Archives par étiquette : médecine

EDN Feuille de route

Nouveaux acronymes, nouveaux examens, nouveau chemin. Depuis le début de ce blog, la randonnée vers son poste d’interne s’est bien modifié. Finit le concours sur 3 jours en fin de 6ème année. Maintenant les épreuves sont plus étalées dans le temps. L’acronyme n’est plus ECNi mais EDN pour « examen dématérialisé national. Il doit avoir lieu bien plut tôt que les ECNi en fin de cinquième de médecine. C’est pourquoi nous avons décidé d’écrire cette nouvelle feuille de route :

Vous êtes sur le point d’embarquer pour une aventure épique, une randonnée en montagne vers votre poste d’interne de rêve. Comme tout voyage en montagne, il y aura des hauts et des bas, mais avec de la détermination, de la préparation et de la persévérance, vous pouvez atteindre le sommet.

Étape 1 : Planifiez Votre Itinéraire

Tout grand voyage commence par une planification minutieuse. Dans ce cas, il s’agit de se préparer aux examens nationaux dématérialisés. Choisissez votre destination (ville et spécialité), étudiez les cartes (programmes et références), et établissez un plan de voyage (calendrier d’étude). La clé ici est la discipline.

Étape 2 : Équipez-vous Correctement

Pour une randonnée réussie, il est essentiel d’avoir le bon équipement. De même, assurez-vous d’avoir les livres, les ressources en ligne, et surtout, le soutien de vos pairs et mentors. Ne sous-estimez jamais la valeur de la communauté médicale.

Étape 3 : Entraînez-vous Régulièrement

La préparation aux examens est comme s’entraîner pour une randonnée en montagne. Vous ne pouvez pas vous attendre à gravir des sommets sans avoir d’abord renforcé vos muscles. Étudiez régulièrement, résolvez des cas cliniques, et familiarisez-vous avec les compétences cliniques requises.

Étape 4 : Anticipez les Conditions Changeantes

En montagne, la météo peut changer en un instant. De même, attendez-vous à des défis imprévus pendant votre préparation. Soyez flexible, adaptez-vous et surmontez les obstacles qui se présentent.

Étape 5 : Respectez Votre Santé Physique et Mentale

La randonnée en montagne exige une excellente condition physique, tout comme la médecine. Prenez soin de votre corps et de votre esprit. Dormez suffisamment, mangez bien, et accordez-vous des pauses régulières pour vous ressourcer.

Étape 6 : Restez Concentré sur l’Horizon

Pendant la montée, il peut être facile de perdre de vue l’objectif final. Restez concentré sur votre objectif de devenir interne. Visualisez le poste de vos rêves et laissez cette vision vous motiver.

Étape 7 : Célébrez les Victoires Intermédiaires

Chaque sommet atteint mérite d’être célébré. N’oubliez pas de reconnaître et de célébrer vos succès intermédiaires, que ce soit une bonne note à un examen blanc ou une compétence clinique maîtrisée.

Étape 8 : Le Sommet Approche

À mesure que vous vous rapprochez de la fin de votre préparation, rappelez-vous que le sommet de votre montagne est à portée de main. Restez confiant, faites de votre mieux, et rappelez-vous que chaque effort compte.

Étape 9 : Profitez de la Vue au Sommet

Une fois que vous aurez réussi vos examens nationaux dématérialisés et que vous obtiendrez le poste d’interne de vos rêves, prenez un moment pour savourer la vue depuis le sommet. Vous avez accompli quelque chose de grandiose, et le monde de la médecine s’ouvre devant vous.

Chers futurs médecins, votre parcours pour devenir interne peut sembler ardu, mais rappelez-vous que chaque étape vous rapproche de votre objectif. Avec détermination, préparation et persévérance, vous pouvez atteindre les plus hauts sommets de la médecine. Bonne chance dans votre randonnée vers le succès !

ECOS : Quelle grille de correction ?

Les ECOS : Examen Clinique Objectif Structuré vont faire leur apparition sur le chemin des étudiant en médecine vers leur spécialité.

Le déroulement des épreuves se clarifient petit à petit et le comité de Rando Médicale a eu la chance de jeter un oeil sur une grille de correction officielle.

