Archives par étiquette : Concours

J’aurais du cocher la réponse B ! Frustré-e par le concours blanc ? Voici comment tirer la langue à vos regrets.

Épreuve à peine terminée, déjà frustré !

Une irritation amère m’envahit au moment où j’appuie sur le bouton « Terminer l’épreuve » de ma tablette. Enfermé dans mes regrets, je me laisse envahir par cette sensation âcre de frustration. Oui, je le sais, j’aurais du cocher l’item B à la question 4 du premier dossier. Je savais qu’il fallait mettre ce traitement à la patiente. Et pourtant ! Je l’ai décoché. Bêtement. Au dernier moment. Juste avant de valider ma question. C’est ainsi… Malgré mes mois de travail acharné pour me préparer au concours, j’ai fait les erreurs les plus stupides, je me suis trompé sur les questions les plus basique.

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Ce sentiment enveloppant de frustration, je l’ai ressenti comme la quasi-totalité des étudiants de ma promotion et je l’ai fait savoir maintes fois autour de moi au détriment de mon entourage ! Je pense d’ailleurs que celui-ci est normal à la fin des épreuves. Le format entièrement numérique et anonyme des ECNis, l’ambiance hostile des amphithéâtres, les dossiers cliniques tordus, les questions mal formulées donnent la sensation d’être nu et vulnérable devant sa tablette même après la meilleure préparation.

Le regret et la frustration semblent faire partie du jeu et il faut l’accepter. Le piège est de rester focaliser sur une erreur. Effectivement, le format progressif des dossiers a pour particularité de donner une partie de la correction pendant l’épreuve. Il faut alors avoir la pugnacité en cas d’erreur de continuer sans ciller. Ne jamais rester concentrer sur une erreur dans nos réponses que l’énoncé nous fait découvrir et passer à côté du reste d’un dossier voir d’une épreuve entière. L’ECNi ne se joue pas sur une question. Si le rédacteur de l’épreuve apporte des éléments de réponse pendant la progression du cas clinique, c’est justement pour vous permettre de continuer à répondre au dossier en obtenant un maximum de point.

Alors n’hésitez pas, tirez la langue à vos regrets !

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Ce soir après ces trois jours éprouvants d’épreuve, jetez au loin votre frustration. Noter sur une feuille toutes les erreurs que vous vous reprochez et libérez vous de celle-ci. Tirez lalangue au regret ! C’était l’ECNi blanc, un entraînement, une sorte de trompe l’œil. Le sommet est toujours devant vous, accessible.

Foncez ! En trois mois, tout est encore possible.

Combien de fois en randonnée une erreur d’itinéraire nous fait découvrir un coin de paradis dans la montagne ? Une source oubliée où se désaltère une biche ? Un raccourci vers le sommet ?

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Profitez à fond de vos révisions, accueillez vos erreurs avec le sourire, certaines vous permettront d’identifier des points faibles dans vos connaissances et de progresser.

Courage et persévérance sur ce long chemin vers votre poste d’interne.

N’hésitez pas à nous écrire pour des conseils personnalisés ou une dose supplémentaire de motivation.

 

 

 

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Gabriel Hallali

Enchainé par le stress ? 3 méthodes pour ne pas se laisser dépasser avant une épreuve.

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L’horizon est pur. Peut-être trop pur, le bleu du ciel paraît insolent. Pas une tâche blanche ne vient recouvrir les cimes des montagnes. Aucun vent ne dérange les branches des arbres. La montagne est silencieuse mais, comme nous l’annonce notre guide de montagne, derrière ce silence rassurant se cache le tumulte de l’orage. Alors, notre gorge se noue.

Vous êtes vous déjà retrouvé en haute montagne pendant un orage ? En à peine une heure, la plus belle des après-midi d’été se transforme en cauchemar. Le principal problème n’est pas la pluie qui vient vous glacer les os ou les bourrasques de vent qui essayent, les unes après les autres, de vous faire tomber. Mais plutôt la foudre qui vous menace à chaque pas. Quiconque a vu frapper la foudre à quelques centaines de mètres de lui dans le vacarme assourdissant du tonerre connaît la peur. A partir de ce moment, la moindre évocation d’un orage en haute montagne suffit à le remplir de stress.

Pourtant, ce stress est son pire ennemi. C’est lui qui, bien plus que la brûme masquant sournoisement le sentier qu’il est sensé emprunté, risque de le faire agir irrationellement, prendre les pires risques et le vider de son énergie en lui faisant oublier les précautions les plus élémentaires… On commet les erreurs les plus graves sous l’effet du stress.

