Externat – Que faire quand on se retrouve dans le brouillard ?

Il arrive lors d’une marche en montagne qu’un ciel parfaitement bleu disparaisse en quelques minutes et laisse place à un épais brouillard. En effet, chaque vallée possède son propre microclimat. un itinéraire peut être à l’abri du vent et des orages à un certain moment et se retrouver couvert de nuages l’instant d’après. 

De même, le climat sur une randonnée vers son poste d’interne n’est pas toujours au beau fixe.fog

Il faut apprendre à marcher par n’importe quel temps. Il y a des jours où l’on avance bien, les cas cliniques semblent faciles, on comprend facilement son cours… Mais, voilà qu’au milieu d’une longue après-midi de révision, on a l’impression de se retrouver dans un épais brouillard. Plus de repère ! Le chemin vers le sommet qui paraissait si facile à suivre se dérobe. La température baisse. Les gouttes d’une pluie de larmes se mettent à ruisseler le long de nos jougs.

Ces moments de mauvais temps, on les vit tous pendant l’externat. L’important est de ne pas se laisser coincer par l’averse et apprendre à se répérer en cas de brouillard.

En montagne, les autres randonneurs laissent de petits tas de cailloux le long du chemin à suivre pour aider les randonneurs en cas de brouillard. Pour la préparation de l’internat, c’est plus compliqué. Il faut souvent avoir préparé soit même ses repères si l’on ne veut pas se perdre lorsque nos révisions se noient dans le brouillard. Voici nos conseils pour faire face au mauvais temps lors des révisions : Killing Eve Help GIF by BBC America

  1. Passer du temps pour préparer son planning de travail. Un planning de révision, c’est comme un itinéraire de randonnée, cela se prépare. Lorsque l’on sait quels chapitres on doit réviser à tel ou tel moment, il est facile de conserver son cap même en cas de journées de travail peu efficace.
  2. Prendre conseil auprès de ses co-externes plus âgé et de ses internes. Souvent, la matière qui nous parait impossible, d’autres l’ont aussi révisé et en ont tiré de précieux conseils qu’ils peuvent transmettre.
  3. Avoir un abri. Quelqu’un à qui l’on peut tout dire, déverser son angoisse, se réfugier quand tout va mal. Une sorte de toit où s’abriter le temps que le mauvais temps se dissipe. Cela peut-être sa meilleure amie qui fait de supers cookie ou la cuisine de sa grand-mère avec son gâteau au chocolat.Peu importe, l’important est d’avoir un endroit et quelqu’un sur qui on peut compter pour sortir de son brouillard.

climber standing on rock near overlooking view of mountain at daytime

Courage et persévérance

N’hésitez jamais à nous contacter si vous avez besoin d’aide ou de conseils

Rando Médicale

GH

Externe Placebo

Qu’y a-t-il derrière cette formulation ?

La tête plongée dans nos collèges, nous apprenons des kilomètres d’informations, de maladies aux noms étranges, des scores interminables, les médicaments et leurs posologies. Et nous appliquons chaque matin ces connaissances afin de soigner les malades.

Mais ce qu’on oublie souvent c’est que le premier remède de nos patients, c’est nous.

L’effet Placebo, on en entend parler depuis le début de nos études en long en large et en travers.

Mais soyons honnête, la plupart d’entre nous, l’effet placebo en pratique on s’en contrefout.

Au mieux on se dit que c’est du bonus dans notre prise en charge, au pire on oublie juste un moment que ça existe.

Si le patient va mieux sans que ça soit pharmacologique c’est toujours ça de pris sur l’effet des vrais traitements pas vrai ?

Sauf que.

Est-ce qu’on n’est pas un peu bête de cracher sur un phénomène qui selon certaines études représente en moyenne 30% de l’effet des médicaments ?

Et ça concerne tout les médicaments ! Et pas que les médicaments !

Savoir que ça existe c’est déjà un premier pas.
Mais au lieu de considérer ça comme une simple « aide », peut être est il temps d’en jouer et de se servir de ce formidable outil comme d’un phénomène pleinement exploitable !

Et qui de mieux placé que les externes pour évaluer son efficacité? Pas de prescriptions ? Pas besoin de ça pour soulager les gens : Vous êtes étudiants en médecine, montrez-le !