Pour rappel, les étudiants attendront dans une salle puis passeront devant une série de 10 ateliers composés de 10 jurys différents. Chaque atelier dure 8 minutes. L’étudiant doit alors répondre à une série de questions.

Le jury est composé de médecins Universitaire ou de médecin généraliste. La faculté peut faire appel à des acteurs pour simuler un scénario avec un patient.

Pour l’année 2023 il y a plusieurs sujets à la mode.

Pour accéder à la grille de correction officielle d’un des ateliers qui sera proposé envoyer un mail à : randoecni@gmail.com avec votre nom prénom et adresse mail.

Bon courage à tous les étudiants qui se lancent !

J’aurais du cocher la réponse B ! Frustré-e par le concours blanc ? Voici comment tirer la langue à vos regrets.

Épreuve à peine terminée, déjà frustré !

Une irritation amère m’envahit au moment où j’appuie sur le bouton « Terminer l’épreuve » de ma tablette. Enfermé dans mes regrets, je me laisse envahir par cette sensation âcre de frustration. Oui, je le sais, j’aurais du cocher l’item B à la question 4 du premier dossier. Je savais qu’il fallait mettre ce traitement à la patiente. Et pourtant ! Je l’ai décoché. Bêtement. Au dernier moment. Juste avant de valider ma question. C’est ainsi… Malgré mes mois de travail acharné pour me préparer au concours, j’ai fait les erreurs les plus stupides, je me suis trompé sur les questions les plus basique.

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Ce sentiment enveloppant de frustration, je l’ai ressenti comme la quasi-totalité des étudiants de ma promotion et je l’ai fait savoir maintes fois autour de moi au détriment de mon entourage ! Je pense d’ailleurs que celui-ci est normal à la fin des épreuves. Le format entièrement numérique et anonyme des ECNis, l’ambiance hostile des amphithéâtres, les dossiers cliniques tordus, les questions mal formulées donnent la sensation d’être nu et vulnérable devant sa tablette même après la meilleure préparation.

Le regret et la frustration semblent faire partie du jeu et il faut l’accepter. Le piège est de rester focaliser sur une erreur. Effectivement, le format progressif des dossiers a pour particularité de donner une partie de la correction pendant l’épreuve. Il faut alors avoir la pugnacité en cas d’erreur de continuer sans ciller. Ne jamais rester concentrer sur une erreur dans nos réponses que l’énoncé nous fait découvrir et passer à côté du reste d’un dossier voir d’une épreuve entière. L’ECNi ne se joue pas sur une question. Si le rédacteur de l’épreuve apporte des éléments de réponse pendant la progression du cas clinique, c’est justement pour vous permettre de continuer à répondre au dossier en obtenant un maximum de point.

Alors n’hésitez pas, tirez la langue à vos regrets !

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Ce soir après ces trois jours éprouvants d’épreuve, jetez au loin votre frustration. Noter sur une feuille toutes les erreurs que vous vous reprochez et libérez vous de celle-ci. Tirez lalangue au regret ! C’était l’ECNi blanc, un entraînement, une sorte de trompe l’œil. Le sommet est toujours devant vous, accessible.

Foncez ! En trois mois, tout est encore possible.

Combien de fois en randonnée une erreur d’itinéraire nous fait découvrir un coin de paradis dans la montagne ? Une source oubliée où se désaltère une biche ? Un raccourci vers le sommet ?

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Profitez à fond de vos révisions, accueillez vos erreurs avec le sourire, certaines vous permettront d’identifier des points faibles dans vos connaissances et de progresser.

Courage et persévérance sur ce long chemin vers votre poste d’interne.

N’hésitez pas à nous écrire pour des conseils personnalisés ou une dose supplémentaire de motivation.

 

 

 

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Gabriel Hallali

On est en Janvier et je n’ai toujours pas fini mon premier tour !…

Le découragement de l’artiste – Henri Fentin Latour

… Et en février non plus j’aurai pas fini ! 
C’est grave docteur ?

Les fêtes sont terminées, et avec elles meurt une de vos résolution principale :

“avoir fini son premier tour avant le début de l’année 2019”

Pour le concours blanc, c’était pas grave, personne n’avait fini de toute façon… Mais voilà que la deuxième semaine de 2019 commence et il vous reste une liste d’items longue comme le bras à finir.