De la même façon que l’approche d’un orage fait angoisser les montagnards les plus expérimentés, l’approche des concours entraîne une vague de stress énorme parmi les étudiants, même ceux qui sont le mieux préparé. Et cela est d’autant plus vrai chez les étudiants en médecine pour lesquelles il a été montré que le niveau de stress pendant les études est plus important que dans les autres filières (1).

On le sait, anxiété importante rime avec troubles de la mémoire, nuits âgités, perte d’efficacité, nausées… Y’a t’il une façon de s’affranchir de son stress ? Ou du moins diminuer celui-ci pour ne pas qu’il affecte nos performances ?

Une revue de la littérature en l’an 2000 avait recensé plus de 600 études portant sur le stress pendant les études (2). Depuis, de nombreuses recherches ont été mené, permettant une meilleure compréhension des phénomènes physiopathologiques sous-tendant l’anxiété et la mise en place de suivi longitudinal d’individus soumis à différentes méthodes de gestion du stress. (3) Que peut-on en retenir aujourd’hui ? Que conseiller à la veille des épreuves de l’ECN blanc à tous ceux qui doivent faire face à leur stress ?

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I) De l’activité physique et des exercices de respiration…

Une bonne manière de diminuer son stress est de bouger. Sortez, courrez, faîtes du vélo ou de la natation. Cela diminue le taux d’hormone de stress dans le sang et vous permettra de mieux dormir. (4)

De même, on peut vous conseiller de faire des exercices de respiration le matin avant votre épreuve. Respirer profondément permet de diminuer le rythme cardiaque et d’inhiber la sécrétion de certaines hormones du stress.

II) Favoriser les interactions sociales

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Ne restez pas seul dans votre bureau avec votre stress. Allez voir des amis, de préférences pas ceux qui font médecine ! Parlez avec vos frères et soeurs, vos parents, votre gardienne même… Cela permet de relativiser l’importance de l’examen, changer de perspective… Si l’on généralise à l’homme les résultats d’une étude effectuée sur des chiampanzés, ces interactions sociales permettent même de réduire les taux d’hormone de stress dans notre corps (5). D’ailleurs, nous vous conseillons, dès que vous aurez finit de lire cet article, d’éteindre votre ordinateur et de socialiser…

III) Identifier les éléments concrets qui vous stressent

Faîtes la liste de ce qui vous stress le plus. Est-ce la peur d’être comparé aux autres ? Une matière que vous n’avez pas bien réviser ? La sensation de ne pas en avoir fait assez ? Identifier ces facteurs concrets permet de s’en affranchir et de mettre en place des mesures pragmatiques pour y remédier. (6) Cette approche est réputée comme l’une des plus efficace pour les professionniels de santé. (7)

Enfin, notre expérience du concours, nous permet d’ajouter quelques conseils pratiques :

a) ne prenez jamais d’anxiolytiques de type benzodiazépines : ils diminuent les performances et entraînent des troubles de la mémoire.

b) A l’approche des épreuves, si vous tournez en rond dans votre bureau. Que vous vous mettez à ouvrir tous vos livres, relire frénétiquement vos fiches et brasser du vent, n’hésitez pas à vous arrêter et prendre une pause d’au moins une demi-heure. Ensuite, choisissez un item très important. Par exemple, « syndrome coronarien aigu » ou « tuberculose » et ne travaillez que sur celui-ci. Lisez le de long en large, récitez-le, faîtes toutes les questions isolées de la base SIDES… Cela permettra de canaliser votre énergie et sera forcément rentable à un moment ou un autre.

c) Pour finir, préparez votre dernière semaine de révision à l’avance. Certains font un carnet regroupant les points les plus important de chaque item, d’autres récitent leurs fiches, d’autres encore travaillent une liste précise de trente items. LA méthode ultime n’existe pas mais l’astuce est de bien planifier sa dernière semaine de révision pour être efficace et ainsi mieux gérer son stress.

d) N’oubliez jamais que vous vous battez contre vous même et pas contre les autres. Donnez vous au maximum. Là où d’habitude vous faîtes des fautes d’inattention, là où vous perdez bêtement les points ne les perdez pas pendant les épreuves c’est comme cela que l’on réussit. En bref soyez meilleur que vous même et vous serez fier de vous.

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Courage et pugnacité ! Nous sommes là pour vous aider jusqu’au bout.

