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Comment devient-on SIDESOLOGUE ?

SICapture d’écran 2019-10-13 à 17.44.10DESOLOGUE (du grec ancien, πλευρές, SIDES  / λόγος, lógos : étude) : Spécialiste de la réponse aux dossiers progressifs et questions isolées présents sur la plateforme SIDES.

Apparu en 2015, cette profession connait un succès sans précédent parmi les étudiants en médecine de toute la France.

En tant que spécialiste de SIDES, la mission principale du sidesologue est de se connecter chaque jour à partir du portail de son université sur la plateforme SIDES. Son travail consiste à explorer sans relâche les bases de données de QCMs à sa disposition et de donner son avis sur les questions qui lui sont soumis. Il devient ainsi un expert dans l’identification des items exacts des QCMs relatifs aux différentes sous-spécialités médicales proposées sur le site internet. Un sidesologue est capable de repérer en un coup d’œil les leures qui se glissent dans les QCMs, les phrases à double négation et autres pièges en tout genre des rédacteurs vicieux des dossiers.

L’autre occupation principale est de commenter la qualité des questions et de critiquer les corrections des QCMs. D’ailleurs, certains sidesologues discutent régulièrement entre eux sur les réseaux sociaux et recensent les meilleurs commentaires trouvés sur la plateforme. (exemple :  Neurchi de Sides)

Un bon sidesologue explore plus de 60% de la base de données disponible sur la plateforme en trois à quatre ans et peut répondre jusqu’à 1800 questions par jour.

Devenir expert en sidesologie n’a qu’un seul but : réussir à répondre aux QCMs qui sont proposés chaque année pendant trois jours sur la plateforme supérieure du Centre Image result for centre national de gestion de Gestion (CNG). En effet, chaque année, le CNG classe l’ensemble des sidesologues à travers la France. Ce classement permet à chacun d’entre eux de choisir une des sous-spécialités médicales de SIDES et après quelques mois de vacances de soigner de vrais patients dans les services hospitaliers de toute la France.

Le parcours pour devenir sidesologue est très compétitif. Il nécessite de réussir le concours de première année de médecine et de valider son diplôme de formation initiale en sciences médicales. Il existe de nombreux organismes privées qui aident les sidesologues dans leur carrière. Heureusement des projets d’entraide comme le site www.randomedicale.com existent.

 

 

Cas clinique exploratoire

Entrez dans l’ère du cas clinique exploratoire !

Ce qui fait de vous un médecin se sont les compétences cliniques.

Ce sont ces compétences qui sont censés être transmises pendant vos stages lors des séances d’apprentissages du raisonnement clinique au lit d’un malade ou avec votre sénior. Trop souvent, vos chefs sont débordés, vous jouez le rôle de secrétaire dans les services où vous passez et arrivé les patients ou les partiesl, il vous manque l’élément clé pour réussir malgré un travail acharné sur les collèges : le raisonnement médical.

Rando-Médicale vous propose donc de suivre des patients réels dans ses dossiers progressifs. Face à eux vous explorerez le raisonnement clinique du médecin et apprendrez facilement à prendre le bon chemin vers le diagnostic et le traitement approprié.

N’apprenez plus la médecine, explorez là !

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Le top 5 des items à revoir : partie 2

En décembre dernier, nous vous avions partagé un petit groupe d’items indispensables à maîtriser avant le concours blancs parisien.

https://medium.com/@randoecni/le-top-5-des-items-de-no%C3%ABl-185535bd59e5

Le concours blanc national approchant, nous remettons le couvert avec 5 nouveaux items!

N°335: AVC

Classique parmi les classiques. Il est tombé à la fois au dernier CB national mais aussi au dernier ECNi.

Nombreux sont ceux qui se sont maudits de ne pas connaître le Wallenberg sur le bout des doigts, et nombreux sont ceux qui se mordront les doigts devant un sujet d’AVC Sylvien banal en laissant bêtement échapper des points qui valent chers.

N’en soyez pas !

N°11 : Soins sans consentement

Si un dossier de psychiatrie tombe à un moment donné – et c’est plus que probable- vous avez de bonnes chances de devoir hospitaliser votre patient sans son consentement.

Ce ne sera alors pas le moment de douter sur combien de certificats signés par qui sont nécessaire.

