Archives de catégorie : ECNi 2020

Fuyez les discussions futiles

Les ECNIs se rapprochent.

Ce post très court a pour but de vous donner un conseil très important pour le bon déroulement de vos épreuves :

Fuyez à tout prix les discussions futiles : ne parlez pas des épreuves tant qu’elles ne sont pas terminées.

Au pire vous passerez pour un sauvage pendant les trois jours d’épreuves mais ne faîtes pas l’erreur de discuter des questions avec les autres étudiants qui viennent de passer l’épreuve.

En effet, chaque année, nous avons des exemples de D4 qui paniquent à l’issue du premier jour d’épreuve. Déverse leur stress sur d’autres qui méchamment au lieu de les soutenir les enfonce en les faisant encore plus douter de leurs réponses.

Ne prenez pas le risque, cela ne vaut pas le coup…

Courage et persévérance

Le sommet est tout proche.

RandoMédicale

PS : si vraiment vous avez besoin de parler après les épreuves, vous pouvez nous envoyer un mail On répondra de manière bienveillante.

 

Rando-Urgences – Un appel urgent du service d’hépatologie. (Item 350)

dextrose hanging on stainless steel IV stand

Jeune interne des hôpitaux, une journée épuisante s’achève dans votre service. Mais avant de pouvoir rentrer chez vous et profiter d’un sommeil bien mérité, il faut assurer votre garde de nuit aux urgences. Dès 18H30, quelque soit votre spécialité, vous devez gérer toutes les urgences de l’hôpital…
D’ailleurs votre téléphone de garde à peine en main vous recevez un appel panique.
iqué de l’infirmière du service d’hépato-gastro-entérologie. Un des patients s’est mis à vomir du sang. Aucun médecin du service ne répond… On vous attend de toute urgence chambre 426 au quatrième étage.

Dans l’ascenseur, vous vous remettez en mémoire les 3 signes cliniques d’hypertension portale que vous récitez dans votre tête… (réponse dans la suite du texte…)

Arrivé(e) dans la chambre, vous découvrez un patient de 60 ans assis sur son lit. Il a déjà rempli un haricot de sang (100mL). L’infirmière vient de réussir à poser une voie veineuse.

Quels informations pertinentes devez-vous recherchez lors de votre examen clinique ?

Quel bilan biologique demandez-vous en urgence ?

person on chair donating blood

Votre examen clinique rapide vous apprend que le patient a une saturation à 92%, une fréquence cardiaque à 55, une tension artérielle de 125/55. Le patient présente une circulation veineuse collatérale abdominale et une splénomégalie. Une échographie présente dans le dossier décrit un foie volumineux avec atrophie du segment IV et hypertrophie du segment I. Le traitement du patient comprend entre autre du propanolol (160mg/j).

Le premier diagnostic que vous envisagez est donc une hémorragie digestive haute sur rupture de varice œsophagienne. (Signes cliniques d’hypertension portale + traitement prophylactite de rupture de varice par peopanolol…)

L’hémocue revient à 9g/dl.

Devez-vous mettre en place une transfusion ? Quel médicament administrez-vous en urgence ?

L’infirmière parvient à poser une deuxième voie veineuse qui permet d’administrer de la terlipressine par voie IV. Vous organisez le transfert du patient en soin intensif.

Deux heures plus tard, vous prenez des nouvelles du patient, l’ensemble du bilan biologique a été techniqué ( ionogramme, urée, créatinine, Groupe sanguin, recherche d’agglutinines irrégulières, TP et bilan hépatique). Le malade est stabilisé, il a reçu de l’érythromycine sur 30 min et va bénéficier d’une endoscopie pour ligature des varices œsophagiennes responsables du saignement. Son hémoglobine étant à 8g/dL et son hématocrite à 28% aucune transfusion n’a été effectué. Une antibioprophylaxie par C3G a été débuté pour 5 jours.

Après ce pic d’adrénaline, votre garde se poursuit dans le calme…

A retenir : Objectif de pression artérielle moyenne 65mmHg / Transfusion si Hb < 7g/dl et/ou hématocrite < 25%. Objectifs transfusionnels : hémoglobine entre 7 et 8 g/dl et hématocrite entre 25 et 30%. La terlipressine ou l’ocréotide doivent être administrés le plus précocément possible pour augmenter les chances de survie du patient.

