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Loi santé : Fin des ECNis ce que prévoit la réforme

Cela fait longtemps que le bruit se répand dans les couloirs des facs de médecine telle une brise qui caresse le flanc des montagnes avant une tempête. Rêvée par certain, craint par d’autres :

La suppression des ECNis est confirmée.

Dès la rentrée 2021, il n’y aura plus d’épreuves classantes nationales informatisées à la fin de la sixième année de médecine.

Les étudiants qui commenceront leur randonnée d’externe en médecine à partir de la rentrée prochaine (2019) n’auront plus à faire face à ces trois jours d’épreuves. Finit le stress du concours, finit les journées entières à réviser. Terminée la masse absurde de connaissances des collèges à assimiler. Plus de concours, plus de classement : c’est officiel.

Attendez ! Plus de classement ? Les ECNis, malgré tous leurs défauts avaient un rôle central dans les études de médecine : le classement national des étudiants permettait une répartition des internes dans chaque spécialité et dans chaque ville de France. S’il n’y a plus de concours ni de classement, comment cette répartition sera assurée de manière équitable et cohérente ?

Un nouveau type de classement : le matching.

La répartition des internes ne se fera plus en fonction d’un classement unique national obtenu à la fin d’une seule épreuve. Il y aura par contre plusieurs classements : le rang des étudiants pour leur choix de ville et de spécialité sera le résultat d’une moyenne pondérée entre trois scores : un score de connaissance, un score de compétence et un score de projet professionnel. 

Chaque collège de spécialité sera libre de déterminer le poids de ces trois scores dans le classement du candidat. Au final, il y aura un classement par spécialités ou groupe de spécialités. 

I) Evaluation des connaissances

A la fin de la cinquième année, il y aura une épreuve nationale de connaissance. Elle sera vraisemblablement passée sur tablette sur la plateforme SIDES qui a fait la preuve de ses performances avec les ECN informatisés. Les collèges des enseignants de toutes les spécialités ont un rôle central dans la préparation de ces nouvelles épreuves car ils doivent éditer un référentiel de connaissances allégé et mis à jour pour la rentrée 2021.

La plus grande partie de l’épreuve portera sur les connaissances fondamentales (connaissance de rang A) : urgences vitales, pathologies communes, anatomie, physiologie, pharmacologie… Les nouvelles éditions des livres des collèges doivent se concentrer sur ces connaissances de rang A et les mettre en avant pour les étudiants. 

A cela s’ajoutera des questions sur des connaissances de spécialité « devant être maîtrisé par tout médecin » : (connaissance de rang B)
Les connaissances de spécialité (rang C) ne devraient pas faire l’objet de question. Les collèges des enseignants doivent retirer les parties des référentiels qui traitent de ces connaissances.  

Par ailleurs, la composition des épreuves sera vraisemblablement un peu différente de celle que l’on connaît. Il y aura des questions à réponses ouvertes courtes (QROC) et des tests de concordance de script en plus des dossiers progressifs en QCM et des questions isolées.

Les tests de concordance de script (TCS) sont un mode d’évaluation complexe car ils évaluent le raissonnement clinique du candidat. Ils ont montré leur efficacité dans l’évaluation des médecins au Canada. Dans un TCS, on propose une situation clinique à un étudiant. Ensuite, deux types de question peuvent être posés : 

  • question sur la pertinence d’un examen complémentaire dans la prise en charge du patient. Il faut alors déterminer si l’examen est indispensable / utile / ni utile, ni inutile / inutile voir dangereux / contre indiquée.
  • question sur l’influence du résultat d’un examen complémentaire sur la prise en charge d’un patient. Il faut déterminer si le résultat de l’examen qui est présenté confirme / exclu / n’apporte pas d’information sur le diagnostic suspecté. 

Souvent, il n’y a pas de réponse tranchée à 100% (Oui/non). La grille de correction est donc réalisée par un panel d’experts qui donnent leurs avis sur la question posée. La majorité des points est attribuée à l’étudiant s’il choisit comme la majorité des experts. Si l’étudiant choisi une autre réponse que celle de la majorité, les points lui sont attribués selon le nombre d’experts qui ont choisi la même réponse que lui. Cette méthode a l’avantage d’introduire des questions plus en phase avec la réalité de la pratique clinique et l’inconvénient de créer une grille de correction un peu ambigue.

