Les 8 choses à faire pour augmenter sa note à l’épreuve de questions isolées

L’avantage de faire une randonnée avec un guide aguerri est qu’il connaît les meilleurs sentiers pour transformer une excursion ordinaire en une expérience unique : un petit raccourci pour atteindre un point de vue avant le car de touriste chinois, le meilleur spot pour ceuillir des champignons, une astuce pour ne pas se perdre sur le chemin. On profite ainsi au maximum de sa randonnée.

L’objectif du guide Rando-médicale est d’accompagner nos fidèles randonneurs vers les poste d’interne dans les villes et les spécialités de leur choix, sans concession. Dans cet optique, nous sommes allés glaner les meilleurs « raccourcis » et « astuces » que les étudiants les mieux classés aux ECNi 2018 ont utilisé pour l’épreuve des questions isolées. Nous les avons considéré comme les « guides les plus aguerri ».

#1 – Répondre par blocs de douze questions :

La difficulté de l’épreuve des questions isolées réside dans sa longueur. Fai

re des pauses régulières toutes les douzes questions permet de répartir l’effort de concentration tout au long de l’épreuve et rester au top de ses performances.

#2 – Commencer par la dernière question frederick-tubiermont-1208573-unsplash.jpg

Souvent, la dernière question de l’épreuve est plutôt facile mais, avec la fatigue accumulé le long de l’épreuve, on perd souvent le point bêtement. Il est facile de répondre dès les premières minutes à la première et à la dernière question. Cela permet en outre de baliser son épreuve et de faire défiler rapidement toutes les questions.

#3 Utiliser sa feuille de brouillon comme une boussolenatalie-rhea-riggs-308568-unsplash.jpg

Un doute existentiel devant un QCM ? Une ambiguité ? Impossible de se souvenir de la réponse alors qu’on est sûr de la

connaître. Noter sur sa feuille de brouillon le numéro de la question et le problème recontré permet de revenir rapidement sur ces questions problématiques au gré de l’épreuve à mesure que le cerveau accomplit son travail mystérieux en arrière plan... Lorsque l’étincelle de la réponse jaillit, on ne perd pas une seconde à retrouver la question qui avait mis en difficulté.

#4 Ne cocher que ce dont on est sûr et certain

Il est plus rentable de cocher uniquement les réponses dont est intimement convaincu de la réponse. Le barème est fait de tel sorte qu’il pénalise les étudiants qui veulent montrer qu’ils en savent plus que les autres. Cocher que ce dont on est sûr et certain est le mode de réponse la plus rentable. (testé et a

pprouvé en condition réelle)

#5 S’entraîner à faire des questions isolées aléatoirement

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Une des difficultés majeures de l’épreuve est qu’elle propose aléatoirement des questions dans toutes les matières alors que souvent lorsque l’on s’entraîne, on ne répond à des questions sur une seule matière voir un seul item. Profitez du deuxième tour de D4 pour faire des questions isolées en mode aléatoire, vous entraînerez votre cerveau à aller chercher des connaissances aux quatre coins de votre mémoire… 

#6 Se relire une ou deux fois à la fin de l’épreuve

Il est important de se relire. Certains préfèrent ne jamais revenir sur leurs réponses mais la majorité des étudiants que nous avons interrogé sont formels : une bonne relecture permet de nettoyer ses réponses de plusiseurs fautes « bêtes ». D’autant plus qu’avec la pression du jour J et l’importance que prend chaque question, on a une forte tendance à se relire même si l’on a pas l’habitude. Mieux vaut avoir tester des stratégies de relecture efficace. 

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#7 Sauter les questions dont on a aucune idée de la réponse

Une image de radio que l’on a jamais vu ? Une question sur une notion hors programme ? Ne perdez pas pied et sautez là lors de votre premier tour de réponse. Vous aurez tout le temps de revenir dessus après.

#8 Prévoir un apport en sucre rapide au milieu de l’épreuve

Trois heures d’épreuves et 120 questions sur toutes les matières de l’ECNi, c’est un marathon pour le cerveau. Il ne faut pas hésiter à prévoir un apport en sucre rapide pour le milieu de l’épreuve. (fruits secs, barres de céréales, pomme…) Le temps imparti est souvent plus important que nécessaire, il est possible de s’accorder une petite pause pour souffler un peu et nourrir son cerveau avide de sucres pour qu’il reste au maximum de vos performances.