Ces points sont faciles. Les perdres est fatal.

C’est un item clé.

Il va de paire avec l’item n°346 qui sera sans doute le début du dossier.

N°258 : Néphropathies Glomérulaires

De même que l’item précédent, c’est l’item central d’un dossier de néphrologie.

Souvent ces dossiers sont complexes. Vous avez d’excellentes vidéos sur YouTube qui vous aideront à y voir plus claires.

PS: la maladie de Berger et la GNRP tombent très souvent…

N°191 :Horton

Oui c’est vrai, il y a plus sexy comme dossier de rhumato. La polyarthrite Rhumatoïde, la spondylarthrite etc.

Et puis il y a le Horton.

Soit celui qu’on voit arriver à des kilomètres avec un dossier standard (attention à l’histologie et à la décroissance des corticoïdes !)

Soit celui du vieux qui en milieu de dossier se met à avoir mal à la tête. Ne pas l’évoquer est fatal.

Aux ECN, un vieux qui a mal à la tête = Horton noté en rouge sur le brouillon jusqu’à preuve du contraire !

N°350: Hémorragie digestive

Encore un grand classique de début de dossier, il ouvre la porte à des dizaines de possibilités : cirrhose, ulcères, cancérologie, mici, diverticulite… Encore faut il ne pas tuer le malade dès la question 3!

Il est tombé il y a 2 ans. Il retombera…

Cette liste n’est en rien une prédiction de ce qui tombera la semaine prochaine (même si le myélome de décembre …). Simplement 5 items sur lesquels aucun D4 ne peut se permettre de faire l’impasse.

Si ça n’est pas pour cette fois, ils tomberont la suivante. Méfiez vous!

Si vous aimeriez avoir plus de petites listes d’items dans le même style que cet article, n’hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires.

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Portez vous bien,

Si on s’approche doucement du sommet c’est que le plus long du trajet est derrière nous.

Les choses sérieuses se font dans les derniers mètres.

Ne lâchez rien,

Vous êtes parfaits !

Pablo Morales.

On est en Janvier et je n’ai toujours pas fini mon premier tour !…

Le découragement de l’artiste – Henri Fentin Latour

… Et en février non plus j’aurai pas fini ! 
C’est grave docteur ?

Les fêtes sont terminées, et avec elles meurt une de vos résolution principale :

“avoir fini son premier tour avant le début de l’année 2019”

Pour le concours blanc, c’était pas grave, personne n’avait fini de toute façon… Mais voilà que la deuxième semaine de 2019 commence et il vous reste une liste d’items longue comme le bras à finir.

Déjà, les conférenciers commencent à vous taquiner sur un éventuel 2e tour qu’il aurait fallu commencer…
Vous regardez à droite, à gauche, tout vos camarades qui avancent tandis que vous non. Vous, vous calez
La pression monte. L’angoisse avec elle.

Pourtant, PRENNEZ LE TEMPS POUR VOTRE PREMIER TOUR!

C’est le plus important.

Ce serait une bien mauvaise idée que de le bâcler en se disant que vous reverrez tel ou tel chapitre au tour suivant. Il ne faut pas avancer pour avancer et n’aborder qu’en superficie les items. 
Le premier tour sera le seul ou vous verrez véritablement tous les items en profondeur. 
Quoi qu’on en dise.

Lors du 2e vous relirez. Lors du 3e- si 3e il y a– vous survolerez. 
Alors c’est maintenant qu’il faut prendre le temps.

Qu’importe ce que disent les conférenciers, qu’importe ce que fait votre voisin à la BU, qu’importe le petit intello de la promo qui en est à son 25ème tour…
Ce qui compte c’est vous ! Ne laisser pas la pression monter en vous et envahir votre planning de révision : vous en deviendrez CONTRE-PRODUCTIF. Certain(e)s de vos internes sont passés par là et vous le confirmerez si vous leur poser la question.

La D4 est aussi et pour beaucoup une affaire de stress à gérer. 
Ne vous laissez pas bouffer par lui.
Nous n’avançons pas tous à la même vitesse. Et les connaissances ne s’impriment pas aussi durablement dans la mémoire de tout le monde. A chacun sa méthode. A chacun son rythme.

