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Enchainé par le stress ? 3 méthodes pour ne pas se laisser dépasser avant une épreuve.

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L’horizon est pur. Peut-être trop pur, le bleu du ciel paraît insolent. Pas une tâche blanche ne vient recouvrir les cimes des montagnes. Aucun vent ne dérange les branches des arbres. La montagne est silencieuse mais, comme nous l’annonce notre guide de montagne, derrière ce silence rassurant se cache le tumulte de l’orage. Alors, notre gorge se noue.

Vous êtes vous déjà retrouvé en haute montagne pendant un orage ? En à peine une heure, la plus belle des après-midi d’été se transforme en cauchemar. Le principal problème n’est pas la pluie qui vient vous glacer les os ou les bourrasques de vent qui essayent, les unes après les autres, de vous faire tomber. Mais plutôt la foudre qui vous menace à chaque pas. Quiconque a vu frapper la foudre à quelques centaines de mètres de lui dans le vacarme assourdissant du tonerre connaît la peur. A partir de ce moment, la moindre évocation d’un orage en haute montagne suffit à le remplir de stress.

Pourtant, ce stress est son pire ennemi. C’est lui qui, bien plus que la brûme masquant sournoisement le sentier qu’il est sensé emprunté, risque de le faire agir irrationellement, prendre les pires risques et le vider de son énergie en lui faisant oublier les précautions les plus élémentaires… On commet les erreurs les plus graves sous l’effet du stress.

De la même façon que l’approche d’un orage fait angoisser les montagnards les plus expérimentés, l’approche des concours entraîne une vague de stress énorme parmi les étudiants, même ceux qui sont le mieux préparé. Et cela est d’autant plus vrai chez les étudiants en médecine pour lesquelles il a été montré que le niveau de stress pendant les études est plus important que dans les autres filières (1).

On le sait, anxiété importante rime avec troubles de la mémoire, nuits âgités, perte d’efficacité, nausées… Y’a t’il une façon de s’affranchir de son stress ? Ou du moins diminuer celui-ci pour ne pas qu’il affecte nos performances ?

Une revue de la littérature en l’an 2000 avait recensé plus de 600 études portant sur le stress pendant les études (2). Depuis, de nombreuses recherches ont été mené, permettant une meilleure compréhension des phénomènes physiopathologiques sous-tendant l’anxiété et la mise en place de suivi longitudinal d’individus soumis à différentes méthodes de gestion du stress. (3) Que peut-on en retenir aujourd’hui ? Que conseiller à la veille des épreuves de l’ECN blanc à tous ceux qui doivent faire face à leur stress ?

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I) De l’activité physique et des exercices de respiration…

Une bonne manière de diminuer son stress est de bouger. Sortez, courrez, faîtes du vélo ou de la natation. Cela diminue le taux d’hormone de stress dans le sang et vous permettra de mieux dormir. (4)

De même, on peut vous conseiller de faire des exercices de respiration le matin avant votre épreuve. Respirer profondément permet de diminuer le rythme cardiaque et d’inhiber la sécrétion de certaines hormones du stress.

II) Favoriser les interactions sociales

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Ne restez pas seul dans votre bureau avec votre stress. Allez voir des amis, de préférences pas ceux qui font médecine ! Parlez avec vos frères et soeurs, vos parents, votre gardienne même… Cela permet de relativiser l’importance de l’examen, changer de perspective… Si l’on généralise à l’homme les résultats d’une étude effectuée sur des chiampanzés, ces interactions sociales permettent même de réduire les taux d’hormone de stress dans notre corps (5). D’ailleurs, nous vous conseillons, dès que vous aurez finit de lire cet article, d’éteindre votre ordinateur et de socialiser…

III) Identifier les éléments concrets qui vous stressent

Faîtes la liste de ce qui vous stress le plus. Est-ce la peur d’être comparé aux autres ? Une matière que vous n’avez pas bien réviser ? La sensation de ne pas en avoir fait assez ? Identifier ces facteurs concrets permet de s’en affranchir et de mettre en place des mesures pragmatiques pour y remédier. (6) Cette approche est réputée comme l’une des plus efficace pour les professionniels de santé. (7)

Enfin, notre expérience du concours, nous permet d’ajouter quelques conseils pratiques :

a) ne prenez jamais d’anxiolytiques de type benzodiazépines : ils diminuent les performances et entraînent des troubles de la mémoire.

b) A l’approche des épreuves, si vous tournez en rond dans votre bureau. Que vous vous mettez à ouvrir tous vos livres, relire frénétiquement vos fiches et brasser du vent, n’hésitez pas à vous arrêter et prendre une pause d’au moins une demi-heure. Ensuite, choisissez un item très important. Par exemple, « syndrome coronarien aigu » ou « tuberculose » et ne travaillez que sur celui-ci. Lisez le de long en large, récitez-le, faîtes toutes les questions isolées de la base SIDES… Cela permettra de canaliser votre énergie et sera forcément rentable à un moment ou un autre.

