Dans son chemin vers l’internat, quel étudiant ne s’est pas perdu pendant son tour d’hématologie ? On a vite fait de perdre son sang froid lorsque l’énoncé laisse deviner que le dossier va dériver sur de l’hématologie. Le référentiel semble incomplet, les livres d’entraînements rares.
Ne vous faîtes plus de mauvais sang ! Le guide Rando-Médicale a sélectionné pour vous les meilleurs supports à utiliser pour rester sur le bon chemin et maîtriser facilement cette matière.
Notre sélection :
Quels livres pour le premier tour ?
En hématologie, il y a une grande controverse sur le livre à utiliser : le collège ou l’ECNi en fiche des éditions Ellipses. Certains arguant que ce dernier serait plus complet… Depuis la réédition du référentiel du collège en 2018 la balance penche plus vers celui-ci. Théoriquement, il ne doit pas y avoir de question dont la réponse ne se trouve pas dedans.
Par ailleurs, la difficulté en hématologie est que bien souvent le cours ne suffit pas à répondre aux dossiers. Il faut comprendre le raisonnement clinique des hématologues. Pour progresser dans cette matière, il faut saisir quelles sont les problématiques qu’ils rencontrent dans leur pratique quotidienne, les urgences auxquelles ils font face… Pour cela, les fiches de cours de la revue du praticien sont particulièrement bien faites. Nous nous souvenons notamment de leur topo sur les leucémies aiguës et les syndromes myéloprolifératif.
Pour finir, nous conseillons de travailler l’item myélome à partir du collège de rhumatologie.
Quels livres pour le deuxième tour ?
Pour le deuxième tour, en plus du collège, il peut être très utile de faire un tour dans le livre Tout l’ECN en schémas – Hématologie aux éditions Ellipses. Chaque item est résumé dans des arbres décisionnels très clairs qui permettent de revoir rapidement les items comme anémie ou leucémie lymphoïde chronique.
Et pour le dernier tour ?
Le collège, le collège et le collège.
Il est utile d’avoir sous la main quelques fiches qui résument les scores et les classifications d’onco-hématologie… Les fiches CODES S-ECN peuvent vous dépanner si vous n’en avez pas.
Quels livres de cas ?
SIDES est une mine d’or de questions isolées. Il est fortement recommandé d’en faire un maximum dessus. On peut rapidement faire le tour de tout ce qui est susceptible de tomber pour chaque item.
Il y a peu de livres de bons cas cliniques : en D2, nous recommandons de jeter un oeil sur « Comprendre par les dossiers – Hématologie » aux éditions S-ECN. Ils ne sont pas sous forme de QCMs mais la correction détaillée permet de bien comprendre les enjeux de la matière et de progresser sur les dossiers QCMs en particulier pour les premières question où le rédacteur demande souvent de faire des hypothèses diagnostiques.
En D4, on conseil de faire les cas du Training Book QCMs – Hématologie des éditions VG.
On espère que cela vous aidera à ne plus vous faire un sang d’encre devant vos cours d’hématologie.
Cette liste a été rédigé en toute impartialité à partir des ressources que nous avons réellement utilisées et appréciées.
Bon courage ! Si vous vous perdez sur la route, n’hésitez pas à nous envoyer un message. On vous guide avec plaisir !
Validité et fiabilité sont deux notions différentes à bien distinguer dans les articles des études diagnostiques. Bien des rédacteurs d’épreuves ont compris que ces notions étaient très sélectives et vous piègeront le jour J.
Afin de mieux les comprendre et les retenir nous allons les expliquer grâce à la méthode Rando-Médicale !
Imaginez que vous devez choisir un guide de haute montagne pour une randonnée risquée. Vous vous rendez au bureau des guides et on vous montre les parcours qu’empruntent chaque guide pour leurs randonnées :
Certains suivent toujours le même chemin et vous amène toujours au bon endroit. Ils sont valides et fiables.
Certains suivent toujours le même chemin mais ne vous ammène pas au bon endroit. Ils sont fiables mais non valides.
Certains ne suivent pas le même chemin mais vous amène au bon endroit. Ils sont valides mais pas fiables.