Le Langage est la clé:

Le soin est une question de langage :

de tenue, de posture, de vocabulaire, de statut social, d’assurance et de confiance en soi. Et puis aussi de connaissance, un peu…

Tout ce langage est à la fois verbal et non verbal et il nous faut tous apprendre à le maitriser. Mais le maitriser pour quoi au fond ?

Les cours de relation médecin-malade (RMM) nous proposent une analyse de ces éléments de langage afin de les maitriser et adopter une attitude professionnelle, éthique, empathique ou encore pour mettre une distance protectrice entre nous et eux pour notre équilibre psychique.

Ils nous proposent de nous comprendre.

Mais ils ne nous enseignent pas comment nous servir du langage pour soigner.

Soyons Actifs !

Abordons simplement ici le langage verbal: celui qui nous parait évident.

Pourtant moins de la moitié des informations que l’on transmet à notre interlocuteur passent par lui.
Et bien malgré tout ! Rien qu’avec des petits détails nous pouvons faire beaucoup !

Des gens chouettes qui font des études avec pleins de stats se sont amusés à donner un antalgique à des patients sans leur dire et à d’autre, le même antalgique mais en les prévenant. Devinez qui a eu le moins mal ?

C’est bien beau de prescrire du paracétamol 1g toutes les 6h, mais faut le vendre aussi !

Faites attention à ce que vous dites et à qui vous le dites :

Pour certaines personnes le doliprane ça s’achète « comme ça » (oui ça va peut être changer), c’est « bas de gamme ».

Qui n’a jamais entendu « à moi ça me fait rien docteur »….
Votre patient est à l’hôpital (= « j’ai quelque chose de grave » dans l’imaginaire collectif) et vous lui donnez avec la conviction d’un bulot ce qu’il a dans sa propre pharmacie. Moyen…

Alors que si vous lui dites « ne vous inquiétez pas, c’est bien noté. À l’hôpital nous allons vous soulager avec un médicament qui marche très bien pour ce genre de chose», il se dit que :

  1. Vous avez entendu, écouté et compris qu’il avait mal
  2. Que vous avez la solution
  3. Que ca va marcher
  4. Que vous avez l’habitude de ce genre de cas

De votre côté, vous ne vous contentez pas des effets de la substance active mais vous contribuez à renforcer l’effet placebo inhérent a votre traitement le rendant ainsi beaucoup plus efficace.
Le tout sans prononcer le mot « douleur » ou « avoir mal ». Good job.

Nous pouvons même aller plus loin, peut être même hors de la définition première du placebo tout en gardant la même logique: produire chez nos patient des réactions positives et éviter que ne surviennent des réactions négatives à l’aide du langage. Le tout dans le but d’améliorer notre prise en charge et le confort des patients.

Utilisons un vocabulaire qui inspire du positif:

« N’ayez pas peur » vs « Tout va bien »

« On peut rien faire si vous êtes tendu comme ça monsieur (souvent prononcé par un chef agacé au moment d’un geste…) » vs « relâchez vous, détendez vous on s’occupe de vous »

« ça fait pas mal (alors que souvent le patient n’à rien demandé) » vs « ça va bien se passer »

« l’infirmier va venir pour la prise de sang, c’est rien on plante juste une aiguille dans la veine pour vous en prélever un peu et l’analyser au laboratoire. Vous inquiétez pas » NoooOOon en effet pourquoi s’inquiéter ?

Que ce soit en pédiatrie ou en gériatrie, aux urgences ou en salle, en ambulatoire ou au bloc, dans le fond, à l’hôpital on est tous sans repères et angoissé, ne demandant qu’à être rassurés en plus d’être soignés.

Regardez les enfants, ils en sont la caricatures.

Les exemples sont nombreux et l’objectif de cet article n’est pas de les lister, mais bien de vous faire prendre conscience que le premier des soins, c’est le relationnel.

Qu’il s’apprend et se perfectionne a tout âge et quelque soit la spécialité, et que plus on commence tôt, mieux c’est.