Et vous ? On attend vos astuces pour répondre aux questions isolées en commentaires !

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Bonne semaine

Gabriel Hallali

Progresser après les concours blancs:

Une nouvelle étape est sur le pont d’être bouclée dans notre long périple.

Bientôt, le dernier des concours blancs sera bouclé.

Mais que retenir de ces épreuves ? Comment progresser et optimiser nos résultat pour le prochain, le Vrai….

Le temps:

Passer les épreuves en conditions réelles vous à montré une choses: il faut savoir gérer son temps.
Pensez y régulièrement.
Le jour J, cependant, le facteur stress est tel que le temps pour répondre à un dossier s’en trouve décuplé.
Ca ne sera pas comme au concours blanc ou tout le monde termine plus de 30 min avant la fin.
Cela ce jouera sur le fil. La dernière réponse cochée au dernier moment.
Je dis LA dernière réponse et non pas le dossier entier. Pour cela un seul remède, un œil sur la montre régulier. Au moins à la fin de chaque dossier.
Faites la moyenne grossière du temps qu’un dossier vous prend en cours d’épreuve.
Restez prudents. Nombreux sont ceux qui se sont fait piéger l’an dernier…

La fatigue:

Rester concentré une si longue période est éprouvant. Même pour de valeureux D4 comme vous. Et avec la fatigue, arrive la déconcentration, l’inattention et les erreurs.
Ne luttez pas. Vous fatiguerez.
Au lieu de chercher à rester focus en une fois, prenez de courtes pauses.
Décrochez et prenez de la hauteur. C’est particulièrement vrai pour les QI. Ne les validez pas. Faites les par blocs. Une fois le bloc fini, faites un break et videz vous l’esprit. Relisez vous avant de passer au suivant etc.

Je coche ou pas ?

Si tu ne sais pas ne coches pas.
Nous y reviendrons dans d’autres articles, mais vos chances de maximiser vos points est plus importante en cas de doute face à une question.

Apprenez vos forces et vos faiblesses.

Ou vous trompez vous dans le dossier?
Au début au moment du diagnostic ?
Au examens complémentaires ?
Les signes de gravité ?
Les traitements ?
La Physiopathologie ?
L’épidémiologie ?
Vos dossiers proviennent de Sides. Corrigez les quand vos réponses et le raisonnement qui vous y ont menés sont encore frais.Le classement. Ca n’est qu’une estimation.
Rien n’est joué. Les places se remontent comme se perdent. En attendant le verdict, ne vous laissez jamais abattre par un mauvais classement. A l’inverse, prennez vos réussites comme des encouragement.Bon courage à tous pour ce dernier concours blanc Parisien.

Pour nos amis de province, le combat est le même.

Courage

Vous êtes parfaits

Rando-ECNI

Librairie ECNi – Quels livres choisir en hématologie ?

Dans son chemin vers l’internat, quel étudiant ne s’est pas perdu pendant son tour d’hématologie ? On a vite fait de perdre son sang froid lorsque l’énoncé laisse deviner que le dossier va dériver sur de l’hématologie. Le référentiel semble incomplet, les livres d’entraînements rares.

Ne vous faîtes plus de mauvais sang ! Le guide Rando-Médicale a sélectionné pour vous les meilleurs supports à utiliser pour rester sur le bon chemin et maîtriser facilement cette matière.

Notre sélection :

Quels livres pour le premier tour ?

En hématologie, il y a une grande controverse sur le livre à utiliser : le collège ou l’ECNi en fiche des éditions Ellipses. Certains arguant que ce dernier serait plus complet… Depuis la réédition du référentiel du collège en 2018 la balance penche plus vers celui-ci. Théoriquement, il ne doit pas y avoir de question dont la réponse ne se trouve pas dedans.

Par ailleurs, la difficulté en hématologie est que bien souvent le cours ne suffit pas à répondre aux dossiers. Il faut comprendre le raisonnement clinique des hématologues. Pour progresser dans cette matière, il faut saisir quelles sont les problématiques qu’ils rencontrent dans leur pratique quotidienne, les urgences auxquelles ils font face… Pour cela, les fiches de cours de la revue du praticien sont particulièrement bien faites. Nous nous souvenons notamment de leur topo sur les leucémies aiguës et les syndromes myéloprolifératif.

Pour finir, nous conseillons de travailler l’item myélome à partir du collège de rhumatologie.