Pour réussir votre randonnée, il vous faut un guide valide et fiable.
Valide : cela vous assure d’arriver à la bonne destination.
Fiable : cela vous assure de suivre le bon itinéraire.
Pour réussir vos diagnostics en pratique clinique, ils vous faut un test valide et fiable.
Valide : cela vous assure de diagnostiquer la bonne maladie. On évalue la validité d’un test notamment grâce à sa sensibilité et spécificité.
Fiable : cela vous assure que le test est reproductible d’un patient à l’autre. On évalue la fiabilité d’un test grâce à des outils comme le coefficient kappa.
Ainsi, il est important de retenir qu’un test valide n’est pas forcément fiable et inversement. Il est certain que l’on vous posera une question pour évaluer votre compréhension de ces deux notions si une étude diagnostique est proposée. Restez vigilant !
Certains items sont incontournables. Mais parmi eux certains font moins de bruit que les autres.
Pourtant, on aurait tord de les sous estimer, tant ils sont récurrents dans les questions tombées.
Rapide tour d’horizon avant un café.
#124: Ostéoporose
Avant la réforme des ECN, il faisait parti des items qui tombait le plus souvent. Il reste en embuscade, d’autant que sa prise en charge a récemment été mise à jour.
Attention…
#161: Myelodysplasie:
Pourquoi ? Parce-que les dossiers d’hématologie regorgent de questions dessus ! Soit c’est le sujet principal du dossier, soit c’est la complication post chimio qui arrive à la question 13 de votre sujet et qui vous pourri…
Attention aux dossiers de cancero ou de gériatrie qui peuvent être transversaux vers cet item.
#326: Anti-coagulants
Vous ne POUVEZ PAS vous présenter a l’ECN sans maîtriser ce chapitre.
Indication. Dose. Physio. Complication. Posologie. Tout est tombable.
Et vous aurez forcément des questions dessus.
Indigeste comme chapitre. Mais indispensable.
#343: Insuffisance rénale aigue
Réanimation. Néphro. Gériatrie. Urologie. Urgence. Cardiologie. Infectio. Médecine interne…tout les dossiers que vous aurez à négocier le jour J peuvent vous amener vers l’insuffisance rénale. C’est un item passerelle avec lequel il vous faut savoir parfaitement raisonner.
#80: Anomalie de la vision d’apparition brutale
Avec son ami le #81 ce sont vos 2 tickets d’entrée pour la réussite d’un DP d’ophtalmo.
Vendredi après-midi, la bibliothèque où je me trouvais a été submergé par une vague d’émotions. Subitement, l’atmosphère est devenue plus dense. L’air était comme allourdi par l’anxiété ambiante. Chacun s’est passé un mot discrètement. Parfois, un simple regard appuyé suffisait à faire passer le message à son voisin. Alors, les doigts tremblants, celui-ci saisissait son téléphone. L’œil brillant et l’esprit troublé, il se mettait à consulter son écran : les résultats des ECNs tests étaient là.
Il suffit de cinq minutes pour que les quinze rangées soient gagnées par cette épidémie. Un murmure s’éleva alors dans la salle d’étude. De grosse larmes sur les jougs blanches de mon voisin de droite venaient arroser le sourrire de celui d’en face. L’atmosphère studieuse qui règne toute l’année dans la salle se dissipa complètement. Les rangs de classement froid et anonyme de la liste publiée par l’administration se répandirent dans la bibliothèque et la vida de ses occupants.
Dehors, de petits groupes se formèrent. Assis par terre, une chevelure blonde débordait de sanglots, autour deux silhouettes se mordaient les lèvres gênés. Cinq mètres plus loin deux amies sautillaient de joie.
Mais peu importe l’émotion qu’a suscité l’annonce des résultats des ECNs tests, on pouvait voir au fond du regard de chacun la même question : que faire de ce classement ?
Recevoir le classement aux ECNs tests, c’est un peu comme arriver au dernier refuge d’altitude avant l’ascension finale d’un glacier. Plus on est haut, plus se sera facile de l’atteindre mais, on le sait, rien n’est encore fait. Demain, la météo peut changer, le vent souffler, le brouillard tomber. On tourne un peu en rond dans la petite salle à manger où les randonneurs se réunissent pour patienter jusqu’au jour suivant.