Ne laissez pas les mauvaises habitudes s’installer.
Vous pouvez expérimenter les effets de ces « détails » pourtant si important à vôtre échelle au lit des malades. Alors faites-le. Essayez. Vous verrez.

La France est en retard sur ce genre d’approche. La RMM est essentielle, et pourtant négligée au cours de l’externat au profit des collèges et des QCM.

Cependant elle n’est pas suffisante à elle seule. Les médecins et les étudiants en médecine doivent pouvoir profiter de formation sur la communication verbale et nom verbale.

Parlez-en dans vos facultés. Faites remonter la demande !

Si les cours de com’ sont dispensés aux commerciaux afin de mieux nous vendre tout et surtout n’importe quoi, ils doivent l’être également pour aider à quelque chose d’aussi basique que de soulager un être humain qui a mal.

Prenez conscience du pouvoir que la blouse blanche peut vous donner.
Prenez conscience de l’impact des mots et de leur choix.
Si le malade vous croit, vous êtes déjà en train de le soigner.

Pour ceux que ca intéresse, penchez vous sur les travaux d’Evans sur le placebo en 1974. Malheureux non disponibles sur Pubmed/sci hub

N’hésitez pas à partager vos retours d’expérience,

Posez nous vos questions via la boite mail,

Il n’y a pas que l’ECN dans la vie, ne l’oublions pas,

Partagez nous à vos amis si notre travail vous plait,

Merci encore pour votre soutien !

Rando ECNi.

1ere semaine d’externat

Pour certains d’entre vous, l’externat vient de commencer.

Stress, angoisse ? Pas de panique, nous sommes la chaque semaines pour vous accompagner !

Voici 3 conseils rapides pour bien débuter :

Rentabiliser le stage:

Vous êtes là pour apprendre ! Et il y aura toujours des choses à apprendre. Même le plus nul des stages peut être rentabilisé. Simplement, à vous d’en faire la démarche.
Auprès des patients, auprès des internes, des infirmières, des chefs ; chacun a sa manière peut vous apporter quelque chose qui vous aidera dans vôtre apprentissage et/ou dans votre pratique future.

Des astuces, moyens mnémotechniques, différences entre la théorie et la pratique, cas transversaux (oui spoiler alerte on peut parler d’autre chose que de SSR en SSR…), de la PL a la pose d’une simple perf, toutes ces choses ne s’apprennent pas dans les livres mais bien en stage.

Organisez vous !

Nous aurons l’occasion d’y revenir au cours de l’année, l’organisation est essentielle.
Que ce soit pour réviser ou en stage, ne perdez pas de temps et soyez systématique : Je dois faire

  1. telles choses
  2. dans tel ordre
  3. dans tel délais

Assurez vous d’avoir totalement fini une tâche avant de passer a la suivante.

Vous gagnerez en rigueur, en efficacité, et surtout vous gagnerez du temps.

Si vous avez fini et qu’il n’y a plus de possibilité d’apprentissage pour cette matinée, MAIS CASSEZ VOUS BON DIEU !

Attendre pour attendre n’a jamais servi à rien. Hors vous avez du pain sur la planche !

Cette année, le but c’est de comprendre.

Le par cœur, les recos, les posologies, tout ça vous avez 3 ans pour les apprendre.

Préservez vous, c’est long. Ne vous épuisez pas tout de suite.
Par contre si il y a une chose que vous devez faire maintenant, c’est comprendre.

  1. Le raisonnement, la démarche diagnostique et thérapeutique
  2. La physiopathologie
  3. L’anatomie (ouais désolé)

Une D4 vous n’aurez plus la tête à cela. Hors pour maitriser une notion, il faut la comprendre. Vous ne l’oublierez plus ensuite.

Soufflons un peu, arrêtons nous ici pour l’instant.

On revient très vite pour de nouveaux conseils aux D2 pour gérer au mieux ce début d’externat.

N’hésitez pas à nous posez des questions par mails.

Nous lisons tout vos retours et ils font chaud au cœur !

Courage,
Vous êtes parfaits

Rando ECNI

Les IPP, c’est le matin

Il nous arrive à tous de faire des choses sans qu’on sache trop trop pourquoi. Simplement parce-que tout le monde fait comme ça. Y compris à l’hôpital.

