Archives de catégorie : ECNI 2019

Librairie ECNi – Quels livres choisir en ophtalmologie ?

L’ophtalmologie est une petite matière. Pourtant, depuis la réforme elle est présente chaque année avec un dossier complet d’ophtalmologie et plusieurs questions isolées aux épreuves de l’internat. Sur le chemin vers son poste d’interne, il est donc nécessaire de bien maîtriser cette matière discriminante.

Cette semaine votre guide Rando-Médicale vous propose donc une sélection des livres les plus utiles en ophtalmologie et une méthode pour en tirer le meilleur profit.

Notre sélection :

Ophtalmologie          L'ophtalmologie facile aux ECNi        Ophtalmologie         Ophtalmologie

Quels livres pour le premier tour ?

Pour le premier tour, nous recommandons vivement le livre Ophtalmologie facile aux ECNi. Ce livre, d’excellente qualité, permet de « voir » l’ophtalmologie avant de l’apprendre. Il est rapide à lire et permet d’aborder son apprentissage sur le collège plus sereinement. Le secret en ophtalmologie est de visualiser les maladies : se les mettre dans l’œil !

Quels livres pour le deuxième tour ?

Pour le deuxième tour, nous conseillons de lire le collège de long en large et en travers. Un tour d’ophtalmologie c’est facile à faire et c’est facile à oublier ! Une méthode efficace est de prévoir dans son planning de revenir régulièrement sur cette matière. (Même si l’on ne récite qu’un ou deux items et que l’on fait quelques questions isolées, c’est déjà ça, la mémoire est réactivée et les connaissances s’ancrent sur le long terme.)

Et pour le dernier tour ?

Ophtalmologie

Pour le dernier tour, nous conseillons de prévoir deux séances de travail sur le collège des enseignants. La première au début de son dernier tour et la dernière proche des examens. En effet, l’ophtalmologie est une matière qui demande des connaissances très précises. Le seul moyen pour les avoir en tête est de se les remettre en tête juste avant d’être testé dessus.

Quels livres de cas clinique ?

Le mieux est d’essayer de faire toutes les questions isolées de SIDES. Pour les dossiers progressifs, le livre ECN intensif aux éditions Elsevier est très bien pour le premier tour.

Ophtalmologie

En D4, Le livre des professeurs « Ophtalmologie » aux éditions MEDLINE et les 10 cas

cliniques à la fin du collège sont des incontournables. Les dossiers tombés aux ECNi 2016 / 2017 / 2018 ont été largement inspirés de ces deux livres. (Parfois avec jusqu’à 8 questions presque identiques !)

Cette liste a été rédigé en toute impartialité à partir des ressources que nous avons réellement utilisées et appréciées.

Bon courage ! Si vous vous perdez sur la route, n’hésitez pas à nous envoyer un message. On vous guide avec plaisir !

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Gabriel Hallali

 

Ne laissez pas brûler votre dossier progressif !

Pendant une longue randonnée, alors que tout se passe bien, on se retrouve distrait par le chant d’un oiseau ou par une marmotte cachée derrière un caillou. Et voilà que l’on se retrouve sur le mauvais chemin. On brûle son énergie à avancer dans la mauvaise direction. On perd le bon rythme.

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Pendant les épreuves des ECNis, il arrive de se laisser distraire par un énoncé mal posé,

une question tarabiscotée et voilà que l’on tombe dans une série de pièges grossier. On se trompe de diagnostic, de côté, de traitement… Et devant sa tablette impossible de faire demi-tour ou de recommencer sa série de dossier progressif.

Que se soit aux concours blancs ou aux vraies épreuves, on a tous un jour ou l’autre laissé brûlé un dossier sous nos yeux. Enchaînant les erreurs et criant de rage en lisant la suite de l’énoncé… Cette semaine, nous avons donc décidé de partager avec vous nos astuces pour ne pas laisser partir en fumée ses points devant un dossier progressif mal engagé. 