Notre conseil face aux résultats des ECNs tests est de se moquer du classement. En général on a besoin d’une soirée de pause, soit pour apprécier le résultat, soit pour pleurer de déception. Mais l’important est selon nous d’oublier ce classement.
Il faut voir bien au delà en identifiant les endroits où vous avez manqué des points. Peu importe le résultat, cherchez quel dossier vous a fait perdre le plus de points. Est-ce que la LCA et les questions isolées vous ont fait perdre des places ? Quel type d’erreur avez-vous faite ? Est-ce un manque de connaissance qui vous a fait rater le dossier de médecine interne ou alors est-ce à cause du stress que vous avez perdus cinq points sur le dossier d’hémato, matière où vous avez toujours excellé ? Dans quelle crevasse êtes-vous tombées ? Quel impasse vous a piégé ? Voilà les questions importantes à se poser ce week-end.
Identifiez vos points faibles et travaillez d’arrache pied dessus. C’est comme cela que vous progresserez. On a vu des classements varier de 2000 places l’année dernière. L’important est de garder votre objectif devant vous et ne laisser rien ni personne vous en détourner.
Courage et persévérance, on sera avec vous jusqu’au bout.
Tu as sans doute commencé à t’en rendre compte toi aussi:
nous arrivons à une étape de l’année un petit peu particulière. Un peu bâtarde… Explications :
Ton premier tour terminé (ou en train de l’être), tu peines à trouver le rebond qui te permettra de te lancer sur le 2e.
Et puis comment l’aborder ce 2e tour ? Sur quoi passer du temps ? QCM vs Collèges ?
Tu doutes.
Le concours blanc national terminé tu as déjà une idée de ce que ça a donné pour toi. L’enchaînement sortie des résultats/dernier concours blanc juste derrière te laisse perplexe. Comment s’améliorer en si peu de temps ? Est ce que ça sert à quelque chose ?
Tu es blasé.
Le dernier mois de stage a une saveur particulière. D’un côté on a hâte que ça finisse. Ça nous fera du temps pour réviser. Et en même temps ça fait bizarre de terminer l’externat ainsi…
Tu es las.
Et c’est normal.
Avril, c’est la sale période. L’entre deux. Le moment où tout vous paraît long, superflu, dénué de sens.
Le moment ou la pression de l’hiver que vous aviez si bien contenue cherche à sortir sous une autre forme: l’épuisement.
Et des raisons d’être épuisé vous en avez! Regardez derrière vous,
Regardez tout ce que vous avez accompli.
C’est grâce à vos efforts que vous en êtes la aujourd’hui.
Et ils sont énormes!
… Et ça se paye…
Si votre corps et votre esprit vous disent qu’ils n’en peuvent plus, écoutez les !
Ressourcez vous, ne tirez pas sur la corde.
Vous n’irez nul part si vous êtes épuisés et votre productivité va en pâtir.
Pourtant c’est bien elle qu’il faut réussir à préserver dans la dernière ligne droite qui s’annonce.
Alors comment ? Faites vous du bien. Autorisez vous a vous faire du bien. Sans culpabilité.
Dormez 30 min de plus le week end,
Profitez du soleil exceptionnel que l’on a cette année (le réchauffement climatique c’est terrible mais la l’urgence c’est d’avoir de la vitamine D4😉).
Optimisez votre temps et autorisez vous de vraies pauses. Quand on sature, on apprends plus rien.
Faites du sport. Même si c’est rien qu’un peu.
Entourez vous des gens qui vous font du bien. Et qui vous valorisent.
Gardez le cap. Arriver en haut c’est bien. Y arriver entier c’est mieux.
Vous n’êtes pas seuls.
Prenez soins de vous.
On y est presque.
Vous êtes des 6e années de médecine ! Vous envoyez du lourd ! Regardez la tête du prochain inconnu à qui vous vous présenterez pour vous en convaincre !
