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Communiqué de presse – APPEL À LA VIGILANCE LOI SANTE PLFSS 2022

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2022 comprend une réforme de l’accès aux soins en ophtalmologie. L’article 42 prévoit de confier aux orthoptistes la première prescription des lunettes sans contrôle par un ophtalmologiste. Cela constitue un danger pour la santé des yeux des français.

Dans quelques jours le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 doit être voté. Il comprend notamment un article dangereux pour l’avenir de la santé visuelle des Français. En effet, l’article 42 prévoit un accès à la primo prescription des lunettes par les orthoptistes sans contrôle médical par un ophtalmologiste ainsi que l’autorisation des orthoptistes à dépister les troubles visuels de l’enfant sans contrôle médical préalable.

Pour rappel une orthoptiste obtient son diplôme après uniquement 3 années de formation axée essentiellement sur les principes de rééducation des troubles visuels. Aucune formation n’est prévue sur le dépistage des pathologies oculaire ni l’examen ophtalmologique.

Nous disposons en France du système de soins en ophtalmologie parmi les plus performant et sécurisé du monde. Un chiffre marquant est le taux de la population sous traitement antiglaucomateux (pathologie asymptomatique dépisté par les ophtalmologistes en France à chaque consultation), il est de 2,2% en France contre 0,9% en Angleterre ou 1% en Allemagne. La prévalence de la maladie est estimée à 3% de la population dans les pays d’Europe. En France, c’est grâce au dépistage systématique des pathologies oculaires avant une première prescription de correction optique que le dépistage du glaucome est plus efficients que dans nos pays voisins. Par rapport à l’Angleterre se sont environ 800 000 cas d’atteinte irréversible du champ visuel que l’on prévient grâce à notre système de soins basé sur le passage de tout patient par un médecin ophtalmologiste avant une première prescription de lunettes.

Un très grand nombre de pathologies ophtalmologiques très graves ne se manifestent pas par une baisse de vision en premier mais doivent être dépistées par un examen ophtalmologique de routine (entretien médical, examen du nerf optique…). Par ailleurs, l’ophtalmologiste se retrouve dans un nombre non négligeable de situation à poser en premier le diagnostic d’une maladie systémique (découverte de diabète de type II, de pathologies inflammatoires ou même de cancer).

Cette loi si elle était votée aurait donc pour impact :

  1. Une diminution de la qualité de dépistage des pathologies ophtalmologiques
  1. Une multiplication des situations de perte de chance (pathologies diagnostiqués plus tardivement avec conséquences irréversibles)
  2. Une diminution de la qualité des soins visuels (ce n’est pas pareil d’être pris en charge par une équipe comprenant un médecin spécialisé en ophtalmologie ayant fait 12 années d’études ou d’être pris en charge par une orthoptiste formée en 3 ans et salariée d’un centre de santé dont le fonctionnement et les conflits d’intérêts peuvent être opaques.

Aujourd’hui l’ensemble de la profession (professeurs universitaires, médecin libéraux, internes) essayent de faire entendre leurs voix pour stopper la réforme.

Nous avons besoin d’aide pour alerter la population.

Une pétition lancé par l’association nationale des jeunes ophtalmologiste est en cours : https://www.change.org/p/citoyens-francais-responsables-ouvrez-et-sauvez-vos-yeux-projet-de-loi-à-l-encontre-de-votre-santé-visuelle

Contact presse : gabrielhallali@gmail.com 0695963319

En espérant que notre action protégera la santé des yeux de chacun.

DFGSM3, en route pour la R2C

David Yarrow Take off (2016)

En ce matin de rentrée en troisième année de médecine, il est si difficile d’ouvrir les yeux. Il ne faut pas traîner sous peine de se rendormir. Sous des draps bien chaud, on aimerait prolonger la fête de la deuxième année.

Pourquoi au juste avoir mis un réveil aussi tôt ? Dans un coin de sa tête on se dit que ce guide est fou de nous parler déjà de la réforme et des examens. A trop réfléchir, on pourrait même regretter de s’être lancé dans cette randonnée. Mais l’heure n’est plus au doute, là-bas, à quatre année de marche, le sommet. Seul point de passage vers l’internat, mieux vaut le passer dans les meilleurs conditions pour choisir la suite du parcours de sa vie.