1. Faîtes une pause en cas d’erreur.

Lorsque vous vous rendez compte d’une erreur ou que l’énoncé intermédiaire du dossier vous fait comprendre que vous vous trompez depuis la toute première question, arrêtez vous ! Prenez au moins cinq minutes pour digérer l’erreur. Fermez les yeux, soufflez un grand coup, mangez un petit bout de chocolat… Ensuite, relisez soigneusement toimage 2us les énoncés. Notez de nouveau les points importants sur votre brouillon. Ce n’est qu’après ce travail et ce petit temps de pause pour accepter votre erreur que vous pourrez vous autorisez à recommencer à répondre à votre dossier.

L’erreur à éviter à tout prix est de s’énerver et de s’en vouloir. L’étudiant qui se dit que tout est foutu et se met à répondre sans réfléchir à la suite du dossier va « brûler » tous les points restants. La bonne stratégie est d’accepter qu’une partie du dossier est perdue et de s’attacher à sauver le reste. On est souvent étonné au moment de la correction de voir que les dégats ne sont pas aussi importants que l’on pensait.

2. Entraînez vous en condition

Pendant les séances d’entraînement SIDES, il est possible en trois clics de recommencer un dossier de zéro. On est parfois tenté de le faire quand on se trompe « bêtement » sur les trois premières questions de son dossier. Notre conseil est d’éviter absolument cette pratique. Il faut apprendre et s’habituer à accepter et à gérer ses erreurs comme lors des véritables épreuves.

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3. Gardez du bon sens avant tout !

Il arrive de se retrouver complètement perdu devant un dossier. On ne sait pas du tout sur quel diagnostic s’orienter, on n’arrive pas à trancher entre deux hypothèses cliniques. Dans ce cas, il faut essayer d’identifier le diagnostic qui parait le plus fréquent, le plus grave et le plus traitable. En effet, les dossiers cliniques sont là pour tester au maximum vos connaissances. Il est beaucoup plus intéressant pour un rédacteur de dossier de vous emmener vers une maladie où un traitement consensuel existe. (Ainsi, un SCA même un peu atypique reste plus probable aux ECNis qu’un syndrome de Tako-Tsubo…)

Il est très rentable d’essayer de s’imaginer concrètement la situation clinique et de se demander ce que l’on ferait si on était réellement face au patient.

Visualiser la scène dans sa tête permet souvent d’arriver au bon diagnostic. 

Soufflez un grand coup et n’oubliez jamais : vous êtes les meilleurs.

On est là jusqu’au bout pour vous accompagner. N’hésitez pas en cas de besoin.

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L’équipe rando-médicale

Gabriel Hallali

Que faire de son classement aux ECNis test ?

Vendredi après-midi, la bibliothèque où je me trouvais a été submergé par une vague d’émotions. Subitement, l’atmosphère est devenue plus dense. L’air était comme allourdi par l’anxiété ambiante. Chacun s’est passé un mot discrètement. Parfois, un simple regard appuyé suffisait à faire passer le message à son voisin. Alors, les doigts tremblants, celui-ci saisissait son téléphone. L’œil brillant et l’esprit troublé, il se mettait à consulter son écran : les résultats des ECNs tests étaient là.

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Il suffit de cinq minutes pour que les quinze rangées soient gagnées par cette épidémie. Un murmure s’éleva alors dans la salle d’étude. De grosse larmes sur les jougs blanches de mon voisin de droite venaient arroser le sourrire de celui d’en face. L’atmosphère studieuse qui règne toute l’année dans la salle se dissipa complètement. Les rangs de classement froid et anonyme de la liste publiée par l’administration se répandirent dans la bibliothèque et la vida de ses occupants.

Dehors, de petits groupes se formèrent. Assis par terre, une chevelure blonde débordait de sanglots, autour deux silhouettes se mordaient les lèvres gênés. Cinq mètres plus loin deux amies sautillaient de joie.

ramdan-authentic-679682-unsplashMais peu importe l’émotion qu’a suscité l’annonce des résultats des ECNs tests, on pouvait voir au fond du regard de chacun la même question : que faire de ce classement ? 

