ECNi 2019 : les tendances annoncées par les experts du CNCI

Cet été, un comité d’expert a été formé pour analyser les épreuves des ECNis de 2016. Composé de deux internes de neuvième semestre et six chefs de clinique-assistants (CCA), 18 universitaires expérimentés (PU-PH), dont 4 membres de groupes experts du Conseil national du concours de l’internat (CNCI).

Analyse des questions de l’ECNi 2016

Après analyse des 387 questions, leur première conclusion est que 21% des questions posées en 2016 n’étaient pas pertinentes : les réponses n’étaient pas dans le référentiel ou alors, les connaissances n’étaient pas au programme. Par ailleurs, la moitié des questions ne faisaient appel qu’à des capacités de mémorisation : « du par cœur pur ». Par contre, concernant l’épreuve de LCA, la moitié des questions portaient uniquement sur la compréhension du texte et aucune ne demandait à l’étudiant d’utiliser uniquement sa mémoire.

Par ailleurs, ils ont remarqué que la pertinence des questions étaient significativement plus faibles dans les cinq dernières questions des dossiers comparés aux cinq premières.

Ce groupe d’expert a donc formulé des « pistes pour améliorer les épreuves ». Vu qu’une partie de ces experts font partie du CNCI et que certains sont très investis dans la conception du concours (comme le Pr Vignes), il y a de grandes chances que ces « pistes » soient prises en compte très sérieusement pour la conception des sujets de 2019 et 2020.

Les voici en avant-première : (l’article n’est pas encore publié dans la revue papier)

1. Des dossiers plus courts :

Le texte de loi régissant les ECNis prévoit que les dossiers peuvent être composés de 13 à 15 questions. Vu que les rédacteurs ont beaucoup de mal à écrire 15 questions pertinentes, il y a de grandes chances que les prochains dossiers soient plus courts. Soit des DP de 13 questions ; cela devrait favoriser leur qualité et les rendre plus naturellement progressif.

2. Des vignettes cliniques dans les questions isolées :

La conclusion du comité d’expert est formelle : il faut limiter les questions ne sollicitant que la mémoire des étudiants. Il est donc demandé pour les épreuves futures d’écrire un maximum de questions isolées sous la forme de vignettes cliniques. On avait déjà observé cette tendance en 2018, cela devrait se confirmer cette année avec une majorité de question sous la forme de Mme Y se présente… / M X est admis aux urgences pour…

3. Une place importante pour la physiologie, l’anatomie et la pharmacologie :

Un des objectifs de la réforme en 2016 était d’introduire plus de questions sur les connaissances fondamentales. 2017 et 2018 ont confirmé cette tendance. En 2019, préparez-vous à au moins une question d’anatomie et une question de physiologie par DP.

En espérant que cet article, vous aidera dans vos révisions. Face à un dossier, souvenez vous toujours qu’une partie des questions n’est pas pertinente et ne sera pas sélective. Ne restez pas focalisé dessus et concentrer vous sur les QCMs qui vont vous rapporter des points. En LCA, entraîner vous avant tout à bien comprendre l’article qui vous est proposé.

Courage, on est avec vous.

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Source :

Pr Rivière et Pr Vignes : deux experts du CNCI de Bordeaux très investis dans la conception des épreuves

Rivière E, et al. Analyse docimologique des premières Épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) de 2016 : propositions d’amélioration. Rev Med Interne (2018), https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.07.006

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