Autour, le refuge s’agite, chacun se lève et enfile ses chaussures, l’heure n’est plus aux questions mais au petit café. Bien fort et corsé il permet de se concentrer autour du guide qui commence à expliquer les différentes étapes.

Etape 1 : Examen dématérialisé national (EDN)

Les anciens partaient pour les ECNi directement. Cette fois, le guide insiste, l’acronyme à changer et le chemin aussi. L’EDN ne sera qu’une étape en 5 ème année. Cette étape  sera suivie de deux autres : celle des examens cliniques objectifs structurés (ECOS) et celle l’examen du parcours (EDP). Il ne faudra pas se tromper de balisage et emprunter les anciens chemin. Le parcours de la grande randonnée vers l’internat a été chamboulé par les nouvelles lois. D’où le départ dès la troisième année.

La première étape est prévue pour la fin de la cinquième année. L’examen sera composé d’une multitude de petits dossiers. Théoriquement les questions ne porteront que sur des connaissances de rang A et de rang B. Les connaissances de rang A ont été défini par les collèges d’enseignants. Ce sont des connaissances indispensables à chaque médecin. Pour être autorisé à continuer le parcours vers l’internat il faudra valider au moins 60% ou 75% des questions (note minimale entre 12 et 14/20). Les étudiants ne validant pas ne pourront pas continuer le parcours.

En pratique, nous avons pu voir des exemples de dossiers qui seront mis dans la base de données de l’examen. Il s’agit de dossiers cours (5 à 7 QCMs) portant sur des questions de prise en charge clinique. (2 QCMs de sémiologie / 1 d’anatomie ou de physiopathologie / 2 à 4 de prise en charge du patient)

Étape 2 – ECOS

Une fois le premier col EDN passé, le pic des ECOS se dressera devant vous.

Nous avons eu la chance d’assister à des séances de formation aux ECOS pour les chefs de clinique. Pour l’instant l’idée est d’évaluer les compétences cliniques des étudiants. En pratique, un parcours composé de plusieurs ateliers sera créé. A chaque étape un jury de deux médecins ( un de sa faculté et un autre d’une autre faculté ) présente à l’étudiant une situation clinique et évalue sa capacité à faire le bon diagnostic, initier la bonne prise en charge et communiquer avec le patient. Certaines facultés parlent même de faire venir jouer des acteurs pour simuler des patients. Il faudra donc devant le jury faire preuve de sens clinique, trouver les mots justes et sortir les bons mots clés… Les étudiants attendront dans une salle par ordre de passage puis seront réunis dans une salle à la fin de leur parcours sans possibilité de communiquer avec les étudiants n’ayant pas encore fait l’examen.

Étape 3 : Évaluation du parcours et Big matching

A la fin de la sixième année, 42 classements différents des étudiants seront proposés. Chaque collège d’enseignement attribuera des pondérations différentes aux questions et jugera si certains parcours méritent une pondération particulière (double cursus; double diplôme; engagement associatif; travail en tant qu’aide opératoire ; stages effectués ; évaluation de stage ?…

Ainsi la grande randonnée se terminera avec une décision du Grand Algorithme ( fonctionnement totalement opaque pour l’instant…) Qui attribuera un poste d’interne selon les voeux et les classements et les différentes pondération…

Tout en discutant avec le guide, vous voyez les premiers rayons du soleil poindrent à l’horizon. Il est temps de prendre son bâton de marche et de débuter sa randonnée. Dès la troisième année il faut commencer à débroussailler le parcours et avancer vers le poste de ses rêves. Même si on change d’avis sur la spécialité ou la ville au dernier moment, il faut se donner toutes les chances d’avoir le choix.

Courage et persévérance

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question à l’adresse

randomedicale@gmail.com

On attend vos suggestions pour créer des contenus les plus pertinents possibles

Faut-il commencer à préparer l’internat dès la D1 ?

La réponse est OUI.

La réforme de l’ECNi (R2C) est confirmée. Cela veut dire que les premiers examens classant auront lieu à la fin de la DFASM2 ( l’ancienne D3 !) Soit dix mois avant l’ancien ECNi.