Et puis un jour on tombe sur l’explication.

Et parfois, l’explication nous fait comprendre qu’on a tord de faire comme tout le monde.

Pour moi comme pour beaucoup, les IPP c’était le soir. Parce-que.
Jusqu’à ce qu’une chef me dise que le Vidal, lui, recommandait la prise le matin.

Merde. Elle a raison en plus! Pourquoi personne n’y a fait attention?
Et puis pourquoi c’est le matin d’ailleurs?

Les sources sont maigres. Mais voilà ce que j’ai pu trouver:

Pour être efficaces, les IPP doivent préalablement s’accumuler dans le compartiment acide des cellules pariétales.

Là ils sont transformés en leur forme active avant de pouvoir se lier à la H+/K+-ATPase et l’inhiber de façon non réversible.

La prise à jeun 30 min avant le repas est donc préférable afin que ce processus puisse se réaliser.

De plus le peu d’études réalisées sur le sujet semblent montrer que, même si ils sont censés avoir une action de 24h, les IPP permettent une diminution plus importante du pH gastrique moyen si ils sont administrés le matin plutôt que le soir.

L’hypothèse étant que cela est dû à une nourriture plus acide au déjeuner qu’au dîner, permettant ainsi aux IPP de se lier à un plus grand nombre de H+/K+-ATPase.

Bref, les IPP, c’est 30 min avant le petit dej.

Si cet article vous a plut n’hésitez pas à nous le faire savoir, surtout si vous aimeriez avoir d’autres publications sans cet esprit.

Nous revenons vite pour de nouvelles publications.
Aidez nous à nous faire connaître autour de vous pour cette nouvelle année de randonnée.
On vous kiff,
Vous êtes parfaits.

Rando-ECNI.

Source: http://www.pharmactuel.com/index.php/pharmactuel/article/viewFile/438/105

Il réussit son premier tour grâce à cette astuce simple !

Mauvaise nouvelle.

La rentrée est la. Et le rythme qu’elle amène doucement avec elle va peu à peu s’intensifier.

Pour les D4, ça signifie une chose:

Il est temps d’attaquer le premier tour!

Heureusement Rando ECNi aussi est de retour pour une nouvelle aventure !

Astuces et pièges à éviter,
Nous voilà repartis pour une nouvelle saison !

1-Planifier.

Pas de secret: en D4 on ne navigue pas à vue. On s’organise. On se fait un programme. Et on s’y tient !Les items dans l’ordre ? Une matière après l’autre ? Les gros items le matin et des plus légers l’aprem ? Peu importe tant que ça vous convient mais surtout que vous êtes efficace. Il n’y a pas de bon planning mais des D4 organisés plus que d’autres.
Et croyez nous, mieux vaut perdre un peu de temps à ça maintenant que dans 3 mois.

2- Flexibles et lucides

Les bases étant posées il est temps d’aborder le sujet qui, je le sais, en agite déjà plus d’un(e) angoissé(e) du retard: pour quand devez vous avoir fini le premier tour ?
Prévoyez pour Janvier. La route est longue et il est illusoire d’essayer d’avoir tout terminé avant le premier concour blanc.Cependant des aléas de planning surviendront. C’est une certitude.
Aussi vous faudra-t-il régulièrement le mettre à jour.
Cela devrait donc faire déborder de quelques semaines votre dead-line.
Ne paniquez pas. C’est normal.
Un premier tour se fini véritablement en moyenne vers fin fevrier/début mars.
N’angoissez pas pour ça. Il y à déjà suffisement de choses à gérer comme ça !

3-Comment faire ?

On apprend pas à des D4 à réviser. Si vous avez un jour été en P2, vous le savez déjà mieux que 90% des gens.
Ceci dit le premier tour est le plus important.
C’est ce tour là où vous revoyez véritablement tout. Ou vous creusez chaque détail. Ou vous comprenez les choses encore obscures.
Alors prenez votre temps. Vous ne reviendrez pas sur la plupart des choses. Alors si il faut les voir à un moment c’est maintenant. Faire 10 items de plus que le voisins pour ensuite devoir revenir dessus, c’est du temps perdu.