Ne lachez rien cette semaine !

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Bibliographie

  1. de La Rosa-Rojas G, Chang-Grozo S, Delgado-Flores L, Oliveros-Lijap L, Murillo-Pérez D, Ortiz-Lozada R, Vela-Ulloa G, Yhuri Carreazo N. Gac Med Mex. 2015 Jul-Aug;151(4):443-9. Spanish. PubMed PMID: 26290019.
  2. Stress management in medical education: a review of the literature.Shapiro SL, Shapiro DE, Schwartz GE Acad Med. 2000 Jul; 75(7):748-59
  3. Garber MC. Exercise as a Stress Coping Mechanism in a Pharmacy Student Population. Am J Pharm Educ. 2017 Apr;81(3):50.
  4. Cairney J, Kwan MYW, Veldhuizen S, Faulkner GEJ. Who uses exercise as a coping strategy for stress? Results from a national survey of Canadians. J Phys Act Health. 2014 Jul;11(5):908–16.
  5. Wittig, R. M., Crockford, C., Weltring, A., Langergraber, K. E., Deschner, T., & Zuberbühler, K. (2016). Social support reduces stress hormone levels in wild chimpanzees across stressful events and everyday affiliations. Nature communications, 7, 13361. doi:10.1038/ncomms13361
  6. Shimanoe C, Hara M, Nishida Y, Nanri H, Otsuka Y, Horita M, et al. Coping strategy and social support modify the association between perceived stress and C-reactive protein: a longitudinal study of healthy men and women. Stress. 2018;21(3):237–46.
  7. Yildiz Findik U, Ozbas A, Cavdar I, Yildizeli Topcu S, Onler E. Assessment of nursing students’ stress levels and coping strategies in operating room practice. Nurse Educ Pract. 2015 May;15(3):192–5.

Le top 5 des items à revoir : partie 2

En décembre dernier, nous vous avions partagé un petit groupe d’items indispensables à maîtriser avant le concours blancs parisien.

https://medium.com/@randoecni/le-top-5-des-items-de-no%C3%ABl-185535bd59e5

Le concours blanc national approchant, nous remettons le couvert avec 5 nouveaux items!

N°335: AVC

Classique parmi les classiques. Il est tombé à la fois au dernier CB national mais aussi au dernier ECNi.

Nombreux sont ceux qui se sont maudits de ne pas connaître le Wallenberg sur le bout des doigts, et nombreux sont ceux qui se mordront les doigts devant un sujet d’AVC Sylvien banal en laissant bêtement échapper des points qui valent chers.

N’en soyez pas !

N°11 : Soins sans consentement

Si un dossier de psychiatrie tombe à un moment donné – et c’est plus que probable- vous avez de bonnes chances de devoir hospitaliser votre patient sans son consentement.

Ce ne sera alors pas le moment de douter sur combien de certificats signés par qui sont nécessaire.

Ces points sont faciles. Les perdres est fatal.

C’est un item clé.

Il va de paire avec l’item n°346 qui sera sans doute le début du dossier.

N°258 : Néphropathies Glomérulaires

De même que l’item précédent, c’est l’item central d’un dossier de néphrologie.

Souvent ces dossiers sont complexes. Vous avez d’excellentes vidéos sur YouTube qui vous aideront à y voir plus claires.

PS: la maladie de Berger et la GNRP tombent très souvent…

N°191 :Horton

Oui c’est vrai, il y a plus sexy comme dossier de rhumato. La polyarthrite Rhumatoïde, la spondylarthrite etc.

Et puis il y a le Horton.

Soit celui qu’on voit arriver à des kilomètres avec un dossier standard (attention à l’histologie et à la décroissance des corticoïdes !)

Soit celui du vieux qui en milieu de dossier se met à avoir mal à la tête. Ne pas l’évoquer est fatal.

Aux ECN, un vieux qui a mal à la tête = Horton noté en rouge sur le brouillon jusqu’à preuve du contraire !

N°350: Hémorragie digestive

Encore un grand classique de début de dossier, il ouvre la porte à des dizaines de possibilités : cirrhose, ulcères, cancérologie, mici, diverticulite… Encore faut il ne pas tuer le malade dès la question 3!

Il est tombé il y a 2 ans. Il retombera…

Cette liste n’est en rien une prédiction de ce qui tombera la semaine prochaine (même si le myélome de décembre …). Simplement 5 items sur lesquels aucun D4 ne peut se permettre de faire l’impasse.