Recevoir le classement aux ECNs tests, c’est un peu comme arriver au dernier refuge d’altitude avant l’ascension finale d’un glacier. Plus on est haut, plus se sera facile de l’atteindre mais, on le sait, rien n’est encore fait. Demain, la météo peut changer, le vent souffler, le brouillard tomber. On tourne un peu en rond dans la petite salle à manger où les randonneurs se réunissent pour patienter jusqu’au jour suivant.

Notre conseil face aux résultats des ECNs tests est de se moquer du classement. En général on a besoin d’une soirée de pause, soit pour apprécier le résultat, soit pour pleurer de déception. Mais l’important est selon nous d’oublier ce classement.

Il faut voir bien au delà en identifiant les endroits où vous avez manqué des points. Peu importe le résultat, cherchez quel dossier vous a fait perdre le plus de points. Est-ce que la LCA et les questions isolées vous ont fait perdre des places ? Quel type d’erreur avez-vous faite ? Est-ce un manque de connaissance qui vous a fait rater le dossier de médecine interne ou alors est-ce à cause du stress que vous avez perdus cinq points sur le dossier d’hémato, matière où vous avez toujours excellé ? Dans quelle crevasse êtes-vous tombées ? Quel impasse vous a piégé ? Voilà les questions importantes à se poser ce week-end.

Identifiez vos points faibles et travaillez d’arrache pied dessus. C’est comme cela que vous progresserez. On a vu des classements varier de 2000 places l’année dernière. L’important est de garder votre objectif devant vous et ne laisser rien ni personne vous en détourner.Capture d’écran 2019-03-31 à 12.41.28

 

Courage et persévérance, on sera avec vous jusqu’au bout.

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J’aurais du cocher la réponse B ! Frustré-e par le concours blanc ? Voici comment tirer la langue à vos regrets.

Épreuve à peine terminée, déjà frustré !

Une irritation amère m’envahit au moment où j’appuie sur le bouton « Terminer l’épreuve » de ma tablette. Enfermé dans mes regrets, je me laisse envahir par cette sensation âcre de frustration. Oui, je le sais, j’aurais du cocher l’item B à la question 4 du premier dossier. Je savais qu’il fallait mettre ce traitement à la patiente. Et pourtant ! Je l’ai décoché. Bêtement. Au dernier moment. Juste avant de valider ma question. C’est ainsi… Malgré mes mois de travail acharné pour me préparer au concours, j’ai fait les erreurs les plus stupides, je me suis trompé sur les questions les plus basique.

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Ce sentiment enveloppant de frustration, je l’ai ressenti comme la quasi-totalité des étudiants de ma promotion et je l’ai fait savoir maintes fois autour de moi au détriment de mon entourage ! Je pense d’ailleurs que celui-ci est normal à la fin des épreuves. Le format entièrement numérique et anonyme des ECNis, l’ambiance hostile des amphithéâtres, les dossiers cliniques tordus, les questions mal formulées donnent la sensation d’être nu et vulnérable devant sa tablette même après la meilleure préparation.

Le regret et la frustration semblent faire partie du jeu et il faut l’accepter. Le piège est de rester focaliser sur une erreur. Effectivement, le format progressif des dossiers a pour particularité de donner une partie de la correction pendant l’épreuve. Il faut alors avoir la pugnacité en cas d’erreur de continuer sans ciller. Ne jamais rester concentrer sur une erreur dans nos réponses que l’énoncé nous fait découvrir et passer à côté du reste d’un dossier voir d’une épreuve entière. L’ECNi ne se joue pas sur une question. Si le rédacteur de l’épreuve apporte des éléments de réponse pendant la progression du cas clinique, c’est justement pour vous permettre de continuer à répondre au dossier en obtenant un maximum de point.

Alors n’hésitez pas, tirez la langue à vos regrets !

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Ce soir après ces trois jours éprouvants d’épreuve, jetez au loin votre frustration. Noter sur une feuille toutes les erreurs que vous vous reprochez et libérez vous de celle-ci. Tirez lalangue au regret ! C’était l’ECNi blanc, un entraînement, une sorte de trompe l’œil. Le sommet est toujours devant vous, accessible.

Foncez ! En trois mois, tout est encore possible.