Quels livres pour le deuxième tour ?

Capture d’écran 2019-04-10 à 19.39.24Pour le deuxième tour, en plus du collège, il peut être très utile de faire un tour dans le livre Tout l’ECN en schémas – Hématologie aux éditions Ellipses. Chaque item est résumé dans des arbres décisionnels très clairs qui permettent de revoir rapidement les items comme anémie ou leucémie lymphoïde chronique.

Et pour le dernier tour ?

Le collège, le collège et le collège.

Il est utile d’avoir sous la main quelques fiches qui résument les scores et les classifications d’onco-hématologie… Les fiches CODES S-ECN peuvent vous dépanner si vous n’en avez pas.

Quels livres de cas ?

SIDES est une mine d’or de questions isolées. Il est fortement recommandé d’en faire un maximum dessus. On peut rapidement faire le tour de tout ce qui est susceptible de tomber pour chaque item.

Il y a peu de livres de bons cas cliniques : en D2, nous recommandons de jeter un oeil sur « Comprendre par les dossiers – Hématologie » aux éditions S-ECN. Ils ne sont pas sous forme de QCMs mais la correction détaillée permet de bien comprendre les enjeux de la matière et de progresser sur les dossiers QCMs en particulier pour les premières question où le rédacteur demande souvent de faire des hypothèses diagnostiques.

En D4, on conseil de faire les cas du Training Book QCMs – Hématologie des éditions VG.

On espère que cela vous aidera à ne plus vous faire un sang d’encre devant vos cours d’hématologie.

Cette liste a été rédigé en toute impartialité à partir des ressources que nous avons réellement utilisées et appréciées.

Bon courage ! Si vous vous perdez sur la route, n’hésitez pas à nous envoyer un message. On vous guide avec plaisir !

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Gabriel Hallali

 

Lecture critique d’article – Un test valide est-il fiable ? Études diagnostiques

Validité et fiabilité sont deux notions différentes à bien distinguer dans les articles des études diagnostiques. Bien des rédacteurs d’épreuves ont compris que ces notions étaient très sélectives et vous piègeront le jour J.

Afin de mieux les comprendre et les retenir nous allons les expliquer grâce à la méthode Rando-Médicale !

Imaginez que vous devez choisir un guide de haute montagne pour une randonnée risquée. Vous vous rendez au bureau des guides et on vous montre les parcours qu’empruntent chaque guide pour leurs randonnées :

  1. Certains suivent toujours le même chemin et vous amène toujours au bon endroit. Ils sont valides et fiables.
  2. Certains suivent toujours le même chemin mais ne vous ammène pas au bon endroit. Ils sont fiables mais non valides.
  3. Certains ne suivent pas le même chemin mais vous amène au bon endroit. Ils sont valides mais pas fiables.

Pour réussir votre randonnée, il vous faut un guide valide et fiable.

  • Valide : cela vous assure d’arriver à la bonne destination.  
  • Fiable : cela vous assure de suivre le bon itinéraire.

Pour réussir vos diagnostics en pratique clinique, ils vous faut un test valide et fiable. 

  • Valide : cela vous assure de diagnostiquer la bonne maladie. On évalue la validité d’un test notamment grâce à sa sensibilité et spécificité.
  • Fiable : cela vous assure que le test est reproductible d’un patient à l’autre. On évalue la fiabilité d’un test grâce à des outils comme le coefficient kappa. 

Ainsi, il est important de retenir qu’un test valide n’est pas forcément fiable et inversement. Il est certain que l’on vous posera une question pour évaluer votre compréhension de ces deux notions si une étude diagnostique est proposée. Restez vigilant !

On vous guidera jusqu’au bout sur le bon chemin !

Courage et persévérance.

Gabriel Hallali

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5 items à ne pas négliger

Certains items sont incontournables. Mais parmi eux certains font moins de bruit que les autres.

Pourtant, on aurait tord de les sous estimer, tant ils sont récurrents dans les questions tombées.

Rapide tour d’horizon avant un café.

#124: Ostéoporose

Avant la réforme des ECN, il faisait parti des items qui tombait le plus souvent. Il reste en embuscade, d’autant que sa prise en charge a récemment été mise à jour.

