Ce conseil je l’ai trouvé dans une interview d’un réalisateur Français à qui l’on demandait de donner une recommandation à un acteur se préparant à un casting.
Sa réponse : être très stressé avant d’entrer dans la salle mais laisser le stress à la porte et devant le réalisateur se sentir comme l’acteur parfait pour le rôle.
Ci dessous retrouvez ses propres mots :
Laisser tout le stress à l’entrée. Pendant les quelques minutes que dure l’oral, répéter dans sa tête que l’on se sent bien et que l’on est l’étudiant le mieux préparé. L’important est de se sentir à l’aise en face du jury. Si vous vous sentez bien en face du jury, le jury se sentira bien avec vous. Réussir un oral, cela se passe avant tout dans la tête.
En vous plaçant dans un état d’esprit positif, vous décuplerez les capacités de votre cerveau. En effet, le stress inhibe vos capacités de réflexion. Laisser le stress à la porte sera la meilleure façon de réussir.
Sachez le, quand on est de l’autre côté du bureau et que l’on joue à faire le jury, on sent tout de suite les candidats qui laissent leur stresse à la porte et les autres. La note change parfois du simple au double…
La réforme du 2 ème cycle R2C se concrétise. Les premiers EDNs blancs ont permis de voir les types de questions posées et l’approche. Les premières analyses des statistiques des étudiants sont formelles : la LCA est devenue la matière la plus discriminante dans le classement.
Malheureusement c’est aussi la matière la plus délicate à préparer. Non seulement il faut maîtriser les bases théoriques mais il faut également avoir du recul sur les articles scientifiques présentés et un esprit critique. Il y a également une grande part d’interprétation.
C’est pour toutes ces raisons que nous allons essayer de proposer ici le maximum de ressources pour préparer et réussir l’épreuve de LCA avec les articles rando-LCA.
La LCA est facile à condition de travailler régulièrement. Réussir l’épreuve de LCA c’est maîtriser toutes les connaissances nécessaires à la bonne compréhension des articles scientifiques.
Retrouvez les articles de LCA dans la rubrique RANDO-LCA
En vue de la réforme du deuxième cycle des études de médecine (R2C), le collège des enseignants s’est réuni récemment à l’occasion de la conférence des doyens pour définir les nouvelles modalités de l’épreuve de lecture critique d’article (LCA).
Il s’agit de l’épreuve la plus redoutable sur le parcours vers son poste de médecin car elle fait appel à des connaissances pointues de méthodologie scientifique, une bonne compréhension de l’anglais scientifique et une capacité d’analyse.
L’épreuve de LCA va être modifié en profondeur avec la réforme du deuxième cycle.
Désormais, il n’y aura qu’un seul article à analyser entièrement. Par contre, celui-ci sera accompagné de deux autres articles plus court, parfois issu de la littérature grand public qui mettront en perspective l’article principal. Le but est de présenter à l’étudiant une controverse scientifique.
Par exemple, l’article principal présente un nouveau médicament de l’hypertension artérielle. Un article connexe est issu de la HAS. Puis un autre article issu d’un journal de presse parle de ce médicament. L’épreuve consistera à analyser la méthodologie de l’article scientifique principal, identifier les biais, et surtout mettre en perspective les trois articles et conclure sur la pertinence de la prescription du nouveau médicament.
L’idée du collège des enseignants est de faire en sorte que les médecins en fin de deuxième cycle puissent avoir toutes les clés en main pour comprendre la littérature scientifique et prendre des décisions fondées sur les preuves.
Le collège a réaffirmer sa volonté de ne pas mettre en place de référentiel commun de connaissance opposable le jour de l’épreuve.
En pratique, il faut donc se mettre à préparer l’épreuve de LCA dès le début de l’internat. Rando Médicale développe donc un parcours personnalisé pour se préparer dans les meilleurs conditions à la LCA qui comprend une série de cours par niveau pour acquérir l’ensemble des connaissances théoriques nécessaire puis une série d’entrainement espacé sur l’année de niveau de difficulté progressif et enfin une revue des controverses scientifiques actuelles. Outre la transmission de connaissance théorique pur notre formation permet d’acquérir une solide culture scientifique médical qui permet de prendre du recul sur l’épreuve et se démarquer des autres étudiants.
Cela fait maintenant un petit moment que l’idée d’un article à propos des concours blancs me trotte dans la tête. J’ai d’abord pensé faire un article très rationnel présentant les pour et les contres des épreuves blanches ; je me suis vite rendu compte que je n’allais qu’enfoncer des portes ouvertes.
A la place, j’ai décidé de vous faire part de mon histoire. Je n’ai fait que 3 concours blancs : les 2 ECNis blancs francilien et l’ECNi blanc national.
En décembre, pour les premières épreuves franciliennes, j’ai eu un classement, bien que correct, très en dessous de mes attentes. J’étais loin d’avoir fini mon premier tour, toutes les facs n’avaient pas fait les épreuves au même moment (et on sait tous combien 1 semaine représente en terme de nombre d’item revus !)…J’avais bien conscience que en bien ou en mal, les choses étaient susceptibles de changer et que le classement n’avait pas grand intérêt.