Combien de fois en randonnée une erreur d’itinéraire nous fait découvrir un coin de paradis dans la montagne ? Une source oubliée où se désaltère une biche ? Un raccourci vers le sommet ?

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Profitez à fond de vos révisions, accueillez vos erreurs avec le sourire, certaines vous permettront d’identifier des points faibles dans vos connaissances et de progresser.

Courage et persévérance sur ce long chemin vers votre poste d’interne.

N’hésitez pas à nous écrire pour des conseils personnalisés ou une dose supplémentaire de motivation.

 

 

 

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Gabriel Hallali

Le top 5 des items à revoir : partie 2

En décembre dernier, nous vous avions partagé un petit groupe d’items indispensables à maîtriser avant le concours blancs parisien.

https://medium.com/@randoecni/le-top-5-des-items-de-no%C3%ABl-185535bd59e5

Le concours blanc national approchant, nous remettons le couvert avec 5 nouveaux items!

N°335: AVC

Classique parmi les classiques. Il est tombé à la fois au dernier CB national mais aussi au dernier ECNi.

Nombreux sont ceux qui se sont maudits de ne pas connaître le Wallenberg sur le bout des doigts, et nombreux sont ceux qui se mordront les doigts devant un sujet d’AVC Sylvien banal en laissant bêtement échapper des points qui valent chers.

N’en soyez pas !

N°11 : Soins sans consentement

Si un dossier de psychiatrie tombe à un moment donné – et c’est plus que probable- vous avez de bonnes chances de devoir hospitaliser votre patient sans son consentement.

Ce ne sera alors pas le moment de douter sur combien de certificats signés par qui sont nécessaire.

Ces points sont faciles. Les perdres est fatal.

C’est un item clé.

Il va de paire avec l’item n°346 qui sera sans doute le début du dossier.

N°258 : Néphropathies Glomérulaires

De même que l’item précédent, c’est l’item central d’un dossier de néphrologie.

Souvent ces dossiers sont complexes. Vous avez d’excellentes vidéos sur YouTube qui vous aideront à y voir plus claires.

PS: la maladie de Berger et la GNRP tombent très souvent…

N°191 :Horton

Oui c’est vrai, il y a plus sexy comme dossier de rhumato. La polyarthrite Rhumatoïde, la spondylarthrite etc.

Et puis il y a le Horton.

Soit celui qu’on voit arriver à des kilomètres avec un dossier standard (attention à l’histologie et à la décroissance des corticoïdes !)

Soit celui du vieux qui en milieu de dossier se met à avoir mal à la tête. Ne pas l’évoquer est fatal.

Aux ECN, un vieux qui a mal à la tête = Horton noté en rouge sur le brouillon jusqu’à preuve du contraire !

N°350: Hémorragie digestive

Encore un grand classique de début de dossier, il ouvre la porte à des dizaines de possibilités : cirrhose, ulcères, cancérologie, mici, diverticulite… Encore faut il ne pas tuer le malade dès la question 3!

Il est tombé il y a 2 ans. Il retombera…

Cette liste n’est en rien une prédiction de ce qui tombera la semaine prochaine (même si le myélome de décembre …). Simplement 5 items sur lesquels aucun D4 ne peut se permettre de faire l’impasse.

Si ça n’est pas pour cette fois, ils tomberont la suivante. Méfiez vous!

Si vous aimeriez avoir plus de petites listes d’items dans le même style que cet article, n’hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires.

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Portez vous bien,

Si on s’approche doucement du sommet c’est que le plus long du trajet est derrière nous.

Les choses sérieuses se font dans les derniers mètres.

Ne lâchez rien,

Vous êtes parfaits !

Pablo Morales.

Que faire une semaine avant une épreuve ? J-7 avant les ECNis Test.

Sommet en vue !

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Non ! Ce n’est plus un geste vague du guide désignant un pic invisible, une idée abstraite à laquelle vous avez renoncé depuis longtemps… Il est là devant vous, majestueux et presque palpable. Plus que quelques jours de marche et vous y serez. Mais comment aborder l’ascension finale ? Par quelle voie attaquer la pente abrupte qui y mène ? Faut-il continuer de marcher au même rythme en suivant les balises ou poser ses propres mousquetons, installer ses propres cordes ?