Si ça n’est pas pour cette fois, ils tomberont la suivante. Méfiez vous!

Si vous aimeriez avoir plus de petites listes d’items dans le même style que cet article, n’hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires.

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Portez vous bien,

Si on s’approche doucement du sommet c’est que le plus long du trajet est derrière nous.

Les choses sérieuses se font dans les derniers mètres.

Ne lâchez rien,

Vous êtes parfaits !

Pablo Morales.

Que faire une semaine avant une épreuve ? J-7 avant les ECNis Test.

Sommet en vue !

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Non ! Ce n’est plus un geste vague du guide désignant un pic invisible, une idée abstraite à laquelle vous avez renoncé depuis longtemps… Il est là devant vous, majestueux et presque palpable. Plus que quelques jours de marche et vous y serez. Mais comment aborder l’ascension finale ? Par quelle voie attaquer la pente abrupte qui y mène ? Faut-il continuer de marcher au même rythme en suivant les balises ou poser ses propres mousquetons, installer ses propres cordes ?

De même, avant une épreuve, et particulièrement avant les épreuves tests, on se pose des dizaines questions. Le doute nous assaille. Faut-il suivre son programme de révision sans se soucier de l’échéance qui approche ou faut-il  au contraire y dédier une semaine spécifique de révision ?

Notre réponse est simple. Si vous avez déjà un programme de révision bien ficelé auquel vous faîtes parfaitement confiance, alors suivez-le jusqu’au bout sans hésiter ! Ne vous souciez pas des ECNs tests.

Dans le cas contraire, nous conseillons de dédier une semaine de révision spécifique.

En effet, cela possède deux avantages majeurs :

  1. Arriver serein le jour J avec le sentiment d’avoir fini ses révisions
  2. Tester et affiner son programme de révision que l’on utilisera la semaine avant les vrais épreuves.

Assurément, la dernière semaine de révision constitue une véritable clé de voûte des révisions. L’objectif est de faire la synthèse des longues semaines de révision. Il est très utile de préparer en avance son programme de révision pour la dernière semaine avec chaque jour une liste de tâche précise.

D’ailleurs, une technique répandue est de garder un petit carnet (sous format papier ou virtuel) tout au long de ses révisions pour y noter les points clés de chaque item. La notion qui tombe tout le temps, que vous avez révisé cent fois et sur laquelle vous ne voulez en aucun cas vous tromper car se serait trop rageant. Imaginez un randonneur qui se foule la cheville cent mètres avant le sommet parce qu’il n’a pas pris quelques secondes pour refaire son lacet ! Dosage des anticoagulants dans l’embolie pulmonaire, traitement de la tuberculose, prise en charge de l’infarctus du myocarde, facteurs de risque des cancers du cavum vs rhinopharynx, génotypes des virus HPV oncogènes : en relisant tous ces détails quelques jours avant les épreuves vous vous assurez d’éviter de nombreuses erreurs frustrantes.

En outre, c’est le moment idéal pour réciter son cours. Le plus efficace est d’identifier une liste des items centraux du programme et de prendre 30 à 45 minutes pour réciter tout ce que l’on connaît dessus. Une fois un maximum de connaissances réactivées, il est possible de prendre un quart d’heure pour relire sa fiche et répondre à quelques questions isolées ou à un dossier. Nous conseillons d’insister sur les items d’infectiologie et de cancérologie qui sont les matières les plus discriminantes.

Courage et persévérance !

Nous répondons à vos questions par mail et MP.

Gabriel Hallali

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Coup de pompe après le déjeuner ? Les deux techniques pour une après midi de révision vraiment efficace…

adorable-blur-child-57325314H10 : Vous êtes penchés à votre table de travail, prêt à attaquer une belle après-midi de révision. Le soleil a enfin repris ses droits et pour une fois vous êtes motivés. Malheureusement, un prédateur vorace vous a repéré. Il vous guettait depuis quelques heures et se précipite sur vous tel un lion sur sa proie : le sommeil s’abat de tout son poids sur vos paupières.

Ce coup de barre après le déjeuner, tout le monde le connait. Peu importe ce que l’on mange, ce qu’on a fait de sa nuit ou de la température de la bibliothèque… il fait partie du rythme naturel de notre horloge biologique. D’ailleurs, des neuroscientifiques se sont intéressés à cette baisse de performance et ont mis en place une étude pour déterminer s’il existait une stratégie efficace pour lutter contre ce « coup de fatigue » du début d’après-midi.