c) Pour finir, préparez votre dernière semaine de révision à l’avance. Certains font un carnet regroupant les points les plus important de chaque item, d’autres récitent leurs fiches, d’autres encore travaillent une liste précise de trente items. LA méthode ultime n’existe pas mais l’astuce est de bien planifier sa dernière semaine de révision pour être efficace et ainsi mieux gérer son stress.

d) N’oubliez jamais que vous vous battez contre vous même et pas contre les autres. Donnez vous au maximum. Là où d’habitude vous faîtes des fautes d’inattention, là où vous perdez bêtement les points ne les perdez pas pendant les épreuves c’est comme cela que l’on réussit. En bref soyez meilleur que vous même et vous serez fier de vous.

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Courage et pugnacité ! Nous sommes là pour vous aider jusqu’au bout.

Ne lachez rien cette semaine !

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Bibliographie

  1. de La Rosa-Rojas G, Chang-Grozo S, Delgado-Flores L, Oliveros-Lijap L, Murillo-Pérez D, Ortiz-Lozada R, Vela-Ulloa G, Yhuri Carreazo N. Gac Med Mex. 2015 Jul-Aug;151(4):443-9. Spanish. PubMed PMID: 26290019.
  2. Stress management in medical education: a review of the literature.Shapiro SL, Shapiro DE, Schwartz GE Acad Med. 2000 Jul; 75(7):748-59
  3. Garber MC. Exercise as a Stress Coping Mechanism in a Pharmacy Student Population. Am J Pharm Educ. 2017 Apr;81(3):50.
  4. Cairney J, Kwan MYW, Veldhuizen S, Faulkner GEJ. Who uses exercise as a coping strategy for stress? Results from a national survey of Canadians. J Phys Act Health. 2014 Jul;11(5):908–16.
  5. Wittig, R. M., Crockford, C., Weltring, A., Langergraber, K. E., Deschner, T., & Zuberbühler, K. (2016). Social support reduces stress hormone levels in wild chimpanzees across stressful events and everyday affiliations. Nature communications, 7, 13361. doi:10.1038/ncomms13361
  6. Shimanoe C, Hara M, Nishida Y, Nanri H, Otsuka Y, Horita M, et al. Coping strategy and social support modify the association between perceived stress and C-reactive protein: a longitudinal study of healthy men and women. Stress. 2018;21(3):237–46.
  7. Yildiz Findik U, Ozbas A, Cavdar I, Yildizeli Topcu S, Onler E. Assessment of nursing students’ stress levels and coping strategies in operating room practice. Nurse Educ Pract. 2015 May;15(3):192–5.

Le top 5 des items à revoir : partie 2

En décembre dernier, nous vous avions partagé un petit groupe d’items indispensables à maîtriser avant le concours blancs parisien.

https://medium.com/@randoecni/le-top-5-des-items-de-no%C3%ABl-185535bd59e5

Le concours blanc national approchant, nous remettons le couvert avec 5 nouveaux items!

N°335: AVC

Classique parmi les classiques. Il est tombé à la fois au dernier CB national mais aussi au dernier ECNi.

Nombreux sont ceux qui se sont maudits de ne pas connaître le Wallenberg sur le bout des doigts, et nombreux sont ceux qui se mordront les doigts devant un sujet d’AVC Sylvien banal en laissant bêtement échapper des points qui valent chers.

N’en soyez pas !

N°11 : Soins sans consentement

Si un dossier de psychiatrie tombe à un moment donné – et c’est plus que probable- vous avez de bonnes chances de devoir hospitaliser votre patient sans son consentement.

Ce ne sera alors pas le moment de douter sur combien de certificats signés par qui sont nécessaire.

Ces points sont faciles. Les perdres est fatal.

C’est un item clé.

Il va de paire avec l’item n°346 qui sera sans doute le début du dossier.

N°258 : Néphropathies Glomérulaires

De même que l’item précédent, c’est l’item central d’un dossier de néphrologie.

Souvent ces dossiers sont complexes. Vous avez d’excellentes vidéos sur YouTube qui vous aideront à y voir plus claires.

PS: la maladie de Berger et la GNRP tombent très souvent…

N°191 :Horton

Oui c’est vrai, il y a plus sexy comme dossier de rhumato. La polyarthrite Rhumatoïde, la spondylarthrite etc.

Et puis il y a le Horton.

Soit celui qu’on voit arriver à des kilomètres avec un dossier standard (attention à l’histologie et à la décroissance des corticoïdes !)

Soit celui du vieux qui en milieu de dossier se met à avoir mal à la tête. Ne pas l’évoquer est fatal.

Aux ECN, un vieux qui a mal à la tête = Horton noté en rouge sur le brouillon jusqu’à preuve du contraire !