De même, avant une épreuve, et particulièrement avant les épreuves tests, on se pose des dizaines questions. Le doute nous assaille. Faut-il suivre son programme de révision sans se soucier de l’échéance qui approche ou faut-il  au contraire y dédier une semaine spécifique de révision ?

Notre réponse est simple. Si vous avez déjà un programme de révision bien ficelé auquel vous faîtes parfaitement confiance, alors suivez-le jusqu’au bout sans hésiter ! Ne vous souciez pas des ECNs tests.

Dans le cas contraire, nous conseillons de dédier une semaine de révision spécifique.

En effet, cela possède deux avantages majeurs :

  1. Arriver serein le jour J avec le sentiment d’avoir fini ses révisions
  2. Tester et affiner son programme de révision que l’on utilisera la semaine avant les vrais épreuves.

Assurément, la dernière semaine de révision constitue une véritable clé de voûte des révisions. L’objectif est de faire la synthèse des longues semaines de révision. Il est très utile de préparer en avance son programme de révision pour la dernière semaine avec chaque jour une liste de tâche précise.

D’ailleurs, une technique répandue est de garder un petit carnet (sous format papier ou virtuel) tout au long de ses révisions pour y noter les points clés de chaque item. La notion qui tombe tout le temps, que vous avez révisé cent fois et sur laquelle vous ne voulez en aucun cas vous tromper car se serait trop rageant. Imaginez un randonneur qui se foule la cheville cent mètres avant le sommet parce qu’il n’a pas pris quelques secondes pour refaire son lacet ! Dosage des anticoagulants dans l’embolie pulmonaire, traitement de la tuberculose, prise en charge de l’infarctus du myocarde, facteurs de risque des cancers du cavum vs rhinopharynx, génotypes des virus HPV oncogènes : en relisant tous ces détails quelques jours avant les épreuves vous vous assurez d’éviter de nombreuses erreurs frustrantes.

En outre, c’est le moment idéal pour réciter son cours. Le plus efficace est d’identifier une liste des items centraux du programme et de prendre 30 à 45 minutes pour réciter tout ce que l’on connaît dessus. Une fois un maximum de connaissances réactivées, il est possible de prendre un quart d’heure pour relire sa fiche et répondre à quelques questions isolées ou à un dossier. Nous conseillons d’insister sur les items d’infectiologie et de cancérologie qui sont les matières les plus discriminantes.

Courage et persévérance !

Nous répondons à vos questions par mail et MP.

Gabriel Hallali

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Faut il aller en stage ou à la BU ?

C’est une question qui se pose assez tôt, dès la D2, au début de notre externat.

On regarde autour de nous et deux profils se précisent: ceux qui vont en stage et ceux qui s’en échappent (…voir qui n’y vont jamais !) pour aller bosser leur cours a la BU.

Alors quelle est la bonne méthode ?

Tout d’abord soyons clair : L’externat demande des bases théoriques solides et celles-ci nécessitent un travail acharné sur ses collèges. De plus l’ECN est un concours sous forme de QCM qui nécessite un entrainement régulier à cet exercice. Et donc du temps.

Rapidement, il apparait donc que le stage est le principal obstacle a votre progression car chronophage, et la BU une terre promise pour réussir.

Et pourtant…

En se penchant sur les résultats au concours, les profils sont mélangés. Il y a eu ceux qui ont réussi en allant en stage, d’autre qui n’y sont jamais allés. De l’autre coté on retrouve certains qui n’ont jamais vu un malade et qui se sont plantés et d’autres qui n’ont pas assez travaillé leurs bouquins et qui ont trébuché.

Super…Mais alors on fait quoi ?

La grande problématique, c’est l’optimisation de son temps et cibler les compétences à acquérir.

Dans nos livres, on nous apprend la médecine théorique. En stage, on nous apprend à être médecin. A la fin de la D4, il faut les deux pour réussir.