Nous étions à votre place l’an dernier. 
Au final, nous avons tous fait tous les items. 
Certains ont fait 2 tours. D’autres 3. 
Certains ont fini le premier en février, d’autres en mars-avril. Et vous savez quoi ? 
Pour tous et toutes ça c’est bien passé.

Bonne ascension,
Ne lâchez rien, 
N’angoissez pas,
Si vous êtes arrivés jusque là c’est que vous en aviez le potentiel. Et ça n’est pas donné à tout le monde!

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Vous êtes parfaits.

Pablo Morales.

Relecture : Gabriel Hallali

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Étudiants versus Senior, une étude pas randomisée, pas en double aveugle mais…

Chers amis randonneurs,

il me tenait à cœur de partager avec vous ce dimanche quelques uns des enseignements qui nous ont été dispensés dans ma formation de médecine d’urgence.

Quelles sont les grandes différences entre les internes-et par extension, les externes- et les médecins seniors dans l’approche clinique d’un cas ?

Quelles sont les 4 grandes erreurs que font les internes quand ils se lancent dans un dossier ?

C’est ce que je vous propose de développer aujourd’hui.

  • Hiérarchiser les hypothèses :

    La première des choses c’est que nous ne parvenons pas à hiérarchiser nos hypothèses diagnostiques.

     Un certains nombre d’idées nous viennent naturellement en tête sans que l’on puisse cependant parvenir à véritablement les classer par ordre de probabilité…Ainsi on se retrouve assez vite avec un fouillis d’idées, se valant toutes plus ou moins, sans que l’on ne parvienne à vraiment en dégager une quand le chef nous demande “mais alors il a quoi ton patient ?… “
  • Evaluer la probabilité des hypothèses :

    Bien souvent nous avons tendance à surévaluer ou au contraire sous-évaluer la probabilité de telle ou telle hypothèse diagnostique en comparaison des seniors. Ainsi, pour beaucoup d’internes, l’hypothèse qui prend forme sera soit quasi certaine soit de probabilité nulle, sans demi mesure. Que celui qui n’a pas déjà mit sa main à couper sur l’embolie pulmonaire me jette la première pierre…

Ce qui naturellement nous amène à notre 3e point:

  • Etre capable de remettre en cause son diagnostic :

    Une fois lancé sur une piste, il est extrêmement difficiles pour les internes de la remettre en cause.

    Et ce même si certains signes à l’interrogatoire ou à la clinique vont clairement contre cette hypothèse. L’interne aura tendance à les ignorer, ou les minimiser. Et ne cherchera qu’à retenir les signes allant dans le sens concordant.

    On ne trouve que ce que l’on cherche…
  • L’hypothèse doit guider le reste :

    La dernière grosse différence est que les médecins seniors orientent leur examen et leur interrogatoire en fonction des hypothèses diagnostiques déjà formulées, cherchant à éliminer ou à valider celles ci ou celle là quand les internes, eux, procèdent de façon « systématique », sans réfléchir sur le moment à ce que peut avoir le patient.

    Puis vont faire le tri des informations récoltées dans un second temps pour établir leurs hypothèses.

    Bien sur je n’ai pas pu développer plus que ça chaque point mais ils mériteraient tout les 4 un article dédié.

Prenez simplement le temps d’y penser comme dirait l’autre, la prochaine fois que vous rentrerez dans une chambre.

C’est peut être la meilleure façon de lutter contre ces erreurs: En avoir conscience.

Pour les courageux, quoi de mieux qu’un peu de LCA en cette nouvelle année?

Voici le lien: https://sci-hub.tw/10.1016/j.annemergmed.2014.05.003

Nous espérons que vous avez profité des fêtes à l’abri dans votre refuge.

Nous arriverons au sommet les amis ! La vue y est sublime.

Ne lâchez rien.

Vous êtes parfaits!

Tous les conseils pour les ECNis sont sur facebook.com/randoecni1

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Pablo Morales.

2019 – Quelle résolution prendre pour les ECNis et comment la tenir ?