Attention…

#161: Myelodysplasie:

Pourquoi ? Parce-que les dossiers d’hématologie regorgent de questions dessus ! Soit c’est le sujet principal du dossier, soit c’est la complication post chimio qui arrive à la question 13 de votre sujet et qui vous pourri…

Attention aux dossiers de cancero ou de gériatrie qui peuvent être transversaux vers cet item.

#326: Anti-coagulants

Vous ne POUVEZ PAS vous présenter a l’ECN sans maîtriser ce chapitre.

Indication. Dose. Physio. Complication. Posologie. Tout est tombable.

Et vous aurez forcément des questions dessus.

Indigeste comme chapitre. Mais indispensable.

#343: Insuffisance rénale aigue

Réanimation. Néphro. Gériatrie. Urologie. Urgence. Cardiologie. Infectio. Médecine interne…tout les dossiers que vous aurez à négocier le jour J peuvent vous amener vers l’insuffisance rénale. C’est un item passerelle avec lequel il vous faut savoir parfaitement raisonner.

#80: Anomalie de la vision d’apparition brutale

Avec son ami le #81 ce sont vos 2 tickets d’entrée pour la réussite d’un DP d’ophtalmo.

Ca serait bête de rester à quai…

Force à tous pour le mois qui s’annonce !

N’hésitez pas à nous poser vos questions.

A Dimanche pour de nouveaux articles.

Et surtout n’oubliez pas:

Courage, vous êtes parfaits !

Rando-ECNI

Que faire de son classement aux ECNis test ?

Vendredi après-midi, la bibliothèque où je me trouvais a été submergé par une vague d’émotions. Subitement, l’atmosphère est devenue plus dense. L’air était comme allourdi par l’anxiété ambiante. Chacun s’est passé un mot discrètement. Parfois, un simple regard appuyé suffisait à faire passer le message à son voisin. Alors, les doigts tremblants, celui-ci saisissait son téléphone. L’œil brillant et l’esprit troublé, il se mettait à consulter son écran : les résultats des ECNs tests étaient là.

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Il suffit de cinq minutes pour que les quinze rangées soient gagnées par cette épidémie. Un murmure s’éleva alors dans la salle d’étude. De grosse larmes sur les jougs blanches de mon voisin de droite venaient arroser le sourrire de celui d’en face. L’atmosphère studieuse qui règne toute l’année dans la salle se dissipa complètement. Les rangs de classement froid et anonyme de la liste publiée par l’administration se répandirent dans la bibliothèque et la vida de ses occupants.

Dehors, de petits groupes se formèrent. Assis par terre, une chevelure blonde débordait de sanglots, autour deux silhouettes se mordaient les lèvres gênés. Cinq mètres plus loin deux amies sautillaient de joie.

ramdan-authentic-679682-unsplashMais peu importe l’émotion qu’a suscité l’annonce des résultats des ECNs tests, on pouvait voir au fond du regard de chacun la même question : que faire de ce classement ? 

Recevoir le classement aux ECNs tests, c’est un peu comme arriver au dernier refuge d’altitude avant l’ascension finale d’un glacier. Plus on est haut, plus se sera facile de l’atteindre mais, on le sait, rien n’est encore fait. Demain, la météo peut changer, le vent souffler, le brouillard tomber. On tourne un peu en rond dans la petite salle à manger où les randonneurs se réunissent pour patienter jusqu’au jour suivant.

Notre conseil face aux résultats des ECNs tests est de se moquer du classement. En général on a besoin d’une soirée de pause, soit pour apprécier le résultat, soit pour pleurer de déception. Mais l’important est selon nous d’oublier ce classement.

Il faut voir bien au delà en identifiant les endroits où vous avez manqué des points. Peu importe le résultat, cherchez quel dossier vous a fait perdre le plus de points. Est-ce que la LCA et les questions isolées vous ont fait perdre des places ? Quel type d’erreur avez-vous faite ? Est-ce un manque de connaissance qui vous a fait rater le dossier de médecine interne ou alors est-ce à cause du stress que vous avez perdus cinq points sur le dossier d’hémato, matière où vous avez toujours excellé ? Dans quelle crevasse êtes-vous tombées ? Quel impasse vous a piégé ? Voilà les questions importantes à se poser ce week-end.

Identifiez vos points faibles et travaillez d’arrache pied dessus. C’est comme cela que vous progresserez. On a vu des classements varier de 2000 places l’année dernière. L’important est de garder votre objectif devant vous et ne laisser rien ni personne vous en détourner.Capture d’écran 2019-03-31 à 12.41.28

 

Courage et persévérance, on sera avec vous jusqu’au bout.