Déjà, les conférenciers commencent à vous taquiner sur un éventuel 2e tour qu’il aurait fallu commencer…
Vous regardez à droite, à gauche, tout vos camarades qui avancent tandis que vous non. Vous, vous calez. 
La pression monte. L’angoisse avec elle.

Pourtant, PRENNEZ LE TEMPS POUR VOTRE PREMIER TOUR!

C’est le plus important.

Ce serait une bien mauvaise idée que de le bâcler en se disant que vous reverrez tel ou tel chapitre au tour suivant. Il ne faut pas avancer pour avancer et n’aborder qu’en superficie les items. 
Le premier tour sera le seul ou vous verrez véritablement tous les items en profondeur. 
Quoi qu’on en dise.

Lors du 2e vous relirez. Lors du 3e- si 3e il y a– vous survolerez. 
Alors c’est maintenant qu’il faut prendre le temps.

Qu’importe ce que disent les conférenciers, qu’importe ce que fait votre voisin à la BU, qu’importe le petit intello de la promo qui en est à son 25ème tour…
Ce qui compte c’est vous ! Ne laisser pas la pression monter en vous et envahir votre planning de révision : vous en deviendrez CONTRE-PRODUCTIF. Certain(e)s de vos internes sont passés par là et vous le confirmerez si vous leur poser la question.

La D4 est aussi et pour beaucoup une affaire de stress à gérer. 
Ne vous laissez pas bouffer par lui.
Nous n’avançons pas tous à la même vitesse. Et les connaissances ne s’impriment pas aussi durablement dans la mémoire de tout le monde. A chacun sa méthode. A chacun son rythme.

Nous étions à votre place l’an dernier. 
Au final, nous avons tous fait tous les items. 
Certains ont fait 2 tours. D’autres 3. 
Certains ont fini le premier en février, d’autres en mars-avril. Et vous savez quoi ? 
Pour tous et toutes ça c’est bien passé.

Bonne ascension,
Ne lâchez rien, 
N’angoissez pas,
Si vous êtes arrivés jusque là c’est que vous en aviez le potentiel. Et ça n’est pas donné à tout le monde!

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Vous êtes parfaits.

Pablo Morales.

Relecture : Gabriel Hallali

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Étudiants versus Senior, une étude pas randomisée, pas en double aveugle mais…

Chers amis randonneurs,

il me tenait à cœur de partager avec vous ce dimanche quelques uns des enseignements qui nous ont été dispensés dans ma formation de médecine d’urgence.

Quelles sont les grandes différences entre les internes-et par extension, les externes- et les médecins seniors dans l’approche clinique d’un cas ?

Quelles sont les 4 grandes erreurs que font les internes quand ils se lancent dans un dossier ?

C’est ce que je vous propose de développer aujourd’hui.

  • Hiérarchiser les hypothèses :

    La première des choses c’est que nous ne parvenons pas à hiérarchiser nos hypothèses diagnostiques.

     Un certains nombre d’idées nous viennent naturellement en tête sans que l’on puisse cependant parvenir à véritablement les classer par ordre de probabilité…Ainsi on se retrouve assez vite avec un fouillis d’idées, se valant toutes plus ou moins, sans que l’on ne parvienne à vraiment en dégager une quand le chef nous demande “mais alors il a quoi ton patient ?… “
  • Evaluer la probabilité des hypothèses :

    Bien souvent nous avons tendance à surévaluer ou au contraire sous-évaluer la probabilité de telle ou telle hypothèse diagnostique en comparaison des seniors. Ainsi, pour beaucoup d’internes, l’hypothèse qui prend forme sera soit quasi certaine soit de probabilité nulle, sans demi mesure. Que celui qui n’a pas déjà mit sa main à couper sur l’embolie pulmonaire me jette la première pierre…

Ce qui naturellement nous amène à notre 3e point:

  • Etre capable de remettre en cause son diagnostic :

    Une fois lancé sur une piste, il est extrêmement difficiles pour les internes de la remettre en cause.

    Et ce même si certains signes à l’interrogatoire ou à la clinique vont clairement contre cette hypothèse. L’interne aura tendance à les ignorer, ou les minimiser. Et ne cherchera qu’à retenir les signes allant dans le sens concordant.

