Étudiants versus Senior, une étude pas randomisée, pas en double aveugle mais…

Chers amis randonneurs,

il me tenait à cœur de partager avec vous ce dimanche quelques uns des enseignements qui nous ont été dispensés dans ma formation de médecine d’urgence.

Quelles sont les grandes différences entre les internes-et par extension, les externes- et les médecins seniors dans l’approche clinique d’un cas ?

Quelles sont les 4 grandes erreurs que font les internes quand ils se lancent dans un dossier ?

C’est ce que je vous propose de développer aujourd’hui.

  • Hiérarchiser les hypothèses :

    La première des choses c’est que nous ne parvenons pas à hiérarchiser nos hypothèses diagnostiques.

     Un certains nombre d’idées nous viennent naturellement en tête sans que l’on puisse cependant parvenir à véritablement les classer par ordre de probabilité…Ainsi on se retrouve assez vite avec un fouillis d’idées, se valant toutes plus ou moins, sans que l’on ne parvienne à vraiment en dégager une quand le chef nous demande “mais alors il a quoi ton patient ?… “
  • Evaluer la probabilité des hypothèses :

    Bien souvent nous avons tendance à surévaluer ou au contraire sous-évaluer la probabilité de telle ou telle hypothèse diagnostique en comparaison des seniors. Ainsi, pour beaucoup d’internes, l’hypothèse qui prend forme sera soit quasi certaine soit de probabilité nulle, sans demi mesure. Que celui qui n’a pas déjà mit sa main à couper sur l’embolie pulmonaire me jette la première pierre…

Ce qui naturellement nous amène à notre 3e point:

  • Etre capable de remettre en cause son diagnostic :

    Une fois lancé sur une piste, il est extrêmement difficiles pour les internes de la remettre en cause.

    Et ce même si certains signes à l’interrogatoire ou à la clinique vont clairement contre cette hypothèse. L’interne aura tendance à les ignorer, ou les minimiser. Et ne cherchera qu’à retenir les signes allant dans le sens concordant.

    On ne trouve que ce que l’on cherche…
  • L’hypothèse doit guider le reste :

    La dernière grosse différence est que les médecins seniors orientent leur examen et leur interrogatoire en fonction des hypothèses diagnostiques déjà formulées, cherchant à éliminer ou à valider celles ci ou celle là quand les internes, eux, procèdent de façon « systématique », sans réfléchir sur le moment à ce que peut avoir le patient.

    Puis vont faire le tri des informations récoltées dans un second temps pour établir leurs hypothèses.

    Bien sur je n’ai pas pu développer plus que ça chaque point mais ils mériteraient tout les 4 un article dédié.

Prenez simplement le temps d’y penser comme dirait l’autre, la prochaine fois que vous rentrerez dans une chambre.

C’est peut être la meilleure façon de lutter contre ces erreurs: En avoir conscience.

Pour les courageux, quoi de mieux qu’un peu de LCA en cette nouvelle année?

Voici le lien: https://sci-hub.tw/10.1016/j.annemergmed.2014.05.003

Nous espérons que vous avez profité des fêtes à l’abri dans votre refuge.

Nous arriverons au sommet les amis ! La vue y est sublime.

Ne lâchez rien.

Vous êtes parfaits!

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Pablo Morales.

2019 – Quelle résolution prendre pour les ECNis et comment la tenir ?

Au matin du 1er janvier, on a le sentiment d’avoir passer un nouveau cap. Un je-ne-sais-quoi quoi dans l’atmosphère donne une impression de changement. Le moment est alors propice pour prendre de nouvelles habitudes. Malheureusement, on ne les respecte souvent que quelques temps puis on les abandonne. Parfois, l’année suivante, on se souvient avec regret de sa bonne résolution et on se dit :

« Si seulement j’avais réussi à la respecter ! »

Est-ce réellement une fatalité ? Sommes nous condamnés à ne pas respecter nos engagements du premier janvier ? Afin de répondre à cette question, nous avons rapidement interrogés la littérature scientifique (via NCBi, voir sources à la fin de l’article) et bonne nouvelle, il n’est pas si difficile d’adopter de nouvelles habitudes sur le long cours… A condition de suivre la bonne recette ! Nous souhaiterions donc vous livrer les points clés de cette recette en utilisant un exemple concret qui vous aidera à réussir le concours.