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Avril, ne te relâche pas d’un fil

Tu as sans doute commencé à t’en rendre compte toi aussi:

nous arrivons à une étape de l’année un petit peu particulière. Un peu bâtarde… Explications :

Ton premier tour terminé (ou en train de l’être), tu peines à trouver le rebond qui te permettra de te lancer sur le 2e.
Et puis comment l’aborder ce 2e tour ? Sur quoi passer du temps ? QCM vs Collèges ?

Tu doutes.

Le concours blanc national terminé tu as déjà une idée de ce que ça a donné pour toi. L’enchaînement sortie des résultats/dernier concours blanc juste derrière te laisse perplexe. Comment s’améliorer en si peu de temps ? Est ce que ça sert à quelque chose ?

Tu es blasé.

Le dernier mois de stage a une saveur particulière. D’un côté on a hâte que ça finisse. Ça nous fera du temps pour réviser. Et en même temps ça fait bizarre de terminer l’externat ainsi…

Tu es las.

Et c’est normal.

Avril, c’est la sale période. L’entre deux. Le moment où tout vous paraît long, superflu, dénué de sens.

Le moment ou la pression de l’hiver que vous aviez si bien contenue cherche à sortir sous une autre forme: l’épuisement.

Et des raisons d’être épuisé vous en avez! Regardez derrière vous,

Regardez tout ce que vous avez accompli.

C’est grâce à vos efforts que vous en êtes la aujourd’hui.

Et ils sont énormes!

… Et ça se paye…

Si votre corps et votre esprit vous disent qu’ils n’en peuvent plus, écoutez les !

Ressourcez vous, ne tirez pas sur la corde.

Vous n’irez nul part si vous êtes épuisés et votre productivité va en pâtir.

Pourtant c’est bien elle qu’il faut réussir à préserver dans la dernière ligne droite qui s’annonce.

Alors comment ? Faites vous du bien. Autorisez vous a vous faire du bien. Sans culpabilité.

  • Dormez 30 min de plus le week end,
  • Profitez du soleil exceptionnel que l’on a cette année (le réchauffement climatique c’est terrible mais la l’urgence c’est d’avoir de la vitamine D4😉).
  • Optimisez votre temps et autorisez vous de vraies pauses. Quand on sature, on apprends plus rien.
  • Faites du sport. Même si c’est rien qu’un peu.
  • Entourez vous des gens qui vous font du bien. Et qui vous valorisent.

Gardez le cap. Arriver en haut c’est bien. Y arriver entier c’est mieux.

Vous n’êtes pas seuls.

Prenez soins de vous.

On y est presque.

Vous êtes des 6e années de médecine ! Vous envoyez du lourd ! Regardez la tête du prochain inconnu à qui vous vous présenterez pour vous en convaincre !

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Courage,

Vous êtes PARFAITS.

RANDO-ECNI

Librairie ECNi – Quels livres choisir en pédiatrie ?

Savoir s’orienter en randonnée est indispensable. La plupart du temps, on ne peut pas compter sur le GPS de son téléphone pour trouver le bon chemin. Il faut avoir dans son sac, la bonne carte et le bon guide de randonnée. Dans son chemin vers son poste d’interne, on fait face à la même problématique. Quels livres utiliser pendant son externat ?

Avoir le bon livre permet de s’assurer que l’on respecte bien l’itinéraire, que l’on explore tous les items. Un mauvais choix et on s’enfonce dans des dunes de pages, perdu à la croisée des livres disponibles. Nous souhaitons donc vous proposer pour chaque matière les livres qui nous ont été les plus utiles. Ceux qui nous ont emmené à la bonne destination.

Notre sélection des meilleurs livres en Pédiatrie :

Quels livres pour son tout premier tour de Pédiatrie ?

La pédiatrie c’est un peu le Mont Blanc de l’externat. C’est long. Très long. Trop long. Il n’y a pas 4810 pages mais presque ! Le premier tour paraît interminable et souvent même après trois mois dessus on a l’impression de ne pas avoir avancé. C’est d’autant plus stressant qu’il y a un dossier chaque année et qu’il est très discriminant. (Cf le pneumomédiastin de 2018)…

Capture d’écran 2019-03-24 à 11.21.27De plus, on n’a pas vraiment le choix du support : il est quasi-indispensable d’utiliser le référentiel du collège de A.Bourillon chez Elsevier. Il est complet, mis à jour régulièrement et fait référence pour la création des dossiers. Les imageries qui sortent sont même souvent tirées directement de celui-ci. Donc même si on a l’impression d’apprendre l’annuaire, il faut se lancer.