Certains de ma cordée sont arrivés bien mieux classés que moi. D’autres ont vraiment chuté. Et pendant de longues semaines on était à peine capable de mettre un pied devant l’autre. Nous sommes restés soudées et après quelques sous-khôlles de motivation, on a repris notre ascension.
La chute est arrivée pour moi au concours national avec un classement catastrophique.
Pourtant les dossiers étaient abordables. Voir même simples. Oui mais voilà, quand c’est simple, la moindre erreur se paye cash. Et des erreurs j’en ai fait. Trop. Bien trop. Le choc a été violent et a amené avec lui le pire ennemi du D4 : le Doute.
Étais-ce vraiment un accident ? Mon premier classement relevait peut-être uniquement de la chance ? Est-ce que j’ai le temps de rattraper le tir ? Est-ce que cela a encore le moindre sens de viser telle ou telle spécialité ?
Dans cette situation, il y a ceux qui tentent de vous soutenir, ceux qui se taisent gênés à l’annonce de votre classement et ceux qui vous disent que dans la promo de l’an dernier personne n’a remonté de place au vrai ECN après le national. Par ego, j’ai privilégié la thèse de l’accident et j’ai bien fait.
J’ai pris un week-end pour comprendre mes erreurs, ma méthodologie, identifier où est ce que ça avait coincé…Puis j’ai repris ma marche. Fermement décidé à prouver que c’était un accident.
Le dernier concours blanc est arrivé. Ultime répétition. Tellement proche de du vrais ECN qu’il faisait presque office d’échauffement. Le classement fut comparable à celui de décembre. Un peu mieux même.Pourtant il m’a paru bien plus difficile.
Et l’ECN est arrivé.
Au final, j’ai remonté 3000 places comparé au National. J’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé en début de D4.
C’est pourquoi, je tenais à écrire cet article. Les concours blancs officiels permettent avant tout de se confronter au stress de l’épreuve, à l’ambiance hostile qui règne dans les amphis... Ils aident à mieux gérer votre stress et à affiner votre gestion du temps. Ils ont comme avantage de se dérouler dans la salle d’examen où vous passerez les vrais épreuves et de proposer pour la plupart des dossiers de haute qualité.
Mais, une erreur fréquente est de les considérer comme un objectif en soi. Le classement a une valeur indicative faible. L’ECNi se joue à peu de chose, certains se reposent sur leur classement et tombent de haut le jour du vrai concours, d’autres redoublent de ténacité et atteignent des sommets. Enfin, j’aimerai insister sur l’inutilité de la multiplication des classements : avec le foisonnement des préparations privées on observe une explosion du nombre de situation où l’on se retrouve avec un numéro à côté de notre nom (numéro très souvent extrêmement démoralisant).
L’important pendant l’externat n’est pas d’être classé mais de progresser à partir de ses erreurs.
Les épreuves blanches sont là pour nous aider à identifier nos lacunes et s’en débarrasser une fois pour toute.
À tous ceux qui n’ont ou n’auront pas le classement qu’ils espèrent à un concours blanc : écoutez ceux qui vous tirent vers le haut et qui vous réchauffent de leurs paroles. Laisser les autres loin derrière sur votre chemin, ils ne sont là que pour vous détourner de votre objectif : votre sommet à vous.
Recevez régulièrement des conseils pour vous préparer aux ECNis
À mesure que l’année avance, je reçois de plus en plus de mail d’étudiants qui me font part de leurs doutes. Ils perdent leur confiance en eux. Plus ils travaillent, plus ils trouvent qu’ils sont mauvais, qu’ils n’ont pas le niveau, qu’ils vont rater leur vie… Si vous aussi vous êtes dans cet état d’esprit, sachez que la perte de confiance en soi est un processus normale au cours de la préparation d’un concours. Ce phénomène est nommé : l’effet Dunning-Kruger :
Notre cerveau a une tendance à surestimer nos performances quand nous sommes inexpérimentés et à les sous-estimer à mesure que l’on s’entraîne. Cela est due à un biais cognitif que nous partageons presque tous.
Les étudiants qui obtiennent les moins bons scores sont ceux qui ont prédit qu’ils obtiendraient les scores les plus haut.
Lorsque l’on demande à des étudiants de prédire leurs résultats à un test, presque systématiquement, les étudiants qui obtiennent les moins bons scores sont ceux qui ont prédit qu’ils obtiendraient les scores les plus haut. Plus les étudiants se sont entraînés, plus le biais cognitif s’inverse : leur cerveau a tendance à sous estimer leurs performances.
Ainsi, l’amélioration de ses résultats passe par une perte de confiance en soi. Il serait même bon signe de passer par une phase de doute car elle fait partie du chemin vers l’excellence.
Donc, doutez et surtout continuez à apprendre et vous entraînez sans relâche ! Vous n’en serez que meilleur…
Source pour en savoir plus sur l’effet Denning-Krueger : Kruger, J and Dunning, D. “Unskilled and unaware of it: How difficulties in recognizing one’s own incompetence lead to inflated self-assessments.”. Journal of Personality and Social Psychology, 77(6), 1999, pp. 1121–1134.