En effet, un étudiant qui prépare l’internat doit adopter de nouvelles habitudes et les garder sur plusieurs années. Une d’elle, pourtant plébiscitée par de nombreux PUPH, est réputée extrêmement difficile à entériner : s’entraîner régulièrement à faire de la LCA (lecture critique d’article). Il a été prouvé qu’il est extrêmement bénéfique pour la santé de son classement de faire de la LCA très régulièrement ! C’est à dire, en D3, deux fois par mois et une fois par semaine en D4.

Voici donc une méthode pour y arriver :

1) formuler clairement son objectif :

Ici se serait pour un D4 : « Faire un article de LCA par semaine jusqu’aux ECNis quoi qu’il arrive. »

Il est beaucoup plus facile de suivre une habitude qui a été formulé de manière positive avec des verbes d’action (faire, suivre, changer) qu’une habitude formulée de manière négative (ne plus, arrêter de…)

2) Se fixer une heure précise dans son calendrier pour « faire » sa nouvelle habitude.

Il est bon de choisir un moment juste avant une activité qui nous fait plaisir. A titre d’exemple, nous avions choisi de faire de la LCA le samedi en fin d’après-midi car le samedi soir était réservé pour sortir. Il était alors beaucoup plus facile d’accepter de faire 3 heures de LCA de 17h30 à 20h30 sachant que l’on allait s’amuser juste après.

4) Fixer des rappels dans son emploi du temps.

Créer une alerte sur son téléphone, surligner 3 fois la plage horaire sur son agenda, demander au voisin de sonner à votre porte…Tous le moyens sont bons à condition qu’ils soient efficace en donnant le bon signal au bon moment.

6) Surveiller son habitude et se féliciter de la tenir.

A la fin de chaque mois il peut être utile de reporter sur une feuille le nombre de séances de LCA réellement effectuées. Une autre façon est de se lancer dans sa nouvelle habitude avec un autre étudiant et de se soutenir l’un l’autre en « surveillant » si l’autre respecte bien son engagement.

7) Abandonner une fois de temps en temps mais jamais deux fois de suite.

Une étude s’intéressant au taux de maintien de nouvelles habitudes de santé à montrer que de manquer une opportunité avait peu d’influence sur le maintien de cette habitude au long cours par contre, quand les patients étudiés manquaient deux opportunités de suite, ils abandonnaient significativement plus souvent leur bonne résolution.

8) Respectez votre engagement 21 fois pour qu’il devienne automatique.

Un mythe circulant sur internet dit qu’il suffit de suivre sa nouvelle habitude 21 fois pour qu’elle devienne automatique. En réalité, les études montrent qu’elle doit être adoptée au moins 66 fois de suite…

Par conséquent, si vous arrivez déjà à faire de la LCA une fois par semaine d’ici le mois de juin soyez très fier de vous.

Votre classement vous remerciera à coup sûr de l’effort fournit.

Prêt à te lancer dans l’aventure ?

Partages cette article avec un ami et lancez-vous dans le challenge hebdomadaire de LCA.

Sinon, tu peux envoyer un mail à randoecni@gmail.com avec le texte ci-dessous rempli. Nous nous engageons à te soutenir dans ta bonne résolution jusqu’au mois de juin.

« Je m’engage à faire de la LCA, une fois par semaine jusqu’au mois de Juin. J’ai décidé de faire de la LCA tous les *choisir un jour de la semaine* à * choisir une heure*. »

Meilleurs vœux de réussite pour cette année

Gabriel Hallali

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https://goo.gl/forms/4rsFDCMGLdpv092n1

Source :

(1) Gardner, Benjamin et al. “Making health habitual: the psychology of ‘habit-formation’ and general practice” British journal of general practice : the journal of the Royal College of General Practitioners vol. 62,605 (2012): 664–6.

