qu’elles sont présentées. Il est possible de servir de sa feuille de brouillon avant de valider chaque question.

Check list au bloc

Le brouillon se transforme en une véritable check-list qui permet d’éliminer les erreurs « bêtes » dans les dossiers et gagner les points que l’on mérite pour notre travail.

Pour la petite anecdote, lors de l’ascension de mon premier glacier, le guide qui m’accompagnait m’avait montré sa feuille de secours : il gardait au fond de son sac “un brouillon” de la randonnée au cas où la carte se perde une fois en haut. Ce petit brouillon l’a sauvé un jour que sa carte de randonnée s’était perdue et qu’il s’était retrouvé dans le brouillard.

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Erreur d’inattention : déclaration de guerre.

Comment lutter efficacement contre les erreurs d’inattention ? Analyse des résultats des ECNi blanches franciliennes.

Répartition des notes suivant une courbe de Gauss (loi normale) (DP ECNi blanc francilien)

Cette semaine, nous avons eu le privilège d’accéder aux statistiques des réponses de l’ECNi blanc francilien. Pour chaque question il est possible de voir le taux de bonne réponse et leur capacité à discriminer les étudiants. Trois grands types d’erreurs se détachent de l’analyse :

– L’étudiant n’avait aucune idée de la bonne réponse (énoncé mal formulé, notion hors programme) (chaque item reçoit le même pourcentage de coche et la question n’est pas discriminante.

– L’étudiant n’avait pas la connaissance : les 25% des étudiants ayant les notes les plus élevés cochent les bonnes réponses alors que les autres non. La question est très discriminante.

L’étudiant a fait une faute d’inattention. La question était simple mais une erreur s’est glissée dans la copie. On retrouve plus de 20% de fautes d’inattention dans les copies. Ces erreurs sont la source d’une grande frustration pour les étudiants, le but de cet article est d’explorer leurs causes et de proposer des solutions pour lutter efficacement contre ce fléau.

Une erreur d’inattention est définie par le fait qu’un étudiant commet une erreur alors qu’il maîtrise les compétences nécessaires pour trouver la bonne réponse. Les erreurs d’inattention ont surtout été étudiées par les professeurs de mathématiques[1] car elles sont faciles à identifier dans les copies. L’apprenant a le bon raisonnement, il suit les bonnes étapes pour résoudre le problème mais au milieu il inverse un signe, une lettre et la réponse finale est fausse.

4 causes majeures d’erreurs d’inattention ont été alors identifiées :

  • La précipitation (sous-utilisation du temps imparti pour une épreuve)
  • Une erreur de lecture dans l’énoncé (manque d’attention aux informations de l’énoncé, sauts et inversions de mots…)
  • Un stress important
San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y
  • Une concentration importante: une étude réalisée par des professeurs de l’université de Columbia[2] a montré que plus un étudiant a l’air concentré sur sa tâche, plus il fait des erreurs d’inattention ! La cause suggérée par cette étude est un excès de confiance en soi : la sensation de maîtriser son sujet et d’avoir les connaissances créent une situation favorable à la multiplication des erreurs d’inattention.

Identifier ces 4 causes permet de lutter efficacement contre l’inattention. Entrez en guerre contre ces erreurs ! Ne les laissez pas vous faire perdre de précieux points lors du concours :

I) Prenez votre temps lorsque vous répondez aux questions, forcez-vous à utiliser au maximum le temps imparti pour l’épreuve.

II) Utilisez votre brouillon pour noter les informations importantes en particulier lorsque celles-ci sont données dans des énoncés intermédiaires. De nombreux chefs adorent glisser ce genre de piège dans leurs dossiers.

III) Faîtes un maximum d’épreuves blanches pour apprendre à gérer votre stress. Mangez, bougez, dormez, faîtes l’amour… Détendez-vous avant les épreuves !

Ceintures et bretelles !

IV) Mettez ceintures et bretelles ! L’image est marquante : les rédacteurs des dossiers cherchent à vous déstabiliser. Ils mettent à nu vos connaissances ! A vous de prendre vos précautions pour rester habillé : relisez plusieurs fois votre réponse et l’énoncé. Forcez-vous à prendre votre temps sur des questions qui semblent évidentes. (Surtout celles de début de dossier). Lorsque vous validez une réponse le jour J, il ne faut pas que vous le regrettiez. Ce n’est pas parce que l’on est concentré et que l’on connaît son sujet que l’on ne fait pas d’erreur d’inattention. Ne vous laissez pas avoir par les questions qui paraissent évidentes, se sont celles-là qui font baisser votre note et votre pantalon ! Les erreurs d’inattention doivent être traquées à chaque question, ne leur laissez aucun répit.

Courage et persévérance !

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[1] Clements, M. A. “Careless Errors Made by Sixth-Grade Children on Written Mathematical Tasks.” Journal for Research in Mathematics Education 13, no. 2 (1982): 136–44. doi:10.2307/748360.

[2] San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y

Le top 5 des items de Noël…

Noël approche ce qui veut dire que le CSCT approche ainsi que l’ECNi blanc. Se pose alors la question : que relire la veille de l’examen ?