Savoir s’orienter en randonnée est indispensable. La plupart du temps, on ne peut pas compter sur le GPS de son téléphone pour trouver le bon chemin. Il faut avoir dans son sac, la bonne carte et le bon guide de randonnée. Dans son chemin vers son poste d’interne, on fait face à la même problématique. Quels livres utiliser pendant son externat ?
Avoir le bon livre permet de s’assurer que l’on respecte bien l’itinéraire, que l’on explore tous les items. Un mauvais choix et on s’enfonce dans des dunes de pages, perdu à la croisée des livres disponibles. Nous souhaitons donc vous proposer pour chaque matière les livres qui nous ont été les plus utiles. Ceux qui nous ont emmené à la bonne destination.
Notre sélection des meilleurs livres en Pédiatrie :
Quels livres pour son tout premier tour de Pédiatrie ?
La pédiatrie c’est un peu le Mont Blanc de l’externat. C’est long. Très long. Trop long. Il n’y a pas 4810 pages mais presque ! Le premier tour paraît interminable et souvent même après trois mois dessus on a l’impression de ne pas avoir avancé. C’est d’autant plus stressant qu’il y a un dossier chaque année et qu’il est très discriminant. (Cf le pneumomédiastin de 2018)…
De plus, on n’a pas vraiment le choix du support : il est quasi-indispensable d’utiliser le référentiel du collège de A.Bourillon chez Elsevier. Il est complet, mis à jour régulièrement et fait référence pour la création des dossiers. Les imageries qui sortent sont même souvent tirées directement de celui-ci. Donc même si on a l’impression d’apprendre l’annuaire, il faut se lancer.
Un bon livre de cas pour le premier tour peut être trouvé aux éditions Médicillines : « QCMs en pédiatrie »Collection Ecn Intégrale.
Quels livres pour le deuxième tour ?
Pour le deuxième tour, il faut se concentrer sur les spécificités pédiatriques des items. Nous conseillons d’utiliser, pour la partie infectieuse, le livre : « Maladies infectieuses en pédiatrie » publié chez S-Editions. Le livre propose des tableaux très clairs et efficaces qui comparent les prises en charge des infections des enfants avec les adultes et permet d’identifier rapidement les parties discriminantes. Durée des antibiothérapies, indication de la dexaméthasone dans les méningites (Pneumocoque et Haemophilius Influenzae chez l’enfant, Pneumocoque et Méningocoque chez l’adulte)…
Nous conseillons aussi de faire un tour dans le KB de pédiatrie en particulier les items d’hépato-gastroentérologie et ceux de néonatologie qui sont très bien fait. Il y a des fiches flashs spécial ECNi qui permettent de bien cibler ce qu’il faut retenir de ces parties.
Quels livres en D4 ?
En D4, il faut se concentrer sur le collège. L’apprendre, explorer les détails, encore et encore. Les cas à la fin du livre ne sont pas très bien fait et ne ressemble pas aux sujets du concours.
Il est aussi temps de faire TOUS les cas du livre « Les dossiers des ECNi
s Pédiatrie » publié chez Estem Vuibert éditions. Il a été relu et corrigé par Antoine Bourillon lui-même. En trois ans, deux des cas sortis à l’ECN ressemblaient très fortement à ceux du livre.
Et pour les fiches ?
On recommande fortement de faire des fiches pour cette matière. Même si on n’a pas l’habitude d’en faire pour les autres, il faut avoir au minimum une fiche sur l’alimentation du nourrisson et une sur son développement psychomoteur. Ces deux items tombent et retombent encore à chaque examen et on a une facheuse tendance à les oublier aussi vite qu’on les apprend.
Le livre de fiches Codex Pédiatrie d’Antoine Gavoille chez S-Editions est le mieux fait à ce jour. Les fiches peuvent être utilisées directement pour les ECNis.
Pour finir, n’hésitez pas à faire un maximum de cas SIDES dans cette matière et les questions isolées. Les PU de pédiatrie n’ont pas une imagination débordante et se sont souvent les même cas et les même questions qui tombent.