4- QCM

Le concours repose dessus, vous le savez.
Si vous nous suivez depuis l’an dernier, peut être réservez vous depuis votre D3 un temps dédié et régulier au bachotage de Sides.Scoop, il va falloir continuer. Et augmenter peu à peu le nombre d’exercices quotidiens.

5- Mangez des crêpes.

C’est bon les crêpes.A très vite pour de nouveaux articles,N’hésitez pas à nous partager autour de vous,Bon courage à tousVous êtes parfaits®Rando-ECNI

Rando 2.0

Cette année à été une grande première pour nous. D’une idée fanfaronne, un peu folle, sortie de nul part en fin de sous khôlle de D4 est né un projet qui perdure encore aujourd’hui.

Rando Ecni a terminé sa première saison, et nous vous le devons. A vous, à votre fidélité, et à vos nombreux messages de soutien comme de remerciements.

Aujourd’hui il est temps de penser à la suite.

Et la suite part de vous!

Comment nous améliorer, comment nous affiner, comment vous satisfaire ?
Nous avons besoin de vos retours constructifs.

Ce qui vous a satisfait cette semaine ci, ce qui vous a fait passer votre chemin cette semaine là.

Commentaires, mails, MP, pigeons voyageur, N’hésitez pas !

Les grands enjeux de l’an prochain:

Le rythme: nous ne sommes pas nombreux à tenir la Rando. Et tout au long de l’année nous avons tenté de conserver un rythme de 2 articles par semaines. Nous espérons pouvoir réitèrer cela l’an prochain malgré nos obligations.

Le contenu: doit on varier et ne plus seulement faire des articles ?
Doit-on nous aussi comme d’autres pages poster des ECG, bilans et autres Radios à interpréter en story ?
Doit-on vous soumettre des cas courts sur lesquels raisonner de façon pratique ?
Préférez-vous des articles courts, flashs, ou que nous prenions quelques fois le temps de faire un dossier plus conséquent sur un thème précis ?

Les projets : de notre côté, nous avons songé pendent l’été à plusieurs nouveaux contenus à vous proposer.

Nous attendons qu’ils soient mâtures avant de vous les proposer. Sachez néanmoins qu’ils existent !

Partagez nous !

Rando Ecni a commencé à l’échelle d’une fac. Puis en Île de France. Puis peu à peu plusieurs fac de métropoles nous on rejoint. Nous avons même fini par être lu à l’étranger. Et nous espérons continuer !

Une génération de D4 nous quitte. Une génération de D2 arrive.
Faites nous connaître auprès d’eux et de ceux qui vous entourent si vous avez aimé cette première année.

À très vite,
Vous êtes parfaits
Et on vous aime !

L’équipe de Rando-ECNI.

Comment Choisir sa spécialité : conseils

L’été avance, l’heure des choix se rapproche, il est grand temps que Rando Ecni rechausse ses crampons pour de nouveaux conseils !

Aujourdhui, quelques astuces pour choisir au mieux sa spécialité et ou la faire !

1-Faites des simulations :

Rang limite ? Est-ce que je l’aurai ? Ou est ce que je peux l’avoir ?
Beaucoup de sites permettent de faire des simulations avec vos classements et vos vœux en se basant sur les années passées. Allez vite y jeter un œil si ça n’est pas déjà fait.

https://www.cngsante.fr/chiron/celine/limite.html

http://www.remede.org/internat/cartes-enc/index.html

2-Décrochez le téléphone

N’hésitez pas, c’est sans doute la solution la plus rentable : Qui de mieux placer pour vous informer que les internes qui sont la ou vous voulez aller ?

Des questions sur la formation, sur la ville, sur la promo, sur l’ambiance dans les services; la plupart des internes vous répondront sans langue de bois. Quand on a la spé en tête mais qu’on ne sait pas où la faire, ces informations seront précieuses pour vous permettre de dresser une petite carte de France des possibilités.

3-Retournez voir vos chefs

Beaucoup d’entres vous ont déjà une idée en tête de ce qu’ils ou elles veulent faire au vu des classements. Mais pour savoir ce qu’est la vie d’un interne de spé ou de sa pratique future une fois senior, quoi de mieux que de retourner voir ses chefs ou ses anciens internes pour leur demander ?
Horaires, salaires, libéral ou hospitalier, les DU, débouchés… c’est l’occasion d’aborder toutes ces questions que l’on ne trouve dans aucun collège !