L’astuce à adopter afin travailler des heures sans se fatiguer.

brown book on L-shape ruler beside penPendant l’externat, on passe du temps assis à son bureau. Beaucoup de temps. Beaucoup trop de temps… Il est donc primordial d’avoir un espace de travail parfaitement adapté. Un bureau avec un mauvais design peut faire chuter vos performances de manière exponentielle. Mais justement quelles sontles détails qui font qu’un bureau ait le bon design ? 

Pour répondre à cette question, on peut se plonger dans les milliers de pages des différentes théories des meilleures designers du XXème siècle. De Ray et Charles Eames à Joseph Breuer en passant par Jean Prouvé, chacun est allé de sa description de la chaise ou du bureau qui répond le mieux aux besoins des hommes modernes.

Ce que ces théories omettent souvent de dire c’est que tous les bases du design moderne reposent sur une étude menée juste après la seconde guerre mondiale sur des milliers d’individus par un ophtalmologue américain. Celui-ci cherchait à déterminer la meilleure distance de travail pour l’œil humain. Sa conclusion est simple : la meilleure distance correspond à la longueurqui sépare sur un bras plier à 90° la première phalange de l’index et le coude d’un individu. Cela correspond à en moyenne 40 cms chez l’adulte et 35 cms chez l’enfant. (Distance que l’on utilise toujours pour tester l’acuité visuelle de près avec l’échelle de Parinaud.) 

Il est donc facile de vérifier si votre bureau permet à votre oeil de respecter cette distance de travail. Si assis confortablement devant votre table de travail, vous pouvez posez votre tête dans le creux de votre main et vous appuyer sur votre bras replié, c’est que votre bureau a les bonnes dimensions.

N’hésitez pas à faire les ajustements nécessaires pour corriger votre espace de travail. Vos yeux seront reconnaissant et vous permettront de travailler mieux et plus longtemps.

Courage et persévérance…

Petit pas par petit pas avec les bonnes chaussures on arrive toujours au sommet

empty black plastic tub chair

Gabriel Hallali

 

Rando-LCA : Critères de jugement principal / Critères de jugement composite. Ce qu’il faut savoir pour comprendre les résultats d’une étude scientifique

Aspirine en prévention primaire ?

Nous continuons notre randonnée dans les différentes notions de LCA. Le but est de parcourir différents articles sur le même sujet afin de répondre à une question clinique fréquente tout en apprenant à répondre à l’épreuve de LCA.

Nous allons nous plonger dans l’étude HOT. L’étude HOT est une étude clinique impressionnante portant sur le contrôle de la pression artérielle.

18790 patients dans 26 pays ont été inclus. Parmi eux 9399 ont reçu de l’aspirine à petite dose et 9391 ont reçu un placebo en parallèle du traitement de leur hypertension.

Le but était d’évaluer l’efficacité de l’aspirine chez les patients hypertendus en prévention cardiovasculaire primaire.

Afin de juger de l’efficacité du traitement les chercheurs ont défini le critère de jugement principal de l’étude comme suit :

« Major cardiovascular events were defined as all (fatal and non-
fatal) myocardial infarctions, all (fatal and non-fatal) strokes, and
all other cardiovascular deaths. Silent myocardial infarctions were
documented by taking an electrocardiogram (ECG) at
randomisation and at the final visit.
A classification of all reported events was made by the
Independent Clinical Event Committee based on all available
information (hospital records, physician’s records, death
certificates, and necropsy reports). All events were classified
without any knowledge of the actual medication or the treatment
group to which the patients had been assigned. The approval rate
of reported events by this committee was 76%. »

Ce critère de jugement principal est particulier : il s’agit d’un critère de jugement composite. 

Dans la plupart des études on choisit un critère de jugement unique. Par exemple : le proportion de patient ayant un nouvel infarctus 6 mois après le début d’un traitement 

Ici, le critère est composite. C’est une association de critères de jugement.

Les questions qu’il faut se poser devant un critère de jugement composite :

– si un patient répond plusieurs fois au critère de jugement, combien de fois est -il compté ?

– est ce que les différents critères de jugement sont de même nature ?

– quel est l’intérêt des auteurs à choisir un critère composite plutôt qu’un critère unique ?

– quels sont les limites d’un critère de jugement composite ?


