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2019 – Quelle résolution prendre pour les ECNis et comment la tenir ?

Au matin du 1er janvier, on a le sentiment d’avoir passer un nouveau cap. Un je-ne-sais-quoi quoi dans l’atmosphère donne une impression de changement. Le moment est alors propice pour prendre de nouvelles habitudes. Malheureusement, on ne les respecte souvent que quelques temps puis on les abandonne. Parfois, l’année suivante, on se souvient avec regret de sa bonne résolution et on se dit :

« Si seulement j’avais réussi à la respecter ! »

Est-ce réellement une fatalité ? Sommes nous condamnés à ne pas respecter nos engagements du premier janvier ? Afin de répondre à cette question, nous avons rapidement interrogés la littérature scientifique (via NCBi, voir sources à la fin de l’article) et bonne nouvelle, il n’est pas si difficile d’adopter de nouvelles habitudes sur le long cours… A condition de suivre la bonne recette ! Nous souhaiterions donc vous livrer les points clés de cette recette en utilisant un exemple concret qui vous aidera à réussir le concours.

En effet, un étudiant qui prépare l’internat doit adopter de nouvelles habitudes et les garder sur plusieurs années. Une d’elle, pourtant plébiscitée par de nombreux PUPH, est réputée extrêmement difficile à entériner : s’entraîner régulièrement à faire de la LCA (lecture critique d’article). Il a été prouvé qu’il est extrêmement bénéfique pour la santé de son classement de faire de la LCA très régulièrement ! C’est à dire, en D3, deux fois par mois et une fois par semaine en D4.

Voici donc une méthode pour y arriver :

1) formuler clairement son objectif :

Ici se serait pour un D4 : « Faire un article de LCA par semaine jusqu’aux ECNis quoi qu’il arrive. »

Il est beaucoup plus facile de suivre une habitude qui a été formulé de manière positive avec des verbes d’action (faire, suivre, changer) qu’une habitude formulée de manière négative (ne plus, arrêter de…)

2) Se fixer une heure précise dans son calendrier pour « faire » sa nouvelle habitude.

Il est bon de choisir un moment juste avant une activité qui nous fait plaisir. A titre d’exemple, nous avions choisi de faire de la LCA le samedi en fin d’après-midi car le samedi soir était réservé pour sortir. Il était alors beaucoup plus facile d’accepter de faire 3 heures de LCA de 17h30 à 20h30 sachant que l’on allait s’amuser juste après.

4) Fixer des rappels dans son emploi du temps.

Créer une alerte sur son téléphone, surligner 3 fois la plage horaire sur son agenda, demander au voisin de sonner à votre porte…Tous le moyens sont bons à condition qu’ils soient efficace en donnant le bon signal au bon moment.

6) Surveiller son habitude et se féliciter de la tenir.

A la fin de chaque mois il peut être utile de reporter sur une feuille le nombre de séances de LCA réellement effectuées. Une autre façon est de se lancer dans sa nouvelle habitude avec un autre étudiant et de se soutenir l’un l’autre en « surveillant » si l’autre respecte bien son engagement.

7) Abandonner une fois de temps en temps mais jamais deux fois de suite.

Une étude s’intéressant au taux de maintien de nouvelles habitudes de santé à montrer que de manquer une opportunité avait peu d’influence sur le maintien de cette habitude au long cours par contre, quand les patients étudiés manquaient deux opportunités de suite, ils abandonnaient significativement plus souvent leur bonne résolution.

8) Respectez votre engagement 21 fois pour qu’il devienne automatique.

Un mythe circulant sur internet dit qu’il suffit de suivre sa nouvelle habitude 21 fois pour qu’elle devienne automatique. En réalité, les études montrent qu’elle doit être adoptée au moins 66 fois de suite…

Par conséquent, si vous arrivez déjà à faire de la LCA une fois par semaine d’ici le mois de juin soyez très fier de vous.

Votre classement vous remerciera à coup sûr de l’effort fournit.

Prêt à te lancer dans l’aventure ?

Partages cette article avec un ami et lancez-vous dans le challenge hebdomadaire de LCA.

Sinon, tu peux envoyer un mail à randoecni@gmail.com avec le texte ci-dessous rempli. Nous nous engageons à te soutenir dans ta bonne résolution jusqu’au mois de juin.