Au matin du 1er janvier, on a le sentiment d’avoir passer un nouveau cap. Un je-ne-sais-quoi quoi dans l’atmosphère donne une impression de changement. Le moment est alors propice pour prendre de nouvelles habitudes. Malheureusement, on ne les respecte souvent que quelques temps puis on les abandonne. Parfois, l’année suivante, on se souvient avec regret de sa bonne résolution et on se dit :

« Si seulement j’avais réussi à la respecter ! »

Est-ce réellement une fatalité ? Sommes nous condamnés à ne pas respecter nos engagements du premier janvier ? Afin de répondre à cette question, nous avons rapidement interrogés la littérature scientifique (via NCBi, voir sources à la fin de l’article) et bonne nouvelle, il n’est pas si difficile d’adopter de nouvelles habitudes sur le long cours… A condition de suivre la bonne recette ! Nous souhaiterions donc vous livrer les points clés de cette recette en utilisant un exemple concret qui vous aidera à réussir le concours.

En effet, un étudiant qui prépare l’internat doit adopter de nouvelles habitudes et les garder sur plusieurs années. Une d’elle, pourtant plébiscitée par de nombreux PUPH, est réputée extrêmement difficile à entériner : s’entraîner régulièrement à faire de la LCA (lecture critique d’article). Il a été prouvé qu’il est extrêmement bénéfique pour la santé de son classement de faire de la LCA très régulièrement ! C’est à dire, en D3, deux fois par mois et une fois par semaine en D4.

Voici donc une méthode pour y arriver :

1) formuler clairement son objectif :

Ici se serait pour un D4 : « Faire un article de LCA par semaine jusqu’aux ECNis quoi qu’il arrive. »

Il est beaucoup plus facile de suivre une habitude qui a été formulé de manière positive avec des verbes d’action (faire, suivre, changer) qu’une habitude formulée de manière négative (ne plus, arrêter de…)

2) Se fixer une heure précise dans son calendrier pour « faire » sa nouvelle habitude.

Il est bon de choisir un moment juste avant une activité qui nous fait plaisir. A titre d’exemple, nous avions choisi de faire de la LCA le samedi en fin d’après-midi car le samedi soir était réservé pour sortir. Il était alors beaucoup plus facile d’accepter de faire 3 heures de LCA de 17h30 à 20h30 sachant que l’on allait s’amuser juste après.

4) Fixer des rappels dans son emploi du temps.

Créer une alerte sur son téléphone, surligner 3 fois la plage horaire sur son agenda, demander au voisin de sonner à votre porte…Tous le moyens sont bons à condition qu’ils soient efficace en donnant le bon signal au bon moment.

6) Surveiller son habitude et se féliciter de la tenir.

A la fin de chaque mois il peut être utile de reporter sur une feuille le nombre de séances de LCA réellement effectuées. Une autre façon est de se lancer dans sa nouvelle habitude avec un autre étudiant et de se soutenir l’un l’autre en « surveillant » si l’autre respecte bien son engagement.

7) Abandonner une fois de temps en temps mais jamais deux fois de suite.

Une étude s’intéressant au taux de maintien de nouvelles habitudes de santé à montrer que de manquer une opportunité avait peu d’influence sur le maintien de cette habitude au long cours par contre, quand les patients étudiés manquaient deux opportunités de suite, ils abandonnaient significativement plus souvent leur bonne résolution.

8) Respectez votre engagement 21 fois pour qu’il devienne automatique.

Un mythe circulant sur internet dit qu’il suffit de suivre sa nouvelle habitude 21 fois pour qu’elle devienne automatique. En réalité, les études montrent qu’elle doit être adoptée au moins 66 fois de suite…

Par conséquent, si vous arrivez déjà à faire de la LCA une fois par semaine d’ici le mois de juin soyez très fier de vous.

Votre classement vous remerciera à coup sûr de l’effort fournit.

Prêt à te lancer dans l’aventure ?

Partages cette article avec un ami et lancez-vous dans le challenge hebdomadaire de LCA.

Sinon, tu peux envoyer un mail à randoecni@gmail.com avec le texte ci-dessous rempli. Nous nous engageons à te soutenir dans ta bonne résolution jusqu’au mois de juin.

« Je m’engage à faire de la LCA, une fois par semaine jusqu’au mois de Juin. J’ai décidé de faire de la LCA tous les *choisir un jour de la semaine* à * choisir une heure*. »

Meilleurs vœux de réussite pour cette année

Gabriel Hallali

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https://goo.gl/forms/4rsFDCMGLdpv092n1

Source :

(1) Gardner, Benjamin et al. “Making health habitual: the psychology of ‘habit-formation’ and general practice” British journal of general practice : the journal of the Royal College of General Practitioners vol. 62,605 (2012): 664–6.