Seul quelques facultés ont déjà intégré ce changement dans le parcour universitaire. Le temps que tout le monde remette à jour les cours, que les comités pédagogiques se réunissent pour réorganiser les études il faudra au minimum un an.

Ainsi si vous êtes en P2 ou en D1 vous risquez de faire partie d’une génération « sacrifiée ».

Alors, bien sûr ce n’est pas facile de mettre à travailler dès la D1. Surtout que l’on ne connait pas grand chose encore et que c’est encore un temps pour s’investir dans mille projets. Nous essayerons donc de créer sur ce blog suffisamment de contenu pour vous aider à démarrer cette longue randonnée dans les meilleurs conditions. Une sorte de bâton de marche.

Nous sommes conscients de votre mérite particulier à avoir réussi à entrer en médecine alors que la crise du COVID a tellement perturbé l’année. C’est ce qui nous motive à vous aider encore plus pour que vous puissiez tirer le meilleur partie des quelques années de formation initiales pour aller vers le poste d’interne dans la ville et la spécialité de votre choix.

Tous les débuts sont difficiles !

Courage et persévérance. Nous serons à vos côtés au maximum.

Et maintenant, qu’allons nous faire ?

Depuis quelques jours, le nombre de cas de coronavirus explose à travers le monde. La transmission du virus n’a jamais été aussi rapide depuis le début de l’épidémie. En France, le confinement a permis depuis mai de contrôler l’épidémie sur la plupart du territoire. Malheureusement les prévisions de l’institut Pasteur pour les semaines à venir sont sombres. Un rapport interne prévoit un afflux massif de malades lors de la première et deuxième semaine d’août. Un autre plus optimiste mais qui reste alarmant pour début septembre.

Il reste donc entre deux à six semaines pour se préparer. Actuellement, les stocks de matériel sont très faibles. On manque encore de blouse de charlotte et de masque FFP2… (A l’aphp nous utilisons actuellement des coiffes pour teintures réservés à l’usage des coiffeurs) Les respirateurs promis en avril au coeur de la crise ne correspondent pas aux besoins des réanimateurs et ont été revendu à l’étranger.

Les cadres de santé font de nombreuses commandes pour anticiper la vague mais celles ci ne sont pas livrés et certaines sont refusés faute de budget comme les appareils à dyalise qui ont été très sollicité pendant la vague.

Et maintenant que pouvons nous faire ?

Si vous êtes externes vous pouvez essayer de vous former dans un service de réanimation ou de soins intensifs surtout en soins infirmiers et aux gestes de bases afin d’être disponible pour ces services quand vous serez de nouveau réquisitionné.

En tant qu’interne de spécialité, la première vague a permis pour la plupart de se former sur le tas… Réviser quelques bases peut toujours servir en cas de réquisition massive.

Il semble important à ce stade que chaque citoyen se pose des questions cruciales :

En cas de saturation des hôpitaux qui aura le droit à un lit de réanimation ?

Jusqu’au sommes nous prêt à voir les hôpitaux désorganisés et saturés ?

Ces questions sont importantes car elles influenceront les décisions relatives aux mesures de distanciation sociale et de confinement partiel du territoire.

Pour finir, essayons de protéger quotidiennement au mieux les personnes fragiles et âgés en évitant de leur rendre visite au moindre symptôme et en gardant nos distances avec eux dans la mesure de l’acceptable…

Prenez soins de vous !

Stratégie de financement de la sécurité sociale : tous concernés.

Ces derniers mois nous ont démontré à quel point notre système de sécurité sociale était exceptionnelle. Alors qu’un véritable chaos s’installe dans de nombreux pays, que la misère, la faim et la mort guettent des millions d’être humain ; nous reprenons, pour la plupart, plus ou moins sereinement, une vie quasi normale.

Le confinement a permis de contrôler l’épidémie de manière spectaculaire. Nos hôpitaux n’ont été débordé que partiellement sur le territoire et pendant une période relativement courte. La majorité des patients ont pu être pris en charge. La grande majorité des actifs ont continué à percevoir un salaire et depuis quelques semaines l’économie redémarre avec pour une majorité de consommateurs une certaine impatience à consommer de nouveau et relancer la machine.