(2) Chatzisarantis, N. L., & Hagger, M. S. (2007). Mindfulness and the intention-behavior relationship within the theory of plannedbehavior. Personality and Social Psychology Bulletin, 33, 663 – 676.

(3) Pirolli, Peter et al. “Implementation Intention and Reminder Effects on Behavior Change in a Mobile Health System: A Predictive Cognitive Model” Journal of medical Internet research vol. 19,11 e397. 30 Nov. 2017, doi:10.2196/jmir.8217

(4) European Journal of Social Psychology Eur. J. Soc. Psychol. 40, 998 – 1009 (2010) Published online 16 July 2009 in Wiley Online Library (wileyonlinelibrary.com) DOI: 10.1002/ejsp.674 How are habits formed : modelling habit formation in the real world.

Où disparaît notre confiance en soi ? Et comment la retrouver…

À mesure que l’année avance, je reçois de plus en plus de mail d’étudiants qui me font part de leurs doutes. Ils perdent leur confiance en eux. Plus ils travaillent, plus ils trouvent qu’ils sont mauvais, qu’ils n’ont pas le niveau, qu’ils vont rater leur vie… Si vous aussi vous êtes dans cet état d’esprit, sachez que la perte de confiance en soi est un processus normale au cours de la préparation d’un concours. Ce phénomène est nommé : l’effet Dunning-Kruger :

Notre cerveau a une tendance à surestimer nos performances quand nous sommes inexpérimentés et à les sous-estimer à mesure que l’on s’entraîne. Cela est due à un biais cognitif que nous partageons presque tous.

Les étudiants qui obtiennent les moins bons scores sont ceux qui ont prédit qu’ils obtiendraient les scores les plus haut.

Lorsque l’on demande à des étudiants de prédire leurs résultats à un test, presque systématiquement, les étudiants qui obtiennent les moins bons scores sont ceux qui ont prédit qu’ils obtiendraient les scores les plus haut. Plus les étudiants se sont entraînés, plus le biais cognitif s’inverse : leur cerveau a tendance à sous estimer leurs performances.

Ainsi, l’amélioration de ses résultats passe par une perte de confiance en soi. Il serait même bon signe de passer par une phase de doute car elle fait partie du chemin vers l’excellence.

Donc, doutez et surtout continuez à apprendre et vous entraînez sans relâche ! Vous n’en serez que meilleur…

Bonne année et bonne chance !

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Source pour en savoir plus sur l’effet Denning-Krueger : Kruger, J and Dunning, D. “Unskilled and unaware of it: How difficulties in recognizing one’s own incompetence lead to inflated self-assessments.”. Journal of Personality and Social Psychology, 77(6), 1999, pp. 1121–1134.

Plan d’action : trouver la motivation

Quand on prépare les ECNi, on entend en permanence qu’il faut rester motivé. Chaque jour, de l’interne de ton service le matin au conférencier de santé publique le soir, quelqu’un se débrouille pour te glisser un mot sur l’importance de continuer jusqu’au bout et de ne rien lâcher jusqu’aux ECNi. Combativité, pugnacité, persévérance etc… ils n’ont que ça à la bouche et pourtant…

Les Naufragés du Fol Espoir

… Pourtant, en trois ans d’externat, je n’ai pas connu une seule semaine où ma motivation n’a pas été mise à mal. Cela se manifestait par une sensation de na pas avancer et d’avoir la mauvaise méthode de travail. A cela venait se rajouter un sentiment d’inutilité… Face à mon bureau, les moments de solitude et de désespoir ont été nombreux et souvent douloureux. Ainsi, il fallait très régulièrement trouver la motivation de se mettre au travail.