A noter : certaines universités organisent des forums pour que les néo-internes posent leurs questions afin de les orienter dans leur choix. Renseignez vous si c’est le cas de la vôtre.

4-La place dans la promo

Elle joue énormément dans les grandes villes ou les terrains de stage sont nombreux. Les mieux classés choisissant les meilleurs stages, les derniers les moins bons ou en périphérie.
Et cela peut se ressentir sur l’encadrement, la formation, l’autonomie et les responsabilités laissées aux internes.

Partant de ce constat. Demandez vous si être dans la ville que vous souhaitez en étant en fin de promo est vraiment une bonne idée alors que vous pourriez être parmi les premiers à choisir dans une autre ville, un peu plus loin ou la formation est tout aussi réputée…

5-Le « Droit » au Remords, une possibilité….

Presque personne ne le sait, à croire que ça n’est marqué nulle part et pourtant vous avez bien lu. Le droit au remords n’en est pas vraiment un.
Les université ont en effet le « droit » de vous le refuser en invoquant un manque de place ou de moyens pour vous former. Et dans ce cas la, il est extrêmemnt difficile de faire changer les choses.
Prenez donc bien en compte cette notion dans vos reflexions.

Oui, si ca ne vous plaît pas vous pourrez changer de spe…en théorie….

Bonne Vacances
Profitez bien
Vous êtes Parfaits

Rando-Ecni

Rando LCA : Lumière bleue, toxique ou non ?

serge-kutuzov-NaGoAsPP0wc-unsplash.jpgNotre mode de vie change : les écrans deviennent omniprésent. Il est loin le temps où les seules sources de lumière provenaient soit du soleil soit d’une bougie. Au mois de mai 2019, l’agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié des reccomandations concernant l’exposition à la lumière bleue et a souligné la toxicité de certaines sources et l’importance de limiter l’exposition à ce type de lumière en particulier pour les enfants. Devant un tel rapport, une question s’impose à nous : allons nous devenir aveugle à force de rester sur nos écrans ?

Pour répondre objectivement et scientifiquement à de telles questions, la lecture critique d’article est un outil formidable. Elle permet de comprendre les rapports des scientifiques et de se faire une idée fondée sur des connaissances et non pas des croyances. Rando-LCA vous propose donc pour sa première étape de s’intéresser à la question de la lumière bleue. Nous allons faire un tour parmi les articles publiés sur le sujet et en profiter pour rappeler quelques notions clés sur les différents types de variable et leur analyse.

Une variable est un phénomène que l’on mesure. Lorsque l’on veut analyser l’effet de la lumière bleue sur la rétine les variables que l’on peut mesurer sont par exemple la quantité de lumière bleue qui atteint la rétine, le temps d’exposition à la lumière bleue, l’apparition ou non d’une atrophie rétinienne (destruction de la rétine).

Par exemple, une équipe de chercheur a étudié en 2001 l‘effet sur la rétine de singe d’une exposition de 30 jours à une lumière LED ou infrarouge. Dix rétines ont été analysé lors de cette étude. Différentes mesures ont été effectué permettant de récupérer des variables quantitatives ou qualitatives.

Une variable quantitative est une variable qui reflète une notion de grandeur. Dans cette étude, la quantité d’énergie délivrée à la rétine des singes est un très bon exemple de variable quantitative. Il y a un sens de dire que tel singe a reçu une quantité plus importante d’énergie sur sa rétine par rapport à tel autre singe. Si l’on veut parler précisément on dira que la quantité d’énergie reçue par la rétine du singe est une variable quantitative continue car cette variable peut prendre une infinité de valeur. Une variable qui ne peut prendre qu’un nombre fini de valeur comme l’acuité visuelle du singe sera appellée variable quantitative discrète.