Nous vous avons préparé un petit top des pages à relire la veille des examens :

#1 Embolie pulmonaire Item n°224

Il est tombé et tombera encore et encore. Classique des classiques. Notre conseil prenez une feuille blanche dès maintenant et récitez le tableau sur les anticoagulants et leur dosage. Courez relire le tableau 12 page 298 au moindre doute

#2 SCA ST+ et SCA ST- Item n°334

Un patient débarque aux urgences avec une douleur constrictive médio-thoracique et un ST+ à l’ECG. Vous ne vous pardonneriez pas d’avoir un doute sur les 4 médicaments à introduire en urgence avec leur dosage.

#3 Tuberculose Item n°155

C’est l’item des items. Vérifiez dans votre tête que vous connaissez par cœur la liste des médicaments et leurs effets secondaires et faites un tour page 71 du collège de pneumo.

#4 VIH Item n°165

Le nombre d’IST a triplé en 10 ans selon un rapport récent. 
Un dossier VIH, ça part vite dans tous les sens. Et même si ce n’est pas le plus mémorable des 18 dossiers, il tombe souvent. Trop souvent. Alors un coup d’œil sur le bilan pré-thérapeutique (page 200 de l’ECN-Pillly / Tableau 165–1)

#5 Myélome Item n°317

Transversal parmi les transversaux, le myélome est partout. Ne manquez pas de relire la fiche flash de la page 265 du collège de Néphrologie sur les atteintes rénales. Néphropathie à cylindres myélomateux, amylose AL et syndrome de Fanconi. Il s’agit de ne pas s’emmêler les tubules.

Ne manquez pas nos articles :

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Pablo Morales & Gabriel Hallali

Relu par : Iris Ferreira

ECN 2019 – TOP 5 des conseils pour le mois de Décembre

Ce week end, c’est le mois de Décembre. Il fait froid et il pleut. Les journées sont tellement courtes que l’on voit à peine la lumière du soleil et cela donne certainement un petit coup au moral. Heureusement, nous avons le remède !

Vous trouverez ici 5 conseils qui nous ont été transmis par des anciens et qui nous avaient permis de franchir cette étape.

#1 Gardez le cap !

Depuis plusieurs mois, vous travaillez sur votre premier tour. Vous frayez difficilement votre chemin parmi les 362 items du programme et les 32 matières. Les livres des collèges s’accumulent dans votre chambre. Souvent, on a l’impression de ne pas en voir le bout. Il faut impérativement garder le cap. Certes, le CSCT et l’ECNi blanc francilien approchent. Il est tentant de laisser tomber son programme pour essayer de réviser le plus possible d’items avant le CSCT. Ce n’est pas une stratégie payante car votre mémoire à long terme ne vas pas être mise en jeu et le jour du concours vous ne vous souviendrez plus de ce que vous aurez appris… Donc, suivez votre programme malgré l’approche du CSCT. Le but est d’être prêt le 17 juin.

#2 Faire des annales du CSCT

La stratégie la plus payante pour le CSCT est de faire les annales de la fac. Prévoyez quelques heures dans votre emploi du temps pour faire toutes les annales de la fac. L’année dernière un dossier entier est ressorti à l’identique ! De plus, les dossiers sont en majorité de bonne qualité et permettent un entraînement transversal sur toutes les matières.

#3 Participer aux ECNi blanc franciliennes

L’approche de ces épreuves blanches introduit du doute et du stress parmi vous. Certain ont la sensation qu’ils vont perdent trois jours de révision et qu’ils ne sont pas prêts… Pourtant, il serait dommage de ne pas profiter de cette entraînement en condition réelle. Personne n’a fini son premier tour à ce moment de l’année, vous ne partirez donc pas avec un handicap par rapport aux autres. C’est une occasion rare de se mettre dans les conditions réelles de l’examen. Vous passez les ECNi blanches dans la même salle que les ECNs et sur les mêmes tablettes, les dossiers sont rédigés par toutes les facs parisienne et sont pour la plupart de très bonne qualité. Ils sont même légèrement plus difficiles que ceux du vrai concours ; comme dit l’adage : “qui peut le plus peut le moins !”

Par ailleurs, vous n’aurez que deux autres occasions de vous entraîner à l’épreuve de LCA dans les conditions réelles : la LCA est une épreuve longue qu’il est souvent difficile de finir dans les temps. Il est rare de réussir à faire deux articles de suite en 3 heures lorsque l’on s’entraîne seul chez soi.

Profitez aussi des ECNi pour apprendre à gérer vos feuilles de brouillon pendant les épreuves : une bonne feuille de brouillon peut aider à trouver le diagnostic lors d’un dossier difficile et d’éviter les pièges introduits par les rédacteurs lors de la progression du dossier. (exemple : proposition de prescription de vitamine K à la question 15 chez une patiente qui saigne mais dont les AVK ont été arrêté à la question 10. DP4 ECNI décembre 2017)

#4 Utilisez les ECNi blancs pour identifier vos points faibles.