    On ne trouve que ce que l’on cherche…
  • L’hypothèse doit guider le reste :

    La dernière grosse différence est que les médecins seniors orientent leur examen et leur interrogatoire en fonction des hypothèses diagnostiques déjà formulées, cherchant à éliminer ou à valider celles ci ou celle là quand les internes, eux, procèdent de façon « systématique », sans réfléchir sur le moment à ce que peut avoir le patient.

    Puis vont faire le tri des informations récoltées dans un second temps pour établir leurs hypothèses.

    Bien sur je n’ai pas pu développer plus que ça chaque point mais ils mériteraient tout les 4 un article dédié.

Prenez simplement le temps d’y penser comme dirait l’autre, la prochaine fois que vous rentrerez dans une chambre.

C’est peut être la meilleure façon de lutter contre ces erreurs: En avoir conscience.

Pour les courageux, quoi de mieux qu’un peu de LCA en cette nouvelle année?

Voici le lien: https://sci-hub.tw/10.1016/j.annemergmed.2014.05.003

Nous espérons que vous avez profité des fêtes à l’abri dans votre refuge.

Nous arriverons au sommet les amis ! La vue y est sublime.

Ne lâchez rien.

Vous êtes parfaits!

Tous les conseils pour les ECNis sont sur facebook.com/randoecni1

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Pablo Morales.

Sauver son DP grâce à sa feuille de brouillon !

En D4, je me suis rendu compte qu’une bonne utilisation de ma feuille de brouillon pouvait me faire marquer des points.

Au début de mon externat, je n’utilisais jamais cette feuille de couleur jaune ou violette fournie avec la tablette. Je me demandais même pourquoi la fac continuait à nous fournir du papier brouillon alors que l’épreuve consistait uniquement à cocher des cases.

J’ai compris que le brouillon pouvait améliorer mes résultats grâce au major de notre promo : il utilisait à chaque épreuve une à deux feuilles de brouillon. Quand je lui ai demandé la raison, il me révéla avec bienveillance pourquoi et comment il utilisait son brouillon pendant l’épreuve. Je vous transmets donc à mon tour cette méthode :

a) Lire une première fois l’énoncé sans prendre de note et laisser les premières idées fermentés dans sa tête.

b) Relire l’énoncé et noter les points forts du cas clinique : âge du patient, symptôme principal, côté de la lésion, antécédents utiles ou potentiellement source de piège.

c) Pour des cas où le côté atteint joue un rôle central dans la prise en charge comme pour un AVC ou une fracture, ne pas hésiter de faire un petit dessin du patient et colorer les parties du corps concernés par les lésions.

d) A mesure que dossier avance, noter les nouvelles informations fournies par les énoncés intermédiaires : tout le long des dossiers progressifs, les rédacteurs ajoutent discrètement de nouvelles données fondamentales pour le cas. Un traitement peut être débuté ou arrêté, une insuffisance hépato-cellulaire peut être suggérée avec le résultat d’une prise de sang. Le piège est alors de prescrire « par inattention » un médicament contre indiqué quelques questions plus tard.

Une fois que l’on a pris l’habitude de noter toutes ses informations pertinentes à mesure qu’elles sont présentées. Il est possible de servir de sa feuille de brouillon avant de valider chaque question.

Check list au bloc

Le brouillon se transforme en une véritable check-list qui permet d’éliminer les erreurs « bêtes » dans les dossiers et gagner les points que l’on mérite pour notre travail.

Pour la petite anecdote, lors de l’ascension de mon premier glacier, le guide qui m’accompagnait m’avait montré sa feuille de secours : il gardait au fond de son sac “un brouillon” de la randonnée au cas où la carte se perde une fois en haut. Ce petit brouillon l’a sauvé un jour que sa carte de randonnée s’était perdue et qu’il s’était retrouvé dans le brouillard.

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Fin de stage : maîtriser la présentation d’une observ !

Chers D2, bientôt s’achève votre premier trimestre d’externe.

C’est l’occasion d’aborder avec vous ce qui en terrifie plus d’un(e) en visite: savoir présenter correctement un patient.

Compétence essentielle à acquérir au cours de ces 3 années, nombreux pourtant sont les D4 qui ne la maîtrise que partiellement.