« Je m’engage à faire de la LCA, une fois par semaine jusqu’au mois de Juin. J’ai décidé de faire de la LCA tous les *choisir un jour de la semaine* à * choisir une heure*. »

Meilleurs vœux de réussite pour cette année

Gabriel Hallali

Tous les conseils pour les ECNis sont sur facebook.com/randoecni1

https://goo.gl/forms/4rsFDCMGLdpv092n1

Source :

(1) Gardner, Benjamin et al. “Making health habitual: the psychology of ‘habit-formation’ and general practice” British journal of general practice : the journal of the Royal College of General Practitioners vol. 62,605 (2012): 664–6.

(2) Chatzisarantis, N. L., & Hagger, M. S. (2007). Mindfulness and the intention-behavior relationship within the theory of plannedbehavior. Personality and Social Psychology Bulletin, 33, 663 – 676.

(3) Pirolli, Peter et al. “Implementation Intention and Reminder Effects on Behavior Change in a Mobile Health System: A Predictive Cognitive Model” Journal of medical Internet research vol. 19,11 e397. 30 Nov. 2017, doi:10.2196/jmir.8217

(4) European Journal of Social Psychology Eur. J. Soc. Psychol. 40, 998 – 1009 (2010) Published online 16 July 2009 in Wiley Online Library (wileyonlinelibrary.com) DOI: 10.1002/ejsp.674 How are habits formed : modelling habit formation in the real world.

Plan d’action : trouver la motivation

Quand on prépare les ECNi, on entend en permanence qu’il faut rester motivé. Chaque jour, de l’interne de ton service le matin au conférencier de santé publique le soir, quelqu’un se débrouille pour te glisser un mot sur l’importance de continuer jusqu’au bout et de ne rien lâcher jusqu’aux ECNi. Combativité, pugnacité, persévérance etc… ils n’ont que ça à la bouche et pourtant…

Les Naufragés du Fol Espoir

… Pourtant, en trois ans d’externat, je n’ai pas connu une seule semaine où ma motivation n’a pas été mise à mal. Cela se manifestait par une sensation de na pas avancer et d’avoir la mauvaise méthode de travail. A cela venait se rajouter un sentiment d’inutilité… Face à mon bureau, les moments de solitude et de désespoir ont été nombreux et souvent douloureux. Ainsi, il fallait très régulièrement trouver la motivation de se mettre au travail.

Les premiers temps, la musique « Eye of the Tiger » du film Rocky me donnait suffisamment d’énergie pour tout un après-midi. Mais, comme toute substance addictive, un phénomène de tolérance est apparu et il a fallu changer de méthode.

J’ai alors décidé de tester différentes façon de me motiver à travailler les jours où le moral était au plus bas. Je me suis donc inspiré de théories empiriques de psychologie ou de conseils de mes amis et de ma famille. J’aimerai ici vous partager une méthode pour déclencher une forte motivation à travailler. Testée plusieurs fois avec succès.

Le plan d’action MOTIVATION

Les jours où je ne trouvais ni l’envie ni la force de travailler et cela même après une bonne douche et un petit déjeuner fort en caféine. J’adoptais un plan d’urgence. D’abord, je rangeais ma table de travail et fermais tous les collèges ouverts dessus. Ensuite, il fallait sélectionner un item de mon programme de révision dont je savais qu’il était ni trop long, ni trop difficile. L’important était que :

1) je sois intimement convaincu de pouvoir le terminer en une seule séance de travail.

2) je perçoive cet item comme ayant une forte utilité ; non pas pour le concours mais pour moi.

Je choisissais donc un chapitre dont j’avais la sensation que sa maîtrise détaillée me permettrait d’être un meilleur médecin. Les compétences que je cherchais à acquérir pendant ces séances de travail “forcés”, sans motivation, étaient avant tout destinées à me satisfaire.