Cette liste a été rédigé en toute impartialité à partir des ressources que nous avons réellement utilisées et appréciées.
Bon courage ! Si vous vous perdez sur la route, n’hésitez pas à nous envoyer un message. On vous guide avec plaisir !
Cela fait longtemps que le bruit se répand dans les couloirs des facs de médecine telle une brise qui caresse le flanc des montagnes avant une tempête. Rêvée par certain, craint par d’autres :
La suppression des ECNis est confirmée.
Dès la rentrée 2021, il n’y aura plus d’épreuves classantes nationales informatisées à la fin de la sixième année de médecine.
Les étudiants qui commenceront leur randonnée d’externe en médecine à partir de la rentrée prochaine (2019) n’auront plus à faire face à ces trois jours d’épreuves. Finit le stress du concours, finit les journées entières à réviser. Terminée la masse absurde de connaissances des collèges à assimiler. Plus de concours, plus de classement : c’est officiel.
Attendez ! Plus de classement ? Les ECNis, malgré tous leurs défauts avaient un rôle central dans les études de médecine : le classement national des étudiants permettait une répartition des internes dans chaque spécialité et dans chaque ville de France. S’il n’y a plus de concours ni de classement, comment cette répartition sera assurée de manière équitable et cohérente ?
Un nouveau type de classement : le matching.
La répartition des internes ne se fera plus en fonction d’un classement unique national obtenu à la fin d’une seule épreuve. Il y aura par contre plusieurs classements : le rang des étudiants pour leur choix de ville et de spécialité sera le résultat d’une moyenne pondérée entre trois scores : un score de connaissance, un score de compétence et un score de projet professionnel.
Chaque collège de spécialité sera libre de déterminer le poids de ces trois scores dans le classement du candidat. Au final, il y aura un classement par spécialités ou groupe de spécialités.
I) Evaluation des connaissances
A la fin de la cinquième année, il y aura une épreuve nationale de connaissance. Elle sera vraisemblablement passée sur tablette sur la plateforme SIDES qui a fait la preuve de ses performances avec les ECN informatisés. Les collèges des enseignants de toutes les spécialités ont un rôle central dans la préparation de ces nouvelles épreuves car ils doivent éditer un référentiel de connaissances allégé et mis à jour pour la rentrée 2021.
La plus grande partie de l’épreuve portera sur les connaissances fondamentales (connaissance de rang A) : urgences vitales, pathologies communes, anatomie, physiologie, pharmacologie… Les nouvelles éditions des livres des collèges doivent se concentrer sur ces connaissances de rang A et les mettre en avant pour les étudiants.
A cela s’ajoutera des questions sur des connaissances de spécialité « devant être maîtrisé par tout médecin » : (connaissance de rang B) Les connaissances de spécialité (rang C) ne devraient pas faire l’objet de question. Les collèges des enseignants doivent retirer les parties des référentiels qui traitent de ces connaissances.
Par ailleurs, la composition des épreuves sera vraisemblablement un peu différente de celle que l’on connaît. Il y aura des questions à réponses ouvertes courtes (QROC) et des tests de concordance de script en plus des dossiers progressifs en QCM et des questions isolées.
Les tests de concordance de script (TCS) sont un mode d’évaluation complexe car ils évaluent le raissonnement clinique du candidat. Ils ont montré leur efficacité dans l’évaluation des médecins au Canada. Dans un TCS, on propose une situation clinique à un étudiant. Ensuite, deux types de question peuvent être posés :
question sur la pertinence d’un examen complémentaire dans la prise en charge du patient. Il faut alors déterminer si l’examen est indispensable / utile / ni utile, ni inutile / inutile voir dangereux / contre indiquée.
question sur l’influence du résultat d’un examen complémentaire sur la prise en charge d’un patient. Il faut déterminer si le résultat de l’examen qui est présenté confirme / exclu / n’apporte pas d’information sur le diagnostic suspecté.