Nos 7 conseils:

Savoir ce que l’ont est en train de faire.

Présenter un patient, c’est savoir faire un résumé.

Vous avez tout bien fait dans la chambre. Recueillit les antécédent, les traitements, l’histoire de la maladie et fait un examen clinique soigné.

Tout à été consigné dans le dossier.

Maintenant il s’agit de faire le tri des informations les plus pertinentes, les ordonner et non pas tout ressortir.

Plantez le décors.

-Patient(e) de tel âge.

-Vient pour…

-Avec pour Principaux antécédents (si on est en cardio, l’opération du petit doigt on s’en moque)/facteur de risque cardio/ maladie chronique

-traité par: ANTI-COAGULANT OUI/NON

Antibiothérapie ?

Si diabète, est il insulio-requérant ?

Ensuite la vrai présentation commence.

L’art de la synthèse.

Vous avez consciencieusement écouté l’histoire du malade dans les moindre détails. Éclairci les zones d’ombres et chassé les mystères. Il s’agit d’en faire la synthèse de façon concise. Une présentation n’est pas un conte. On va a l’essentiel, avec un vocabulaire adapté et médical.

L’examen clinique.

Méthode 1-Ne perdez pas de temps, ça agace vite.

Notifiez ce qui est anormal.

Précisez bien que vous avez vérifiez tout ce qui est médico-légal

«le reste de l’examen est sans particularité»

Méthode 2- si le patient est déjà connu et qu’on suit son évolution dans le service, on ne raisonne pas sur l’examen clinique mais par grandes catégories:

«sur le plan infectieux le patient présente tel problème.

Sur le plan métabolique…

Sur le plan cardio-vasculaire…

Sur le plan nutritionnel…»

Adaptez vous au contexte.

Un patient gériatrique? Précisez si il est où non autonome et seul à la maison et où avec des aides ?

Une pathologie invalidante ? Le patient habite t il au5 e étage sans ascenseur etc…

C’est essentiel pour savoir comment et quand le faire rentrer au domicile.

Et ensuite docteur ?

Là est la vraie difficulté.

C’est la dessus que l’on voit si vous avez compris le dossier.

Qu’est ce qu’on fait ?

Qu’est ce qu’on prévoit pour le patient ?

5 questions dont il faut que vous apportiez la réponse :

1- Est ce qu’on le garde ou est ce qu’il rentre ?

2- Quels sont les examens à prévoir dans les prochains jours ?

3- Faut il demander un avis spécialisé ?

4- Comment évolue son bilan biologique ?

5- quel traitement met on en oeuvre ?

Toutes ces questions, vous devez commencer par les chercher seul. Confirmez les avec vos internes avant la visite, ils vous aideront grandement.

Soyez prêts.

Une présentation c’est un résumé de tout le travail que vous avez fourni sur le dossier du patient.

Mais vous êtes la pour apprendre et vos chefs vont vous tester.

Anticipez les questions à propos des points peu développés.

A t’il d’autres antécédents ? Des précisions sur l’histoire de la maladie

As on les comptes rendus des précédentes hospitalisations…

Savoir présenter est essentiel. Cela vous aidera à mieux comprendre ce que vous faites et vous intégrera à la prise en charge. Vous progresser bien plus vite qu’en apprenant comment faire un examen neuro complet ou en bachotant vos bouquins.

Allez en stage en D2. Le but a la fin, c’est d’être un bon médecin.

Courage, vous êtes parfaits.

Une question, besoins de soutien envoyez un mail à randoecni@gmail.com

Un article de Pablo Morales

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Erreur d’inattention : déclaration de guerre.

Comment lutter efficacement contre les erreurs d’inattention ? Analyse des résultats des ECNi blanches franciliennes.

Répartition des notes suivant une courbe de Gauss (loi normale) (DP ECNi blanc francilien)

Cette semaine, nous avons eu le privilège d’accéder aux statistiques des réponses de l’ECNi blanc francilien. Pour chaque question il est possible de voir le taux de bonne réponse et leur capacité à discriminer les étudiants. Trois grands types d’erreurs se détachent de l’analyse :

– L’étudiant n’avait aucune idée de la bonne réponse (énoncé mal formulé, notion hors programme) (chaque item reçoit le même pourcentage de coche et la question n’est pas discriminante.