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Un bon livre de cas pour le premier tour peut être trouvé aux éditions Médicillines : « QCMs en pédiatrie » Collection Ecn Intégrale.

Quels livres pour le deuxième tour ?

Pour le deuxième tour, il faut se concentrer sur les spécificités pédiatriques des items. Nous conseillons d’utiliser, pour la partie infectieuse, le livre : « Maladies infectieuses en pédiatrie » publié chez S-Editions. Le livre propose des tableaux très clairs et efficaces qui comparent les prises en charge des infections des enfants avec les adultes et permet d’identifier rapidement les parties discriminantes. Durée des antibiothérapies, indication de la dexaméthasone dans les méningites (Pneumocoque et Haemophilius Influenzae chez l’enfant, Pneumocoque et Méningocoque chez l’adulte)…

Nous conseillons aussi de faire un tour dans le KB de pédiatrie en particulier les items d’hépato-gastroentérologie et ceux de néonatologie qui sont très bien fait. Il y a des fiches flashs spécial ECNi qui permettent de bien cibler ce qu’il faut retenir de ces parties.

Quels livres en D4 ?

En D4, il faut se concentrer sur le collège. L’apprendre, explorer les détails, encore et encore. Les cas à la fin du livre ne sont pas très bien fait et ne ressemble pas aux sujets du concours.

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Il est aussi temps de faire TOUS les cas du livre « Les dossiers des ECNi

s Pédiatrie » publié chez Estem Vuibert éditions. Il a été relu et corrigé par Antoine Bourillon lui-même. En trois ans, deux des cas sortis à l’ECN ressemblaient très fortement à ceux du livre.

Et pour les fiches ?

On recommande fortement de faire des fiches pour cette matière. Même si on n’a pas l’habitude d’en faire pour les autres, il faut avoir au minimum une fiche sur l’alimentation du nourrisson et une sur son développement psychomoteur. Ces deux items tombent et retombent encore à chaque examen et on a une facheuse tendance à les oublier aussi vite qu’on les apprend.

Le livre de fiches Codex Pédiatrie d’Antoine Gavoille chez S-Editions est le mieux fait à ce jour. Les fiches peuvent être utilisées directement pour les ECNis.

Pour finir, n’hésitez pas à faire un maximum de cas SIDES dans cette matière et les questions isolées. Les PU de pédiatrie n’ont pas une imagination débordante et se sont souvent les même cas et les même questions qui tombent.

Cette liste a été rédigé en toute impartialité à partir des ressources que nous avons réellement utilisées et appréciées.

Bon courage ! Si vous vous perdez sur la route, n’hésitez pas à nous envoyer un message. On vous guide avec plaisir !

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Gabriel Hallali

 

 

 

 

 

Loi santé : Fin des ECNis ce que prévoit la réforme

Cela fait longtemps que le bruit se répand dans les couloirs des facs de médecine telle une brise qui caresse le flanc des montagnes avant une tempête. Rêvée par certain, craint par d’autres :

La suppression des ECNis est confirmée.

Dès la rentrée 2021, il n’y aura plus d’épreuves classantes nationales informatisées à la fin de la sixième année de médecine.

Les étudiants qui commenceront leur randonnée d’externe en médecine à partir de la rentrée prochaine (2019) n’auront plus à faire face à ces trois jours d’épreuves. Finit le stress du concours, finit les journées entières à réviser. Terminée la masse absurde de connaissances des collèges à assimiler. Plus de concours, plus de classement : c’est officiel.

Attendez ! Plus de classement ? Les ECNis, malgré tous leurs défauts avaient un rôle central dans les études de médecine : le classement national des étudiants permettait une répartition des internes dans chaque spécialité et dans chaque ville de France. S’il n’y a plus de concours ni de classement, comment cette répartition sera assurée de manière équitable et cohérente ?

Un nouveau type de classement : le matching.