N°350: Hémorragie digestive

Encore un grand classique de début de dossier, il ouvre la porte à des dizaines de possibilités : cirrhose, ulcères, cancérologie, mici, diverticulite… Encore faut il ne pas tuer le malade dès la question 3!

Il est tombé il y a 2 ans. Il retombera…

Cette liste n’est en rien une prédiction de ce qui tombera la semaine prochaine (même si le myélome de décembre …). Simplement 5 items sur lesquels aucun D4 ne peut se permettre de faire l’impasse.

Si ça n’est pas pour cette fois, ils tomberont la suivante. Méfiez vous!

Si vous aimeriez avoir plus de petites listes d’items dans le même style que cet article, n’hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires.

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Portez vous bien,

Si on s’approche doucement du sommet c’est que le plus long du trajet est derrière nous.

Les choses sérieuses se font dans les derniers mètres.

Ne lâchez rien,

Vous êtes parfaits !

Pablo Morales.

Que faire une semaine avant une épreuve ? J-7 avant les ECNis Test.

Sommet en vue !

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Non ! Ce n’est plus un geste vague du guide désignant un pic invisible, une idée abstraite à laquelle vous avez renoncé depuis longtemps… Il est là devant vous, majestueux et presque palpable. Plus que quelques jours de marche et vous y serez. Mais comment aborder l’ascension finale ? Par quelle voie attaquer la pente abrupte qui y mène ? Faut-il continuer de marcher au même rythme en suivant les balises ou poser ses propres mousquetons, installer ses propres cordes ?

De même, avant une épreuve, et particulièrement avant les épreuves tests, on se pose des dizaines questions. Le doute nous assaille. Faut-il suivre son programme de révision sans se soucier de l’échéance qui approche ou faut-il  au contraire y dédier une semaine spécifique de révision ?

Notre réponse est simple. Si vous avez déjà un programme de révision bien ficelé auquel vous faîtes parfaitement confiance, alors suivez-le jusqu’au bout sans hésiter ! Ne vous souciez pas des ECNs tests.

Dans le cas contraire, nous conseillons de dédier une semaine de révision spécifique.

En effet, cela possède deux avantages majeurs :

  1. Arriver serein le jour J avec le sentiment d’avoir fini ses révisions
  2. Tester et affiner son programme de révision que l’on utilisera la semaine avant les vrais épreuves.

Assurément, la dernière semaine de révision constitue une véritable clé de voûte des révisions. L’objectif est de faire la synthèse des longues semaines de révision. Il est très utile de préparer en avance son programme de révision pour la dernière semaine avec chaque jour une liste de tâche précise.

D’ailleurs, une technique répandue est de garder un petit carnet (sous format papier ou virtuel) tout au long de ses révisions pour y noter les points clés de chaque item. La notion qui tombe tout le temps, que vous avez révisé cent fois et sur laquelle vous ne voulez en aucun cas vous tromper car se serait trop rageant. Imaginez un randonneur qui se foule la cheville cent mètres avant le sommet parce qu’il n’a pas pris quelques secondes pour refaire son lacet ! Dosage des anticoagulants dans l’embolie pulmonaire, traitement de la tuberculose, prise en charge de l’infarctus du myocarde, facteurs de risque des cancers du cavum vs rhinopharynx, génotypes des virus HPV oncogènes : en relisant tous ces détails quelques jours avant les épreuves vous vous assurez d’éviter de nombreuses erreurs frustrantes.

En outre, c’est le moment idéal pour réciter son cours. Le plus efficace est d’identifier une liste des items centraux du programme et de prendre 30 à 45 minutes pour réciter tout ce que l’on connaît dessus. Une fois un maximum de connaissances réactivées, il est possible de prendre un quart d’heure pour relire sa fiche et répondre à quelques questions isolées ou à un dossier. Nous conseillons d’insister sur les items d’infectiologie et de cancérologie qui sont les matières les plus discriminantes.

Courage et persévérance !

Nous répondons à vos questions par mail et MP.

Gabriel Hallali

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4 techniques pour s’échapper de stage, la 5e va vous surprendre !

Pas besoin d’être un ninja brésilien pour partir sans être vu par ton chef de service ou ton CCA à l’affut !

N°1 : « Je brancarde un patient à l’imagerie. »

Le patient remontera 3h plus tard. Seul. Le brancardier, lui, sera déjà loin ! (Probablement à la BU…)

Notre astuce : Marche aussi avec « je descends une demande d’examen » et « je vais faxer un truc je reviens ».

N°2 : « Je peux pas rester, j’ai cours d’anglais… »

Pour la 3 e fois de la semaine. A 11h12. En plein milieu des vacances scolaires. Of course !

N°3 : Commencer par présenter ses patients au début de la visite et prétexter aller chercher un truc dans le bureau médical.