Une autre variable récupérée et analysée par les chercheurs était la présence d’une anomalie rétinienne apparue à la fin de l’expérience sur la rétine de singe. Il s’agit d’une variable qualitative. Elle ne reflète pas une idée de grandeur. Si l’on veut parler précisément, on dira même que cette variable est qualitative binaire car elle ne peut prendre que deux valeurs : anomalie rétinienne présente ou anomalie rétinienne absente.  

Il est important lorsqu’on lit un article d’identifier le type de variable qui est analysé. En effet, on ne pourra pas faire les mêmes calculs statistiques sur des variables quantitatives ou qualitatives. Ce sera détaillé lors d’une prochaine éta

Capture d’écran 2019-07-21 à 21.52.02

pe de Rando-LCA. En attendant pour les plus curieux voici la photographie de la rétine d’un des singes après une exposition de 2 jours (variable quantitatvie continue) à une lumière

 LED bleue de 460nm (variable quantitative continue) à la puissance de 25.2J (variable quantitative continue) qui montre une anomalie rétinienne (variable qualitative).

Cette étude est l’une des premières à avoir démontré l’effet toxique de cette longueur d’onde lumineuse sur la rétine. Mais l’énergie délivrée à la rétine était élevée, qu’en est-il pour des puissances moins grandes et répétées dans le temps ? La réponse accompagnée d’autres explications en LCA à la prochaine étape.

Ne manquez pas la suite, abonnez-vous :

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Courage et persévérance sur le chemin vers l’internat

Gabriel Hallali

 

Source : Dawson, W., Nakanishi-Ueda, T., Armstrong, D., Reitze, D., Samuelson, D., Hope, M., … Koide, R. (2001). Local Fundus Response to Blue (LED and Laser) and Infrared (LED and Laser) Sources. Experimental Eye Research, 73(1), 137–147.doi:10.1006/exer.2001.1020 

Rando-LCA – Le départ

aerial view of volcano

Chers randonneurs, chères randonneuses,

Cet été Rando-médicale a décidé de se lancer sur le grande randonnée de la LCA. Chaque semaine uen notion clé de LCA sera explorée. Illustrée autant que possible d’exemples tirés de la littérature et de conseils de méthode pour devenir un véritable expert du terrain glissant de cette discipline.

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A très vite sur le chemin, c’est l’été profitons en !

Courage et persévérance

 

Nouveau départ

Le mois de juillet est placé sous le signe de la transition:

Pour certains d’entre vous, qui ont passé L’ECN il y a bientôt 1 mois déjà,

Pour les externes qui, dans des services qui se vident peu à peu à la faveur de l’été, flottent entre cette année et la suivante,

Pour les D1 qui s’apprêtent à mettre la blouse blanche à la rentrée,

Et enfin pour Rando-ECNi. Nous avons achevé un premier cycle avec vous, et il est bientôt temps de songer à la suite…

Voici ce que nous vous réservons à chacun pour cet été :

Pour les néo-internes:

Nous tenons à vous accompagner jusqu’au bout. Comment s’y prendre pour bien choisir sa spé ? Comment préparer au mieux son début d’internat ?Un certain nombre d’articles vous seront consacrés cet été.Ainsi qu’un projet de plus grande envergure dont nous reparlerons.En attendant, profitez bien.

Pour les externe :
Comment optimiser ses vacances au mieux pour attaquer l’année dans les meilleures conditions !Comment organiser au mieux son planning de révision ?

Pour les futurs externes:

Le guide de survie sera au rendez vous !Vous apprendrez à nous connaître et nous serons bien évidement la pour répondre à vos questions.

Quand à Rando-ECNi…

Nous tenions à vous remercier pour votre fidélité chaque semaine, tout au long de cette première session d’existence. Vos messages nous ont pousser à continuer ce projet un peu fou et nous encourage à continuer et nous améliorer pour l’année prochaine.Le rythme changera quelque peu cet été. D’abord parce-que nous avons aussi besoin de vacances, et que sortir 2 articles par semaine est parfois éprouvant…Ensuite car nous aimerions approfondir certains projets dont nous vous tiendrons informé très vite!

N’hesitez pas à partager la page au plus jeunes, une promo va bientôt nous quitter, accueillons la nouvelle comme il de doit !

Bon été à tous !Et n’oubliez pas: Vous êtes parfaits ! Rando-ECNI.