(2) Chatzisarantis, N. L., & Hagger, M. S. (2007). Mindfulness and the intention-behavior relationship within the theory of plannedbehavior. Personality and Social Psychology Bulletin, 33, 663 – 676.

(3) Pirolli, Peter et al. “Implementation Intention and Reminder Effects on Behavior Change in a Mobile Health System: A Predictive Cognitive Model” Journal of medical Internet research vol. 19,11 e397. 30 Nov. 2017, doi:10.2196/jmir.8217

(4) European Journal of Social Psychology Eur. J. Soc. Psychol. 40, 998 – 1009 (2010) Published online 16 July 2009 in Wiley Online Library (wileyonlinelibrary.com) DOI: 10.1002/ejsp.674 How are habits formed : modelling habit formation in the real world.

Sauver son DP grâce à sa feuille de brouillon !

En D4, je me suis rendu compte qu’une bonne utilisation de ma feuille de brouillon pouvait me faire marquer des points.

Au début de mon externat, je n’utilisais jamais cette feuille de couleur jaune ou violette fournie avec la tablette. Je me demandais même pourquoi la fac continuait à nous fournir du papier brouillon alors que l’épreuve consistait uniquement à cocher des cases.

J’ai compris que le brouillon pouvait améliorer mes résultats grâce au major de notre promo : il utilisait à chaque épreuve une à deux feuilles de brouillon. Quand je lui ai demandé la raison, il me révéla avec bienveillance pourquoi et comment il utilisait son brouillon pendant l’épreuve. Je vous transmets donc à mon tour cette méthode :

a) Lire une première fois l’énoncé sans prendre de note et laisser les premières idées fermentés dans sa tête.

b) Relire l’énoncé et noter les points forts du cas clinique : âge du patient, symptôme principal, côté de la lésion, antécédents utiles ou potentiellement source de piège.

c) Pour des cas où le côté atteint joue un rôle central dans la prise en charge comme pour un AVC ou une fracture, ne pas hésiter de faire un petit dessin du patient et colorer les parties du corps concernés par les lésions.

d) A mesure que dossier avance, noter les nouvelles informations fournies par les énoncés intermédiaires : tout le long des dossiers progressifs, les rédacteurs ajoutent discrètement de nouvelles données fondamentales pour le cas. Un traitement peut être débuté ou arrêté, une insuffisance hépato-cellulaire peut être suggérée avec le résultat d’une prise de sang. Le piège est alors de prescrire « par inattention » un médicament contre indiqué quelques questions plus tard.

Une fois que l’on a pris l’habitude de noter toutes ses informations pertinentes à mesure qu’elles sont présentées. Il est possible de servir de sa feuille de brouillon avant de valider chaque question.

Check list au bloc

Le brouillon se transforme en une véritable check-list qui permet d’éliminer les erreurs « bêtes » dans les dossiers et gagner les points que l’on mérite pour notre travail.

Pour la petite anecdote, lors de l’ascension de mon premier glacier, le guide qui m’accompagnait m’avait montré sa feuille de secours : il gardait au fond de son sac “un brouillon” de la randonnée au cas où la carte se perde une fois en haut. Ce petit brouillon l’a sauvé un jour que sa carte de randonnée s’était perdue et qu’il s’était retrouvé dans le brouillard.

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Fin de stage : maîtriser la présentation d’une observ !

Chers D2, bientôt s’achève votre premier trimestre d’externe.

C’est l’occasion d’aborder avec vous ce qui en terrifie plus d’un(e) en visite: savoir présenter correctement un patient.

Compétence essentielle à acquérir au cours de ces 3 années, nombreux pourtant sont les D4 qui ne la maîtrise que partiellement.

Nos 7 conseils:

Savoir ce que l’ont est en train de faire.

Présenter un patient, c’est savoir faire un résumé.

Vous avez tout bien fait dans la chambre. Recueillit les antécédent, les traitements, l’histoire de la maladie et fait un examen clinique soigné.

Tout à été consigné dans le dossier.

Maintenant il s’agit de faire le tri des informations les plus pertinentes, les ordonner et non pas tout ressortir.

