Ce qui fait de vous un médecin se sont les compétences cliniques.
Ce sont ces compétences qui sont censés être transmises pendant vos stages lors des séances d’apprentissages du raisonnement clinique au lit d’un malade ou avec votre sénior. Trop souvent, vos chefs sont débordés, vous jouez le rôle de secrétaire dans les services où vous passez et arrivé les patients ou les partiesl, il vous manque l’élément clé pour réussir malgré un travail acharné sur les collèges : le raisonnement médical.
Rando-Médicale vous propose donc de suivre des patients réels dans ses dossiers progressifs. Face à eux vous explorerez le raisonnement clinique du médecin et apprendrez facilement à prendre le bon chemin vers le diagnostic et le traitement approprié.
Pendant une longue randonnée, alors que tout se passe bien, on se retrouve distrait par le chant d’un oiseau ou par une marmotte cachée derrière un caillou. Et voilà que l’on se retrouve sur le mauvais chemin. On brûle son énergie à avancer dans la mauvaise direction. On perd le bon rythme.
Pendant les épreuves des ECNis, il arrive de se laisser distraire par un énoncé mal posé,
une question tarabiscotée et voilà que l’on tombe dans une série de pièges grossier. On se trompe de diagnostic, de côté, de traitement… Et devant sa tablette impossible de faire demi-tour ou de recommencer sa série de dossier progressif.
Que se soit aux concours blancs ou aux vraies épreuves, on a tous un jour ou l’autre laissé brûlé un dossier sous nos yeux. Enchaînant les erreurs et criant de rage en lisant la suite de l’énoncé… Cette semaine, nous avons donc décidé de partager avec vous nos astuces pour ne pas laisser partir en fumée ses points devant un dossier progressif mal engagé.
1. Faîtes une pause en cas d’erreur.
Lorsque vous vous rendez compte d’une erreur ou que l’énoncé intermédiaire du dossier vous fait comprendre que vous vous trompez depuis la toute première question, arrêtez vous ! Prenez au moins cinq minutes pour digérer l’erreur. Fermez les yeux, soufflez un grand coup, mangez un petit bout de chocolat… Ensuite, relisez soigneusement tous les énoncés. Notez de nouveau les points importants sur votre brouillon. Ce n’est qu’après ce travail et ce petit temps de pause pour accepter votre erreur que vous pourrez vous autorisez à recommencer à répondre à votre dossier.
L’erreur à éviter à tout prix est de s’énerver et de s’en vouloir. L’étudiant qui se dit que tout est foutu et se met à répondre sans réfléchir à la suite du dossier va « brûler » tous les points restants. La bonne stratégie est d’accepter qu’une partie du dossier est perdue et de s’attacher à sauver le reste. On est souvent étonné au moment de la correction de voir que les dégats ne sont pas aussi importants que l’on pensait.
2. Entraînez vous en condition
Pendant les séances d’entraînement SIDES, il est possible en trois clics de recommencer un dossier de zéro. On est parfois tenté de le faire quand on se trompe « bêtement » sur les trois premières questions de son dossier. Notre conseil est d’éviter absolument cette pratique. Il faut apprendre et s’habituer à accepter et à gérer ses erreurs comme lors des véritables épreuves.
3. Gardez du bon sens avant tout !
Il arrive de se retrouver complètement perdu devant un dossier. On ne sait pas du tout sur quel diagnostic s’orienter, on n’arrive pas à trancher entre deux hypothèses cliniques. Dans ce cas, il faut essayer d’identifier le diagnostic qui parait le plus fréquent, le plus grave et le plus traitable. En effet, les dossiers cliniques sont là pour tester au maximum vos connaissances. Il est beaucoup plus intéressant pour un rédacteur de dossier de vous emmener vers une maladie où un traitement consensuel existe. (Ainsi, un SCA même un peu atypique reste plus probable aux ECNis qu’un syndrome de Tako-Tsubo…)
Il est très rentable d’essayer de s’imaginer concrètement la situation clinique et de se demander ce que l’on ferait si on était réellement face au patient.
Visualiser la scène dans sa tête permet souvent d’arriver au bon diagnostic.
Soufflez un grand coup et n’oubliez jamais : vous êtes les meilleurs.
On est là jusqu’au bout pour vous accompagner. N’hésitez pas en cas de besoin.
Le regard sérieux, mon guide de haute montagne nous interpella sur un ton grave. Il s’assit à la table où nous préparions nos sacs à dos et nous parla de tous les dangers de la randonnée que nous allions entreprendre. Crevasses, blocs de glace instables, bourrasques de vent : un glacier est un milieu hostile, un peu comme une année de préparation à un concours. Une fois là-haut, l’arme la plus efficace contre tous ces dangers est la cordée.Une cordée est une solide corde en nylon qui relie les randonneurs l’un à l’autre pendant toute l’ascension. Si l’un des membres de la cordée vient à être piégé par la montagne, sa cordée peut le secourir. Chacun est responsable du morceau de corde qui le relie aux autres : chacun est responsable de la cordée.