Les premiers temps, la musique « Eye of the Tiger » du film Rocky me donnait suffisamment d’énergie pour tout un après-midi. Mais, comme toute substance addictive, un phénomène de tolérance est apparu et il a fallu changer de méthode.

J’ai alors décidé de tester différentes façon de me motiver à travailler les jours où le moral était au plus bas. Je me suis donc inspiré de théories empiriques de psychologie ou de conseils de mes amis et de ma famille. J’aimerai ici vous partager une méthode pour déclencher une forte motivation à travailler. Testée plusieurs fois avec succès.

Le plan d’action MOTIVATION

Les jours où je ne trouvais ni l’envie ni la force de travailler et cela même après une bonne douche et un petit déjeuner fort en caféine. J’adoptais un plan d’urgence. D’abord, je rangeais ma table de travail et fermais tous les collèges ouverts dessus. Ensuite, il fallait sélectionner un item de mon programme de révision dont je savais qu’il était ni trop long, ni trop difficile. L’important était que :

1) je sois intimement convaincu de pouvoir le terminer en une seule séance de travail.

2) je perçoive cet item comme ayant une forte utilité ; non pas pour le concours mais pour moi.

Je choisissais donc un chapitre dont j’avais la sensation que sa maîtrise détaillée me permettrait d’être un meilleur médecin. Les compétences que je cherchais à acquérir pendant ces séances de travail “forcés”, sans motivation, étaient avant tout destinées à me satisfaire.

Un exemple en pratique :

Je me souviens d’un gros coup de mou le mardi de ma semaine de révision de pneumologie du premier tour qui tombait en plein mois de Décembre. La journée était très mal partie : je tournais distraitement les pages de ce collège, admirant sa belle couverture bleue et lisant ça et là des bouts de phrase. A 10h30, voyant l’inutilité de mon travail et mon manque total de motivation pour me plonger dans des détails obscurs de la sarcoïdose pulmonaire. J’ai donc décidé d’appliquer ma méthode spéciale de motivation. Je suis donc passer à l’item 155 : Tuberculose pulmonaire ! C’était pour moi, l’item dont je me sentais le plus à même de faire efficacement le tour complet en quelques heures et surtout que je percevais comme central pour ma future vie de médecin en région parisienne. J’avais déjà vu des dizaines de patients tuberculeux et je pense en voire encore des centaines d’ici la fin de mon internat… Ainsi, cette technique m’avais permis de “sauver” une journée de travail. Je suis sorti ce jour-là de mon bureau avec le sourire de quelqu’un qui a accompli quelque chose de satisfaisant pour lui-même. Le jour J, c’est la tutu qui est tombée… Bien sûr, cela ne marche pas à tous les coups. Mais, avoir ce plan d’urgence “motivation” en tête permet parfois de sauver sa journée…

Allez, courage 😉

Gabriel Hallali

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Pour ceux qui veulent (et qui ont le temps… !) en savoir plus cette technique motivationnelle a été théorisé par Allan Wigfield et Jacquelyne Eccles en l’an 2000. (Source : Wigfield A, Eccles JS. Expectancy-value theory ofachievement motivation.Contemp Educ Psychol 2000;25:68–81.)

Théorie simplifié de Wigfield et Eccles

Rando-LCA : Qu’est ce qu’un biais d’attrition ?

Le biais d’attrition est une notion importante en LCA qui est difficile à comprendre. Sa définition varie selon les sources et cela entraîne une grande confusion. Nous allons essayé avec cet article de clarifier ce biais en analysant un cas concret. Une fois que la notion est bien comprise, il est plus facile de la retenir et de ne plus être piégé par les questions s’y rapportant.

Avant toute chose, ce biais est présent uniquement dans les études longitudinales. Il implique qu’il y ait eu un suivi des patients au cours du temps.

Imaginez une étude avec 100 patients.