Cette prouesse, alors que nous traversons une crise mondiale grave et que la majorité des pays dans le monde voient la peur et la misère fusiller leur économie pendant que leurs cimetières se remplissent, nous la devons à notre système de sécurité sociale. Ce projet de société hors du commun fut mis en place au sortir de la seconde guerre mondiale notamment sous l’impulsion d’Ambroise Croizat un résistant communiste qui occupa le poste de ministre du travail de 1945 à 1947. La France dévastée par la guerre sort du chaos en instaurant une politique de solidarité sans précédent. Ce projet selon les mots même du ministre prévoit  » la remise complète entre les mains des assurés eux-même de la gestion des organismes de sécurité sociale ». L’objectif est que chaque Français trouve dans ce système des avantages toujours plus substantiels.

Pourtant depuis deux semaines, dans la discrétion la plus totale et sans concertation avec les représentants sociaux, des arbitrages fondamentaux pour l’avenir de la sécurité sociale se font à l’assemblée nationale.

Il a été notamment décidé de transférer le déficit des caisses de la sécurité sociale accumulé pendant les trois derniers mois à la CADES. Cette caisse place sur les marchés financiers la dette sociale. Ensuite, cette dette est remboursée via les impôts prélevés sur les salaires et les retraites. Cette décision n’est pas une opération financière mais un choix politique fort qui veut passer inaperçu. Or, il grève les marges de manœuvre de la sécurité sociale pour les années à venir et il est le symptôme d’une accélération de la prise de conscience de l’état sur la sécurité sociale aux détriments des assurés sociaux. En outre, cette décision éteint tous les débats de fond sur le financement de la sécurité sociale à long terme.

Il convient de le souligner encore une fois, ce transfert de dette relève d’un choix politique. Des alternatives sont possibles notamment celle de faire des choix politiques forts où la banque centrale européenne financerait une partie de la dette et investirait dans les domaines qui en ont besoin via le parlement européen. Il ne s’agit pas d’argent magique mais d’une décision politique qui implique des modifications des traités européens et de la pensée économique actuelle. (Cette solution est d’ailleurs plébiscité directement par des économistes réputés).

En outre, il est temps de revoir notre perception des dépenses de la sécurité sociale. Chaque fois que l’on évoque ce système, on y associe les mots dette, déficit, poids pour la société… Or nous venons de le voir, il s’agit d’un investissement central pour la stabilité de notre système. C’est la solidité de notre système de sécurité sociale qui fait la solidité de notre pays face aux crises. Pour s’en rendre compte, il est temps que nos indicateurs économiques évoluent pour prendre en compte les investissements qui ont une soutenabilité forte. (santé, transition écologique, protection sociale…)

La crise du Covid est loin d’être terminée. L’urgence est aux réformes fortes et au renforcement de nos acquis sociaux. Comme lors de sa création, l’avenir de notre sécurité sociale est entre les mains de chacun des assurés. Il faut en prendre conscience et monter notre détermination pour faire évoluer notre société vers plus de justice sociale, d’égalité et donc de liberté.

Pour en creuser toutes ces questions je vous conseille d’écouter les chroniques de La bulle économique de Marie Viennot sur France Culture. Les vidéos de la chaîne Youtube Heu?reka sont aussi particulièrement éclairante.

Ce n’est pas parce que notre monde est complexe qu’il faut renoncer à le comprendre.

Courage et persévérance

Gabriel Hallali800px-Nuit_du_4_aout_1789,_Musée_de_la_Révolution_française_-_Vizille

 

 

Fuyez les discussions futiles

Les ECNIs se rapprochent.

Ce post très court a pour but de vous donner un conseil très important pour le bon déroulement de vos épreuves :

Fuyez à tout prix les discussions futiles : ne parlez pas des épreuves tant qu’elles ne sont pas terminées.

Au pire vous passerez pour un sauvage pendant les trois jours d’épreuves mais ne faîtes pas l’erreur de discuter des questions avec les autres étudiants qui viennent de passer l’épreuve.