Un exemple en pratique :

Je me souviens d’un gros coup de mou le mardi de ma semaine de révision de pneumologie du premier tour qui tombait en plein mois de Décembre. La journée était très mal partie : je tournais distraitement les pages de ce collège, admirant sa belle couverture bleue et lisant ça et là des bouts de phrase. A 10h30, voyant l’inutilité de mon travail et mon manque total de motivation pour me plonger dans des détails obscurs de la sarcoïdose pulmonaire. J’ai donc décidé d’appliquer ma méthode spéciale de motivation. Je suis donc passer à l’item 155 : Tuberculose pulmonaire ! C’était pour moi, l’item dont je me sentais le plus à même de faire efficacement le tour complet en quelques heures et surtout que je percevais comme central pour ma future vie de médecin en région parisienne. J’avais déjà vu des dizaines de patients tuberculeux et je pense en voire encore des centaines d’ici la fin de mon internat… Ainsi, cette technique m’avais permis de “sauver” une journée de travail. Je suis sorti ce jour-là de mon bureau avec le sourire de quelqu’un qui a accompli quelque chose de satisfaisant pour lui-même. Le jour J, c’est la tutu qui est tombée… Bien sûr, cela ne marche pas à tous les coups. Mais, avoir ce plan d’urgence “motivation” en tête permet parfois de sauver sa journée…

Allez, courage 😉

Gabriel Hallali

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Pour ceux qui veulent (et qui ont le temps… !) en savoir plus cette technique motivationnelle a été théorisé par Allan Wigfield et Jacquelyne Eccles en l’an 2000. (Source : Wigfield A, Eccles JS. Expectancy-value theory ofachievement motivation.Contemp Educ Psychol 2000;25:68–81.)

Théorie simplifié de Wigfield et Eccles

Le top 5 des items de Noël…

Noël approche ce qui veut dire que le CSCT approche ainsi que l’ECNi blanc. Se pose alors la question : que relire la veille de l’examen ?

Nous vous avons préparé un petit top des pages à relire la veille des examens :

#1 Embolie pulmonaire Item n°224

Il est tombé et tombera encore et encore. Classique des classiques. Notre conseil prenez une feuille blanche dès maintenant et récitez le tableau sur les anticoagulants et leur dosage. Courez relire le tableau 12 page 298 au moindre doute

#2 SCA ST+ et SCA ST- Item n°334

Un patient débarque aux urgences avec une douleur constrictive médio-thoracique et un ST+ à l’ECG. Vous ne vous pardonneriez pas d’avoir un doute sur les 4 médicaments à introduire en urgence avec leur dosage.

#3 Tuberculose Item n°155

C’est l’item des items. Vérifiez dans votre tête que vous connaissez par cœur la liste des médicaments et leurs effets secondaires et faites un tour page 71 du collège de pneumo.

#4 VIH Item n°165

Le nombre d’IST a triplé en 10 ans selon un rapport récent. 
Un dossier VIH, ça part vite dans tous les sens. Et même si ce n’est pas le plus mémorable des 18 dossiers, il tombe souvent. Trop souvent. Alors un coup d’œil sur le bilan pré-thérapeutique (page 200 de l’ECN-Pillly / Tableau 165–1)

#5 Myélome Item n°317

Transversal parmi les transversaux, le myélome est partout. Ne manquez pas de relire la fiche flash de la page 265 du collège de Néphrologie sur les atteintes rénales. Néphropathie à cylindres myélomateux, amylose AL et syndrome de Fanconi. Il s’agit de ne pas s’emmêler les tubules.

Ne manquez pas nos articles :

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Pablo Morales & Gabriel Hallali

Relu par : Iris Ferreira

ECN 2019 – TOP 5 des conseils pour le mois de Décembre

Ce week end, c’est le mois de Décembre. Il fait froid et il pleut. Les journées sont tellement courtes que l’on voit à peine la lumière du soleil et cela donne certainement un petit coup au moral. Heureusement, nous avons le remède !

Vous trouverez ici 5 conseils qui nous ont été transmis par des anciens et qui nous avaient permis de franchir cette étape.

#1 Gardez le cap !

Depuis plusieurs mois, vous travaillez sur votre premier tour. Vous frayez difficilement votre chemin parmi les 362 items du programme et les 32 matières. Les livres des collèges s’accumulent dans votre chambre. Souvent, on a l’impression de ne pas en voir le bout. Il faut impérativement garder le cap. Certes, le CSCT et l’ECNi blanc francilien approchent. Il est tentant de laisser tomber son programme pour essayer de réviser le plus possible d’items avant le CSCT. Ce n’est pas une stratégie payante car votre mémoire à long terme ne vas pas être mise en jeu et le jour du concours vous ne vous souviendrez plus de ce que vous aurez appris… Donc, suivez votre programme malgré l’approche du CSCT. Le but est d’être prêt le 17 juin.