Deux méthodes ont fait l’objet d’étude sérieuse randomisée et ont montré une efficacité sur les performances des participants :

  1. Une sieste de 20 à 30 minutes dans le noir complet.
  2. L’exposition à une intensité lumineuse élevée.

1. La petite sieste du début d’après-midi est une méthode dont l’efficacité pour « relancer sa journée » est connue de longue date. Se mettre dans le noir complet et fermer les yeux pendant au moins un quart d’heure permet de « repartir de zéro » un peu comme si que la journée recommençait.

Le seul problème est que la plupart du temps il n’est pas possible de s’accorder une sieste dans la vie de tous les jours.

2. C’est là que l’autre méthode a tout son intérêt : s’exposer à une lumière intense pendant au moins trente minutes. Dans les études les chercheurs ont défini une lumière intense comme « une source de lumière dont l’intensité est supérieur à 2000 lux ». Cela correspond en pratique à l’intensité lumineuse présente dehors à la mi-journée (et cela même lorsque le temps est nuageux !). D’ailleurs, quand le ciel est bleu et inondé de soleil l’intensité lumineuse atteint alors plus de 20 000 lux.

Effectivement, une intensité lumineuse supérieure à 2000 lux stimule un certain type de cônes présent sur la rétine. Ces cônes ont une terminaison dans la glande pinéale et permettent une régulation fine des taux de dopamine et de mélatonine circulants. Il est très probable que l’augmentation de performance et la diminution de la sensation de fatigue mesurées chez les personnes participant aux expériences soient permises par cette régulation hormonale.

Maintenant, vous avez la méthode pour ne plus rencontrer de « coup de pompe » en début d’après-midi. Après votre repas, mettez un minuteur de vingt minutes et dormez. Ou bien, si ce n’est pas possible, sortez dehors vous exposer directement à la lumière du jour pendant minimum vingt minutes. Notre corps est bien fait il capte vite le message : il fait grand jour, il est temps de travailler !

Bon courage à tous nos randonneurs !

Un doute, une question, écrivez nous ! Si nos articles vous plaisent, n’hésitez pas à les partager avec vos amis…

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Source : Slama H, Deliens G, Schmitz R, Peigneux P, Leproult R. Afternoon nap and bright light exposure improve cognitive flexibility post lunch. PLoS One. 2015 May 27;10(5):e0125359. doi: 10.1371/journal.pone.0125359. eCollection 2015. PubMed PMID: 26016658; PubMed Central PMCID: PMC4446306.

Comment une pause café peut booster nos performances.

La fatigue me serre les épaules. Courbé sur mon bureau comme sur une table d’opération, j’essaye de disséquer les pages de mon livre. Je tente malgré la fatigue d’’extraire le sens des mots qui défilent devant mes yeux. Il n’est que 17h mais tout se mélange dans ma tête. Il semble que mes tentatives pour me concentrer sont vaines. La petite pause-café que je me suis accordé n’a servi à rien. Tout le monde autour de moi est concentré et puis de toute façon personne ne peut m’aider à réviser mon cours. Je le sais, je suis seul face à moi-même : si je n’arrive pas à respecter mon programme de révision aujourd’hui, je le regretterai.

Il me vient alors cette question : n’y a-t-il pas un moyen de rester concentrer une après-midi entière ? Comment fait-on pour rester efficace dans son travail ? Peut-on faire en sorte que notre cerveau reste attentif et prêt à emmagasiner de nouvelles connaissances tout au long de la journée ?

Cette question, je suis loin d’être le premier à me la poser; depuis les années 2000, les neuro-scientifiques s’interrogent régulièrement sur le sujet. D’ailleurs un des résultats de leurs recherches m’a interpellé : une méta-analyse des données de plusieurs expériences, publiée par des chercheurs de l’université des neurosciences de New-York montrait qu’une activité sportive même brève permettait d’augmenter la concentration et de diminuer le stress. J’ai donc décidé de tester sur moi-même cette conclusion.

Ainsi naquit la “pause-manège”.

D’abord seul, puis rejoint par mon groupe d’amis, nous avons modifié radicalement notre façon de prendre nos pauses : au lieu de rester à discuter devant la BU notre café à la main, nous faisions le tour du bâtiment de la fac. Une fois, deux fois, dix fois de suite… en marchant ou parfois en courant. À notre retour, après cette courte activité physique, nous étions tous d’accord pour dire que les résultats de l’étude n’étaient pas que théorique : nous avions la sensation d’avoir fait une pause bénéfique pour notre cerveau et que notre travail était plus efficace par la suite. La fatigue se dissipait, c’est avec un poids en moins que nous retournions à notre table de travail.