En effet, chaque année, nous avons des exemples de D4 qui paniquent à l’issue du premier jour d’épreuve. Déverse leur stress sur d’autres qui méchamment au lieu de les soutenir les enfonce en les faisant encore plus douter de leurs réponses.

Ne prenez pas le risque, cela ne vaut pas le coup…

Courage et persévérance

Le sommet est tout proche.

RandoMédicale

PS : si vraiment vous avez besoin de parler après les épreuves, vous pouvez nous envoyer un mail On répondra de manière bienveillante.

 

Coronavirus: Le Top des Flops du gouvernement

N°1- La porte parole du gouvernement et le port du masque :



Le 20 mars dernier, Sibeth (en deux mots) nous explique que si le port du masque n’est pas recommandé pour le grand public, ça n’est absolument pas parce qu’il n’y en a pas, non. Mais c’est parce que c’est trop compliqué à mettre si l’on n’est pas PUPH bac+13 avec option astrophysique.
Bon depuis c’est en passe de devenir obligatoire. Du coup tiens Sibeth, petit tuto, c’est cadeau.

https://youtu.be/XxqAYB273ao

N°2- Buzyn, ou l’art du mensonge d’Etat




Le 17 mars, dans une interview publié au journal Le Monde, nôtre ancienne sinistre de la santé balançait OKLM qu’elle était au courant depuis décembre de la crise qui se profilait, qu’elle en a avertit le premier ministre, et qu’ils n’ont…rien fait.
On passe aussi sur le retournement de veste en 24h « je reste ministre de la santé, j’ai des dossiers importants à traiter en ce moment » à « en fait non je suis candidate à la Mairie de Paris, fuck la santé publique ». Du grand art. Même Manuel Valls à applaudit.


https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/17/entre-campagne-municipale-et-crise-du-coronavirus-le-chemin-de-croix-d-agnes-buzyn_6033395_823448.html

N°3- Blanquer et les écoles ouvertes



On reste dans le thème avec Jean Michel qui nous annonce chez Jean Jacques Bourdin le matin qu’en phase 3 les écoles resteront ouvertes parce que y’a pas de raison de les fermer enfin ! « Au cas par cas, certains pourraient rester fermés, mais la logique est plutôt de demander à ceux qui sont malades de rester chez eux »
Tout ça pour ensuite se faire ridiculiser le soir même par son président. C’est beau la communication…


N°4- Macron retourne sur les planches


La vie doit continuer, il ne faut pas avoir peur qu’il disait. Nous continuerons à vivre normalement qu’il disait.
Le 6 mars dernier, notre champion de la Terre national s’en allait au théâtre donner l’exemple avec sa compagne. 10 jours plus tard, on était tous confinés. Bravo champion.
Remarquez la pièce s’appelait « Par le bout du nez »…on aurait du se douter …

N°5- Allez voter, c’est important !




Non ce n’est pas risqué, pensez vous. Si c’est pour la démocratie après tout.
Bilan des courses, abstention records et 14 jours après des candidats, des élus, équipes de campagne, assesseurs et votants qui appellent en masses le 15 pour des symptômes respiratoires. Combien sont morts ? Le gouvernement refuse toujours de faire le lien.
« On aurait du se douter », « Je regrette d’y être allé » Les témoignages que j’ai recueilli à l’autre bout du téléphone étaient glaçants.
Tout comme cette mauvaise fois de retarder la phase 3 à son maximum jusqu’aux élections et de la déclencher juste avant. Le faire juste après ça ce serait vu…

N°6- « Faut travailler, faut travailler »




Les rassemblements ont étés interdits, le confinement à commencé depuis peu, pourtant quand on demande à Muriel Pénicaud, au début du confinement, si travailler dans une entreprise de plus de 1000 salariés comportes des risques… « non. »


https://www.facebook.com/watch/?v=3167032346708479


« Quand il n’y a pas de danger, on peut travailler » Surenchérira-t-elle plus tard.
PS : Travailler oui. Par contre le reste comme assister aux obsèques de ses proches décédés, non.
Dans son interview du 17 mars sur France 2, Edouard Philipe passe d’ailleurs d’un sujet à l’autre en adoptant en moins d’une minute un raisonnement diamétralement opposé.


https://www.youtube.com/watch?v=dyLFW4gR_Dw (vers la 17e minute)

N°7- Didier à encore frappé !