– L’étudiant n’avait pas la connaissance : les 25% des étudiants ayant les notes les plus élevés cochent les bonnes réponses alors que les autres non. La question est très discriminante.

– L’étudiant a fait une faute d’inattention. La question était simple mais une erreur s’est glissée dans la copie. On retrouve plus de 20% de fautes d’inattention dans les copies. Ces erreurs sont la source d’une grande frustration pour les étudiants, le but de cet article est d’explorer leurs causes et de proposer des solutions pour lutter efficacement contre ce fléau.

Une erreur d’inattention est définie par le fait qu’un étudiant commet une erreur alors qu’il maîtrise les compétences nécessaires pour trouver la bonne réponse. Les erreurs d’inattention ont surtout été étudiées par les professeurs de mathématiques[1] car elles sont faciles à identifier dans les copies. L’apprenant a le bon raisonnement, il suit les bonnes étapes pour résoudre le problème mais au milieu il inverse un signe, une lettre et la réponse finale est fausse.

4 causes majeures d’erreurs d’inattention ont été alors identifiées :

  • La précipitation (sous-utilisation du temps imparti pour une épreuve)
  • Une erreur de lecture dans l’énoncé (manque d’attention aux informations de l’énoncé, sauts et inversions de mots…)
  • Un stress important
San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y
  • Une concentration importante: une étude réalisée par des professeurs de l’université de Columbia[2] a montré que plus un étudiant a l’air concentré sur sa tâche, plus il fait des erreurs d’inattention ! La cause suggérée par cette étude est un excès de confiance en soi : la sensation de maîtriser son sujet et d’avoir les connaissances créent une situation favorable à la multiplication des erreurs d’inattention.

Identifier ces 4 causes permet de lutter efficacement contre l’inattention. Entrez en guerre contre ces erreurs ! Ne les laissez pas vous faire perdre de précieux points lors du concours :

I) Prenez votre temps lorsque vous répondez aux questions, forcez-vous à utiliser au maximum le temps imparti pour l’épreuve.

II) Utilisez votre brouillon pour noter les informations importantes en particulier lorsque celles-ci sont données dans des énoncés intermédiaires. De nombreux chefs adorent glisser ce genre de piège dans leurs dossiers.

III) Faîtes un maximum d’épreuves blanches pour apprendre à gérer votre stress. Mangez, bougez, dormez, faîtes l’amour… Détendez-vous avant les épreuves !

Ceintures et bretelles !

IV) Mettez ceintures et bretelles ! L’image est marquante : les rédacteurs des dossiers cherchent à vous déstabiliser. Ils mettent à nu vos connaissances ! A vous de prendre vos précautions pour rester habillé : relisez plusieurs fois votre réponse et l’énoncé. Forcez-vous à prendre votre temps sur des questions qui semblent évidentes. (Surtout celles de début de dossier). Lorsque vous validez une réponse le jour J, il ne faut pas que vous le regrettiez. Ce n’est pas parce que l’on est concentré et que l’on connaît son sujet que l’on ne fait pas d’erreur d’inattention. Ne vous laissez pas avoir par les questions qui paraissent évidentes, se sont celles-là qui font baisser votre note et votre pantalon ! Les erreurs d’inattention doivent être traquées à chaque question, ne leur laissez aucun répit.

Courage et persévérance !

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[1] Clements, M. A. “Careless Errors Made by Sixth-Grade Children on Written Mathematical Tasks.” Journal for Research in Mathematics Education 13, no. 2 (1982): 136–44. doi:10.2307/748360.

[2] San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y

Le top 5 des items de Noël…

Noël approche ce qui veut dire que le CSCT approche ainsi que l’ECNi blanc. Se pose alors la question : que relire la veille de l’examen ?

Nous vous avons préparé un petit top des pages à relire la veille des examens :

#1 Embolie pulmonaire Item n°224

Il est tombé et tombera encore et encore. Classique des classiques. Notre conseil prenez une feuille blanche dès maintenant et récitez le tableau sur les anticoagulants et leur dosage. Courez relire le tableau 12 page 298 au moindre doute

#2 SCA ST+ et SCA ST- Item n°334

Un patient débarque aux urgences avec une douleur constrictive médio-thoracique et un ST+ à l’ECG. Vous ne vous pardonneriez pas d’avoir un doute sur les 4 médicaments à introduire en urgence avec leur dosage.