Une fois que c’est fait personne ne remarquera que vous n’êtes plus que 14 dans la chambre du patient de la 27.

N°4 : Ne pas venir du tout.

Tu n’as pas besoin de fuir le stage si tu n’y vas pas…

Ideal pour bâtir des relations saines et épanouies avec tes coexternes !

Petit article troll qui vous renvoie a celui de dimanche dernier:

https://randomedicale.com/2019/02/24/faut-il-aller-en-stage-ou-a-la-bu/

Nous revenons dès dimanche prochain pour de nouveaux articles au format habituel.

Courage, ne lâchez rien !

Il fait beau, les pauses ça se fait dehors.

Vous êtes parfaits !

Rando Ecni.

Faut il aller en stage ou à la BU ?

C’est une question qui se pose assez tôt, dès la D2, au début de notre externat.

On regarde autour de nous et deux profils se précisent: ceux qui vont en stage et ceux qui s’en échappent (…voir qui n’y vont jamais !) pour aller bosser leur cours a la BU.

Alors quelle est la bonne méthode ?

Tout d’abord soyons clair : L’externat demande des bases théoriques solides et celles-ci nécessitent un travail acharné sur ses collèges. De plus l’ECN est un concours sous forme de QCM qui nécessite un entrainement régulier à cet exercice. Et donc du temps.

Rapidement, il apparait donc que le stage est le principal obstacle a votre progression car chronophage, et la BU une terre promise pour réussir.

Et pourtant…

En se penchant sur les résultats au concours, les profils sont mélangés. Il y a eu ceux qui ont réussi en allant en stage, d’autre qui n’y sont jamais allés. De l’autre coté on retrouve certains qui n’ont jamais vu un malade et qui se sont plantés et d’autres qui n’ont pas assez travaillé leurs bouquins et qui ont trébuché.

Super…Mais alors on fait quoi ?

La grande problématique, c’est l’optimisation de son temps et cibler les compétences à acquérir.

Dans nos livres, on nous apprend la médecine théorique. En stage, on nous apprend à être médecin. A la fin de la D4, il faut les deux pour réussir.

Le stage est l’occasion de se confronter à des vrais malades, de mettre en application l’item que l’on a revu la semaine passé, d’identifier les points importants de la prise en charge de telle ou telle pathologie.

C’est l’occasion de douter, d’oublier parfois des choses et de se faire reprendre. On ne les oublies plus après croyez moi.

C’est l’occasion de poser des questions à ses chefs et à ses internes, de leur demander des cours, ou de réfléchir sur des cas.

On est tous capable d’apprendre bêtement par cœur les pages de nos collèges surlignés. Mais ce faisant, chacun organise sa pensée et sa manière de percevoir l’item d’une façon qui lui est propre, intuitive, mais qui n’est pas forcément la plus adaptée. Quand un soignant plus expérimenté vous fait réfléchir sur vos cours, il essaye de vous transmettre un raisonnement qui structurera plus efficacement votre pensée pour vous permettre de faire face a la situation de manière efficace la prochaine fois que vous la rencontrerez.

Tirez le maximum de vos stages en D2 et en D3. Même si cela signifie finir un peu plus tard que les autres. D’ici la fin de l’externat ce sera payant. Et vous facilitera grandement votre internat.

En revanche si vous ne faites que tenir les murs, faire du brancardage et du secrétariat, que vous ne voyez pas un malade alors même que vous avez demandé à vos chefs et vos internes de vous apprendre des choses ; partez sans regrets. Vous êtes la pour apprendre votre métier, pas pour faire celui des autres au dépend de votre réussite.

Bon courage à tous,

Ne lachez rien,

Vous êtes parfaits.

Rando-ECNI

Rando-LCA – Décryptage d’article. Tout savoir sur le degré de signification « p »

Vous avez aimé notre article : 

adorable-blur-child-573253Coup de pompe après le déjeuner ? Les deux techniques pour des après-midi de travail vraiment efficace.

 

Nous avons pu l’écrire grâce à un article scientifique publié en 2015 par cinq neuroscientifiques dans la revue PlosOne. Nous pensons que cet article est pertinent pour comprendre plusieurs notions clés de LCA. Nous vous proposons donc de décortiquer ensemble un passage de l’article.

Cette étude comparait trois groupes de patients : le premier groupe ne faisait pas la sieste et n’était pas exposé au soleil, le deuxième faisait une sieste dans le noir complet, le troisième était exposé à une lumière importante >2000lux et ne faisait pas la sieste.

Voici un extrait intéressant de l’article (Partie Méthode) :

Significance level was set at p<0.05 {..} P-values were adjusted using Bonferroni correction

Si on traduit en français cela donne : « le degré de signification a été fixé à p<0.05 {…} Les valeurs de « p » ont été ajusté en utilisant la méthode de correction de Bonferroni. »

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Qu’est ce que le degré de signification « p » ?