II) Evaluation des compétences et du projet professionnel 

Les modalités d’évaluation des compétences cliniques et des projets professionnels des étudiants fait toujours l’objet de débat et doit être déterminé très prochainement par le conseil d’état. Les premiers débats entendus à l’assemblée permettent de se faire une idée de leurs modalités. 

interne en 2021Il semblerait que l’évaluation des compétences prendra la forme d’un oral. Les étudiants se présenteraient à une série « d’ateliers cliniques ECOS » où une situation clinique leur serait présentée par un examinateur ou un patient-acteur. Le raisonnement clinique de l’étudiant et sa capacité de prendre en charge le patient serait alors évalué. Le plus grand frein à l’introduction de ce mode d’évaluation est le risque d’introduire une trop grande part de subjectivité dans l’évaluation des étudiants. Les experts à l’origine de la réforme expliquent vouloir palier cette problématique en multipliant les « ateliers cliniques » car des rapports issus de pays où ce mode d’évaluation est mise en place mettent en avant le fait que la multiplication des « ateliers cliniques » diminuent fortement la subjectivité de l’évaluation. Il a été donc proposé lors des débats d’imposer un minimum de 10 ateliers cliniques différents par évaluation. Cette nouvelle épreuve aura pour acronyme ECOS : examens cliniques objectifs structurés. 

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Quant au projet professionnel, il semble que le score sera établi à partir des notes de stage et que dans certains cas, le jury attribuera des « points bonus » pour les étudiants qui se sont investis dans des projets pendant leur formation. (double cursus médecine-sciences, options supplémentaires, projet humanitaire).

Ainsi, les premiers rapports du conseil d’état permettent de se donner une idée de la randonnée que les futurs externes devront faire vers leur poste d’interne. Nous surveillons de près les différents textes de lois qui sortent en ce moment de l’hémicycle de l’assemblée et nous nous engageons à vous tenir au courant dès que la feuille de route se précise… Quoi qu’il arrive nous vous accompagnerons toujours avec nos conseils vers le seul objectif pertinent pour vous : un poste dans la spécialité et la ville de votre choix, sans concession. 

Courage et persévérance.

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Rando-médicale. 

Source : 

Legi france : https://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do?idDocument=JORFDOLE000038124322&type=general&typeLoi=proj&legislature=15 

Anemf : https://www.anemf.org/blog/2019/01/13/reforme-du-deuxieme-cycle-cest-parti-2/?fbclid=IwAR2YUqGkS–po#8230 

rapport 2ème cycle : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjXvbzEt5rhAhVDDGMBHeR4AAkQFjAAegQIARAC&url=https%3A%2F%2Fasemdpv.eu%2Fwp-content%2Fuploads%2F2018%2F05%2FRapport2emeCycle2018.pdf&usg=AOvVaw0iNFb5zuticgaYF86FqEzO

Librairie ECNi – Quels livres utiliser en Neurologie ?

Savoir s’orienter en randonnée est indispensable. La plupart du temps, on ne peut pas compter sur le GPS de son téléphone pour trouver le bon chemin. Il faut avoir dans son sac, la bonne carte et le bon guide de randonnée. Dans son chemin vers son poste d’interne, on fait face à la même problématique. Quels livres utiliser pendant son externat ?

Avoir le bon livre permet de s’assurer que l’on respecte bien l’itinéraire, que l’on explore tous les items. Un mauvais choix et on s’enfonce dans des dunes de pages, perdu à la croisée des livres disponibles. Nous souhaitons donc vous proposer pour chaque matière les livres qui nous ont été les plus utiles. Ceux qui nous ont emmené à la bonne destination.

Notre sélection des meilleurs livres en neurologie :

Quels livres pour son tout premier tour de neurologie ?

Le premier tour est un moment clé. Il faut débroussailler la matière. Il est requis de maîtriser la sémiologie pour avancer et comprendre. Il faut bien avoir en tête que le premier tour est le moment où l’on a le plus de temps pour apprendre les items.

Nous conseillons sans hésiter d’utiliser le collège des enseignants en neurologie. Il est disponible en ligne et en version papier dans la collection des collèges. Une bonne habitude est de s’assurer que pour chaque item on maîtrise les notions de sémiologie qui sont rarement reprises en détail dans le collège. Pour cela, la rubrique « premier cycle » du collège de neurologie est parfaite : https://www.cen-neurologie.fr/premier-cycle

Pour le chapitre sur les AVC, nous conseillons de compléter le chapitre du collège avec le livre de neurologie des éditions Med-Line où les planches d’anatomie vasculaire sont idéales.

En parallèle du collège, il est très utile de lire le livre  « Comprendre par les dossiers » aux éditions S-ECN.

Quels livres pour le deuxième tour ?

Pour le deuxième tour, on conseille de se concentrer sur le livre du collège des enseignants. Approfondir et s’approprier chaque item ; identifier les détails sélectifs. Il ne faut pas hésiter à ce moment là à varier les sources sur les items où l’on a du mal à comprendre. (Items de la Revue du praticien +++)

En ce qui concerne les cas cliniques, en plus de SIDES, il est possible d’utiliser les livres « les dossiers des ECNis » des éditions Vuibert ou ceux des éditions Ellipses qui proposent des cas de difficulté moyenne représentatifs de ce qui tombe en partiel.

Quels livres en D4 ?