Le stage est l’occasion de se confronter à des vrais malades, de mettre en application l’item que l’on a revu la semaine passé, d’identifier les points importants de la prise en charge de telle ou telle pathologie.

C’est l’occasion de douter, d’oublier parfois des choses et de se faire reprendre. On ne les oublies plus après croyez moi.

C’est l’occasion de poser des questions à ses chefs et à ses internes, de leur demander des cours, ou de réfléchir sur des cas.

On est tous capable d’apprendre bêtement par cœur les pages de nos collèges surlignés. Mais ce faisant, chacun organise sa pensée et sa manière de percevoir l’item d’une façon qui lui est propre, intuitive, mais qui n’est pas forcément la plus adaptée. Quand un soignant plus expérimenté vous fait réfléchir sur vos cours, il essaye de vous transmettre un raisonnement qui structurera plus efficacement votre pensée pour vous permettre de faire face a la situation de manière efficace la prochaine fois que vous la rencontrerez.

Tirez le maximum de vos stages en D2 et en D3. Même si cela signifie finir un peu plus tard que les autres. D’ici la fin de l’externat ce sera payant. Et vous facilitera grandement votre internat.

En revanche si vous ne faites que tenir les murs, faire du brancardage et du secrétariat, que vous ne voyez pas un malade alors même que vous avez demandé à vos chefs et vos internes de vous apprendre des choses ; partez sans regrets. Vous êtes la pour apprendre votre métier, pas pour faire celui des autres au dépend de votre réussite.

Bon courage à tous,

Ne lachez rien,

Vous êtes parfaits.

Rando-ECNI

Concours blancs : amis ou ennemis ?

Cela fait maintenant un petit moment que l’idée d’un article à propos des concours blancs me trotte dans la tête. J’ai d’abord pensé faire un article très rationnel présentant les pour et les contres des épreuves blanches ; je me suis vite rendu compte que je n’allais qu’enfoncer des portes ouvertes.

A la place, j’ai décidé de vous faire part de mon histoire. Je n’ai fait que 3 concours blancs : les 2 ECNis blancs francilien et l’ECNi blanc national.

En décembre, pour les premières épreuves franciliennes, j’ai eu un classement, bien que correct, très en dessous de mes attentes. J’étais loin d’avoir fini mon premier tour, toutes les facs n’avaient pas fait les épreuves au même moment (et on sait tous combien 1 semaine représente en terme de nombre d’item revus !)…J’avais bien conscience que en bien ou en mal, les choses étaient susceptibles de changer et que le classement n’avait pas grand intérêt.

Certains de ma cordée sont arrivés bien mieux classés que moi. D’autres ont vraiment chuté. Et pendant de longues semaines on était à peine capable de mettre un pied devant l’autre. Nous sommes restés soudées et après quelques sous-khôlles de motivation, on a repris notre ascension.

La chute est arrivée pour moi au concours national avec un classement catastrophique.

Pourtant les dossiers étaient abordables. Voir même simples. Oui mais voilà, quand c’est simple, la moindre erreur se paye cash. Et des erreurs j’en ai fait. Trop. Bien trop. Le choc a été violent et a amené avec lui le pire ennemi du D4 : le Doute.

Étais-ce vraiment un accident ? Mon premier classement relevait peut-être uniquement de la chance ? Est-ce que j’ai le temps de rattraper le tir ? Est-ce que cela a encore le moindre sens de viser telle ou telle spécialité ?

Dans cette situation, il y a ceux qui tentent de vous soutenir, ceux qui se taisent gênés à l’annonce de votre classement et ceux qui vous disent que dans la promo de l’an dernier personne n’a remonté de place au vrai ECN après le national. Par ego, j’ai privilégié la thèse de l’accident et j’ai bien fait.

J’ai pris un week-end pour comprendre mes erreurs, ma méthodologie, identifier où est ce que ça avait coincé… Puis j’ai repris ma marche. Fermement décidé à prouver que c’était un accident.

Le dernier concours blanc est arrivé. Ultime répétition. Tellement proche de du vrais ECN qu’il faisait presque office d’échauffement. Le classement fut comparable à celui de décembre. Un peu mieux même. Pourtant il m’a paru bien plus difficile.