Le degré de signification, « p », est une notion fondamentale en LCA. C’est la valeur que tout le monde recherche lorsqu’on lui présente les résultats d’une étude et que les laboratoires s’empresseront de mettre en avant lorsqu’ils vous feront de la pub ! En effet, celle-ci permet théoriquement de savoir en un clin d’oeil si l’on peut faire confiance aux résultats que l’on nous présente. 

Imaginez que vous faîtes parti des chercheurs qui veulent comparer l’efficacité de la sieste par rapport à l’exposition lumineuse sur la concentration au travail. Votre hypothèse de base est :   » les individus qui font la sieste sont plus concentrés dans leur travail que les individus qui s’exposent à la lumière « . Toute étude scientifique comporte une part d’imprévus. Peut-être que le groupe des individus qui vont être exposés à la lumière ont tous fait une randonnée de trois jours sans dormir avant de venir participer à votre étude !

Ainsi vos résultats, peu importe les précautions que vous prenez, sont soumis à un risque d’erreur.

C’est pourquoi, au moment de créer votre étude, vous devez déterminer le risque que vos conclusions soient fausses : « le risque de conclure à tort à une différence » (autrement appelé « risque alpha« ). Dans notre étude, il était fixé à priori à 5%. 

Une fois que les chercheurs ont fait l’analyse statistique des résultats, le logiciel de calcul a déterminé le degré de signification « p ». C’est une valeur déterminée à postériori. Si le « p » est inférieur au risque fixé à priori (c’est à dire le risque alpha) alors les résultats de l’étude sont significatifs.

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Ainsi, lorsque les chercheurs trouvent à l’issue de leurs calculs un p inférieur au risque alpha, il est possible de se fier aux résultats qu’ils ont trouvé. Le risque de conclure à tort à une différence entre les deux groupes testés est très faible. Ils s’affranchissent ainsi de la part d’aléatoire qui pouvait fausser les résultats de leur étude à priori. 

Attention notez bien :

  1. la valeur du p ne donne aucune information sur l’importance de la différence entre les groupes. Si le risque alpha est de 5% = 0.05. Trouver un p=0.04 ou un p=0.00001 a exactement la même signification : la différence est significative. Ce n’est pas parce que l’on trouve un p très inférieur au risque alpha fixé à priori que l’on peut dire que la différence est très significative. 
  2. Si le petit « p » est supérieur au risque alpha. Par exemple si p=0.06. On ne pourra pas conclure à une égalité des groupes comparés. Dans notre exemple, si on trouve un degré de signification de 0.07 lorsque l’on compare le groupe « sieste » par rapport au groupe « lumière ». On ne pourra pas dire que l’intervention « sieste » est aussi efficace que l’intervention « lumière » pour améliorer la concentration au travail. Pour cela il faudrait faire une étude dédiée. 
  3. la valeur du p est mesurée à postériori. Elle ne modifie pas le risque alpha. Si le p est à 0.02 et que le risque alpha a été fixé à 5%, le risque alpha reste de 5%. 
  4. Lorsque l’on fait plusieurs calculs statistiques, la valeur du « p » ne reflète plus la réalité. La multiplication des calculs et des comparaisons entre les groupes augmentent fortement le risque d’erreur aléatoire. Ainsi, il est indispensable de corriger la valeur du petit lors des calculs grâce à des modèles statistiques. Le plus connu est le modèle de Bonferroni. (notion présente dans le glossaire du CNCI. 

 

En espérant que vous apprécierez cette méthode d’étude de la LCA. N’hésitez pas à nous donner votre avis !

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En BONUS QCMs d’internat spécial 6 ème année  : Dans une étude randomisée contrôlée, le p est inutile dans le tableau 1 lorsque les auteurs comparent les deux groupes de patient. Cf ECNI blanc 2017 Q5. 

3 méthodes pour dominer un item

365 kilomètres à pied cela prend à peine 15 jours de marche pour des randonneurs débutant.  Par contre, apprendre les 365 items du programme du concours de l’ECNi cela demande au minimum trois ans ; même pour les meilleurs. Alors autant avoir la bonne méthode pour avancer efficacement et s’assurer de terminer le programme.

Bien entendu, la méthode ultime n’existe pas. Chacun a sa propre façon de travailler ; les techniques que l’on a développé pour soi-même sont toujours les meilleures. Toutefois, il existe des astuces qui permettent de s’assurer que l’on maîtrise bien un item et que l’on dominera effectivement le programme le jour J. 

#1 – Identifier une source de qualité

Un homme ne peut pas survivre s’il ne boit pas plus de trois jours. Pour préparer une randonnée, il est indispensable d’identifier des sources d’eau de qualité sur lesquelles on peut s’approvisionner tout le long du parcours.