En D4, le plus rentable est de se concentrer sur le collège. Il constitue la référence pour la conception et la correction des cas clinique. N’oubliez pas de faire les cas clinique du collège même s’ils ne sont pas corrigés en détail. (En 2016 le dossier qui est sorti ressemblait étrangement à un des cas à la fin du livre…)

Pour les cas cliniques., le livre des Professeurs aux éditions MEDLINE est un incontournable. Les cas proposés sont transversaux, la correction est détaillée et précise. De plus il permet de réviser presque tous les items de neurologie rapidement avec des cas très transversaux. Un livre à privilégier en priorité pour son dernier tour.

Pour les fiches, à ce jour, ce sont celles de la collection CODEX d’Antoine Gavoille qui sont les meilleurs.

Et pour la Neurochirurgie ?

Au moment de sa sortie en novembre 2018, le petit livre du collège de neurochirurgie a fait pâlir de stress un bon nombre de D4. Certains items comme les traumatismes crâniens et les tumeurs cérébrales sont extrêmement détaillé. Certaines parties semblent même relever du programme du troisième cycle. Il est toujours bien d’y jeter un coup d’œil si on a le temps. Pour son dernier tour, faire les dix cas clinique à la fin du livre est sûrement suffisant.

Cette liste a été rédigé en toute impartialité à partir des ressources que nous avons réellement utilisées et appréciées.

Bon courage ! Si vous vous perdez sur la route, n’hésitez pas à nous envoyer un message. On vous guide avec plaisir !

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Gabriel Hallali

 

 

 

 

 

4 techniques pour s’échapper de stage, la 5e va vous surprendre !

Pas besoin d’être un ninja brésilien pour partir sans être vu par ton chef de service ou ton CCA à l’affut !

N°1 : « Je brancarde un patient à l’imagerie. »

Le patient remontera 3h plus tard. Seul. Le brancardier, lui, sera déjà loin ! (Probablement à la BU…)

Notre astuce : Marche aussi avec « je descends une demande d’examen » et « je vais faxer un truc je reviens ».

N°2 : « Je peux pas rester, j’ai cours d’anglais… »

Pour la 3 e fois de la semaine. A 11h12. En plein milieu des vacances scolaires. Of course !

N°3 : Commencer par présenter ses patients au début de la visite et prétexter aller chercher un truc dans le bureau médical.

Une fois que c’est fait personne ne remarquera que vous n’êtes plus que 14 dans la chambre du patient de la 27.

N°4 : Ne pas venir du tout.

Tu n’as pas besoin de fuir le stage si tu n’y vas pas…

Ideal pour bâtir des relations saines et épanouies avec tes coexternes !

Petit article troll qui vous renvoie a celui de dimanche dernier:

https://randomedicale.com/2019/02/24/faut-il-aller-en-stage-ou-a-la-bu/

Nous revenons dès dimanche prochain pour de nouveaux articles au format habituel.

Courage, ne lâchez rien !

Il fait beau, les pauses ça se fait dehors.

Vous êtes parfaits !

Rando Ecni.

Faut il aller en stage ou à la BU ?

C’est une question qui se pose assez tôt, dès la D2, au début de notre externat.

On regarde autour de nous et deux profils se précisent: ceux qui vont en stage et ceux qui s’en échappent (…voir qui n’y vont jamais !) pour aller bosser leur cours a la BU.

Alors quelle est la bonne méthode ?

Tout d’abord soyons clair : L’externat demande des bases théoriques solides et celles-ci nécessitent un travail acharné sur ses collèges. De plus l’ECN est un concours sous forme de QCM qui nécessite un entrainement régulier à cet exercice. Et donc du temps.

Rapidement, il apparait donc que le stage est le principal obstacle a votre progression car chronophage, et la BU une terre promise pour réussir.

Et pourtant…

En se penchant sur les résultats au concours, les profils sont mélangés. Il y a eu ceux qui ont réussi en allant en stage, d’autre qui n’y sont jamais allés. De l’autre coté on retrouve certains qui n’ont jamais vu un malade et qui se sont plantés et d’autres qui n’ont pas assez travaillé leurs bouquins et qui ont trébuché.

Super…Mais alors on fait quoi ?

La grande problématique, c’est l’optimisation de son temps et cibler les compétences à acquérir.

Dans nos livres, on nous apprend la médecine théorique. En stage, on nous apprend à être médecin. A la fin de la D4, il faut les deux pour réussir.

Le stage est l’occasion de se confronter à des vrais malades, de mettre en application l’item que l’on a revu la semaine passé, d’identifier les points importants de la prise en charge de telle ou telle pathologie.

C’est l’occasion de douter, d’oublier parfois des choses et de se faire reprendre. On ne les oublies plus après croyez moi.

C’est l’occasion de poser des questions à ses chefs et à ses internes, de leur demander des cours, ou de réfléchir sur des cas.