Le classement, jetez y à peine un coup d’oeil. Par contre, vos notes aux dossiers analysez les en détail. Combien avez vous au dossier de cardio, de pneumo ou de médecine interne ? Combien avez vous lorsque vous vous entraînez sur SIDES ? Où avez vous perdus les points ? Est ce que vous êtes tombés dans un piège ? Est-ce que vous n’étiez pas assez certain de vos connaissances ?… Cette analyse fine vous permettra d’adapter votre stratégie de révision, ciblez vos points faibles et la prochaine fois vous augmenterez vos notes aux dossiers et donc votre classement !

#5 Entourez vous d’énergie positive

Si vous avez l’habitude de passer les fêtes de fin d’année en famille, le nouvel an avec vos amis, ne vous privez pas. Prenez quelques jours pour vous reposez et changez vos idées. Vous serez d’autant plus efficace le mois de janvier.

A l’approche des épreuves, entourez vous de vos amis et n’écoutez que les discours positifs. Vous êtes les meilleurs, on a pleinement confiance dans votre promotion. Vous travaillez un maximum et vous allez donner le meilleur de vous même. Le résultat sera là au mois de Juin.

Entrez dans les salles d’examens la tête haute : le résultat n’en sera que meilleur !

Enfin, peu importe ce qu’il se passe dans l’actualité : à l’approche des examens ne vous occupez pas des infos. Les informations à la télé ou à la radio sont une source de stress reconnue. Inutile de vous en rajoutez !

Courage et pugnacité ! Vous allez nous éblouir !

Gabriel Hallali

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Des questions, des doutes, je suis disponible par MP ou par mail : gabrielhallali@gmail.com

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Combativité vs esprit de compétition

L’ECNi, examen classant national informatisé n’a d’examen que le nom. En réalité c’est un concours. Tous les étudiants en médecine de France doivent le passer. Le classement a un impact déterminant sur le choix de spécialité, la ville où se déroulera l’internat et indirectement sur les choix de stage tout au long de cet internat. On comprend ainsi pourquoi ce concours génère un tel stress et devient une obsession pour certains étudiants. Toutefois, une des erreurs classiques commises par ceux qui le préparent est de le considérer comme une compétition contre les autres étudiants et non pas comme une compétition contre eux même.

Dans tous les sports de compétition, le mental joue un rôle fondamental ; lors des ECNi aussi. Contrairement à ce que l’on pense, les athlètes de haut niveau au moment de faire leur performance ne pensent pas : “il faut que je batte untel ou untel.” Ce qui les obsède c’est de se battre eux-même, ils veulent dépasser leur meilleur temps, courir plus vite que lors de leur dernier entraînement, sauter plus haut…

Lors de la préparation aux ECNs, on se mesure à soi-même. Le but n’est pas de battre le premier de la promo ou ceux qui sont assis à côté dans l’amphi. La mentalité gagnante est de considérer ce concours comme une occasion de dépasser ses propres limites.

A chaque concours blanc, il faut non pas regarder son classement mais les notes obtenues à chaque dossier progressif et voir où l’on a manqué les points : un dossier d’infarctus où l’on obtient seulement 70% alors que lors des entraînements on a 85%, le sujet de rhumato que l’on pensait cartonner mais où l’on obtient à peine la moyenne… C’est sur eux qu’il faut se concentrer, comprendre où sont les erreurs et travailler pour ne plus les refaire. Devant chaque dossier, il faut se fixer une note cible et la comparer à son résultat. Identifier les endroits où l’on a perdu les points et comprendre. Il est inutile de se comparer aux autres ou de vouloir battre quelqu’un d’autre. Il faut se battre soi-même.

Il en va de même le jour J. Pendant que l’on passe l’épreuve, il faut se dépasser, donner le meilleur, ne pas tomber dans les pièges déjà rencontrés lors des concours blancs, montrer la précision de ses connaissances. C’est comme cela que l’on gagne.

Objectif 80% à tous mes dossiers progressifs

J’aimerai illustrer mon propos avec un témoignage personnel : en début de sixième année, j’avais comme objectif d’arriver dans les cinq cent premiers. J’ai donc analysé les notes des concours 2016 et 2017 et j’ai remarqué que les étudiants ayant un tel classement validait la majorité des dossiers progressifs avec minimum 80% de bonnes réponses et les questions isolées avec au moins 75%. C’est donc devenu mon objectif principal augmenter mes notes aux dossiers. L’été entre la D3 et la D4, j’obtenais entre 60 et 70% des points à presque tous mes dossiers, soit entre 12 et 14/20. Tout le travail de la D4 a eu pour objectif d’augmenter cette note pour avoir au minimum 80% soit 16/20 aux dossiers progressifs. Lors de chaque entraînement (concours blanc, SIDES), je revenais sur les dossiers où je n’avais pas obtenu cette note et j’essayai de comprendre pourquoi pour que cela n’arrive plus. Le jour J, j’ai tout fait pour réussir cet objectif et j’ai eu le classement que j’attendais.

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