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On est en Janvier et je n’ai toujours pas fini mon premier tour !…

Le découragement de l’artiste – Henri Fentin Latour

… Et en février non plus j’aurai pas fini ! 
C’est grave docteur ?

Les fêtes sont terminées, et avec elles meurt une de vos résolution principale :

“avoir fini son premier tour avant le début de l’année 2019”

Pour le concours blanc, c’était pas grave, personne n’avait fini de toute façon… Mais voilà que la deuxième semaine de 2019 commence et il vous reste une liste d’items longue comme le bras à finir.

Déjà, les conférenciers commencent à vous taquiner sur un éventuel 2e tour qu’il aurait fallu commencer…
Vous regardez à droite, à gauche, tout vos camarades qui avancent tandis que vous non. Vous, vous calez
La pression monte. L’angoisse avec elle.

Pourtant, PRENNEZ LE TEMPS POUR VOTRE PREMIER TOUR!

C’est le plus important.

Ce serait une bien mauvaise idée que de le bâcler en se disant que vous reverrez tel ou tel chapitre au tour suivant. Il ne faut pas avancer pour avancer et n’aborder qu’en superficie les items. 
Le premier tour sera le seul ou vous verrez véritablement tous les items en profondeur. 
Quoi qu’on en dise.

Lors du 2e vous relirez. Lors du 3e- si 3e il y a– vous survolerez. 
Alors c’est maintenant qu’il faut prendre le temps.

Qu’importe ce que disent les conférenciers, qu’importe ce que fait votre voisin à la BU, qu’importe le petit intello de la promo qui en est à son 25ème tour…
Ce qui compte c’est vous ! Ne laisser pas la pression monter en vous et envahir votre planning de révision : vous en deviendrez CONTRE-PRODUCTIF. Certain(e)s de vos internes sont passés par là et vous le confirmerez si vous leur poser la question.

La D4 est aussi et pour beaucoup une affaire de stress à gérer. 
Ne vous laissez pas bouffer par lui.
Nous n’avançons pas tous à la même vitesse. Et les connaissances ne s’impriment pas aussi durablement dans la mémoire de tout le monde. A chacun sa méthode. A chacun son rythme.

Nous étions à votre place l’an dernier. 
Au final, nous avons tous fait tous les items. 
Certains ont fait 2 tours. D’autres 3. 
Certains ont fini le premier en février, d’autres en mars-avril. Et vous savez quoi ? 
Pour tous et toutes ça c’est bien passé.

Bonne ascension,
Ne lâchez rien, 
N’angoissez pas,
Si vous êtes arrivés jusque là c’est que vous en aviez le potentiel. Et ça n’est pas donné à tout le monde!

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Vous êtes parfaits.

Pablo Morales.

Relecture : Gabriel Hallali

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Étudiants versus Senior, une étude pas randomisée, pas en double aveugle mais…

Chers amis randonneurs,

il me tenait à cœur de partager avec vous ce dimanche quelques uns des enseignements qui nous ont été dispensés dans ma formation de médecine d’urgence.

Quelles sont les grandes différences entre les internes-et par extension, les externes- et les médecins seniors dans l’approche clinique d’un cas ?

Quelles sont les 4 grandes erreurs que font les internes quand ils se lancent dans un dossier ?

C’est ce que je vous propose de développer aujourd’hui.

  • Hiérarchiser les hypothèses :

    La première des choses c’est que nous ne parvenons pas à hiérarchiser nos hypothèses diagnostiques.

     Un certains nombre d’idées nous viennent naturellement en tête sans que l’on puisse cependant parvenir à véritablement les classer par ordre de probabilité…Ainsi on se retrouve assez vite avec un fouillis d’idées, se valant toutes plus ou moins, sans que l’on ne parvienne à vraiment en dégager une quand le chef nous demande “mais alors il a quoi ton patient ?… “
  • Evaluer la probabilité des hypothèses :

    Bien souvent nous avons tendance à surévaluer ou au contraire sous-évaluer la probabilité de telle ou telle hypothèse diagnostique en comparaison des seniors. Ainsi, pour beaucoup d’internes, l’hypothèse qui prend forme sera soit quasi certaine soit de probabilité nulle, sans demi mesure. Que celui qui n’a pas déjà mit sa main à couper sur l’embolie pulmonaire me jette la première pierre…

Ce qui naturellement nous amène à notre 3e point:

  • Etre capable de remettre en cause son diagnostic :

    Une fois lancé sur une piste, il est extrêmement difficiles pour les internes de la remettre en cause.

    Et ce même si certains signes à l’interrogatoire ou à la clinique vont clairement contre cette hypothèse. L’interne aura tendance à les ignorer, ou les minimiser. Et ne cherchera qu’à retenir les signes allant dans le sens concordant.

    On ne trouve que ce que l’on cherche…
  • L’hypothèse doit guider le reste :

    La dernière grosse différence est que les médecins seniors orientent leur examen et leur interrogatoire en fonction des hypothèses diagnostiques déjà formulées, cherchant à éliminer ou à valider celles ci ou celle là quand les internes, eux, procèdent de façon « systématique », sans réfléchir sur le moment à ce que peut avoir le patient.

    Puis vont faire le tri des informations récoltées dans un second temps pour établir leurs hypothèses.

    Bien sur je n’ai pas pu développer plus que ça chaque point mais ils mériteraient tout les 4 un article dédié.

Prenez simplement le temps d’y penser comme dirait l’autre, la prochaine fois que vous rentrerez dans une chambre.

C’est peut être la meilleure façon de lutter contre ces erreurs: En avoir conscience.

Pour les courageux, quoi de mieux qu’un peu de LCA en cette nouvelle année?

Voici le lien: https://sci-hub.tw/10.1016/j.annemergmed.2014.05.003

Nous espérons que vous avez profité des fêtes à l’abri dans votre refuge.

Nous arriverons au sommet les amis ! La vue y est sublime.

Ne lâchez rien.

Vous êtes parfaits!

Tous les conseils pour les ECNis sont sur facebook.com/randoecni1

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Pablo Morales.