#2 Faire des annales du CSCT

La stratégie la plus payante pour le CSCT est de faire les annales de la fac. Prévoyez quelques heures dans votre emploi du temps pour faire toutes les annales de la fac. L’année dernière un dossier entier est ressorti à l’identique ! De plus, les dossiers sont en majorité de bonne qualité et permettent un entraînement transversal sur toutes les matières.

#3 Participer aux ECNi blanc franciliennes

L’approche de ces épreuves blanches introduit du doute et du stress parmi vous. Certain ont la sensation qu’ils vont perdent trois jours de révision et qu’ils ne sont pas prêts… Pourtant, il serait dommage de ne pas profiter de cette entraînement en condition réelle. Personne n’a fini son premier tour à ce moment de l’année, vous ne partirez donc pas avec un handicap par rapport aux autres. C’est une occasion rare de se mettre dans les conditions réelles de l’examen. Vous passez les ECNi blanches dans la même salle que les ECNs et sur les mêmes tablettes, les dossiers sont rédigés par toutes les facs parisienne et sont pour la plupart de très bonne qualité. Ils sont même légèrement plus difficiles que ceux du vrai concours ; comme dit l’adage : “qui peut le plus peut le moins !”

Par ailleurs, vous n’aurez que deux autres occasions de vous entraîner à l’épreuve de LCA dans les conditions réelles : la LCA est une épreuve longue qu’il est souvent difficile de finir dans les temps. Il est rare de réussir à faire deux articles de suite en 3 heures lorsque l’on s’entraîne seul chez soi.

Profitez aussi des ECNi pour apprendre à gérer vos feuilles de brouillon pendant les épreuves : une bonne feuille de brouillon peut aider à trouver le diagnostic lors d’un dossier difficile et d’éviter les pièges introduits par les rédacteurs lors de la progression du dossier. (exemple : proposition de prescription de vitamine K à la question 15 chez une patiente qui saigne mais dont les AVK ont été arrêté à la question 10. DP4 ECNI décembre 2017)

#4 Utilisez les ECNi blancs pour identifier vos points faibles.

Le classement, jetez y à peine un coup d’oeil. Par contre, vos notes aux dossiers analysez les en détail. Combien avez vous au dossier de cardio, de pneumo ou de médecine interne ? Combien avez vous lorsque vous vous entraînez sur SIDES ? Où avez vous perdus les points ? Est ce que vous êtes tombés dans un piège ? Est-ce que vous n’étiez pas assez certain de vos connaissances ?… Cette analyse fine vous permettra d’adapter votre stratégie de révision, ciblez vos points faibles et la prochaine fois vous augmenterez vos notes aux dossiers et donc votre classement !

#5 Entourez vous d’énergie positive

Si vous avez l’habitude de passer les fêtes de fin d’année en famille, le nouvel an avec vos amis, ne vous privez pas. Prenez quelques jours pour vous reposez et changez vos idées. Vous serez d’autant plus efficace le mois de janvier.

A l’approche des épreuves, entourez vous de vos amis et n’écoutez que les discours positifs. Vous êtes les meilleurs, on a pleinement confiance dans votre promotion. Vous travaillez un maximum et vous allez donner le meilleur de vous même. Le résultat sera là au mois de Juin.

Entrez dans les salles d’examens la tête haute : le résultat n’en sera que meilleur !

Enfin, peu importe ce qu’il se passe dans l’actualité : à l’approche des examens ne vous occupez pas des infos. Les informations à la télé ou à la radio sont une source de stress reconnue. Inutile de vous en rajoutez !

Courage et pugnacité ! Vous allez nous éblouir !

Gabriel Hallali

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Des questions, des doutes, je suis disponible par MP ou par mail : gabrielhallali@gmail.com

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Combativité vs esprit de compétition

L’ECNi, examen classant national informatisé n’a d’examen que le nom. En réalité c’est un concours. Tous les étudiants en médecine de France doivent le passer. Le classement a un impact déterminant sur le choix de spécialité, la ville où se déroulera l’internat et indirectement sur les choix de stage tout au long de cet internat. On comprend ainsi pourquoi ce concours génère un tel stress et devient une obsession pour certains étudiants. Toutefois, une des erreurs classiques commises par ceux qui le préparent est de le considérer comme une compétition contre les autres étudiants et non pas comme une compétition contre eux même.