Et l’ECN est arrivé.

Au final, j’ai remonté 3000 places comparé au National. J’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé en début de D4.

C’est pourquoi, je tenais à écrire cet article. Les concours blancs officiels permettent avant tout de se confronter au stress de l’épreuve, à l’ambiance hostile qui règne dans les amphis... Ils aident à mieux gérer votre stress et à affiner votre gestion du temps. Ils ont comme avantage de se dérouler dans la salle d’examen où vous passerez les vrais épreuves et de proposer pour la plupart des dossiers de haute qualité.

Mais, une erreur fréquente est de les considérer comme un objectif en soi. Le classement a une valeur indicative faible. L’ECNi se joue à peu de chose, certains se reposent sur leur classement et tombent de haut le jour du vrai concours, d’autres redoublent de ténacité et atteignent des sommets.
Enfin, j’aimerai insister sur l’inutilité de la multiplication des classements : avec le foisonnement des préparations privées on observe une explosion du nombre de situation où l’on se retrouve avec un numéro à côté de notre nom (numéro très souvent extrêmement démoralisant).

L’important pendant l’externat n’est pas d’être classé mais de progresser à partir de ses erreurs.

Les épreuves blanches sont là pour nous aider à identifier nos lacunes et s’en débarrasser une fois pour toute.


À tous ceux qui n’ont ou n’auront pas le classement qu’ils espèrent à un concours blanc : écoutez ceux qui vous tirent vers le haut et qui vous réchauffent de leurs paroles. Laisser les autres loin derrière sur votre chemin, ils ne sont là que pour vous détourner de votre objectif : votre sommet à vous.

Recevez régulièrement des conseils pour vous préparer aux ECNis

Courage,

Vous êtes parfaits.

Pablo Morales

Relecture : Gabriel Hallali

Comment dormir plus permet de mémoriser plus ?

Entre Scylla le monstre aux 6 têtes et les tourbillons de Charybdis

L’horloge de mon bureau marque 23h00. Aujourd’hui, je n’ai pas fini mon programme. Un coup d’œil sur la liste des chapitres que je devais réviser me donne la nausée : je n’ai même pas respecté la moitié de mes objectifs du jour. Dois-je lutter contre le sommeil ? Ou au contraire, dois-je plonger sous mes couvertures et profiter pleinement de ma nuit ? Ne vais-je pas perdre du temps ? Ne serait-ce pas plus raisonnable de sacrifier quelques heures de sommeil pour rattraper mon retard ?

Ces questions, on se les pose tous : pendant les révisions, à l’approche des partiels, la semaine avant les épreuves de l’internat… La réponse la plus « sensée » lorsque le retard s’accumule est de reporter l’heure douce où l’on rejoint son matelas pour travailler plus. Cela apaise son stress et « déculpabilise”. Pourtant, j’ai décidé de faire confiance à plusieurs études scientifiques sur le sommeil et la mémoire et de toujours privilégier un sommeil régulier et assez long par rapport à une ou deux heures de plus de travail.

En effet, il est très bien démontré que le sommeil a un rôle fondamental pour la mémoire. Afin qu’une longue journée de travail soit efficace il faut une bonne nuit de sommeil.

Regardons ensemble une des figures d’un article paru en 2004 dans la revue Neuron :

L’expérience consiste à apprendre aux participants à reconnaître une série d’images. Il y a deux groupes de sujets (rouge et vert sur la figure).On test les sujets immédiatement après l’apprentissage des images, puis après 10 heures. Le groupe rouge dort avant d’être de nouveau testé alors que le groupe vert non. On observe ainsi une différence significative entre les deux groupes. Alors que les résultats des sujets testés étaient identiques lors du premier test, on découvre que les sujets qui ont dormi ont une amélioration de leurs performances significativement meilleurs que ceux qui sont restés réveillés.