La répartition des internes ne se fera plus en fonction d’un classement unique national obtenu à la fin d’une seule épreuve. Il y aura par contre plusieurs classements : le rang des étudiants pour leur choix de ville et de spécialité sera le résultat d’une moyenne pondérée entre trois scores : un score de connaissance, un score de compétence et un score de projet professionnel. 

Chaque collège de spécialité sera libre de déterminer le poids de ces trois scores dans le classement du candidat. Au final, il y aura un classement par spécialités ou groupe de spécialités. 

I) Evaluation des connaissances

A la fin de la cinquième année, il y aura une épreuve nationale de connaissance. Elle sera vraisemblablement passée sur tablette sur la plateforme SIDES qui a fait la preuve de ses performances avec les ECN informatisés. Les collèges des enseignants de toutes les spécialités ont un rôle central dans la préparation de ces nouvelles épreuves car ils doivent éditer un référentiel de connaissances allégé et mis à jour pour la rentrée 2021.

La plus grande partie de l’épreuve portera sur les connaissances fondamentales (connaissance de rang A) : urgences vitales, pathologies communes, anatomie, physiologie, pharmacologie… Les nouvelles éditions des livres des collèges doivent se concentrer sur ces connaissances de rang A et les mettre en avant pour les étudiants. 

A cela s’ajoutera des questions sur des connaissances de spécialité « devant être maîtrisé par tout médecin » : (connaissance de rang B)
Les connaissances de spécialité (rang C) ne devraient pas faire l’objet de question. Les collèges des enseignants doivent retirer les parties des référentiels qui traitent de ces connaissances.  

Par ailleurs, la composition des épreuves sera vraisemblablement un peu différente de celle que l’on connaît. Il y aura des questions à réponses ouvertes courtes (QROC) et des tests de concordance de script en plus des dossiers progressifs en QCM et des questions isolées.

Les tests de concordance de script (TCS) sont un mode d’évaluation complexe car ils évaluent le raissonnement clinique du candidat. Ils ont montré leur efficacité dans l’évaluation des médecins au Canada. Dans un TCS, on propose une situation clinique à un étudiant. Ensuite, deux types de question peuvent être posés : 

  • question sur la pertinence d’un examen complémentaire dans la prise en charge du patient. Il faut alors déterminer si l’examen est indispensable / utile / ni utile, ni inutile / inutile voir dangereux / contre indiquée.
  • question sur l’influence du résultat d’un examen complémentaire sur la prise en charge d’un patient. Il faut déterminer si le résultat de l’examen qui est présenté confirme / exclu / n’apporte pas d’information sur le diagnostic suspecté. 

Souvent, il n’y a pas de réponse tranchée à 100% (Oui/non). La grille de correction est donc réalisée par un panel d’experts qui donnent leurs avis sur la question posée. La majorité des points est attribuée à l’étudiant s’il choisit comme la majorité des experts. Si l’étudiant choisi une autre réponse que celle de la majorité, les points lui sont attribués selon le nombre d’experts qui ont choisi la même réponse que lui. Cette méthode a l’avantage d’introduire des questions plus en phase avec la réalité de la pratique clinique et l’inconvénient de créer une grille de correction un peu ambigue.

II) Evaluation des compétences et du projet professionnel 

Les modalités d’évaluation des compétences cliniques et des projets professionnels des étudiants fait toujours l’objet de débat et doit être déterminé très prochainement par le conseil d’état. Les premiers débats entendus à l’assemblée permettent de se faire une idée de leurs modalités. 

interne en 2021Il semblerait que l’évaluation des compétences prendra la forme d’un oral. Les étudiants se présenteraient à une série « d’ateliers cliniques ECOS » où une situation clinique leur serait présentée par un examinateur ou un patient-acteur. Le raisonnement clinique de l’étudiant et sa capacité de prendre en charge le patient serait alors évalué. Le plus grand frein à l’introduction de ce mode d’évaluation est le risque d’introduire une trop grande part de subjectivité dans l’évaluation des étudiants. Les experts à l’origine de la réforme expliquent vouloir palier cette problématique en multipliant les « ateliers cliniques » car des rapports issus de pays où ce mode d’évaluation est mise en place mettent en avant le fait que la multiplication des « ateliers cliniques » diminuent fortement la subjectivité de l’évaluation. Il a été donc proposé lors des débats d’imposer un minimum de 10 ateliers cliniques différents par évaluation. Cette nouvelle épreuve aura pour acronyme ECOS : examens cliniques objectifs structurés. 