Dans tous les sports de compétition, le mental joue un rôle fondamental ; lors des ECNi aussi. Contrairement à ce que l’on pense, les athlètes de haut niveau au moment de faire leur performance ne pensent pas : “il faut que je batte untel ou untel.” Ce qui les obsède c’est de se battre eux-même, ils veulent dépasser leur meilleur temps, courir plus vite que lors de leur dernier entraînement, sauter plus haut…

Lors de la préparation aux ECNs, on se mesure à soi-même. Le but n’est pas de battre le premier de la promo ou ceux qui sont assis à côté dans l’amphi. La mentalité gagnante est de considérer ce concours comme une occasion de dépasser ses propres limites.

A chaque concours blanc, il faut non pas regarder son classement mais les notes obtenues à chaque dossier progressif et voir où l’on a manqué les points : un dossier d’infarctus où l’on obtient seulement 70% alors que lors des entraînements on a 85%, le sujet de rhumato que l’on pensait cartonner mais où l’on obtient à peine la moyenne… C’est sur eux qu’il faut se concentrer, comprendre où sont les erreurs et travailler pour ne plus les refaire. Devant chaque dossier, il faut se fixer une note cible et la comparer à son résultat. Identifier les endroits où l’on a perdu les points et comprendre. Il est inutile de se comparer aux autres ou de vouloir battre quelqu’un d’autre. Il faut se battre soi-même.

Il en va de même le jour J. Pendant que l’on passe l’épreuve, il faut se dépasser, donner le meilleur, ne pas tomber dans les pièges déjà rencontrés lors des concours blancs, montrer la précision de ses connaissances. C’est comme cela que l’on gagne.

Objectif 80% à tous mes dossiers progressifs

J’aimerai illustrer mon propos avec un témoignage personnel : en début de sixième année, j’avais comme objectif d’arriver dans les cinq cent premiers. J’ai donc analysé les notes des concours 2016 et 2017 et j’ai remarqué que les étudiants ayant un tel classement validait la majorité des dossiers progressifs avec minimum 80% de bonnes réponses et les questions isolées avec au moins 75%. C’est donc devenu mon objectif principal augmenter mes notes aux dossiers. L’été entre la D3 et la D4, j’obtenais entre 60 et 70% des points à presque tous mes dossiers, soit entre 12 et 14/20. Tout le travail de la D4 a eu pour objectif d’augmenter cette note pour avoir au minimum 80% soit 16/20 aux dossiers progressifs. Lors de chaque entraînement (concours blanc, SIDES), je revenais sur les dossiers où je n’avais pas obtenu cette note et j’essayai de comprendre pourquoi pour que cela n’arrive plus. Le jour J, j’ai tout fait pour réussir cet objectif et j’ai eu le classement que j’attendais.

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EXTERNAT : Feuille de route

Etape par étape, retrouvez ici le parcours de l’externe jusqu’aux ECNs

Neil Armstrong révisant le plan de vol d’Apollo 8

Dans la préparation du concours chaque année a ses particularités, ses objectifs et son rythme… Un alpiniste ne regarde pas directement le sommet du glacier dont il veut faire l’ascension. Il est impossible d’arriver en haut de l’Everest, du K2 ou même du Mont Blanc en une journée ! Il faut répartir l’ascension en étape, se reposer dans les refuges, s’habituer à l’altitude, au manque d’oxygène puis se lancer dans l’ascension finale et arriver au sommet.