Souvent, il n’y a pas de réponse tranchée à 100% (Oui/non). La grille de correction est donc réalisée par un panel d’experts qui donnent leurs avis sur la question posée. La majorité des points est attribuée à l’étudiant s’il choisit comme la majorité des experts. Si l’étudiant choisi une autre réponse que celle de la majorité, les points lui sont attribués selon le nombre d’experts qui ont choisi la même réponse que lui. Cette méthode a l’avantage d’introduire des questions plus en phase avec la réalité de la pratique clinique et l’inconvénient de créer une grille de correction un peu ambigue.
II) Evaluation des compétences et du projet professionnel
Les modalités d’évaluation des compétences cliniques et des projets professionnels des étudiants fait toujours l’objet de débat et doit être déterminé très prochainement par le conseil d’état. Les premiers débats entendus à l’assemblée permettent de se faire une idée de leurs modalités.
Il semblerait que l’évaluation des compétences prendra la forme d’un oral. Les étudiants se présenteraient à une série « d’ateliers cliniques ECOS » où une situation clinique leur serait présentée par un examinateur ou un patient-acteur. Le raisonnement clinique de l’étudiant et sa capacité de prendre en charge le patient serait alors évalué. Le plus grand frein à l’introduction de ce mode d’évaluation est le risque d’introduire une trop grande part de subjectivité dans l’évaluation des étudiants. Les experts à l’origine de la réforme expliquent vouloir palier cette problématique en multipliant les « ateliers cliniques » car des rapports issus de pays où ce mode d’évaluation est mise en place mettent en avant le fait que la multiplication des « ateliers cliniques » diminuent fortement la subjectivité de l’évaluation. Il a été donc proposé lors des débats d’imposer un minimum de 10 ateliers cliniques différents par évaluation. Cette nouvelle épreuve aura pour acronyme ECOS : examens cliniques objectifs structurés.
Quant au projet professionnel, il semble que le score sera établi à partir des notes de stage et que dans certains cas, le jury attribuera des « points bonus » pour les étudiants qui se sont investis dans des projets pendant leur formation. (double cursus médecine-sciences, options supplémentaires, projet humanitaire).
Ainsi, les premiers rapports du conseil d’état permettent de se donner une idée de la randonnée que les futurs externes devront faire vers leur poste d’interne. Nous surveillons de près les différents textes de lois qui sortent en ce moment de l’hémicycle de l’assemblée et nous nous engageons à vous tenir au courant dès que la feuille de route se précise… Quoi qu’il arrive nous vous accompagnerons toujours avec nos conseils vers le seul objectif pertinent pour vous : un poste dans la spécialité et la ville de votre choix, sans concession.
rapport 2ème cycle : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjXvbzEt5rhAhVDDGMBHeR4AAkQFjAAegQIARAC&url=https%3A%2F%2Fasemdpv.eu%2Fwp-content%2Fuploads%2F2018%2F05%2FRapport2emeCycle2018.pdf&usg=AOvVaw0iNFb5zuticgaYF86FqEzO
En ce lundi de post concours blanc national, nous vous proposons un article un peu décalé.
Voici les grands types d’externes rencontrés au cours de nos années de D2, D3, D4. Vous y reconnaîtrez vous ?
Il en existe d’autres, n’hésitez pas à nous les notifier dans les commentaires.
L’externe timide:
Celui que l’on ne remarque jamais. Toujours en retrait au moment de faire les plannings, on se demande souvent après 2 mois de stage si l’on a déjà entendu le son de sa voix.
Amis timides, vous vous reconnaitrez sans peine.
Pourtant vous avez souvent montré à quel point vous étiez sympathiques et serviables!
Prenez confiance en vous ! Affirmez vous ! Et prenez garde à ne pas vous faire marcher dessus par les collègues…
L’externe stressé(e)
La visite t’angoisse. Les questions des PH te hantent car tu n’as pas su y répondre. Tu ne vois que ton retard. Tu n’auras jamais le temps de finir, crois tu.
Perfectionniste tu tiens à ce que les choses soient bien faites. Mais tu perds un temps incroyable à te prendre la tête pour des détails peu importants.
Respire. Prends le temps de relativiser. Prends confiance en toi. Ton travail est de qualité. Permets toi de te voir à ta juste valeur.