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Quant au projet professionnel, il semble que le score sera établi à partir des notes de stage et que dans certains cas, le jury attribuera des « points bonus » pour les étudiants qui se sont investis dans des projets pendant leur formation. (double cursus médecine-sciences, options supplémentaires, projet humanitaire).

Ainsi, les premiers rapports du conseil d’état permettent de se donner une idée de la randonnée que les futurs externes devront faire vers leur poste d’interne. Nous surveillons de près les différents textes de lois qui sortent en ce moment de l’hémicycle de l’assemblée et nous nous engageons à vous tenir au courant dès que la feuille de route se précise… Quoi qu’il arrive nous vous accompagnerons toujours avec nos conseils vers le seul objectif pertinent pour vous : un poste dans la spécialité et la ville de votre choix, sans concession. 

Courage et persévérance.

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Rando-médicale. 

Source : 

Legi france : https://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do?idDocument=JORFDOLE000038124322&type=general&typeLoi=proj&legislature=15 

Anemf : https://www.anemf.org/blog/2019/01/13/reforme-du-deuxieme-cycle-cest-parti-2/?fbclid=IwAR2YUqGkS–po#8230 

rapport 2ème cycle : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjXvbzEt5rhAhVDDGMBHeR4AAkQFjAAegQIARAC&url=https%3A%2F%2Fasemdpv.eu%2Fwp-content%2Fuploads%2F2018%2F05%2FRapport2emeCycle2018.pdf&usg=AOvVaw0iNFb5zuticgaYF86FqEzO

Quel type d’externe es tu ?

En ce lundi de post concours blanc national, nous vous proposons un article un peu décalé.

Voici les grands types d’externes rencontrés au cours de nos années de D2, D3, D4. Vous y reconnaîtrez vous ?

Il en existe d’autres, n’hésitez pas à nous les notifier dans les commentaires.

L’externe timide:

Celui que l’on ne remarque jamais. Toujours en retrait au moment de faire les plannings, on se demande souvent après 2 mois de stage si l’on a déjà entendu le son de sa voix.

Amis timides, vous vous reconnaitrez sans peine.
Pourtant vous avez souvent montré à quel point vous étiez sympathiques et serviables!
Prenez confiance en vous ! Affirmez vous ! Et prenez garde à ne pas vous faire marcher dessus par les collègues…

L’externe stressé(e)

La visite t’angoisse. Les questions des PH te hantent car tu n’as pas su y répondre. Tu ne vois que ton retard. Tu n’auras jamais le temps de finir, crois tu.
Perfectionniste tu tiens à ce que les choses soient bien faites. Mais tu perds un temps incroyable à te prendre la tête pour des détails peu importants.
Respire. Prends le temps de relativiser. Prends confiance en toi. Ton travail est de qualité. Permets toi de te voir à ta juste valeur.

La brute:

on en connait tous une. C’est cet/te externe qui a réponse à tout. Qui sait tout. Même ce qu’il y a marqué en bas de la page 478. Qui brille en visite et dont on a l’impression qu’il/elle n’est jamais pris à défaut.
L’externe devant vous qui vous stress car il vous renvoie à votre retard et vos lacunes.
Pourtant restez calme. Empruntez votre propre chemin. Restez focus et à la fin, le sommet sera le même pour vous.

Le fantôme.

L’externe quantique. Celui qui est adepte de la théorie du chat de Schrodinger.
Tant qu’on ne regarde pas dans le bureau médicale, il est à la fois là et pas là…. Et quand on regarde, bien souvent il n’est pas là, tout en étant là… Une blouse, un stéthoscope et un dossier ouvert sur la table vous mettrons sur la piste.
Une théorie qui ravit souvent les co-externes.
Attention chers fantômes , restez fair play.

L’externe tête en l’air :

Celui qui oublie la demande d’imagerie. De regarder la bio. De demander le mode de vie de la mamie de la 35. Et qui doit souvent, trop souvent, refaire le point sur ses missions… Prend ton temps. Remarque tes oublis. Tu perdras moins de temps en le prenant qu’en t’eparpillant.
Apprend à ordonner ton travail et tes progrès se verront rapidement !

Prennez une grande bouffée d’oxygène. Retournez vous sur le chemin parcouru.

Le sommet n’est plus très loin maintenant.

Soyez fier de ce que vous avez déjà accompli.

Courage, vous êtes parfaits

Rando ecni.