Pas Raoult, Lallement ! Notre exterminateur de gilets jaunes préféré déclarait le 3 avril « Pas besoin d’être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, qu’on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l’ont pas respecté. Il y a une corrélation très simple »
C’est pourtant pas compliqué !…C’était quand le vote déjà ?….
Big up au Pr Adnet qui l’a détruit par la suite.
https://www.businessbourse.com/2020/04/03/confinement-pour-le-pr-frederic-adnet-du-samu-de-seine-saint-denis-les-propos-du-prefet-lallement-sont-scandaleux-il-doit-demissionner/

N°8- A quelque chose malheur est bon.




Nous retrouvons ainsi le 10 mars dernier la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher qui nous lançait que «c’est le moment d’investir en Bourse», alors qu’elles étaient en chute libre de façon historique partout dans le monde. Ne perdons pas de vue nos objectifs.

N°9 On avait assez de masques


Devant l’assemblé Nationale, Edouard Philippe nous exposait que la France avait fait ce qu’il fallait en ce qui concernait la gestion du stock de masque. Sauf que…
https:l//www.youtube.com/watch?v=oCa0rJGkVh8

N°10- La réouverture des écoles


Dernière en date, la réouverture des écoles qui doit normalement avoir lieu le 11 mai prochain. Alors que la principale défense du gouvernement pendant cette crise du Covid-19 consiste à tout remettre sur le dos du conseil scientifique, ici il s’assoie dessus, sans pour autant assumer :
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/05/03/reouverture-des-ecoles-le-choix-du-gouvernement-est-bien-en-desaccord-avec-le-conseil-scientifique_6038521_4355770.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2uo7M6JSIw4FvqVOxr29muzjwplaau-U6H08VCltCQKMcadFltjsqQ0Jk#Echobox=1588519969
« On écoute quand ca nous arrange » en somme.

Et la crise n’est toujours pas terminée…

Le but ici n’est pas de tomber dans la critique facile des donneurs de leçons rétrospectifs : «On n’aurait pas du faire ceci, on aurait du faire ça comme ça… ». Quelque soit la crise, elle désorganise tout un système et même si chacun essaie de faire au mieux, les ratés, les retards, les difficultés dans sa gestion font partie intégrante de cet épisode.
Cela dit au moment de faire les comptes, il ne faudra pas oublier la mauvaise foi, la bêtise et les mensonges délibérés.




Prenez soin de vous
Courage,
Vous êtes parfaits

Rando Ecni

Tests et Covid 19 : Les tests PCR sont-ils fiables? Lecture Critique d’article

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Le directeur de l’organisation mondiale de la santé appelle depuis la mi-février les pays du monde entier à tester les patients afin de détecter les cas de Covid 19. Cependant, quelle est la fiabilité de ces tests ? Sont-ils vraiment efficaces pour détecter les personnes atteintes par le virus ?

En effet, jusque là, le test disponible permet de détecter la présence du virus dans les voies respiratoires d’un individu par méthode PCR. La positivité du test dépend de la quantité de virus présente dans les voies respiratoires d’un individu. Cette quantité dépend du temps écoulé depuis l’apparition des symptômes et de la sévérité de la maladie.

Les études évaluant la performance de ces tests sont d’une qualité méthodologique faible. Protocoles différents pour réaliser les tests selon les centres, test gold standard mal défini, nombre de patients testés faible… Néanmoins, l’agrégation des données issus de ces études permet d’avoir une estimation de la sensibilité du test (probabilité que le test soit positif chez une personne effectivement atteinte par le virus) qui se situe autour de 70% (IC : 56 – 82) et de la spécificité (probabilité que le test soit négatif chez une personne qui n’est pas atteinte par le virus) qui est proche de 100%.

Rappelons-le, l’enjeu du test pour contrôler la pandémie est double : détecter les cas positifs de manière large pour les isoler tout en étant certain que les individus négatifs ne soient pas porteurs du virus. En d’autres termes, la valeur prédictive positive et négative du test sont-elles suffisantes ?