On est tous capable d’apprendre bêtement par cœur les pages de nos collèges surlignés. Mais ce faisant, chacun organise sa pensée et sa manière de percevoir l’item d’une façon qui lui est propre, intuitive, mais qui n’est pas forcément la plus adaptée. Quand un soignant plus expérimenté vous fait réfléchir sur vos cours, il essaye de vous transmettre un raisonnement qui structurera plus efficacement votre pensée pour vous permettre de faire face a la situation de manière efficace la prochaine fois que vous la rencontrerez.

Tirez le maximum de vos stages en D2 et en D3. Même si cela signifie finir un peu plus tard que les autres. D’ici la fin de l’externat ce sera payant. Et vous facilitera grandement votre internat.

En revanche si vous ne faites que tenir les murs, faire du brancardage et du secrétariat, que vous ne voyez pas un malade alors même que vous avez demandé à vos chefs et vos internes de vous apprendre des choses ; partez sans regrets. Vous êtes la pour apprendre votre métier, pas pour faire celui des autres au dépend de votre réussite.

Bon courage à tous,

Ne lachez rien,

Vous êtes parfaits.

Rando-ECNI

Rando-LCA – Décryptage d’article. Tout savoir sur le degré de signification « p »

Vous avez aimé notre article : 

adorable-blur-child-573253Coup de pompe après le déjeuner ? Les deux techniques pour des après-midi de travail vraiment efficace.

 

Nous avons pu l’écrire grâce à un article scientifique publié en 2015 par cinq neuroscientifiques dans la revue PlosOne. Nous pensons que cet article est pertinent pour comprendre plusieurs notions clés de LCA. Nous vous proposons donc de décortiquer ensemble un passage de l’article.

Cette étude comparait trois groupes de patients : le premier groupe ne faisait pas la sieste et n’était pas exposé au soleil, le deuxième faisait une sieste dans le noir complet, le troisième était exposé à une lumière importante >2000lux et ne faisait pas la sieste.

Voici un extrait intéressant de l’article (Partie Méthode) :

Significance level was set at p<0.05 {..} P-values were adjusted using Bonferroni correction

Si on traduit en français cela donne : « le degré de signification a été fixé à p<0.05 {…} Les valeurs de « p » ont été ajusté en utilisant la méthode de correction de Bonferroni. »

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Qu’est ce que le degré de signification « p » ?

Le degré de signification, « p », est une notion fondamentale en LCA. C’est la valeur que tout le monde recherche lorsqu’on lui présente les résultats d’une étude et que les laboratoires s’empresseront de mettre en avant lorsqu’ils vous feront de la pub ! En effet, celle-ci permet théoriquement de savoir en un clin d’oeil si l’on peut faire confiance aux résultats que l’on nous présente. 

Imaginez que vous faîtes parti des chercheurs qui veulent comparer l’efficacité de la sieste par rapport à l’exposition lumineuse sur la concentration au travail. Votre hypothèse de base est :   » les individus qui font la sieste sont plus concentrés dans leur travail que les individus qui s’exposent à la lumière « . Toute étude scientifique comporte une part d’imprévus. Peut-être que le groupe des individus qui vont être exposés à la lumière ont tous fait une randonnée de trois jours sans dormir avant de venir participer à votre étude !

Ainsi vos résultats, peu importe les précautions que vous prenez, sont soumis à un risque d’erreur.

C’est pourquoi, au moment de créer votre étude, vous devez déterminer le risque que vos conclusions soient fausses : « le risque de conclure à tort à une différence » (autrement appelé « risque alpha« ). Dans notre étude, il était fixé à priori à 5%. 

Une fois que les chercheurs ont fait l’analyse statistique des résultats, le logiciel de calcul a déterminé le degré de signification « p ». C’est une valeur déterminée à postériori. Si le « p » est inférieur au risque fixé à priori (c’est à dire le risque alpha) alors les résultats de l’étude sont significatifs.

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Ainsi, lorsque les chercheurs trouvent à l’issue de leurs calculs un p inférieur au risque alpha, il est possible de se fier aux résultats qu’ils ont trouvé. Le risque de conclure à tort à une différence entre les deux groupes testés est très faible. Ils s’affranchissent ainsi de la part d’aléatoire qui pouvait fausser les résultats de leur étude à priori. 