Plantez le décors.

-Patient(e) de tel âge.

-Vient pour…

-Avec pour Principaux antécédents (si on est en cardio, l’opération du petit doigt on s’en moque)/facteur de risque cardio/ maladie chronique

-traité par: ANTI-COAGULANT OUI/NON

Antibiothérapie ?

Si diabète, est il insulio-requérant ?

Ensuite la vrai présentation commence.

L’art de la synthèse.

Vous avez consciencieusement écouté l’histoire du malade dans les moindre détails. Éclairci les zones d’ombres et chassé les mystères. Il s’agit d’en faire la synthèse de façon concise. Une présentation n’est pas un conte. On va a l’essentiel, avec un vocabulaire adapté et médical.

L’examen clinique.

Méthode 1-Ne perdez pas de temps, ça agace vite.

Notifiez ce qui est anormal.

Précisez bien que vous avez vérifiez tout ce qui est médico-légal

«le reste de l’examen est sans particularité»

Méthode 2- si le patient est déjà connu et qu’on suit son évolution dans le service, on ne raisonne pas sur l’examen clinique mais par grandes catégories:

«sur le plan infectieux le patient présente tel problème.

Sur le plan métabolique…

Sur le plan cardio-vasculaire…

Sur le plan nutritionnel…»

Adaptez vous au contexte.

Un patient gériatrique? Précisez si il est où non autonome et seul à la maison et où avec des aides ?

Une pathologie invalidante ? Le patient habite t il au5 e étage sans ascenseur etc…

C’est essentiel pour savoir comment et quand le faire rentrer au domicile.

Et ensuite docteur ?

Là est la vraie difficulté.

C’est la dessus que l’on voit si vous avez compris le dossier.

Qu’est ce qu’on fait ?

Qu’est ce qu’on prévoit pour le patient ?

5 questions dont il faut que vous apportiez la réponse :

1- Est ce qu’on le garde ou est ce qu’il rentre ?

2- Quels sont les examens à prévoir dans les prochains jours ?

3- Faut il demander un avis spécialisé ?

4- Comment évolue son bilan biologique ?

5- quel traitement met on en oeuvre ?

Toutes ces questions, vous devez commencer par les chercher seul. Confirmez les avec vos internes avant la visite, ils vous aideront grandement.

Soyez prêts.

Une présentation c’est un résumé de tout le travail que vous avez fourni sur le dossier du patient.

Mais vous êtes la pour apprendre et vos chefs vont vous tester.

Anticipez les questions à propos des points peu développés.

A t’il d’autres antécédents ? Des précisions sur l’histoire de la maladie

As on les comptes rendus des précédentes hospitalisations…

Savoir présenter est essentiel. Cela vous aidera à mieux comprendre ce que vous faites et vous intégrera à la prise en charge. Vous progresser bien plus vite qu’en apprenant comment faire un examen neuro complet ou en bachotant vos bouquins.

Allez en stage en D2. Le but a la fin, c’est d’être un bon médecin.

Courage, vous êtes parfaits.

Une question, besoins de soutien envoyez un mail à randoecni@gmail.com

Un article de Pablo Morales

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Salaire d’un interne de premier semestre

Premier salaire d’interne en médecine à quoi s’attendre ?

Pay day — Charlie Chaplin

C’est une question qui traverse légitimement un jour ou l’autre l’esprit de tout étudiant en médecine mais dont la réponse est très difficile à trouver sur internet. Retrouvez ici le montant exact du premier salaire d’un interne. (Source : fiche de Paie novembre 2018 ; interne de phase socle sans garde)

La base de rémunération brute d’un interne de premier semestre est de 1392,06€. Cela correspond à 12 demi-journées de travail soit officiellement 48 heures par semaine.

Vu que les internes ne sont, pour l’écrasante majorité, non logé et non nourrit par l’hôpital. (Ne vous laissez pas tromper par leur titre d’ « interne des hôpitaux »). Ils touchent une indemnité de sujétion de 435,18€ par mois à laquelle s’ajoute 70€ pour se loger et 40€ pour se nourrir.

Les cotisations sociales représentent 309,02€.

Ce qui fait un salaire total de 1393,29€ pour le mois de novembre 2018 pour un interne de phase socle qui ne fait aucune garde.