Etude longitudinale comparant deux régimes

Le but de l’étude est de déterminer si un régime à base uniquement de graisse (régime cétogène) peut diminuer le poids des patients. Les patients sont randomisés : 50 reçoivent le régime riche en graisse, les 50 autres reçoivent un régime standard. Au bout de six mois, on veut comparer l’efficacité du régime sur la perte de poids.

Le problème est que sur les 50 patients qui ont reçu le régime riche en graisse, 33 l’ont arrêté car ils ont présenté trop d’effets secondaires et 5 ont été perdus de vue. Les perdus de vue sont systématiquement dans le groupe régime riche en graisse. L’exclusion des sujets ayant arrêté le régime en raison des effets secondaires risque de surestimer l’efficacité de ce régime.

Prenons un exemple chiffré :

Exemple chiffrée de l’effet du biais d’attrition sur la conclusion d’une étude

Il est possible de limiter le biais d’attrition en réduisant au maximum le nombre de perdus de vue et en effectuant une analyse en intention de traiter : tous les patients randomisés sont inclus dans l’analyse des données.

Après cette explication et cette exemple, nous espérons que la définition du glossaire de LCA devient claire :

Un biais d’attrition est une différence systématique entre les groupes de comparaison dans les sorties d’étude ou les exclusions de sujets de l’analyse.

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Tableau résumé à retenir

Gabriel Hallali

Sauver son DP grâce à sa feuille de brouillon !

En D4, je me suis rendu compte qu’une bonne utilisation de ma feuille de brouillon pouvait me faire marquer des points.

Au début de mon externat, je n’utilisais jamais cette feuille de couleur jaune ou violette fournie avec la tablette. Je me demandais même pourquoi la fac continuait à nous fournir du papier brouillon alors que l’épreuve consistait uniquement à cocher des cases.

J’ai compris que le brouillon pouvait améliorer mes résultats grâce au major de notre promo : il utilisait à chaque épreuve une à deux feuilles de brouillon. Quand je lui ai demandé la raison, il me révéla avec bienveillance pourquoi et comment il utilisait son brouillon pendant l’épreuve. Je vous transmets donc à mon tour cette méthode :

a) Lire une première fois l’énoncé sans prendre de note et laisser les premières idées fermentés dans sa tête.

b) Relire l’énoncé et noter les points forts du cas clinique : âge du patient, symptôme principal, côté de la lésion, antécédents utiles ou potentiellement source de piège.

c) Pour des cas où le côté atteint joue un rôle central dans la prise en charge comme pour un AVC ou une fracture, ne pas hésiter de faire un petit dessin du patient et colorer les parties du corps concernés par les lésions.

d) A mesure que dossier avance, noter les nouvelles informations fournies par les énoncés intermédiaires : tout le long des dossiers progressifs, les rédacteurs ajoutent discrètement de nouvelles données fondamentales pour le cas. Un traitement peut être débuté ou arrêté, une insuffisance hépato-cellulaire peut être suggérée avec le résultat d’une prise de sang. Le piège est alors de prescrire « par inattention » un médicament contre indiqué quelques questions plus tard.

Une fois que l’on a pris l’habitude de noter toutes ses informations pertinentes à mesure qu’elles sont présentées. Il est possible de servir de sa feuille de brouillon avant de valider chaque question.

Check list au bloc

Le brouillon se transforme en une véritable check-list qui permet d’éliminer les erreurs « bêtes » dans les dossiers et gagner les points que l’on mérite pour notre travail.

Pour la petite anecdote, lors de l’ascension de mon premier glacier, le guide qui m’accompagnait m’avait montré sa feuille de secours : il gardait au fond de son sac “un brouillon” de la randonnée au cas où la carte se perde une fois en haut. Ce petit brouillon l’a sauvé un jour que sa carte de randonnée s’était perdue et qu’il s’était retrouvé dans le brouillard.

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Sauver son DP grâce à sa feuille de brouillon !

En D4, je me suis rendu compte qu’une bonne utilisation de ma feuille de brouillon pouvait me faire marquer des points.