Attention notez bien :

  1. la valeur du p ne donne aucune information sur l’importance de la différence entre les groupes. Si le risque alpha est de 5% = 0.05. Trouver un p=0.04 ou un p=0.00001 a exactement la même signification : la différence est significative. Ce n’est pas parce que l’on trouve un p très inférieur au risque alpha fixé à priori que l’on peut dire que la différence est très significative. 
  2. Si le petit « p » est supérieur au risque alpha. Par exemple si p=0.06. On ne pourra pas conclure à une égalité des groupes comparés. Dans notre exemple, si on trouve un degré de signification de 0.07 lorsque l’on compare le groupe « sieste » par rapport au groupe « lumière ». On ne pourra pas dire que l’intervention « sieste » est aussi efficace que l’intervention « lumière » pour améliorer la concentration au travail. Pour cela il faudrait faire une étude dédiée. 
  3. la valeur du p est mesurée à postériori. Elle ne modifie pas le risque alpha. Si le p est à 0.02 et que le risque alpha a été fixé à 5%, le risque alpha reste de 5%. 
  4. Lorsque l’on fait plusieurs calculs statistiques, la valeur du « p » ne reflète plus la réalité. La multiplication des calculs et des comparaisons entre les groupes augmentent fortement le risque d’erreur aléatoire. Ainsi, il est indispensable de corriger la valeur du petit lors des calculs grâce à des modèles statistiques. Le plus connu est le modèle de Bonferroni. (notion présente dans le glossaire du CNCI. 

 

En espérant que vous apprécierez cette méthode d’étude de la LCA. N’hésitez pas à nous donner votre avis !

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En BONUS QCMs d’internat spécial 6 ème année  : Dans une étude randomisée contrôlée, le p est inutile dans le tableau 1 lorsque les auteurs comparent les deux groupes de patient. Cf ECNI blanc 2017 Q5. 

3 méthodes pour dominer un item

365 kilomètres à pied cela prend à peine 15 jours de marche pour des randonneurs débutant.  Par contre, apprendre les 365 items du programme du concours de l’ECNi cela demande au minimum trois ans ; même pour les meilleurs. Alors autant avoir la bonne méthode pour avancer efficacement et s’assurer de terminer le programme.

Bien entendu, la méthode ultime n’existe pas. Chacun a sa propre façon de travailler ; les techniques que l’on a développé pour soi-même sont toujours les meilleures. Toutefois, il existe des astuces qui permettent de s’assurer que l’on maîtrise bien un item et que l’on dominera effectivement le programme le jour J. 

#1 – Identifier une source de qualité

Un homme ne peut pas survivre s’il ne boit pas plus de trois jours. Pour préparer une randonnée, il est indispensable d’identifier des sources d’eau de qualité sur lesquelles on peut s’approvisionner tout le long du parcours.

De même, avant d’apprendre un item, il faut identifier une « source » fiable et apprendre son item à partir de celle-ci. En effet, lors de son premier tour, il est fondamental de se concentrer sur une seule et même source. La plupart du temps le support idéal est le livre du collège des enseignants. Cela permet d’avoir une première vue d’ensemble du chapitre, de la physiopathologie… et de « stocker » en mémoire un socle de connaissance fiable et facilement accessible.

Plus tard pendant l’externat, une fois que l’on maîtrise le terrain, il ne faut pas hésiter à aller chercher d’autres sources. Certains items sont traités dans plusieurs référentiels officiels. La Revue du Praticien édite régulièrement des fiches qui sont de très bonne qualité. Accessible avec la plupart des abonnements de bibliothèque, elles mettent souvent l’accent sur la physiopathologie et permettent de mieux comprendre un chapitre difficile.

#2 – Maîtriser les points clés de son item sur le bout des doigts.

En haute montagne, un bon guide est celui qui sait trouver le chemin sans carte ni boussole. Un excellent guide est celui qui est capable de vous ramener vivant même en plein orage car il sait faire le chemin les yeux fermés. 

Passer les ECNis, c’est comme être pris dans un orage violent. Les questions surgissent comme des bourrasques de vent et mettent en doute toutes les connaissances difficilement acquises. Un épais brouillard se forme autour de vous. Seuls les éclairs éclairent votre route de temps en temps d’un éclat fugace. Le meilleur moyen de s’en tirer est d’avoir en tête un socle de connaissances de base très solide. Dès la quatrième année, il faut identifier les points forts des items, définitions, syndromes cliniques et les mémoriser par cœur. Petit à petit, à force de révision, il est possible de réciter certaines parties de son item les yeux fermés sans douter de ses connaissances.

#3 – Réviser encore et toujours

Le seul moyen de connaître un itinéraire de randonnée est de le parcourir des dizaines et des dizaines de fois. Apprendre un item cela veut dire le réviser encore et encore. Il faut explorer ses moindres détails, faire des cas qui s’y rapportent, vider la base SIDES de questions isolées… Petit à petit, on s’approprie les moindres pièges, les raccourcis, les ponts avec les autres items… On finit par le dominer.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage et de persévérance dans ce long parcours.

Bravo à tous nos randonneurs qui chaque jour affronte le sentier escarpé et épuisant vers leur poste d’interne.

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Coup de pompe après le déjeuner ? Les deux techniques pour une après midi de révision vraiment efficace…

adorable-blur-child-57325314H10 : Vous êtes penchés à votre table de travail, prêt à attaquer une belle après-midi de révision. Le soleil a enfin repris ses droits et pour une fois vous êtes motivés. Malheureusement, un prédateur vorace vous a repéré. Il vous guettait depuis quelques heures et se précipite sur vous tel un lion sur sa proie : le sommeil s’abat de tout son poids sur vos paupières.