Il me tenait donc à cœur de partager cette astuce avec vous :

profitez de vos pauses pour bouger.

Lorsque vous sentez une baisse de régime, que votre travail semble moins efficace, n’attendez pas ! Marchez, trotinez, faites le tour de votre pâté de maison : cela vous aidera à vous reconcentrer, diminuera votre stress voir, améliorera votre mémoire :

Les sujets testés sur la mémorisation d’une liste de mots avaient de meilleurs performances après un exercice physique d’une durée de 15 minutes (voire figure en Illustration)

Et vous ? Que faites vous durant vos pauses ? N’hésitez pas à commenter cette article ou à défiez vos amis…

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Et Voici la source de l’étude scientifique qui nous a permis de développer cette méthode : 
Basso, J. C., & Suzuki, W. A. (2017). The Effects of Acute Exercise on Mood, Cognition, Neurophysiology, and Neurochemical Pathways: A Review. Brain plasticity (Amsterdam, Netherlands), 2(2), 127-152. doi:10.3233/BPL-160040

Courage, ne lâchez rien !

Gabriel Hallali

Comment continuer à travailler sans motivation ?

Lors de l’ascension de mon premier glacier, après les cinq premières heures de marche et sept cent mètres de dénivelé, je me suis assis sur le bord du chemin. Les pieds abîmés par mes chaussures trop neuve, toute ma motivation s’est envolée à la vue de mes ampoules. Le sommet me paraissait inatteignable et je me demandais comment j’avais pu me retrouver dans une telle situation !

Lors de la préparation d’un concours, nous traversons tous des moments comparables. Une sensation d’épuisement nous envahit et on se met à remettre en question nos objectifs et notre orientation. Il existe un moyen de lutter efficacement contre ces sentiments délétères : les contrats d’Ulysse.

Ulysse lors de son odyssée bien connue s’était mis en tête d’écouter le champ des sirènes. Ce chant si beau que quiconque l’écoute ne peut s’empêcher de rejoindre ces sirènes si douce et si belle et ainsi se faire tuer sournoisement par celle-ci. Ulysse demanda à ses matelots, dont il boucha soigneusement les oreilles, de l’attacher au mât et de l’empêcher d’abandonner le navire quoi qu’il arrive et quoi qu’il dise.

De même, juste avant ma randonnée, mon guide avait pris soin de m’enregistrer. Lorsque je me suis retrouvé assis là sur le bord du chemin, il me montra la vidéo : souriant et déterminé, je pointais du doigt le sommet affirmant que rien ne pourrait m’empêcher d’y arriver. Revoyant cette vidéo, j’ai oublié mes ampoules et je suis reparti malgré la douleur et le découragement. Lorsque l’on s’est engagé à faire quelque chose et que quelqu’un de confiance nous rappelle notre engagement, on se sent responsable et on cherche à l’accomplir coûte que coûte.

D’où notre conseil ce soir : faites vous un “contrat d’Ulysse”.

Mettez par écrit votre objectif et engagez vous à tout donner quoi qu’il arrive pour le respecter.

Ensuite confier le lieu à votre meilleur(e) ami(e) (ou votre mère ça marche aussi…) et demandez lui de vous le ressortir le jour où vous avez envie de tout abandonner. Redécouvrir votre engagement, relire ce texte où vous avez décrit le médecin que vous rêvez depuis toujours de devenir vous redonnera sûrement les forces nécessaires pour donner le meilleur de vous même.

Ne lâchez rien ! La suite vaut vraiment le coup…

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Gabriel Hallali

Une garde en réa peut changer votre externat.

Je fis ma première garde en soins intensifs le premier jour de ma cinquième année. Ce soir-là, je pris l’ascenseur spéciale qui me menait au service de réanimation avec une impatience puérile. J’allais faire une garde en réa : le service le plus exigeant de l’hôpital. A mon tour, je passerai la nuit auprès des malades les plus graves. Tentant de veiller sur ces vies en équilibre en gardant l’œil ouvert sur leurs paramètres vitaux et en recopiant avec application les résultats de leurs prises de sang sur leur pancarte à l’entrée des chambres.