Ces résultats ont été confirmé par une série d’autres études. Des chercheurs ont même essayé de trouver quelle phase du sommeil était responsable de cette amélioration en répétant l’expérience et en privant les dormeurs d’une certaine phase de leur sommeil. Ils ont alors mis en évidence que c’était la phase la plus profonde du sommeil (Le sommeil lent profond) qui jouait un rôle dans l’amélioration de la mémoire. Or, cette phase est prédominante dans la première partie de la nuit (souvenez-vous la figure de l’item 108) :

Alors n’hésitez plus profitez de votre nuit sans culpabiliser : vous retiendrez d’autant mieux ce que vous apprenez !

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Source : Walker MP, Stickgold R. Sleep-dependent learning and memory consolidation. Neuron. 2004 Sep 30;44(1):121–33. Review. PubMed PMID: 15450165.

https://goo.gl/forms/h124IdWLM3Zc2ehk1

ECNi 2019 : les tendances annoncées par les experts du CNCI

Cet été, un comité d’expert a été formé pour analyser les épreuves des ECNis de 2016. Composé de deux internes de neuvième semestre et six chefs de clinique-assistants (CCA), 18 universitaires expérimentés (PU-PH), dont 4 membres de groupes experts du Conseil national du concours de l’internat (CNCI).

Analyse des questions de l’ECNi 2016

Après analyse des 387 questions, leur première conclusion est que 21% des questions posées en 2016 n’étaient pas pertinentes : les réponses n’étaient pas dans le référentiel ou alors, les connaissances n’étaient pas au programme. Par ailleurs, la moitié des questions ne faisaient appel qu’à des capacités de mémorisation : « du par cœur pur ». Par contre, concernant l’épreuve de LCA, la moitié des questions portaient uniquement sur la compréhension du texte et aucune ne demandait à l’étudiant d’utiliser uniquement sa mémoire.

Par ailleurs, ils ont remarqué que la pertinence des questions étaient significativement plus faibles dans les cinq dernières questions des dossiers comparés aux cinq premières.

Ce groupe d’expert a donc formulé des « pistes pour améliorer les épreuves ». Vu qu’une partie de ces experts font partie du CNCI et que certains sont très investis dans la conception du concours (comme le Pr Vignes), il y a de grandes chances que ces « pistes » soient prises en compte très sérieusement pour la conception des sujets de 2019 et 2020.

Les voici en avant-première : (l’article n’est pas encore publié dans la revue papier)

1. Des dossiers plus courts :

Le texte de loi régissant les ECNis prévoit que les dossiers peuvent être composés de 13 à 15 questions. Vu que les rédacteurs ont beaucoup de mal à écrire 15 questions pertinentes, il y a de grandes chances que les prochains dossiers soient plus courts. Soit des DP de 13 questions ; cela devrait favoriser leur qualité et les rendre plus naturellement progressif.

2. Des vignettes cliniques dans les questions isolées :

La conclusion du comité d’expert est formelle : il faut limiter les questions ne sollicitant que la mémoire des étudiants. Il est donc demandé pour les épreuves futures d’écrire un maximum de questions isolées sous la forme de vignettes cliniques. On avait déjà observé cette tendance en 2018, cela devrait se confirmer cette année avec une majorité de question sous la forme de Mme Y se présente… / M X est admis aux urgences pour…

3. Une place importante pour la physiologie, l’anatomie et la pharmacologie :

Un des objectifs de la réforme en 2016 était d’introduire plus de questions sur les connaissances fondamentales. 2017 et 2018 ont confirmé cette tendance. En 2019, préparez-vous à au moins une question d’anatomie et une question de physiologie par DP.

En espérant que cet article, vous aidera dans vos révisions. Face à un dossier, souvenez vous toujours qu’une partie des questions n’est pas pertinente et ne sera pas sélective. Ne restez pas focalisé dessus et concentrer vous sur les QCMs qui vont vous rapporter des points. En LCA, entraîner vous avant tout à bien comprendre l’article qui vous est proposé.

Courage, on est avec vous.

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Source :

Pr Rivière et Pr Vignes : deux experts du CNCI de Bordeaux très investis dans la conception des épreuves

Rivière E, et al. Analyse docimologique des premières Épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) de 2016 : propositions d’amélioration. Rev Med Interne (2018), https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.07.006