Première étape: DFASM1 (4ème année) (voire la fin de la troisième année pour quelques facs)

Fini la vie tranquille et innocente du stagiaire hospitalier dont on trouve l’enthousiasme et le manque de connaissance médicale si adorable. L’étudiant en quatrième année reçoit un badge orange gravée à son nom, une blouse plus ou moins blanche et toutes les responsabilités qui vont avec. Stage le matin, cours l’après-midi, garde le soir et astreintes certains week-ends. Il faut trouver son rythme de marche et sa méthode de travail. Les objectifs principaux de ces années sont :

  • apprendre à organiser son apprentissage (temps de travail par jour, rythmes, pauses, vacances)
  • trouver sa méthode de travail : LA méthode absolue qui garantie l’accès au sommet n’existe pas, chacun doit donc trouver LA méthode qui lui convient le mieux. La métaphore de la randonnée en haute montagne est pertinente ici : pour la plupart des sommets il existe plusieurs voies d’accès. Selon les conditions météos et leurs expériences, les randonneurs choisissent. Il est intéressant de noter que la majorité du chemin se fait sur le même itinéraire ; seul quelques parties diffèrent réellement. Il en va de même pour la méthodologie de travail pour l’ECN. Chacun choisit sa voie selon ses préférences et son expériences et finalement, on retrouve de nombreux points communs dans les méthodes de ceux qui arrivent en tête de classement, ils passent à peu de chose près par les mêmes chemins…
  • préparer ses supports pour la sixième année : il n’y a rien de plus frustrant de se retrouver tout près du sommet et de se rendre compte que l’on a oublié des cordes et des mousquetons dans sa voiture cela fait perdre du temps voire manquer l’ascension finale. Il est donc important de préparer l’ascension finale et faire en sorte que ce que l’on apprend en quatrième année soit facilement accessible et réutilisable lorsque l’on commence la sixième année. (Fiches, flashcards, résumés…)
  • Comprendre, comprendre, comprendre et comprendre. La majorité du travail à fournir ne doit pas faire intervenir la mémorisation par coeur mais la compréhension des maladies, de la physiopathologie, des stratégies diagnostiques et thérapeutiques en particulier.
Plan de vol du premier alunissage

Premier refuge : les vacances entre la D2 et la D3…

Vacances indispensables et bien méritées, certes les stages hospitaliers continuent mais si l’on a validé tous les partiels il n’y a pas d’examens à la fin. C’est le moment de se reposer, prendre au moins trois semaines de vacances, partir si possible. Il ne faut quand même pas s’arrêter de travailler. La plupart des étudiants bien classés conseillent de refaire un tour des matières que l’on a étudié pendant l’année. Revoir ses supports de cours, revenir sur les items mal appris… Les deux dernières semaines peuvent aussi permettre de prendre de l’avance sur les matières du premier trimestre mais l’essentiel du travail doit avoir pour but d’affiner les connaissances de la quatrième année. Se sont les dernières vraies vacances avant longtemps, il faut en profiter et en sortir reposé.

Deuxième étape : DFASM2 (5ème année)

Départ pour le camp 2 — ascension de l’Everest

Année réputée pour être la plus difficile. Souvent la masse de cours à apprendre est plus importante et les modules sont difficiles à valider. Un petit passage à vide a lieu chez une majorité d’étudiant : remise en question de l’orientation, sensation d’être inutile, de ne pas avancer… Il faut savoir s’écouter prendre du temps pour soi et se relancer. C’est normal de ressentir cela à ce stade de la préparation. On retrouve la même sensation quand on marche longtemps en ligne droite dans un paysage monotone, cela donne une impression de ne pas avancer. Pour peu que l’on est l’impression d’être en retard par rapport aux autres et l’on n’a qu’une envie c’est de jeter son sac à dos et tout laisser tomber. Il ne faut pas tomber dans ce piège, chaque pas que l’on fait nous rapproche de l’arrivée.

Les objectifs de cette année sont :

  • avoir fait en juin un tour complet des items du programme. Il est très souhaitable d’avoir aborder toutes les matières et d’avoir une idée des points les plus importants de chaque item. Même les “petites” matières comme la santé publique ou la MPR.
  • préparer ses supports pour la sixième année
  • garder comme objectif premier de comprendre ce que l’on apprend. Certaines matières nécessitent peu de compréhension et presque uniquement de l’apprentissage par cœur. Il semble important d’apprendre une première ces matières, même si l’on en oublie la plupart du temps une grande partie, cela prépare le cerveau à les réapprendre lors de la sixième année.
  • tenter de réviser les cours de quatrième année, parfois on y arrive parfois pas…

Deuxième refuge : les vacances entre la D3 et la D4

Camp 2 — 6700mètres

Ces vacances n’ont de vacances que le nom. Dans un refuge on dort mal à cause de l’altitude et des voisins qui ronflent à côté, mais il faut dormir parce que la dernière ascension est difficile. Trois semaines de vacances à répartir sur les trois mois c’est optimal. Attention à ne pas manger une semaine de vacances juste après les partiels de fin de cinquième année. Il faut soit la prendre réellement : ne pas aller en stage et s’arrêter complètement de travailler, soit s’y mettre immédiatement.