La brute:
on en connait tous une. C’est cet/te externe qui a réponse à tout. Qui sait tout. Même ce qu’il y a marqué en bas de la page 478. Qui brille en visite et dont on a l’impression qu’il/elle n’est jamais pris à défaut.
L’externe devant vous qui vous stress car il vous renvoie à votre retard et vos lacunes.
Pourtant restez calme. Empruntez votre propre chemin. Restez focus et à la fin, le sommet sera le même pour vous.
Le fantôme.
L’externe quantique. Celui qui est adepte de la théorie du chat de Schrodinger.
Tant qu’on ne regarde pas dans le bureau médicale, il est à la fois là et pas là…. Et quand on regarde, bien souvent il n’est pas là, tout en étant là… Une blouse, un stéthoscope et un dossier ouvert sur la table vous mettrons sur la piste.
Une théorie qui ravit souvent les co-externes.
Attention chers fantômes , restez fair play.
L’externe tête en l’air :
Celui qui oublie la demande d’imagerie. De regarder la bio. De demander le mode de vie de la mamie de la 35. Et qui doit souvent, trop souvent, refaire le point sur ses missions… Prend ton temps. Remarque tes oublis. Tu perdras moins de temps en le prenant qu’en t’eparpillant.
Apprend à ordonner ton travail et tes progrès se verront rapidement !
Prennez une grande bouffée d’oxygène. Retournez vous sur le chemin parcouru.
Savoir s’orienter en randonnée est indispensable. La plupart du temps, on ne peut pas compter sur le GPS de son téléphone pour trouver le bon chemin. Il faut avoir dans son sac, la bonne carte et le bon guide de randonnée. Dans son chemin vers son poste d’interne, on fait face à la même problématique. Quels livres utiliser pendant son externat ?
Avoir le bon livre permet de s’assurer que l’on respecte bien l’itinéraire, que l’on explore tous les items. Un mauvais choix et on s’enfonce dans des dunes de pages, perdu à la croisée des livres disponibles. Nous souhaitons donc vous proposer pour chaque matière les livres qui nous ont été les plus utiles. Ceux qui nous ont emmené à la bonne destination.
Notre sélection des meilleurs livres en neurologie :
Quels livres pour son tout premier tour de neurologie ?
Le premier tour est un moment clé. Il faut débroussailler la matière. Il est requis de maîtriser la sémiologie pour avancer et comprendre. Il faut bien avoir en tête que le premier tour est le moment où l’on a le plus de temps pour apprendre les items.
Nous conseillons sans hésiter d’utiliser le collège des enseignants en neurologie. Il est disponible en ligne et en version papier dans la collection des collèges. Une bonne habitude est de s’assurer que pour chaque item on maîtrise les notions de sémiologie qui sont rarement reprises en détail dans le collège. Pour cela, la rubrique « premier cycle » du collège de neurologie est parfaite : https://www.cen-neurologie.fr/premier-cycle
Pour le chapitre sur les AVC, nous conseillons de compléter le chapitre du collège avec le livre de neurologie des éditions Med-Line où les planches d’anatomie vasculaire sont idéales.
En parallèle du collège, il est très utile de lire le livre « Comprendre par les dossiers » aux éditions S-ECN.
Quels livres pour le deuxième tour ?
Pour le deuxième tour, on conseille de se concentrer sur le livre du collège des enseignants. Approfondir et s’approprier chaque item ; identifier les détails sélectifs. Il ne faut pas hésiter à ce moment là à varier les sources sur les items où l’on a du mal à comprendre. (Items de la Revue du praticien +++)
En ce qui concerne les cas cliniques, en plus de SIDES, il est possible d’utiliser les livres « les dossiers des ECNis » des éditions Vuibert ou ceux des éditions Ellipses qui proposent des cas de difficulté moyenne représentatifs de ce qui tombe en partiel.
Quels livres en D4 ?