#3 Tuberculose Item n°155

C’est l’item des items. Vérifiez dans votre tête que vous connaissez par cœur la liste des médicaments et leurs effets secondaires et faites un tour page 71 du collège de pneumo.

#4 VIH Item n°165

Le nombre d’IST a triplé en 10 ans selon un rapport récent. 
Un dossier VIH, ça part vite dans tous les sens. Et même si ce n’est pas le plus mémorable des 18 dossiers, il tombe souvent. Trop souvent. Alors un coup d’œil sur le bilan pré-thérapeutique (page 200 de l’ECN-Pillly / Tableau 165–1)

#5 Myélome Item n°317

Transversal parmi les transversaux, le myélome est partout. Ne manquez pas de relire la fiche flash de la page 265 du collège de Néphrologie sur les atteintes rénales. Néphropathie à cylindres myélomateux, amylose AL et syndrome de Fanconi. Il s’agit de ne pas s’emmêler les tubules.

Ne manquez pas nos articles :

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Pablo Morales & Gabriel Hallali

Relu par : Iris Ferreira

Comment se motiver en début de D2 ?

Tous les débuts sont difficiles. Mais tout ce qui est difficile peut être simplifié.

Beaucoup d’étudiants ne trouvent pas la motivation pour se mettre à travailler pour les ECNi. Au début d’une randonnée cela peut aussi arriver. Le sommet est trop loin, à quoi bon marcher trois jours complets pour y arriver ? On se dit que l’on n’aura jamais la force de faire la montée. Arrivé au sommet, la beauté du paysage nous saisi et on se demande comment notre esprit avait pu autant hésiter avant de se lancer dans l’aventure.

Pour l’ECNi, c’est presque identique. Le résultat du concours influe sur tellement de paramètres de sa formation d’interne : poste de spécialité, ville d’affectation, classement dans sa promotion et donc affectation dans les terrains de stage plus ou moins bon ; qu’une fois le résultat du concours face à nous, on se souvient à peine de la difficulté du parcours, des moments de doute. d’hésitation… On voit le résultat.

Vient donc la question : comment se motiver jusque là ? Comment avoir la force et la motivation de travailler chaque jour ? De rester des après-midi, voir des soirées entières à la bibliothèque ou dans son bureau pour préparer les partiels et le concours ?

Retrouvez ici les solutions testées avec succès pendant trois d’externat :

#1 Se fixer des deadlines à court terme. Une liste d’item à apprendre par jour, ou par semaine, une date d’un partiel avant lequel on veut avoir fini tel matière en entier. Deadlines make you live !

#2 Varier les matières travaillées dans la journée. Parfois on se met à travailler la même matière plusieurs jours de suite et on arrive vite à un point de saturation où l’on en peut plus de cette matière. Il est alors très utile de changer de matière. On se remet alors à travailler facilement.

#3 Se fixer des heures précises de travail. Certaines journées sont difficiles : quoi que l’on fasse on n’arrive pas à travailler. Il peut être alors très rentable de se fixer deux heures de travail. Entre 15h30 et 17H30 par exemple où l’on élimine toute forme de distraction. Le portable est en mode avion, la porte de son bureau est fermé, on s’assoit un coin secret de la BU où personne ne nous voit. Et c’est parti pour deux heures de travail sans se faire déranger. Une fois les deux heures terminées on peut s’autoriser une vraie pause, bien longue avec un bon chocolat chaud. La pause terminée, soit on se sent d’attaque pour refaire une heure de travail efficace, soit on ferme tous ses bouquins et on regarde sa série préférée sans culpabiliser vu que l’on a bien travaillé pendant deux heures ! La motivation revient facilement après…

#4 Se fixer un objectif de cas et de QI à faire dans la journée. Et s’y tenir. A l’approche des partiels on peut aussi se dire que l’on va faire et corriger toutes les annales de son module disponible sur SIDES. A la fin de la journée, il est facile et satisfaisant de mesurer le travail accompli. Le lendemain, on pourra se remettre à apprendre son cours sur les collèges en ciblant ses points faibles.

Bon courage ! La route est longue mais le résultat vaut le coup !

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