De même, avant d’apprendre un item, il faut identifier une « source » fiable et apprendre son item à partir de celle-ci. En effet, lors de son premier tour, il est fondamental de se concentrer sur une seule et même source. La plupart du temps le support idéal est le livre du collège des enseignants. Cela permet d’avoir une première vue d’ensemble du chapitre, de la physiopathologie… et de « stocker » en mémoire un socle de connaissance fiable et facilement accessible.

Plus tard pendant l’externat, une fois que l’on maîtrise le terrain, il ne faut pas hésiter à aller chercher d’autres sources. Certains items sont traités dans plusieurs référentiels officiels. La Revue du Praticien édite régulièrement des fiches qui sont de très bonne qualité. Accessible avec la plupart des abonnements de bibliothèque, elles mettent souvent l’accent sur la physiopathologie et permettent de mieux comprendre un chapitre difficile.

#2 – Maîtriser les points clés de son item sur le bout des doigts.

En haute montagne, un bon guide est celui qui sait trouver le chemin sans carte ni boussole. Un excellent guide est celui qui est capable de vous ramener vivant même en plein orage car il sait faire le chemin les yeux fermés. 

Passer les ECNis, c’est comme être pris dans un orage violent. Les questions surgissent comme des bourrasques de vent et mettent en doute toutes les connaissances difficilement acquises. Un épais brouillard se forme autour de vous. Seuls les éclairs éclairent votre route de temps en temps d’un éclat fugace. Le meilleur moyen de s’en tirer est d’avoir en tête un socle de connaissances de base très solide. Dès la quatrième année, il faut identifier les points forts des items, définitions, syndromes cliniques et les mémoriser par cœur. Petit à petit, à force de révision, il est possible de réciter certaines parties de son item les yeux fermés sans douter de ses connaissances.

#3 – Réviser encore et toujours

Le seul moyen de connaître un itinéraire de randonnée est de le parcourir des dizaines et des dizaines de fois. Apprendre un item cela veut dire le réviser encore et encore. Il faut explorer ses moindres détails, faire des cas qui s’y rapportent, vider la base SIDES de questions isolées… Petit à petit, on s’approprie les moindres pièges, les raccourcis, les ponts avec les autres items… On finit par le dominer.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage et de persévérance dans ce long parcours.

Bravo à tous nos randonneurs qui chaque jour affronte le sentier escarpé et épuisant vers leur poste d’interne.

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Coup de pompe après le déjeuner ? Les deux techniques pour une après midi de révision vraiment efficace…

adorable-blur-child-57325314H10 : Vous êtes penchés à votre table de travail, prêt à attaquer une belle après-midi de révision. Le soleil a enfin repris ses droits et pour une fois vous êtes motivés. Malheureusement, un prédateur vorace vous a repéré. Il vous guettait depuis quelques heures et se précipite sur vous tel un lion sur sa proie : le sommeil s’abat de tout son poids sur vos paupières.

Ce coup de barre après le déjeuner, tout le monde le connait. Peu importe ce que l’on mange, ce qu’on a fait de sa nuit ou de la température de la bibliothèque… il fait partie du rythme naturel de notre horloge biologique. D’ailleurs, des neuroscientifiques se sont intéressés à cette baisse de performance et ont mis en place une étude pour déterminer s’il existait une stratégie efficace pour lutter contre ce « coup de fatigue » du début d’après-midi.

Deux méthodes ont fait l’objet d’étude sérieuse randomisée et ont montré une efficacité sur les performances des participants :

  1. Une sieste de 20 à 30 minutes dans le noir complet.
  2. L’exposition à une intensité lumineuse élevée.

1. La petite sieste du début d’après-midi est une méthode dont l’efficacité pour « relancer sa journée » est connue de longue date. Se mettre dans le noir complet et fermer les yeux pendant au moins un quart d’heure permet de « repartir de zéro » un peu comme si que la journée recommençait.

Le seul problème est que la plupart du temps il n’est pas possible de s’accorder une sieste dans la vie de tous les jours.

2. C’est là que l’autre méthode a tout son intérêt : s’exposer à une lumière intense pendant au moins trente minutes. Dans les études les chercheurs ont défini une lumière intense comme « une source de lumière dont l’intensité est supérieur à 2000 lux ». Cela correspond en pratique à l’intensité lumineuse présente dehors à la mi-journée (et cela même lorsque le temps est nuageux !). D’ailleurs, quand le ciel est bleu et inondé de soleil l’intensité lumineuse atteint alors plus de 20 000 lux.

Effectivement, une intensité lumineuse supérieure à 2000 lux stimule un certain type de cônes présent sur la rétine. Ces cônes ont une terminaison dans la glande pinéale et permettent une régulation fine des taux de dopamine et de mélatonine circulants. Il est très probable que l’augmentation de performance et la diminution de la sensation de fatigue mesurées chez les personnes participant aux expériences soient permises par cette régulation hormonale.