Au début de mon externat, je n’utilisais jamais cette feuille de couleur jaune ou violette fournie avec la tablette. Je me demandais même pourquoi la fac continuait à nous fournir du papier brouillon alors que l’épreuve consistait uniquement à cocher des cases.

J’ai compris que le brouillon pouvait améliorer mes résultats grâce au major de notre promo : il utilisait à chaque épreuve une à deux feuilles de brouillon. Quand je lui ai demandé la raison, il me révéla avec bienveillance pourquoi et comment il utilisait son brouillon pendant l’épreuve. Je vous transmets donc à mon tour cette méthode :

a) Lire une première fois l’énoncé sans prendre de note et laisser les premières idées fermentés dans sa tête.

b) Relire l’énoncé et noter les points forts du cas clinique : âge du patient, symptôme principal, côté de la lésion, antécédents utiles ou potentiellement source de piège.

c) Pour des cas où le côté atteint joue un rôle central dans la prise en charge comme pour un AVC ou une fracture, ne pas hésiter de faire un petit dessin du patient et colorer les parties du corps concernés par les lésions.

d) A mesure que dossier avance, noter les nouvelles informations fournies par les énoncés intermédiaires : tout le long des dossiers progressifs, les rédacteurs ajoutent discrètement de nouvelles données fondamentales pour le cas. Un traitement peut être débuté ou arrêté, une insuffisance hépato-cellulaire peut être suggérée avec le résultat d’une prise de sang. Le piège est alors de prescrire « par inattention » un médicament contre indiqué quelques questions plus tard.

Une fois que l’on a pris l’habitude de noter toutes ses informations pertinentes à mesure qu’elles sont présentées. Il est possible de servir de sa feuille de brouillon avant de valider chaque question.

Check list au bloc

Le brouillon se transforme en une véritable check-list qui permet d’éliminer les erreurs « bêtes » dans les dossiers et gagner les points que l’on mérite pour notre travail.

Pour la petite anecdote, lors de l’ascension de mon premier glacier, le guide qui m’accompagnait m’avait montré sa feuille de secours : il gardait au fond de son sac “un brouillon” de la randonnée au cas où la carte se perde une fois en haut. Ce petit brouillon l’a sauvé un jour que sa carte de randonnée s’était perdue et qu’il s’était retrouvé dans le brouillard.

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Fin de stage : maîtriser la présentation d’une observ !

Chers D2, bientôt s’achève votre premier trimestre d’externe.

C’est l’occasion d’aborder avec vous ce qui en terrifie plus d’un(e) en visite: savoir présenter correctement un patient.

Compétence essentielle à acquérir au cours de ces 3 années, nombreux pourtant sont les D4 qui ne la maîtrise que partiellement.

Nos 7 conseils:

Savoir ce que l’ont est en train de faire.

Présenter un patient, c’est savoir faire un résumé.

Vous avez tout bien fait dans la chambre. Recueillit les antécédent, les traitements, l’histoire de la maladie et fait un examen clinique soigné.

Tout à été consigné dans le dossier.

Maintenant il s’agit de faire le tri des informations les plus pertinentes, les ordonner et non pas tout ressortir.

Plantez le décors.

-Patient(e) de tel âge.

-Vient pour…

-Avec pour Principaux antécédents (si on est en cardio, l’opération du petit doigt on s’en moque)/facteur de risque cardio/ maladie chronique

-traité par: ANTI-COAGULANT OUI/NON

Antibiothérapie ?

Si diabète, est il insulio-requérant ?

Ensuite la vrai présentation commence.

L’art de la synthèse.

Vous avez consciencieusement écouté l’histoire du malade dans les moindre détails. Éclairci les zones d’ombres et chassé les mystères. Il s’agit d’en faire la synthèse de façon concise. Une présentation n’est pas un conte. On va a l’essentiel, avec un vocabulaire adapté et médical.

L’examen clinique.

Méthode 1-Ne perdez pas de temps, ça agace vite.

Notifiez ce qui est anormal.