Ce n’est qu’à plusieurs que l’on peut atteindre un sommet.
La préparation à l’internat est un chemin difficile et hostile. Certes il n’y a pas de glace, pas de crevasses, le vent ne peut se cogner que contre les vitres épaisses de la bibliothèque. Mais, combien de moments de détresse ? De découragements face à un concours blancs ratés ? De pièges tendus de tous les côtés ?
C’est pour ces raisons que nous pensons qu’il est indispensable de créer sa cordée, son groupe d’ami indissociable, qui restera solidaire tout le long du parcours.
Travail d’équipe !
L’idéal est de trouver des personnes dans sa promo avec un peu près le même niveau et les mêmes objectifs et de former un groupe de deux, trois ou grand maximum quatre personnes. Ce groupe sera votre groupe de sous-khôlles.
Toutefois, si vous n’avez pas la chance de trouver des gens de votre promo qui répondent à ces critères, demandez à une ou deux personnes proches de vous de jouer ce rôle de « camarade de cordée » et de vous accompagner jusqu’à la fin du concours. Cela vous permettra de passer les moments les plus difficile de l’externat.
Et un groupe de sous-khôlle pour ?
C’est bon ? Vous avez trouvé un petit groupe d’amis avec qui travailler. Vous vous êtes engagé à vous soutenir jusqu’au bout… Mais que faire en pratique ?
La première chose à faire est de créer un groupe de discussion commun. Un lieu privé où l’on peut partager ses questions, ses doutes, ses ras-le-bol, ses selfies « craquage »…
Ensuite, si votre groupe de sous-khôlle est motivé pour aller plus loin que le simple soutien psychologique : il est intéressant de prévoir une soirée dans la semaine pour se réunir. Surtout en sixième année où la vie sociale se fait rare et le rythme est intense. Pendant une à deux heures, on peut alors profiter d’une ambiance détendue pour poser ses questions et s’interroger sur son cours. L’idéal et que chacun des membres de la sous-khôlle prépare un item pour interroger les autres dessus. On peut aussi présenter des questions que l’on a inventé ou que l’on a trouvé intéressante… Cette réunion peut alors devenir un moment privilégié d’entraide bienveillante dans la semaine.
Pour s’assurer que le groupe fonctionne bien et reste efficace, il est astucieux de nommer un « responsable » de la sous-khôlle chaque semaine. Tel le premier de cordée en randonnée, il doit donner le rythme et s’assurer que les conversations ne dérivent pas trop. Même si travailler à plusieurs n’est souvent pas aussi efficace que de travailler seul ; un groupe de sous-khôlle permet d’avoir, une fois par semaine, une bouffée d’oxygène frais, vital.
Merci à tous les randonneurs qui nous suivent et nous envoient des messages de remerciements, cela nous fait chaud au coeur.
Pendant que ma tasse de thé me chauffe les mains, j’observe les teintes orangées du soleil qui viennent éclairer ma terrasse. Ce matin, c’est l’aube de mes vacances et de ma nouvelle vie. Mon sac de randonnée est posé à côté de moi. Je pars pour des vacances très attendu : les vacances « post-ECN. » Tous les externes qui préparent le concours rêvent de ces vacances. Les dernières semaines avant le concours, elles sont devenue la seule source de motivation assez forte pour me garder assis à mon bureau à travailler.
Quatre mois de liberté totale commence : pas de stage, pas de garde et surtout aucun stress quand à mon affectation finale. Classé dans les cinq cent premiers, ce rang me garantie un poste dans la ville et la spécialité de mon choix. Le soleil monte dans le ciel pur de ce matin d’été, pas un nuage ne vient tacher l’horizon.
J’enfile mon sac et vérifie une dernière fois mon passeport et mes billets d’avion. C’est bon ! Je suis prêt à fermer ma porte et oublier ces trois années d’externat. Pourtant, quelque chose me retient. En tournant la clé dans ma serrure, je repense à toutes les personnes qui m’ont permis d’obtenir cette liberté. On ne prépare pas seul ce concours et on ne le réussit pas seul. Comme en haute montagne, on part accompagné. Autour de moi, il y a ma famille qui m’a soutenu sans faillir tout au long de l’aventure et un groupe d’amis qui a fait le chemin en même temps. Mais en plus de cet équipe de choc, il y a tous ces conseils et astuces que les internes, les chefs, les professeurs hospitaliers… m’ont confié quand je cherchais ma méthode de travail. Ils m’ont guider dans ce long chemin de randonnée vers le concours, me transmettant leur façon d’avancer, leurs raccourcis et leurs astuces pour aller vers le sommet.
C’est la raison d’être de ces posts. Tenter de réunir et de confier à mon tour aux prochains externes ces conseils, ficelles et autres secrets pour se préparer dans les meilleurs conditions à devenir médecin. J’espère que je serais à la hauteur de cette tâche et que cela servira au moins à une personne…
D’ailleurs je laisse ici mon mail pour permettre à quiconque de me faire parvenir ses questions sur les études de médecine : randoecni@gmail.com N’hésitez pas ! A très vite.