Maintenant, vous avez la méthode pour ne plus rencontrer de « coup de pompe » en début d’après-midi. Après votre repas, mettez un minuteur de vingt minutes et dormez. Ou bien, si ce n’est pas possible, sortez dehors vous exposer directement à la lumière du jour pendant minimum vingt minutes. Notre corps est bien fait il capte vite le message : il fait grand jour, il est temps de travailler !

Bon courage à tous nos randonneurs !

Un doute, une question, écrivez nous ! Si nos articles vous plaisent, n’hésitez pas à les partager avec vos amis…

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Source : Slama H, Deliens G, Schmitz R, Peigneux P, Leproult R. Afternoon nap and bright light exposure improve cognitive flexibility post lunch. PLoS One. 2015 May 27;10(5):e0125359. doi: 10.1371/journal.pone.0125359. eCollection 2015. PubMed PMID: 26016658; PubMed Central PMCID: PMC4446306.

Rando-LCA : Biais de mémorisation

Est-ce que le soleil nous rend aveugle ? Est-ce que le téléphone donne des tumeurs au cerveau ? …

Ces questions qui agitent régulièrement la toile, animent aussi le cerveau des chercheurs depuis des dizaines d’années. De nombreuses études ont été organisé à travers le monde pour essayer de trouver des réponses scientifiquement valides. La plupart d’entre elles sont des études cas-témoins : des cas sont identifiés par une équipe de recherche, ces cas sont interrogés sur leur mode de vie (exposition au soleil dans l’enfance, utilisation du téléphone portable…), puis des individus indemnes de la maladie sont recrutés et doivent répondre aux mêmes questions ; ce sont les témoins. Les chercheurs peuvent alors identifier si certains facteurs sont associés ou non au déclenchement d’une maladie. Le problème est qu’à chaque fois, dans ce type d’étude, les chercheurs se confrontent à une difficulté majeure : le biais de mémorisation. (recall bias en anglais) Ce biais est indispensable à connaître pour les ECNis. (2017 Article 1 / question 6).

Le mois dernier, j’ai été directement confronté à ce biais en stage, d’où l’envie de vous le présenter en détail.

Dans le cadre d’une étude qui cherchait à évaluer la relation entre l’exposition solaire et la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), je devais interroger trente patients atteints de DMLA et trente témoins (patients du même âge n’ayant pas la maladie) sur leurs pratiques en terme de protection solaire (port d’une casquette, utilisation de crème solaire, activités en extérieur…). Au bout d’une quinzaine d’interviews, je me suis rendu compte qu’il y avait une différence systématique dans la précision des réponses des cas et celle des témoins. En effet, la plupart des cas, une fois confrontés à leur diagnostic de DMLA avaient fait des recherches sur internet, discuté avec leur conjoint… Ils avaient donc déjà réfléchi en détail aux questions que nous leur posions. Leurs réponses étaient ainsi plus précises que les patients indemnes de maladie.

Ainsi, à cause de ce phénomène, les résultats de l’étude risquent d’être biaisés :

une erreur systématique dans le recueil de l’exposition solaire des cas va entraîner une surestimation de l’exposition solaire dans le groupe des patients atteints de DMLA. L’association entre DMLA et exposition solaire chez les cas ne reflètera pas la réalité.

Ce biais a été très bien décrit et mesuré dans les études cherchant une association entre l’utilisation d’un téléphone portable et le développement de gliome du nerf auditif. Les investigateurs devaient jugé de la qualité de réponse aux questionnaires par les participants d’une grande étude cas-témoin réalisée en Finlande en 2006. Ils ont trouvé 60% plus de questionnaire mal rempli dans le groupe témoin par rapport au groupe de cas atteint de gliome du nerf auditif. Les patients malades se sont beaucoup plus impliqués dans l’étude et ont donc répondu de façon beaucoup plus précise au questionnaire. Il n’était alors pas possible de conclure sur un lien entre utilisation du téléphone portable et développement d’une tumeur du nerf auditif.

Il existe des stratégies pour s’affranchir de ce biais :

  • faire des études de cohorte prospective et non pas rétrospective.
  • Choix précis dans les questions posées par les investigateurs
  • Recueil des informations des cas et des témoins dans les même circonstances. (si les cas sont interrogés dans un hôpital, il faut que les témoins le soit aussi)

Maintenant, vous avez le réflexe, dès que vous verrez une étude cas témoin, il faut noter sur sa feuille de brouillon : ATTENTION biais de mémorisation probable et les auteurs ont-ils mis en place les mesures nécessaires pour limiter son effet ?