Précisez bien que vous avez vérifiez tout ce qui est médico-légal

«le reste de l’examen est sans particularité»

Méthode 2- si le patient est déjà connu et qu’on suit son évolution dans le service, on ne raisonne pas sur l’examen clinique mais par grandes catégories:

«sur le plan infectieux le patient présente tel problème.

Sur le plan métabolique…

Sur le plan cardio-vasculaire…

Sur le plan nutritionnel…»

Adaptez vous au contexte.

Un patient gériatrique? Précisez si il est où non autonome et seul à la maison et où avec des aides ?

Une pathologie invalidante ? Le patient habite t il au5 e étage sans ascenseur etc…

C’est essentiel pour savoir comment et quand le faire rentrer au domicile.

Et ensuite docteur ?

Là est la vraie difficulté.

C’est la dessus que l’on voit si vous avez compris le dossier.

Qu’est ce qu’on fait ?

Qu’est ce qu’on prévoit pour le patient ?

5 questions dont il faut que vous apportiez la réponse :

1- Est ce qu’on le garde ou est ce qu’il rentre ?

2- Quels sont les examens à prévoir dans les prochains jours ?

3- Faut il demander un avis spécialisé ?

4- Comment évolue son bilan biologique ?

5- quel traitement met on en oeuvre ?

Toutes ces questions, vous devez commencer par les chercher seul. Confirmez les avec vos internes avant la visite, ils vous aideront grandement.

Soyez prêts.

Une présentation c’est un résumé de tout le travail que vous avez fourni sur le dossier du patient.

Mais vous êtes la pour apprendre et vos chefs vont vous tester.

Anticipez les questions à propos des points peu développés.

A t’il d’autres antécédents ? Des précisions sur l’histoire de la maladie

As on les comptes rendus des précédentes hospitalisations…

Savoir présenter est essentiel. Cela vous aidera à mieux comprendre ce que vous faites et vous intégrera à la prise en charge. Vous progresser bien plus vite qu’en apprenant comment faire un examen neuro complet ou en bachotant vos bouquins.

Allez en stage en D2. Le but a la fin, c’est d’être un bon médecin.

Courage, vous êtes parfaits.

Une question, besoins de soutien envoyez un mail à randoecni@gmail.com

Un article de Pablo Morales

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Salaire d’un interne de premier semestre

Premier salaire d’interne en médecine à quoi s’attendre ?

Pay day — Charlie Chaplin

C’est une question qui traverse légitimement un jour ou l’autre l’esprit de tout étudiant en médecine mais dont la réponse est très difficile à trouver sur internet. Retrouvez ici le montant exact du premier salaire d’un interne. (Source : fiche de Paie novembre 2018 ; interne de phase socle sans garde)

La base de rémunération brute d’un interne de premier semestre est de 1392,06€. Cela correspond à 12 demi-journées de travail soit officiellement 48 heures par semaine.

Vu que les internes ne sont, pour l’écrasante majorité, non logé et non nourrit par l’hôpital. (Ne vous laissez pas tromper par leur titre d’ « interne des hôpitaux »). Ils touchent une indemnité de sujétion de 435,18€ par mois à laquelle s’ajoute 70€ pour se loger et 40€ pour se nourrir.

Les cotisations sociales représentent 309,02€.

Ce qui fait un salaire total de 1393,29€ pour le mois de novembre 2018 pour un interne de phase socle qui ne fait aucune garde.

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Erreur d’inattention : déclaration de guerre.

Comment lutter efficacement contre les erreurs d’inattention ? Analyse des résultats des ECNi blanches franciliennes.

Répartition des notes suivant une courbe de Gauss (loi normale) (DP ECNi blanc francilien)

Cette semaine, nous avons eu le privilège d’accéder aux statistiques des réponses de l’ECNi blanc francilien. Pour chaque question il est possible de voir le taux de bonne réponse et leur capacité à discriminer les étudiants. Trois grands types d’erreurs se détachent de l’analyse :

– L’étudiant n’avait aucune idée de la bonne réponse (énoncé mal formulé, notion hors programme) (chaque item reçoit le même pourcentage de coche et la question n’est pas discriminante.