En réalité, à cette impatience se mêlait une grande appréhension. Je me sentais mal préparé à cette rencontre avec des patients aussi complexes à la porte de la mort. Je n’avais que de maigres connaissances d’étudiants en début de cinquième année. Je m’étais pourtant penché consciencieusement sur mes livres mais sans jamais y découvrir les enseignements dont j’avais besoin. J’avais besoin d’être initié. Quelqu’un devait me transmettre les trucs qu’il faut maîtriser pour passer la nuit dans un tel service.

Quand j’entrais dans l’unité, la jeune chef de clinique me sourit.

« C’est ta première garde en réa c’est cela ? Ne t’inquiète pas, cela va bien se passer. »

Elle répandait la confiance en elle comme une lampe répand la lumière dans une pièce. Cette chef qui devait quelques heures plus tard gérer simultanément trois patients en état de choc souriait tranquillement accoudée sur le chariot remplit de dossiers. Elle me fit asseoir et me dit « ici nous avons des patients très complexes, leurs cœurs, leurs poumons leurs reins, et même parfois leurs cerveaux sont dans un état critique. Cela n’a pas l’air facile. Pourtant, c’est avec des notions simples que l’on peut les sauver.» Elle prit alors une feuille et un stylo et se mit à m’expliquer les principes fondamentaux de la réanimation. Elle chercha à me faire comprendre quelques notions de physiopathologie concernant les états de choc. Mais elle ne m’enseignait pas les états de choc comme on avait pu le faire dans les amphis de la fac elle faisait des états de choc mes amis. Elle ne me parlait pas de SvO2 ni de résistance vasculaire ni de débit cardiaque. Elle me donnait les clés pour comprendre à partir d’éléments logiques et de situations pratiques les états de choc. Elle me fit noter une équation sur mon petit carnet dans la poche de ma blouse. Mais ce n’était plus l’une des équations arides du livre de réanimation : elle prenait sens devenant une arme que je pourrais dégainer au moment critique. Elle me fit entrer dans la chambre d’un patient et me montra comment en trois coups d’œil elle se faisait une idée d’un patient ; m’indiquant quels résultats devaient me rendre méfiant, lesquels au contraire devaient me rassurer. L’item état de choc se transformait peu à peu. Ce n’était plus un bloc de texte stérile dans un épais livre rouge à la couverture anxiogène mais des exemples pratiques, des patients réels, des histoires de malades qu’elle avait rencontrés.

Je compris grâce à cette demi-heure de cours que la médecine ne pouvait s’apprendre que dans les livres, elle se transmettait de bouche de médecin à oreille de médecin. Malheureusement, je suis incapable ici de reproduire en détail le contenu exact de ce cours, je ne peux que partager avec vous deux conseils :

  • Posez un maximum de question à vos chefs et à vos internes. Demandez-leur avant tout comment ils réfléchissent face à un malade. Essayer surtout de leur faire formuler les hypothèses cliniques qu’ils évoquent face à tel ou tel patient, quels paramètres ils regardent en priorité sur la prise de sang… Cela vous permettra d’acquérir beaucoup plus facilement et rapidement le raisonnement clinique face à un patient. Un raisonnement clinique précis fait automatiquement monter les notes de ses DPs.
  • Donnez vie à vos livres. Essayez d’illustrer chaque item avec des cas cliniques concrets que vous avez rencontré en stage, sur SIDES ou dans des livres de cas…
https://armandoh.org/subjects/emergency/

En bonus pour bien comprendre la physiopathologie je vous recommande les vidéos de ce site https://armandoh.org/subjects/emergency/ (en anglais sous-titré) qui m’avaient énormément aidées en quatrième année.

Vous avez connus des chefs ou des internes extraordinairement pédagogues ? Partagez votre histoire dans les commentaires…

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ECNi 2019 : les tendances annoncées par les experts du CNCI

Cet été, un comité d’expert a été formé pour analyser les épreuves des ECNis de 2016. Composé de deux internes de neuvième semestre et six chefs de clinique-assistants (CCA), 18 universitaires expérimentés (PU-PH), dont 4 membres de groupes experts du Conseil national du concours de l’internat (CNCI).

Analyse des questions de l’ECNi 2016

Après analyse des 387 questions, leur première conclusion est que 21% des questions posées en 2016 n’étaient pas pertinentes : les réponses n’étaient pas dans le référentiel ou alors, les connaissances n’étaient pas au programme. Par ailleurs, la moitié des questions ne faisaient appel qu’à des capacités de mémorisation : « du par cœur pur ». Par contre, concernant l’épreuve de LCA, la moitié des questions portaient uniquement sur la compréhension du texte et aucune ne demandait à l’étudiant d’utiliser uniquement sa mémoire.