Ce coup de barre après le déjeuner, tout le monde le connait. Peu importe ce que l’on mange, ce qu’on a fait de sa nuit ou de la température de la bibliothèque… il fait partie du rythme naturel de notre horloge biologique. D’ailleurs, des neuroscientifiques se sont intéressés à cette baisse de performance et ont mis en place une étude pour déterminer s’il existait une stratégie efficace pour lutter contre ce « coup de fatigue » du début d’après-midi.

Deux méthodes ont fait l’objet d’étude sérieuse randomisée et ont montré une efficacité sur les performances des participants :

  1. Une sieste de 20 à 30 minutes dans le noir complet.
  2. L’exposition à une intensité lumineuse élevée.

1. La petite sieste du début d’après-midi est une méthode dont l’efficacité pour « relancer sa journée » est connue de longue date. Se mettre dans le noir complet et fermer les yeux pendant au moins un quart d’heure permet de « repartir de zéro » un peu comme si que la journée recommençait.

Le seul problème est que la plupart du temps il n’est pas possible de s’accorder une sieste dans la vie de tous les jours.

2. C’est là que l’autre méthode a tout son intérêt : s’exposer à une lumière intense pendant au moins trente minutes. Dans les études les chercheurs ont défini une lumière intense comme « une source de lumière dont l’intensité est supérieur à 2000 lux ». Cela correspond en pratique à l’intensité lumineuse présente dehors à la mi-journée (et cela même lorsque le temps est nuageux !). D’ailleurs, quand le ciel est bleu et inondé de soleil l’intensité lumineuse atteint alors plus de 20 000 lux.

Effectivement, une intensité lumineuse supérieure à 2000 lux stimule un certain type de cônes présent sur la rétine. Ces cônes ont une terminaison dans la glande pinéale et permettent une régulation fine des taux de dopamine et de mélatonine circulants. Il est très probable que l’augmentation de performance et la diminution de la sensation de fatigue mesurées chez les personnes participant aux expériences soient permises par cette régulation hormonale.

Maintenant, vous avez la méthode pour ne plus rencontrer de « coup de pompe » en début d’après-midi. Après votre repas, mettez un minuteur de vingt minutes et dormez. Ou bien, si ce n’est pas possible, sortez dehors vous exposer directement à la lumière du jour pendant minimum vingt minutes. Notre corps est bien fait il capte vite le message : il fait grand jour, il est temps de travailler !

Bon courage à tous nos randonneurs !

Un doute, une question, écrivez nous ! Si nos articles vous plaisent, n’hésitez pas à les partager avec vos amis…

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Source : Slama H, Deliens G, Schmitz R, Peigneux P, Leproult R. Afternoon nap and bright light exposure improve cognitive flexibility post lunch. PLoS One. 2015 May 27;10(5):e0125359. doi: 10.1371/journal.pone.0125359. eCollection 2015. PubMed PMID: 26016658; PubMed Central PMCID: PMC4446306.

Rando-LCA : Biais de mémorisation

Est-ce que le soleil nous rend aveugle ? Est-ce que le téléphone donne des tumeurs au cerveau ? …

Ces questions qui agitent régulièrement la toile, animent aussi le cerveau des chercheurs depuis des dizaines d’années. De nombreuses études ont été organisé à travers le monde pour essayer de trouver des réponses scientifiquement valides. La plupart d’entre elles sont des études cas-témoins : des cas sont identifiés par une équipe de recherche, ces cas sont interrogés sur leur mode de vie (exposition au soleil dans l’enfance, utilisation du téléphone portable…), puis des individus indemnes de la maladie sont recrutés et doivent répondre aux mêmes questions ; ce sont les témoins. Les chercheurs peuvent alors identifier si certains facteurs sont associés ou non au déclenchement d’une maladie. Le problème est qu’à chaque fois, dans ce type d’étude, les chercheurs se confrontent à une difficulté majeure : le biais de mémorisation. (recall bias en anglais) Ce biais est indispensable à connaître pour les ECNis. (2017 Article 1 / question 6).

Le mois dernier, j’ai été directement confronté à ce biais en stage, d’où l’envie de vous le présenter en détail.

Dans le cadre d’une étude qui cherchait à évaluer la relation entre l’exposition solaire et la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), je devais interroger trente patients atteints de DMLA et trente témoins (patients du même âge n’ayant pas la maladie) sur leurs pratiques en terme de protection solaire (port d’une casquette, utilisation de crème solaire, activités en extérieur…). Au bout d’une quinzaine d’interviews, je me suis rendu compte qu’il y avait une différence systématique dans la précision des réponses des cas et celle des témoins. En effet, la plupart des cas, une fois confrontés à leur diagnostic de DMLA avaient fait des recherches sur internet, discuté avec leur conjoint… Ils avaient donc déjà réfléchi en détail aux questions que nous leur posions. Leurs réponses étaient ainsi plus précises que les patients indemnes de maladie.