Pour bien comprendre ces notions je vous invite à consulter un article paru sur le blog de Raphaël Groscot (doctorant à l’université Paris Dauphine) : https://www.groscot.fr/fiabilite-des-tests-de-depistage-covid19

Pour contenir l’épidémie de Covid 19, le test PCR a-t-il une valeur prédictive positive et négative suffisamment importante pour différencier les individus malades des sains ?

Outre la variabilité probable de la sensibilité et spécificité du test PCR selon le centre qui le réalise (variabilité interobservateurs) ou le soignant qui le pratique (variabilité intraobservateur), la prévalence de la maladie dans la population a une influence forte sur les conclusions que l’on peut tirer des résultats de ces tests. Ainsi, la valeur prédictive positive et négative varient en fonction de la prévalence de la maladie dans la population testée.

Si la prévalence de la maladie est faible dans la population que l’on teste (1% des patients de la population que l’on teste sont effectivement atteints par le virus) une spécificité de 99% et une sensibilité autour de 70% (fiabilité des tests Covid 19 actuels) correspondent à une valeur prédictive positive de 100% et une valeur prédictive négative de 98%. Le test est donc très fiable.

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Cependant si la prévalence de la maladie augmente dans la population (patients issus d’un foyer de contamination forte par le virus où 45% des personnes présentent la maladie) ; pour les mêmes valeurs de sensibilité et de spécificité la valeur prédictive négative du test n’est plus que de 80%.
Pour vous en convaincre je vous invite fortement à utiliser le module proposé dans la deuxième partie de l’article de Raphaël Groscot : https://www.groscot.fr/fiabilite-des-tests-de-depistage-covid19

Ainsi, on comprend pourquoi le test PCR actuel n’est pas assez fiable pour être utilisé dans une population où la prévalence de l’infection par Covid 19 est élevée. (Par exemple, les personnes issues d’une zone où le virus circule activement comme à Mulhouse ou dans l’Oise).

Si notre infrastructure ne permet pas aujourd’hui de tester tout le monde, on peut s’interroger sur la pertinence de réaliser des tests sur des patients présentant des symptômes typiques du coronavirus issus d’une ville où le virus circule activement. Tester des personnes asymptomatiques ou présentant une symptomatologie atypique dans des régions où le virus circule peu est loin d’être absurde.

Attention à l’interprétation des graphiques ! – Rappel de lecture critique d’article (Rando-LCA)

Contexte : le 21 février 2020, l’Italie a été contrainte de confiner la province de Lodi pour faire face à l’épidémie du Covid 19 puis le 9 mars le confinement s’est étendu à l’ensemble du territoire pour éviter la saturation de ses hôpitaux. Dans le même temps, l’épidémie en France s’est mise à enfler avec l’apparition des foyers de cas à Mulhouse et dans l’Oise. Face au cri d’alarme de notre état voisin, l’inquiétude a grandi dans tout le pays sur les mesures à prendre pour éviter de connaître la même saturation. D’autant que les retours des services de réanimation montraient que les patients nécessitaient des soins lourds pendant une durée prolongée (15 à 21 jours) bien supérieure à celle des patients habituellement admis dans ce type de service créant une embolisation des lits de réanimation.

La question de mettre en place, en plus des mesures barrières, un confinement des régions les plus touchées par l’épidémie voire de l’ensemble du territoire est devenu incontournable. Les journalistes n’ont d’ailleurs pas manquer d’interroger la porte parole du gouvernement sur le risque de saturation de nos hôpitaux. https://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/2020-03-11 (minute 40) La réponse était claire : la situation est sous contrôle, les mesures prises ont tenu compte de ce risque et suffiront. D’ailleurs, le premier ministre face à la question de la saturation des hôpitaux a insisté pendant sa conférence de presse du 28 mars sur le fait que le confinement total décidé le 17 mars était suffisant pour limiter le pic épidémique. Affirmant face aux caméras : « Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur les mesures de confinement » (source : 1). Et confirmant cette position le 14 avril face à l’assemblée nationale :  » Les hôpitaux n’ont pas été débordé ». (source : 2).