Par ailleurs, ils ont remarqué que la pertinence des questions étaient significativement plus faibles dans les cinq dernières questions des dossiers comparés aux cinq premières.

Ce groupe d’expert a donc formulé des « pistes pour améliorer les épreuves ». Vu qu’une partie de ces experts font partie du CNCI et que certains sont très investis dans la conception du concours (comme le Pr Vignes), il y a de grandes chances que ces « pistes » soient prises en compte très sérieusement pour la conception des sujets de 2019 et 2020.

Les voici en avant-première : (l’article n’est pas encore publié dans la revue papier)

1. Des dossiers plus courts :

Le texte de loi régissant les ECNis prévoit que les dossiers peuvent être composés de 13 à 15 questions. Vu que les rédacteurs ont beaucoup de mal à écrire 15 questions pertinentes, il y a de grandes chances que les prochains dossiers soient plus courts. Soit des DP de 13 questions ; cela devrait favoriser leur qualité et les rendre plus naturellement progressif.

2. Des vignettes cliniques dans les questions isolées :

La conclusion du comité d’expert est formelle : il faut limiter les questions ne sollicitant que la mémoire des étudiants. Il est donc demandé pour les épreuves futures d’écrire un maximum de questions isolées sous la forme de vignettes cliniques. On avait déjà observé cette tendance en 2018, cela devrait se confirmer cette année avec une majorité de question sous la forme de Mme Y se présente… / M X est admis aux urgences pour…

3. Une place importante pour la physiologie, l’anatomie et la pharmacologie :

Un des objectifs de la réforme en 2016 était d’introduire plus de questions sur les connaissances fondamentales. 2017 et 2018 ont confirmé cette tendance. En 2019, préparez-vous à au moins une question d’anatomie et une question de physiologie par DP.

En espérant que cet article, vous aidera dans vos révisions. Face à un dossier, souvenez vous toujours qu’une partie des questions n’est pas pertinente et ne sera pas sélective. Ne restez pas focalisé dessus et concentrer vous sur les QCMs qui vont vous rapporter des points. En LCA, entraîner vous avant tout à bien comprendre l’article qui vous est proposé.

Courage, on est avec vous.

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Source :

Pr Rivière et Pr Vignes : deux experts du CNCI de Bordeaux très investis dans la conception des épreuves

Rivière E, et al. Analyse docimologique des premières Épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) de 2016 : propositions d’amélioration. Rev Med Interne (2018), https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.07.006

Rando-LCA : Qu’est ce qu’un biais d’attrition ?

Le biais d’attrition est une notion importante en LCA qui est difficile à comprendre. Sa définition varie selon les sources et cela entraîne une grande confusion. Nous allons essayé avec cet article de clarifier ce biais en analysant un cas concret. Une fois que la notion est bien comprise, il est plus facile de la retenir et de ne plus être piégé par les questions s’y rapportant.

Avant toute chose, ce biais est présent uniquement dans les études longitudinales. Il implique qu’il y ait eu un suivi des patients au cours du temps.

Imaginez une étude avec 100 patients.

Etude longitudinale comparant deux régimes

Le but de l’étude est de déterminer si un régime à base uniquement de graisse (régime cétogène) peut diminuer le poids des patients. Les patients sont randomisés : 50 reçoivent le régime riche en graisse, les 50 autres reçoivent un régime standard. Au bout de six mois, on veut comparer l’efficacité du régime sur la perte de poids.

Le problème est que sur les 50 patients qui ont reçu le régime riche en graisse, 33 l’ont arrêté car ils ont présenté trop d’effets secondaires et 5 ont été perdus de vue. Les perdus de vue sont systématiquement dans le groupe régime riche en graisse. L’exclusion des sujets ayant arrêté le régime en raison des effets secondaires risque de surestimer l’efficacité de ce régime.

Prenons un exemple chiffré :

Exemple chiffrée de l’effet du biais d’attrition sur la conclusion d’une étude

Il est possible de limiter le biais d’attrition en réduisant au maximum le nombre de perdus de vue et en effectuant une analyse en intention de traiter : tous les patients randomisés sont inclus dans l’analyse des données.

Après cette explication et cette exemple, nous espérons que la définition du glossaire de LCA devient claire :

Un biais d’attrition est une différence systématique entre les groupes de comparaison dans les sorties d’étude ou les exclusions de sujets de l’analyse.

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Tableau résumé à retenir

Gabriel Hallali