– L’étudiant n’avait pas la connaissance : les 25% des étudiants ayant les notes les plus élevés cochent les bonnes réponses alors que les autres non. La question est très discriminante.

L’étudiant a fait une faute d’inattention. La question était simple mais une erreur s’est glissée dans la copie. On retrouve plus de 20% de fautes d’inattention dans les copies. Ces erreurs sont la source d’une grande frustration pour les étudiants, le but de cet article est d’explorer leurs causes et de proposer des solutions pour lutter efficacement contre ce fléau.

Une erreur d’inattention est définie par le fait qu’un étudiant commet une erreur alors qu’il maîtrise les compétences nécessaires pour trouver la bonne réponse. Les erreurs d’inattention ont surtout été étudiées par les professeurs de mathématiques[1] car elles sont faciles à identifier dans les copies. L’apprenant a le bon raisonnement, il suit les bonnes étapes pour résoudre le problème mais au milieu il inverse un signe, une lettre et la réponse finale est fausse.

4 causes majeures d’erreurs d’inattention ont été alors identifiées :

  • La précipitation (sous-utilisation du temps imparti pour une épreuve)
  • Une erreur de lecture dans l’énoncé (manque d’attention aux informations de l’énoncé, sauts et inversions de mots…)
  • Un stress important
San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y
  • Une concentration importante: une étude réalisée par des professeurs de l’université de Columbia[2] a montré que plus un étudiant a l’air concentré sur sa tâche, plus il fait des erreurs d’inattention ! La cause suggérée par cette étude est un excès de confiance en soi : la sensation de maîtriser son sujet et d’avoir les connaissances créent une situation favorable à la multiplication des erreurs d’inattention.

Identifier ces 4 causes permet de lutter efficacement contre l’inattention. Entrez en guerre contre ces erreurs ! Ne les laissez pas vous faire perdre de précieux points lors du concours :

I) Prenez votre temps lorsque vous répondez aux questions, forcez-vous à utiliser au maximum le temps imparti pour l’épreuve.

II) Utilisez votre brouillon pour noter les informations importantes en particulier lorsque celles-ci sont données dans des énoncés intermédiaires. De nombreux chefs adorent glisser ce genre de piège dans leurs dossiers.

III) Faîtes un maximum d’épreuves blanches pour apprendre à gérer votre stress. Mangez, bougez, dormez, faîtes l’amour… Détendez-vous avant les épreuves !

Ceintures et bretelles !

IV) Mettez ceintures et bretelles ! L’image est marquante : les rédacteurs des dossiers cherchent à vous déstabiliser. Ils mettent à nu vos connaissances ! A vous de prendre vos précautions pour rester habillé : relisez plusieurs fois votre réponse et l’énoncé. Forcez-vous à prendre votre temps sur des questions qui semblent évidentes. (Surtout celles de début de dossier). Lorsque vous validez une réponse le jour J, il ne faut pas que vous le regrettiez. Ce n’est pas parce que l’on est concentré et que l’on connaît son sujet que l’on ne fait pas d’erreur d’inattention. Ne vous laissez pas avoir par les questions qui paraissent évidentes, se sont celles-là qui font baisser votre note et votre pantalon ! Les erreurs d’inattention doivent être traquées à chaque question, ne leur laissez aucun répit.

Courage et persévérance !

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[1] Clements, M. A. “Careless Errors Made by Sixth-Grade Children on Written Mathematical Tasks.” Journal for Research in Mathematics Education 13, no. 2 (1982): 136–44. doi:10.2307/748360.

[2] San Pedro, M.O.Z., Baker, R.S.J.. & Rodrigo, M.M.T. Int J Artif Intell Educ (2014) 24: 189. https://doi.org/10.1007/s40593-014-0015-y