En D4, le plus rentable est de se concentrer sur le collège. Il constitue la référence pour la conception et la correction des cas clinique. N’oubliez pas de faire les cas clinique du collège même s’ils ne sont pas corrigés en détail. (En 2016 le dossier qui est sorti ressemblait étrangement à un des cas à la fin du livre…)
Pour les cas cliniques., le livre des Professeurs aux éditions MEDLINEest un incontournable. Les cas proposés sont transversaux, la correction est détaillée et précise. De plus il permet de réviser presque tous les items de neurologie rapidement avec des cas très transversaux. Un livre à privilégier en priorité pour son dernier tour.
Pour les fiches, à ce jour, ce sont celles de la collection CODEX d’Antoine Gavoille qui sont les meilleurs.
Et pour la Neurochirurgie ?
Au moment de sa sortie en novembre 2018, le petit livre du collège de neurochirurgie a fait pâlir de stress un bon nombre de D4. Certains items comme les traumatismes crâniens et les tumeurs cérébrales sont extrêmement détaillé. Certaines parties semblent même relever du programme du troisième cycle. Il est toujours bien d’y jeter un coup d’œil si on a le temps. Pour son dernier tour, faire les dix cas clinique à la fin du livre est sûrement suffisant.
Cette liste a été rédigé en toute impartialité à partir des ressources que nous avons réellement utilisées et appréciées.
Bon courage ! Si vous vous perdez sur la route, n’hésitez pas à nous envoyer un message. On vous guide avec plaisir !
Une irritation amère m’envahit au moment où j’appuie sur le bouton « Terminer l’épreuve » de ma tablette. Enfermé dans mes regrets, je me laisse envahir par cette sensation âcre de frustration. Oui, je le sais, j’aurais du cocher l’item B à la question 4 du premier dossier. Je savais qu’il fallait mettre ce traitement à la patiente. Et pourtant ! Je l’ai décoché. Bêtement. Au dernier moment. Juste avant de valider ma question. C’est ainsi… Malgré mes mois de travail acharné pour me préparer au concours, j’ai fait les erreurs les plus stupides, je me suis trompé sur les questions les plus basique.
Ce sentiment enveloppant de frustration, je l’ai ressenti comme la quasi-totalité des étudiants de ma promotion et je l’ai fait savoir maintes fois autour de moi au détriment de mon entourage ! Je pense d’ailleurs que celui-ci est normal à la fin des épreuves. Le format entièrement numérique et anonyme des ECNis, l’ambiance hostile des amphithéâtres, les dossiers cliniques tordus, les questions mal formulées donnent la sensation d’être nu et vulnérable devant sa tablette même après la meilleure préparation.
Le regret et la frustration semblent faire partie du jeu et il faut l’accepter. Le piège est de rester focaliser sur une erreur. Effectivement, le format progressif des dossiers a pour particularité de donner une partie de la correction pendant l’épreuve. Il faut alors avoir la pugnacité en cas d’erreur de continuer sans ciller. Ne jamais rester concentrer sur une erreur dans nos réponses que l’énoncé nous fait découvrir et passer à côté du reste d’un dossier voir d’une épreuve entière.L’ECNi ne se joue pas sur une question. Si le rédacteur de l’épreuve apporte des éléments de réponse pendant la progression du cas clinique, c’est justement pour vous permettre de continuer à répondre au dossier en obtenant un maximum de point.
Alors n’hésitez pas, tirez la langue à vos regrets !
Ce soir après ces trois jours éprouvants d’épreuve, jetez au loin votre frustration. Noter sur une feuille toutes les erreurs que vous vous reprochez et libérez vous de celle-ci. Tirez lalangue au regret ! C’était l’ECNi blanc, un entraînement, une sorte de trompe l’œil. Le sommet est toujours devant vous, accessible.
Foncez ! En trois mois, tout est encore possible.
Combien de fois en randonnée une erreur d’itinéraire nous fait découvrir un coin de paradis dans la montagne ? Une source oubliée où se désaltère une biche ? Un raccourci vers le sommet ?
Profitez à fond de vos révisions, accueillez vos erreurs avec le sourire, certaines vous permettront d’identifier des points faibles dans vos connaissances et de progresser.
Courage et persévérance sur ce long chemin vers votre poste d’interne.
N’hésitez pas à nous écrire pour des conseils personnalisés ou une dose supplémentaire de motivation.