Le 19 avril, alors que le pic de l’épidémie a été atteint et que le nombre d’admission à l’hôpital diminue, le premier ministre a présenté une courbe montrant en ordonnée le nombre de lits de réanimation disponible en France au début de la crise (5000), le nombre de lit après ouverture et réorganisation en urgence des services dans toute la France (10500) et le nombre de lit prévu après création de nouveaux services (15000). La courbe bleue montre le nombre de patient admis en réanimation en raison du Covid 19. Ce nombre atteint 7100 aux alentours du 8 avril, chiffre bien en dessous des 10500 lits annoncés comme disponibles. En un mot un graphique rassurant à première vue : les capacités réanimatoires de nos hôpitaux n’ont pas été débordé.

Capture d’écran 2020-04-19 à 23.56.01

Toutefois, cette courbe ne représente pas la réalité. Si on écoute bien le discours du premier ministre et si on se réfère aux données du portail S.A.E. diffusion qui rend public les informations des établissements de santé (source 3). Il faut noter que les lits de réanimation sont occupés en moyenne à 85% (de 80 à 90% selon les régions) sur le territoire. La déprogrammation des opérations non urgentes initiées début mars a permis d’abaisser légèrement ce taux d’occupation à 80%. Pour se rendre compte de la situation réelle, afin de pouvoir comparer l’évolution du nombre de malade en réanimation aux nombres de lits disponibles, il faut prendre en compte le nombre total de patients en réanimation. Si on se base sur les données de santé publique france concernant le nombre de patient covid en réanimation (source 4) et pour être large une occupation à 75% des lits de réanimation par des patients non covid (3750 lits occupés sur les 5000) on arrive plutôt à un graphique de ce type :

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L’objectif premier de cet article est d’attirer l’attention sur la vigilance permanente à avoir lors de la lecture d’un graphique. Qu’il soit publié dans une revue scientifique de qualité ou présentée par le premier ministre, il faut toujours s’interroger sur la pertinence des courbes présentées et leur capacité à représenter la situation réelle.

Le deuxième objectif est d’alerté sur le fait que les services hospitaliers ont été dépassé. La pression sur les lits est extrèmement forte. La courbe corrigée présentée ne permet de saisir qu’une partie de la réalité. Les 10500 lits n’ont pas été ouvert dans des conditions acceptables mais en urgence absolue pour faire face en catastrophe. De nombreux services ont été fermé pour créer ces lits limitant la prise en charge de patients atteints de maladie chronique dont les soins ont été reporté. Les infirmiers sont en sous effectif et ont été aidé par des étudiants en médecine (externe des hôpitaux). Le matériel manque… De plus, un patient non atteint par le Covid 19 admis dans un service de réanimation qui prend en charge des patients infectés par le virus a un risque élevé de contracter l’infection et de décéder au vue de la facilité de transmission du virus d’une chambre à l’autre. Cela complique d’autant plus l’organisation des unités et du personnel. En un mot, l’hôpital a été débordé et il faut le prendre en compte pour la suite.

En effet, la stratégie annoncée par le gouvernement est de laisser circuler le virus dans la population à un rythme suffisament lent pour éviter la saturation des lits hospitaliers. Les lits créés dans l’urgence ne correspondent pas à de « vrais » lit de réanimation. Outre les besoins en matériel, c’est le manque de personnel suffisament formé qui constitue un problème central. Actuellement on estime que 5% des patients ayant une infection par le covid 19 confirmés nécessitent un séjour en réanimation. Ainsi dès que l’on passe la barre des 40 000 cas, se sont 2000 patients Covid 19+ qui sont admis en réanimation entre 7 et 10 jours plus tard en plus des 3600 qui occupent les lits en temps normal à cause de pathologies tout autre ( infection grave, décompensation d’une insuffisance cardiaque… )

Les mesures de déconfinement et plus tard les mesures de reconfinement de la population doivent impérativement prendre en compte la réalité de la situation à l’hôpital et ne pas se baser sur des graphiques ininterprétables

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Enfin, je tiens à rappeler ici la volonté politique du gouvernement de lutter contre la manipulation de information. Une loi est en vigueur depuis le 20 décembre 2018. On attend du premier ministre qu’il montre l’exemple dans une situation aussi grave.

Gabriel Hallali