Ces trois mois de vacances constituent le tournant de la préparation du concours. Quand on monte au dessus de 5000mètres, il faut un temps pour s’habituer à l’altitude et au manque d’oxygène, se reposer de la première ascension avant de partir pour la montée finale. Il y a de nombreux avis sur le rythme et les méthodes à adopter. Un objectif très pertinent est de faire une liste d’une centaine d’items fondamentaux (embolie pulmonaire, infections bronchopulmonaires, syndromes coronaires, AVC…) des pathologies les plus graves et les plus fréquentes et se fixer comme objectif de les maîtriser parfaitement. Il ne faut pas hésiter à faire toutes les questions isolées disponibles sur SIDES sur ce genre d’item et un maximum de dossiers progressifs.

Troisième étape : octobre à janvier de la D4

Ascension vers le camp 3

Le but est de faire un tour complet de révision de tous les items. Il commence à être très important de faire un planning de révision précis pour être sur de ne pas oublier une matière ou un chapitre. Si l’été s’est bien passé il est possible de faire une matière par semaine et de terminer son premier tour fin décembre pour les plus rapides à fin janvier, début février voire mi-mars.

Quatrième étape : vers le concours blanc national de mars

Le rythme s’accélère avec une première échéance très importante le concours blanc national de mars qui permet de se mesurer à presque 90% des étudiants de sa promo. Quoi que l’on en dise il donne, sauf accident, un bonne aperçu de son niveau à 500 places près. Même si les sujets étaient issus de la base SIDES en 2018, les analyses statistiques montrent un bon taux de corrélation entre les deux classements.

C’est le moment du “deuxième tour” où l’on commence à maîtriser l’ensemble du programme et cela permet de créer de nombreux ponts entre les différentes matières.

Il est malin de prévoir une semaine de vacances après ce concours blanc pour recharger les batteries.

La pause post ECN blanc avant le dernier pic

Cinquième étape : l’ascension finale

Zone dangereuse. C’est l’un des moments les plus dur des trois années d’externat. Il ne faut rien lâcher, réviser encore et encore les savoirs fondamentaux. Il arrive même de devoir faire de l’anatomie à ce moment. C’est le moment d’optimiser au maximum son temps et ses entraînements. Il faut se concentrer sur les dossiers officiels issus des annales et des livres de cas des collèges des enseignants.

Vers le sommet …

Dernière étape : les ECNs

Le moment le plus fort en émotion, trois journées épuisantes. Il faut donner le meilleur de soi-même et se préparer mentalement et physiquement à l’épreuve. Gestion du stress, concentration… La différence se fait presque autant sur le mental que sur les connaissances. Les deux dernières semaines de révision sont très intenses et il est souhaitable de les planifier minutieusement à l’avance.

Le corps met trois semaines à s’habituer à un changement de rythme de vie. Il faut se forcer pendant le dernier mois à travailler intensément sans pause entre 08h30 et 12h00 et entre 14h00 et 17h00 surtout si l’on a l’habitude de travailler en horaire décalée.

Une fois l’épreuve terminée c’est la liberté et l’euphorie. Cela vaut le coup.

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Bon courage et bonne chance à tous !

Nous répondons à toute question et commentaire sur randoecni@gmail.com ou par sms : +33695963319

Mes 8 commandements d’externe

L’été entre ma troisième et quatrième année j’ai eu la chance de tomber sur un texte de Maïmonides. Médecin, astronome, philosophe et rabbin ce personnage étonnant a vécu au XIIème siècle au Maroc et en Egypte. Il écrivit un corpus de texte gigantesque dont une lettre de conseils aux étudiants en médecine dont je me suis inspiré pour créer ces commandements. La liste que je présente ici est resté accroché dans mon bureau pendant les trois années d’externat et j’ai essayé le plus possible d’appliquer ces conseils.