Ainsi, à cause de ce phénomène, les résultats de l’étude risquent d’être biaisés :

une erreur systématique dans le recueil de l’exposition solaire des cas va entraîner une surestimation de l’exposition solaire dans le groupe des patients atteints de DMLA. L’association entre DMLA et exposition solaire chez les cas ne reflètera pas la réalité.

Ce biais a été très bien décrit et mesuré dans les études cherchant une association entre l’utilisation d’un téléphone portable et le développement de gliome du nerf auditif. Les investigateurs devaient jugé de la qualité de réponse aux questionnaires par les participants d’une grande étude cas-témoin réalisée en Finlande en 2006. Ils ont trouvé 60% plus de questionnaire mal rempli dans le groupe témoin par rapport au groupe de cas atteint de gliome du nerf auditif. Les patients malades se sont beaucoup plus impliqués dans l’étude et ont donc répondu de façon beaucoup plus précise au questionnaire. Il n’était alors pas possible de conclure sur un lien entre utilisation du téléphone portable et développement d’une tumeur du nerf auditif.

Il existe des stratégies pour s’affranchir de ce biais :

  • faire des études de cohorte prospective et non pas rétrospective.
  • Choix précis dans les questions posées par les investigateurs
  • Recueil des informations des cas et des témoins dans les même circonstances. (si les cas sont interrogés dans un hôpital, il faut que les témoins le soit aussi)

Maintenant, vous avez le réflexe, dès que vous verrez une étude cas témoin, il faut noter sur sa feuille de brouillon : ATTENTION biais de mémorisation probable et les auteurs ont-ils mis en place les mesures nécessaires pour limiter son effet ?

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FICHE FLASH :

PDF disponible sur simple demande par mail.
  1. Catalogue of Bias Collaboration, Spencer EA, Brassey J, Mahtani K. Recall bias. In: Catalogue Of Bias 2017. https://www.catalogueofbiases.org/biases/recall-bias
  2. Auvinen, A., Toivo, T., & Tokola, K. (2006). Epidemiological risk assessment of mobile phones and cancer: where can we improve? European Journal of Cancer Prevention, 15(6), 516–523. doi:10.1097/01.cej.0000203617.54312.08
  3. Risk Factors for Neovascular Age-Related Macular Degeneration. (1992). Archives of Ophthalmology, 110(12), 1701. doi:10.1001/archopht.1992.01080240041025
  4.  

Travailler à plusieurs, oui ou non ?

Une cordée pour survivre…

 » – Personne n’atteint un sommet tout seul ! »

Le regard sérieux, mon guide de haute montagne nous interpella sur un ton grave. Il s’assit à la table où nous préparions nos sacs à dos et nous parla de tous les dangers de la randonnée que nous allions entreprendre. Crevasses, blocs de glace instables, bourrasques de vent : un glacier est un milieu hostile, un peu comme une année de préparation à un concours. Une fois là-haut, l’arme la plus efficace contre tous ces dangers est la cordée. Une cordée est une solide corde en nylon qui relie les randonneurs l’un à l’autre pendant toute l’ascension. Si l’un des membres de la cordée vient à être piégé par la montagne, sa cordée peut le secourir. Chacun est responsable du morceau de corde qui le relie aux autres : chacun est responsable de la cordée.

Ce n’est qu’à plusieurs que l’on peut atteindre un sommet.

La préparation à l’internat est un chemin difficile et hostile. Certes il n’y a pas de glace, pas de crevasses, le vent ne peut se cogner que contre les vitres épaisses de la bibliothèque. Mais, combien de moments de détresse ? De découragements face à un concours blancs ratés ? De pièges tendus de tous les côtés ?

C’est pour ces raisons que nous pensons qu’il est indispensable de créer sa cordée, son groupe d’ami indissociable, qui restera solidaire tout le long du parcours.

Travail d’équipe !

L’idéal est de trouver des personnes dans sa promo avec un peu près le même niveau et les mêmes objectifs et de former un groupe de deux, trois ou grand maximum quatre personnes. Ce groupe sera votre groupe de sous-khôlles.

Toutefois, si vous n’avez pas la chance de trouver des gens de votre promo qui répondent à ces critères, demandez à une ou deux personnes proches de vous de jouer ce rôle de « camarade de cordée » et de vous accompagner jusqu’à la fin du concours. Cela vous permettra de passer les moments les plus difficile de l’externat.

Et un groupe de sous-khôlle pour ?

C’est bon ? Vous avez trouvé un petit groupe d’amis avec qui travailler. Vous vous êtes engagé à vous soutenir jusqu’au bout… Mais que faire en pratique ?