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Erreur d’inattention : déclaration de guerre.

Comment lutter efficacement contre les erreurs d’inattention ? Analyse des résultats des ECNi blanches franciliennes.

Répartition des notes suivant une courbe de Gauss (loi normale) (DP ECNi blanc francilien)

Cette semaine, nous avons eu le privilège d’accéder aux statistiques des réponses de l’ECNi blanc francilien. Pour chaque question il est possible de voir le taux de bonne réponse et leur capacité à discriminer les étudiants. Trois grands types d’erreurs se détachent de l’analyse :

– L’étudiant n’avait aucune idée de la bonne réponse (énoncé mal formulé, notion hors programme) (chaque item reçoit le même pourcentage de coche et la question n’est pas discriminante.

– L’étudiant n’avait pas la connaissance : les 25% des étudiants ayant les notes les plus élevés cochent les bonnes réponses alors que les autres non. La question est très discriminante.

L’étudiant a fait une faute d’inattention. La question était simple mais une erreur s’est glissée dans la copie. On retrouve plus de 20% de fautes d’inattention dans les copies. Ces erreurs sont la source d’une grande frustration pour les étudiants, le but de cet article est d’explorer leurs causes et de proposer des solutions pour lutter efficacement contre ce fléau.

Une erreur d’inattention est définie par le fait qu’un étudiant commet une erreur alors qu’il maîtrise les compétences nécessaires pour trouver la bonne réponse. Les erreurs d’inattention ont surtout été étudiées par les professeurs de mathématiques[1] car elles sont faciles à identifier dans les copies. L’apprenant a le bon raisonnement, il suit les bonnes étapes pour résoudre le problème mais au milieu il inverse un signe, une lettre et la réponse finale est fausse.

4 causes majeures d’erreurs d’inattention ont été alors identifiées :

  • La précipitation (sous-utilisation du temps imparti pour une épreuve)
  • Une erreur de lecture dans l’énoncé (manque d’attention aux informations de l’énoncé, sauts et inversions de mots…)
  • Un stress important
San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y
  • Une concentration importante: une étude réalisée par des professeurs de l’université de Columbia[2] a montré que plus un étudiant a l’air concentré sur sa tâche, plus il fait des erreurs d’inattention ! La cause suggérée par cette étude est un excès de confiance en soi : la sensation de maîtriser son sujet et d’avoir les connaissances créent une situation favorable à la multiplication des erreurs d’inattention.

Identifier ces 4 causes permet de lutter efficacement contre l’inattention. Entrez en guerre contre ces erreurs ! Ne les laissez pas vous faire perdre de précieux points lors du concours :

I) Prenez votre temps lorsque vous répondez aux questions, forcez-vous à utiliser au maximum le temps imparti pour l’épreuve.

II) Utilisez votre brouillon pour noter les informations importantes en particulier lorsque celles-ci sont données dans des énoncés intermédiaires. De nombreux chefs adorent glisser ce genre de piège dans leurs dossiers.

III) Faîtes un maximum d’épreuves blanches pour apprendre à gérer votre stress. Mangez, bougez, dormez, faîtes l’amour… Détendez-vous avant les épreuves !

Ceintures et bretelles !

IV) Mettez ceintures et bretelles ! L’image est marquante : les rédacteurs des dossiers cherchent à vous déstabiliser. Ils mettent à nu vos connaissances ! A vous de prendre vos précautions pour rester habillé : relisez plusieurs fois votre réponse et l’énoncé. Forcez-vous à prendre votre temps sur des questions qui semblent évidentes. (Surtout celles de début de dossier). Lorsque vous validez une réponse le jour J, il ne faut pas que vous le regrettiez. Ce n’est pas parce que l’on est concentré et que l’on connaît son sujet que l’on ne fait pas d’erreur d’inattention. Ne vous laissez pas avoir par les questions qui paraissent évidentes, se sont celles-là qui font baisser votre note et votre pantalon ! Les erreurs d’inattention doivent être traquées à chaque question, ne leur laissez aucun répit.

Courage et persévérance !

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[1] Clements, M. A. “Careless Errors Made by Sixth-Grade Children on Written Mathematical Tasks.” Journal for Research in Mathematics Education 13, no. 2 (1982): 136–44. doi:10.2307/748360.

[2] San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y