  1. Environnement positif : Dès la D2, je me suis entouré de personnes qui partageaient le même objectif que moi : obtenir la spécialité et la ville de leur choix sans concession. J’ai aussi aménager mon espace de travail pour qu’il soit le plus agréable possible. Tout cela a permis de créer un environnement positif.
  2. Livres de références : J‘ai dès le début souhaiter travailler sur les livres de références. Pour chaque matière j’ai lu et appris sur les livres officiels des collèges des enseignants.
  3. Compréhension : De la D2 à la fin de la D4, j’ai cherché à comprendre avant tout. Physiopathologie, outils et stratégie diagnostics ne se retiennent que si on les comprend.
  4. Organisation : Planning et rétroplannings, compte à rebours, tableau excels, check lists. Pour être proche du sommet le jour du concours il faut préparer et organiser sa route.
  5. Mémorisation à long terme : Flashcards, fiches, révisions régulières. Il faut faire en sorte que chaque nouvelle connaissance acquise s’ancre dans sa mémoire pour le plus longtemps possible.
  6. Rigueur et pugnacité : Approfondir un item avant de passer au suivant, comprendre ses erreurs, se relever après chaque chute, se battre contre les faiblesses de sa mémoire…
  7. Gestion du temps : Préférer la qualité du temps passer à travailler plutôt que la quantité. Il n’y a pas de réseau lorsque l’on marche en haute montagne, j’ai fait en sorte que lorsque je me mettais au travail aucun messages, appel ou notification en tout genre puisse me déranger.
  8. Entraînements réguliers : Questions isolées, QCMs, dossiers progressifs, articles de LCA. Trois ans d’externat, trois ans à cocher des cases presque chaque jour.

Sous forme de commandement cela donne :

Version imprimable PDF sur demande mail : randoecni@gmail.com

Pour la petite histoire, il est possible en France, notamment dans la faculté de Strasbourg, de prêter serment à la fin de sa thèse à partir du texte d’une lettre de Maïmonides.

RANDO-ECNi, projet d’entraide étudiante.

Pendant que ma tasse de thé me chauffe les mains, j’observe les teintes orangées du soleil qui viennent éclairer ma terrasse. Ce matin, c’est l’aube de mes vacances et de ma nouvelle vie. Mon sac de randonnée est posé à côté de moi. Je pars pour des vacances très attendu : les vacances « post-ECN. » Tous les externes qui préparent le concours rêvent de ces vacances. Les dernières semaines avant le concours, elles sont devenue la seule source de motivation assez forte pour me garder assis à mon bureau à travailler.

Quatre mois de liberté totale commence : pas de stage, pas de garde et surtout aucun stress quand à mon affectation finale. Classé dans les cinq cent premiers, ce rang me garantie un poste dans la ville et la spécialité de mon choix. Le soleil monte dans le ciel pur de ce matin d’été, pas un nuage ne vient tacher l’horizon.

J’enfile mon sac et vérifie une dernière fois mon passeport et mes billets d’avion. C’est bon ! Je suis prêt à fermer ma porte et oublier ces trois années d’externat. Pourtant, quelque chose me retient. En tournant la clé dans ma serrure, je repense à toutes les personnes qui m’ont permis d’obtenir cette liberté. On ne prépare pas seul ce concours et on ne le réussit pas seul. Comme en haute montagne, on part accompagné. Autour de moi, il y a ma famille qui m’a soutenu sans faillir tout au long de l’aventure et un groupe d’amis qui a fait le chemin en même temps. Mais en plus de cet équipe de choc, il y a tous ces conseils et astuces que les internes, les chefs, les professeurs hospitaliers… m’ont confié quand je cherchais ma méthode de travail. Ils m’ont guider dans ce long chemin de randonnée vers le concours, me transmettant leur façon d’avancer, leurs raccourcis et leurs astuces pour aller vers le sommet.

C’est la raison d’être de ces posts. Tenter de réunir et de confier à mon tour aux prochains externes ces conseils, ficelles et autres secrets pour se préparer dans les meilleurs conditions à devenir médecin. J’espère que je serais à la hauteur de cette tâche et que cela servira au moins à une personne…

D’ailleurs je laisse ici mon mail pour permettre à quiconque de me faire parvenir ses questions sur les études de médecine : randoecni@gmail.com N’hésitez pas ! A très vite.