La première chose à faire est de créer un groupe de discussion commun. Un lieu privé où l’on peut partager ses questions, ses doutes, ses ras-le-bol, ses selfies « craquage »…

Ensuite, si votre groupe de sous-khôlle est motivé pour aller plus loin que le simple soutien psychologique : il est intéressant de prévoir une soirée dans la semaine pour se réunir. Surtout en sixième année où la vie sociale se fait rare et le rythme est intense. Pendant une à deux heures, on peut alors profiter d’une ambiance détendue pour poser ses questions et s’interroger sur son cours. L’idéal et que chacun des membres de la sous-khôlle prépare un item pour interroger les autres dessus. On peut aussi présenter des questions que l’on a inventé ou que l’on a trouvé intéressante… Cette réunion peut alors devenir un moment privilégié d’entraide bienveillante dans la semaine.

Pour s’assurer que le groupe fonctionne bien et reste efficace, il est astucieux de nommer un « responsable » de la sous-khôlle chaque semaine. Tel le premier de cordée en randonnée, il doit donner le rythme et s’assurer que les conversations ne dérivent pas trop.
Même si travailler à plusieurs n’est souvent pas aussi efficace que de travailler seul ; un groupe de sous-khôlle permet d’avoir, une fois par semaine, une bouffée d’oxygène frais, vital.

Merci à tous les randonneurs qui nous suivent et nous envoient des messages de remerciements, cela nous fait chaud au coeur.

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Bon courage à tous pour ce mois de février.
Gabriel Hallali

Spéciale dédicace à ma cordée de D4 : Ivana, Pablo & Thalia.

Comment une pause café peut booster nos performances.

La fatigue me serre les épaules. Courbé sur mon bureau comme sur une table d’opération, j’essaye de disséquer les pages de mon livre. Je tente malgré la fatigue d’’extraire le sens des mots qui défilent devant mes yeux. Il n’est que 17h mais tout se mélange dans ma tête. Il semble que mes tentatives pour me concentrer sont vaines. La petite pause-café que je me suis accordé n’a servi à rien. Tout le monde autour de moi est concentré et puis de toute façon personne ne peut m’aider à réviser mon cours. Je le sais, je suis seul face à moi-même : si je n’arrive pas à respecter mon programme de révision aujourd’hui, je le regretterai.

Il me vient alors cette question : n’y a-t-il pas un moyen de rester concentrer une après-midi entière ? Comment fait-on pour rester efficace dans son travail ? Peut-on faire en sorte que notre cerveau reste attentif et prêt à emmagasiner de nouvelles connaissances tout au long de la journée ?

Cette question, je suis loin d’être le premier à me la poser; depuis les années 2000, les neuro-scientifiques s’interrogent régulièrement sur le sujet. D’ailleurs un des résultats de leurs recherches m’a interpellé : une méta-analyse des données de plusieurs expériences, publiée par des chercheurs de l’université des neurosciences de New-York montrait qu’une activité sportive même brève permettait d’augmenter la concentration et de diminuer le stress. J’ai donc décidé de tester sur moi-même cette conclusion.

Ainsi naquit la “pause-manège”.

D’abord seul, puis rejoint par mon groupe d’amis, nous avons modifié radicalement notre façon de prendre nos pauses : au lieu de rester à discuter devant la BU notre café à la main, nous faisions le tour du bâtiment de la fac. Une fois, deux fois, dix fois de suite… en marchant ou parfois en courant. À notre retour, après cette courte activité physique, nous étions tous d’accord pour dire que les résultats de l’étude n’étaient pas que théorique : nous avions la sensation d’avoir fait une pause bénéfique pour notre cerveau et que notre travail était plus efficace par la suite. La fatigue se dissipait, c’est avec un poids en moins que nous retournions à notre table de travail.

Il me tenait donc à cœur de partager cette astuce avec vous :

profitez de vos pauses pour bouger.

Lorsque vous sentez une baisse de régime, que votre travail semble moins efficace, n’attendez pas ! Marchez, trotinez, faites le tour de votre pâté de maison : cela vous aidera à vous reconcentrer, diminuera votre stress voir, améliorera votre mémoire :

Les sujets testés sur la mémorisation d’une liste de mots avaient de meilleurs performances après un exercice physique d’une durée de 15 minutes (voire figure en Illustration)

Et vous ? Que faites vous durant vos pauses ? N’hésitez pas à commenter cette article ou à défiez vos amis…

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Et Voici la source de l’étude scientifique qui nous a permis de développer cette méthode : 
Basso, J. C., & Suzuki, W. A. (2017). The Effects of Acute Exercise on Mood, Cognition, Neurophysiology, and Neurochemical Pathways: A Review. Brain plasticity (Amsterdam, Netherlands), 2(2), 127-152. doi:10.3233/BPL-160040

Courage, ne lâchez rien !

Gabriel Hallali