 

Pour que la méthodologie soit correcte, un patient ne doit compter qu’une seule fois. Ici : un patient qui aurait fait un infarctus, et serait décédé quelques années plus tard d’un AVC n’a compté qu’une seule fois au moment de l’analyse final.

De plus, les critères de jugement doivent être de même nature. Ici les choix sont judicieux, on regarde des évènements cardiovasculaires dont l’aspirine est censé prévenir la récidive lorsqu’elle est prescrite en prévention secondaire. 

Les avantages des critères de jugement composites sont :

  • un nombre de sujet à inclure moins important. 
  • une bonne estimation de la balance bénéfice risque d’un traitement. 

Les limite d’un critères de jugement composites sont :

  • le critère composite doit être interprété en une seule fois.  La conclusion de l’étude ne peut se faire que sur le critère de jugement pris dans son ensemble. Il n’est pas possible de présenter les résultats sur un seul sous-groupe.
  • le calcul du nombre de sujet nécessaire doit être fait a priori en se basant sur l’incidence cumulée de tous les évènements cliniques faisant partie du critère composite.

Vous savez tout désormais, relisez cette article dans 1 mois et vous saurez rémultiplepondre à tous les QCMs le jour J. 

Source : 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9635947

Collège des enseignants en LCA.

Découvrez cette astuce pour ne plus vous sentir inefficace dans votre travail. Comment utiliser le biais mentale de la barre de progression ?

closeup photo of street go and stop signage displaying stop

Avez-vous déjà dû attendre un bus sans savoir à quelle heure il passerait exactement ? Vous êtes-vous déjà retrouvé sur une route à marcher sans savoir le temps qu’il vous sera nécessaire pour atteindre votre destination ? Le fait de ne pas sentir que l’on avance effectivement ou que l’on n’attend pas pour rien est une véritable torture psychologique.

Les concepteurs de logiciels pour ordinateurs le savent bien. Lorsqu’ils doivent faire attendre un utilisateur, ils affichent une barre de progression pour le rassurer. Le fait de voir que quelque chose se passe permet de l’apaiser : ça avance !

 

En effet, une barre de progression apaise et donne l’impression qu’il se passe quelque chose. On supporte beaucoup mieux d’attendre devant notre écran lorsque l’on voit une belle barre de progression qui se remplit petit à petit.

 

Une chose intéressante à remarquer est que la plupart du temps elle ne reflète pas vraiment le temps qu’il reste à attendre mais elle est paramétrée pour avancer à une vitesse donnée !

Très lente au début, la barre de progression accélère à la fin du chargement. Cela donne la sensation que l’attente a été moins longue que prévu et rend l’utilisateur content et satisfait. On en a tous fait l’expérience : un téléchargement commence tout doucement et annonce un temps d’attente d’une heure puis, tout s’accélère, et le téléchargement se termine en quelques minutes. On se sent tout heureux comme si l’on n’avait pas patienté du tout. Bien plus que si l’on nous avait annoncé dès le début le temps d’attente réel de quelques minutes. C’est une sorte de biais psychologique.

Props GIF

Et ce biais peut vous servir pendant vos révisions !

 

Lorsque vous devez organiser une journée de révision, l’astuce est de commencer par des tâches longues et difficiles et de finir par des tâches courtes et faciles.

Par exemple, une bonne stratégie est de débuter sa plage horaire de travail par des items fastidieux et de finir par des items courts ou des séries de questions isolées. Ainsi, il faudra mieux commencer par apprendre les différents stades de la néphropathie diabétique ou réviser la stratégie diagnostique de la polyarthrite rhumatoïde. Puis, en récompense, terminer par une série de petites activités faciles qui prennent moins d’une demi-heure (questions isolées, dossiers progressifs…).

De la sorte, la première partie de l’après-midi vous donnera l’impression de ne pas beaucoup avancer dans votre programme mais comme la fin de journée sera facile et que vous accomplirez une multitude de petites tâches, vous éprouverez le soir une grande satisfaction. Le biais psychologique de la barre de progression vous donnera la sensation d’avoir été rapide et efficace. Donc le moral restera bon et vous permettra d’attaquer une nouvelle journée de révisions sereinement.

Finis la sensation d’être inefficace !

two man carrying backpacks during daytime

 

Courage et persévérance.