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FICHE FLASH :

PDF disponible sur simple demande par mail.
  1. Catalogue of Bias Collaboration, Spencer EA, Brassey J, Mahtani K. Recall bias. In: Catalogue Of Bias 2017. https://www.catalogueofbiases.org/biases/recall-bias
  2. Auvinen, A., Toivo, T., & Tokola, K. (2006). Epidemiological risk assessment of mobile phones and cancer: where can we improve? European Journal of Cancer Prevention, 15(6), 516–523. doi:10.1097/01.cej.0000203617.54312.08
  3. Risk Factors for Neovascular Age-Related Macular Degeneration. (1992). Archives of Ophthalmology, 110(12), 1701. doi:10.1001/archopht.1992.01080240041025
  4.  

Concours blancs : amis ou ennemis ?

Cela fait maintenant un petit moment que l’idée d’un article à propos des concours blancs me trotte dans la tête. J’ai d’abord pensé faire un article très rationnel présentant les pour et les contres des épreuves blanches ; je me suis vite rendu compte que je n’allais qu’enfoncer des portes ouvertes.

A la place, j’ai décidé de vous faire part de mon histoire. Je n’ai fait que 3 concours blancs : les 2 ECNis blancs francilien et l’ECNi blanc national.

En décembre, pour les premières épreuves franciliennes, j’ai eu un classement, bien que correct, très en dessous de mes attentes. J’étais loin d’avoir fini mon premier tour, toutes les facs n’avaient pas fait les épreuves au même moment (et on sait tous combien 1 semaine représente en terme de nombre d’item revus !)…J’avais bien conscience que en bien ou en mal, les choses étaient susceptibles de changer et que le classement n’avait pas grand intérêt.

Certains de ma cordée sont arrivés bien mieux classés que moi. D’autres ont vraiment chuté. Et pendant de longues semaines on était à peine capable de mettre un pied devant l’autre. Nous sommes restés soudées et après quelques sous-khôlles de motivation, on a repris notre ascension.

La chute est arrivée pour moi au concours national avec un classement catastrophique.

Pourtant les dossiers étaient abordables. Voir même simples. Oui mais voilà, quand c’est simple, la moindre erreur se paye cash. Et des erreurs j’en ai fait. Trop. Bien trop. Le choc a été violent et a amené avec lui le pire ennemi du D4 : le Doute.

Étais-ce vraiment un accident ? Mon premier classement relevait peut-être uniquement de la chance ? Est-ce que j’ai le temps de rattraper le tir ? Est-ce que cela a encore le moindre sens de viser telle ou telle spécialité ?

Dans cette situation, il y a ceux qui tentent de vous soutenir, ceux qui se taisent gênés à l’annonce de votre classement et ceux qui vous disent que dans la promo de l’an dernier personne n’a remonté de place au vrai ECN après le national. Par ego, j’ai privilégié la thèse de l’accident et j’ai bien fait.

J’ai pris un week-end pour comprendre mes erreurs, ma méthodologie, identifier où est ce que ça avait coincé… Puis j’ai repris ma marche. Fermement décidé à prouver que c’était un accident.

Le dernier concours blanc est arrivé. Ultime répétition. Tellement proche de du vrais ECN qu’il faisait presque office d’échauffement. Le classement fut comparable à celui de décembre. Un peu mieux même. Pourtant il m’a paru bien plus difficile.

Et l’ECN est arrivé.

Au final, j’ai remonté 3000 places comparé au National. J’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé en début de D4.

C’est pourquoi, je tenais à écrire cet article. Les concours blancs officiels permettent avant tout de se confronter au stress de l’épreuve, à l’ambiance hostile qui règne dans les amphis... Ils aident à mieux gérer votre stress et à affiner votre gestion du temps. Ils ont comme avantage de se dérouler dans la salle d’examen où vous passerez les vrais épreuves et de proposer pour la plupart des dossiers de haute qualité.

Mais, une erreur fréquente est de les considérer comme un objectif en soi. Le classement a une valeur indicative faible. L’ECNi se joue à peu de chose, certains se reposent sur leur classement et tombent de haut le jour du vrai concours, d’autres redoublent de ténacité et atteignent des sommets.
Enfin, j’aimerai insister sur l’inutilité de la multiplication des classements : avec le foisonnement des préparations privées on observe une explosion du nombre de situation où l’on se retrouve avec un numéro à côté de notre nom (numéro très souvent extrêmement démoralisant).

L’important pendant l’externat n’est pas d’être classé mais de progresser à partir de ses erreurs.

Les épreuves blanches sont là pour nous aider à identifier nos lacunes et s’en débarrasser une fois pour toute.


À tous ceux qui n’ont ou n’auront pas le classement qu’ils espèrent à un concours blanc : écoutez ceux qui vous tirent vers le haut et qui vous réchauffent de leurs paroles. Laisser les autres loin derrière sur votre chemin, ils ne sont là que pour vous détourner de votre objectif : votre sommet à vous.

Recevez régulièrement des conseils pour vous préparer aux ECNis

Courage,

Vous êtes parfaits.

Pablo Morales

Relecture : Gabriel Hallali